La Friche se réinvente pour proposer des spectacles émergents un peu partout
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La Friche se réinvente pour proposer des spectacles émergents un peu partout

L’association La Friche – Laiterie n’a pas disparu avec l’attribution du Hall des Chars au Kafteur, l’an dernier. Elle revient, avec un budget nettement moindre et l’ambition de proposer des spectacles issus de l’émergence du spectacle vivant dans plusieurs lieux de Strasbourg.

L’association La Friche – Laiterie revient, avec une nouvelle gouvernance et un nouveau projet. La structure avait géré le Hall des Chars de 2006 à 2014, jusqu’à ce que la Ville de Strasbourg décide de remettre les clés de la salle de spectacle à l’équipe du Kafteur. Certes, la programmation du Hall des Chars était difficile à suivre et la Ville soupçonnait un entre-soi dommageable au sein de cette association, mais elle était tournée vers l’émergence, les spectacles contemporains, les essais.

Et ça, les anciens membres de La Friche – Laiterie avaient bien envie de le conserver. Ils ont donc revu leur copie et proposé un nouveau projet à la Ville de Strasbourg. L’association s’appellerait plus simplement « La Friche » et proposerait des spectacles issus d’un croisement d’artistes à plusieurs lieux en ville, comme le centre culturel Django Reinhardt, le théâtre de Hautepierre ou même… le Hall des Chars, désormais devenu L’Espace K. Dans un second temps, La Friche espère même essaimer au delà de Strasbourg, voire d’Alsace.

L’ensemble des membres de La Friche sont bénévoles et leur objectif est de créer un collectif de « frichistes », une sorte de réunion créative d’artistes et de créateurs hétéroclites. Tous les « frichistes » doivent avoir une vie artistique déjà établie et vouloir contribuer, de manière bénévole, aux créations de La Friche et aux à-côtés des spectacles.

Chiara Villa (au centre), présidente de La Friche, va mener la transformation de l'association. (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

Chiara Villa (au centre), présidente de La Friche, va mener la transformation de l’association. (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

35 000€ par an

Chiara Villa, metteuse en scène, est la présidente à la manoeuvre dans cette phase de transition. Elle détaille :

« Il y a deux festivals que nous avions envie de garder, parce qu’ils sont originaux et que seule une structure d’artistes comme la nôtre peut les proposer. Il s’agit du festival Dada en octobre et du festival Sans titre mai(s), qui se tiendra en mai. Et nous sommes en discussion pour proposer des créations à Django Reinhardt. Pour le reste… On verra bien ce qui nous sera proposé. Il ne s’agit pas de créer une nouvelle structure culturelle, il n’y a pas de directeur artistique ou de programmation. Il s’agit de maintenir vivante l’expression artistique émergente, de l’accompagner et de la faire connaître. »

Alain Fontanel, adjoint au maire (PS) de Strasbourg en charge de la culture, a décidé de tenter le coup, en octroyant 35 000€ par an à l’association, sur un conventionnement de trois ans. Un comité de suivi de la Ville fera le point avec l’équipe deux fois par an. La Friche assurera aussi des séances de formations aux artistes et aura pour mission globale d’animer le spectacle vivant émergent.

L'AUTEUR
Pierre France
Pierre France
Fondateur et directeur de la publication de Rue89 Strasbourg.

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