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Rendre le numérique sexy, le pari fou de l’EdgeFest
Culture 

Rendre le numérique sexy, le pari fou de l’EdgeFest

par Pierre France.
Publié le 2 juillet 2014.
Imprimé le 04 décembre 2021 à 02:38
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L'espace entre l'UGC et Rivétoile étant en travaux, l'EdgeFest squatte l'îlot Malraux. (Photo EdgeFest)

L’espace entre l’UGC et Rivétoile étant en travaux, l’EdgeFest squatte l’îlot Malraux. (Photo EdgeFest)

Du jeudi 3 au dimanche 6 juillet, les geeks prennent le pouvoir autour de la Médiathèque André Malraux, avec comme ambition de sortir de leurs écrans et de faire rentrer les Strasbourgeois dans leur univers numérique. Pour cela, ils ont fait appel à de la musique (numérique), à des images (numériques) et à du sable (bien réel).

« On veut un live avec Obama en direct et en hologramme 3D », voici l’un des objectifs que s’étaient donné les organisateurs de l’EdgeFest, festival de la création numérique à Strasbourg du jeudi 3 au dimanche 6 juillet. Bon, finalement, il n’y aura pas de projection 3D du président des États-Unis, mais le cœur y est : l’idée de ce festival est de sortir les créations numériques des écrans d’ordinateur, faire la fête à l’ère digitale. Du coup, l’ensemble du quartier Malraux est occupé, avec comme point central la Médiathèque, en attendant que le temple de la création numérique à Strasbourg, le Shadok, soit opérationnel.

Emmanuelle Ebel-Jost, organisatrice en chef de ces trois jours pour Alsace Digitale, détaille :

« On est à quelques mois de l’ouverture du Shadok, puis plus tard du bâtiment à la Coop… Strasbourg vient de lancer sa candidature pour obtenir le label de la French Tech… On est dans une espèce d’effervescence autour du numérique et l’idée c’est de montrer un peu tout ça aux Strasbourgeois. C’est pour ça qu’on a orienté nos événements vers le grand public et dans un grand bain festif. »

Et pour faire la fête, Alsace Digitale n’a pas lésiné sur les moyens. Du sable devant la Médiathèque, des transats et des parasols pour le décor, d’énormes bouées oranges, un bar (mais sans alcool) tenu par les Brainstormers, Panimix à la sono et AV Exciter aux lumières… Le gros rendez-vous, ce sera vendredi soir lors de la « EdgeNight » à partir de 19h avec entre autres une projection graphique de Vincent Godeau et Vincent Broquaire sur la façade du Shadok et du rétro-gaming géant sur la façade de la médiathèque, projeté depuis La Plage Digitale, où se situent les locaux de Rue89 Strasbourg, en face. L’Ososphère n’a qu’à bien se tenir !

Ateliers, rencontres et conférences

Pour le reste du programme, Alsace Digitale a prévu plusieurs rendez-vous répondant aux doux noms de BarCamp, Hackathon, Startup Stories… Et après, on s’étonne que les geeks aient du mal à se faire comprendre. Derrière ce vocable directement issu de la Silicon Valley, où c’est l’EdgeFest tous les jours, se trouvent des rendez-vous que là aussi, Alsace Digitale aimerait rendre grand public.

Ainsi le SummerCamp, jeudi 3 et vendredi 4 juillet après-midi, cache en fait une série d’ateliers d’initiations, à la programmation pour les enfants ou à l’animation pour les adolescents. Attention : inscription nécessaire pour ces ateliers aux places très limitées. Lors de l’EdgeDay samedi, il sera possible de voir en démonstration des applications encore en cours de développement par des start-ups strasbourgeoises et même de participer à des ateliers, dont un sur « comment s’informer » samedi à 16h par l’auteur de ces lignes.

« Bref, comment j’ai monté ma start-up »

Mais Alsace Digitale donne surtout rendez-vous pour une soirée « contes autour du feu », samedi à partir de 20h avec Startup Stories. Emmanuelle Ebel-Jost détaille le programme :

« On aura des créateurs alsaciens de start-ups dans l’univers du numérique qui viendront nous raconter, en dix minutes chacun, comment ils ont réussi, ou pas, dans leur aventure entrepreneuriale. Ce sera vraiment un moment fort de partage. »

Parmi les entrepreneurs annoncés, Héloise Chalvignac de Pur etc, Rémy Perla de Rêve aux Lettres et surtout l’ineffable Stéphane Becker, fondateur de Method in the Madness, président d’Alsace Digitale, troll de compétition, artiste, bretteur et probablement super-héros.

Evidemment, les geeks pourront se retrouver entre eux pendant ces quatre jours, tout particulièrement au Hackathon jeudi soir, soirée à défis entre codeurs, et au Barcamp dimanche, sorte de réunion collaborative dont l’ordre du jour n’est pas établi à l’avance. Tout le monde est bienvenu à tous ces événements, d’autant que tous sont gratuits. Pour les ateliers et les rendez-vous à La Plage Digitale ou à la Médiathèque, il est préférable de s’inscrire sur le site du EdgeFest.

Le festival, d’un budget aux alentours de 20 000€, est entièrement financé par la Ville de Strasbourg et la Communauté urbaine, via une subvention versée à Alsace Digitale d’une part, et à la dotation de fonctionnement du Shadok d’autre part.

Note: Rue89 Strasbourg est partenaire de ce festival.

Article actualisé le 02/07/2014 à 10h15
L'AUTEUR
Pierre France
Fondateur et directeur de la publication de Rue89 Strasbourg.

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