Pernelle Richardot pour mener les socialistes bas-rhinois aux régionales
Politique 

Pernelle Richardot pour mener les socialistes bas-rhinois aux régionales

actualisé le 19/05/2015 à 23h11

Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg et conseillère régionale socialiste (doc remis)

Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg et conseillère régionale socialiste (doc remis)

L’adjointe au maire de Strasbourg devrait conduire la section bas-rhinoise du PS lors des élections de la future grande région en décembre. Les militants voteront pour confirmer le choix du bureau politique.


Les décideurs du Parti socialiste du Bas-Rhin ont choisi, à l’unanimité, Pernelle Richardot pour mener le PS aux élections régionales de décembre 2015. Ce scrutin hivernal s’appliquera au périmètre de la future grande région, qui répond encore à l’acronyme ACAL (par ordre alphabétique : Alsace ; Champagne – Ardennes ; Lorraine). Son investiture départementale sera soumise au vote des militants le jeudi 28 mai.

Régionales mode d’emploi

L’élection régionale se déroulera en décembre 2015.

  • Scrutin de liste de 189 candidats issus des 3 régions
  • Les listes avec plus de 10% des voix accèdent au second tour et peuvent fusionner avec celles qui ont fait plus de 5%
  • Scrutin proportionnel avec une “prime” de 25% des sièges pour la liste arrivée en tête


Au niveau régional, c’est Jean-Pierre Masseret, actuel président de Lorraine, qui mènera la liste du Parti socialiste. Mais les listes de 189 candidats sont subdivisées en sections départementales. Pernelle Richardot est adjointe au maire de Strasbourg, en charge de la circulation et de l’éclairage public. Elle s’occupe par ailleurs des quartiers Neudorf – Schluthfeld – Port du Rhin – Musau. Depuis 2010, elle est également conseillère régionale d’opposition en Alsace.

Une liste jeune…

Pernelle Richardot explique comment la liste a été constituée :

« C’est une liste avec des représentants de l’ensemble du département, de nos bastions mais aussi des endroits à conquérir. Elle est jeune puisque la moyenne d’âge des 10 premiers sur la liste est de 39 ans et de 40,2 ans sur l’ensemble de la liste. C’était l’un des souhaits de notre tête de liste régionale Jean-Pierre Masseret et une condition qui me parait importante. Il faut que nous soyons unis et il ne fallait pas jouer sur un décalage entre Strasbourg et la campagne. »

Aux côtés de l’élue strasbourgeoise, on retrouve dans l’ordre Emmanuel Recht (élu de Schaffhouse-sur-Zorn), Séverine Magdelaine (adjointe au maire d’Illkirch-Graffenstaden), Paul Meyer (adjoint au maire de Strasbourg), Nathalie Jampoc-Bertrand (élue de Schiltigheim), Thierry Sieffer (maire de Ranrupt), Caroline Reys (élue de Sélestat) et Rémi Barillon (élu de Marlenheim). Avant la décision, 90 adhérents étaient candidats pour 35 places. Quant au programme qu’elle souhaite défendre, dont l’emplacement du nouveau conseil régional, elle préfère le réserver aux militants.

… sans les radicaux

La liste ne s’appuiera pas sur les radicaux de gauche (PRG), peu implantés en Alsace, mais qui revendiquaient une place de numéro 4. Un choix qui déçoit Thibaut Vinci :

« On prône l’union de la gauche, les radicaux sont alliés du PS au gouvernement, mais c’est l’inverse qui est fait aux régionales ici. On savait que Pernelle Richardot serait tête de liste départementale depuis des mois, « sa tournée de bilan » allait dans ce sens. On avait eu quelques discussions informelles et on parlait de figurer sur la liste, même si la place était encore à déterminer. Lors des départementales, on n’a pas mis des bâtons dans les roues, alors on est étonnés de finalement ne plus être du tout associés à la liste désormais figée. »

Pernelle Richardot répond que ces alliés potentiels s’y sont mal pris :

« On ne négocie pas un accord en revendiquant des places, avant des discussions de fond. Jusque là, il n’y avait que des candidats à la candidature, mais pas de tête de liste. »

Et maintenant que la liste a été constituée par le parti, c’est trop tard pour la rejoindre, sauf vote défavorable des militants le 28 mai.

Confrontée au cumul en cas d’élection

Si le PS devait l’emporter et qu’une des vice-présidences soit proposée à la candidate bas-rhinoise, elle devrait alors choisir en 2017 entre rester adjointe au maire de Strasbourg ou rejoindre la garde rapprochée du futur président de Région. La loi sur le cumul ne s’appliquera qu’aux mandats dits exécutifs lors de son entrée en vigueur. Mais à ce stade, la candidate ne souhaite pas prendre position publiquement sur ce sujet qu’elle juge prématuré.

Pour l’UMP, ce sera Philippe Richert qui mènera la section bas-rhinoise de sa liste, puisqu’il a été investi au niveau régional. Le reste de la liste n’est pas encore connu, notamment à cause des négociations en cours avec l’UDI. Même cas de figure pour Europe Ecologie les Verts où Sandrine Bélier sera tête de liste régionale comme départementale. Quant au Front national et au Front de gauche, leurs têtes de liste ne sont pas encore connues.

En mars, nos projections des résultats des départementales sur la future grande région donnaient au PS entre 14 et 17,3% des voix au premier tour selon les alliances. Mais le mode de scrutin, l’absence de candidats PS dans de nombreux cantons aux départementales, voire des meilleurs résultats sur le plan économique du gouvernement pourraient permettre aux socialistes d’espérer un meilleur score.

Aller plus loin

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L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.

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