Le Marché de Noël de Strasbourg est victime d’une de ces campagnes de désinformation et de haine menée par la fachosphère sur les réseaux sociaux. Car cette année, pour faire de la place, la municipalité a supprimé l’arche mentionnant « Christkindelmärik » de l’entrée de la place Broglie. La disparition de cet écriteau traditionnel, rappelant que les festivités de Noël sont liées à la célébration chrétienne de la naissance de Jésus, n’a pas manqué d’être remarquée par les habitués.
Il n’en fallait pas plus pour les conspirationnistes identitaires, qui accusent un peu partout la municipalité d’avoir enlevé ce panneau pour « ne pas choquer une certaine communauté », comprenez : les Musulmans. L’émoi a également suscité de nombreux courriers à destination de la municipalité et de la presse locale, car évidemment, beaucoup sont passés très vite d’une accusation à une certitude…
L’arche de retour l’an prochain
Sauf que non, l’arche mentionnant Jésus a été retirée uniquement pour des raisons de sécurité, comme vient de l’indiquer le maire de Strasbourg, Roland Ries, au site « Questionnez vos élus » :
« Dans le cadre des mesures de sécurité prises à la suite des attentats, il a fallu créer deux nouveaux accès perpendiculaires aux allées traditionnelles du marché place Broglie, et repousser les chalets de part et d’autre de la place. Dans ces conditions, l’arche « Christkindelsmärik » ne pouvait pas rester à sa place. Nous profitons d’ailleurs de ce temps de pause pour la réhabiliter, dans le but de la remettre dans un lieu compatible avec les impératifs de sécurité lors des prochaines éditions. »
La municipalité rappelle d’ailleurs que la Ville soutient également les concerts de l’avent dans les églises de Strasbourg, qu’elle a organisé à nouveau la fête de la Saint-Nicolas après son annulation l’an dernier et qu’elle a ajouté cette année la fête des lumières, aussi appelée fête de la Sainte-Lucie, le 13 décembre. Quant à la crèche en bois qui trônait place Kléber, elle a été déplacée place des Tripiers pour laisser la place, là encore, à un impératif de sécurité : l’installation d’un poste médical avancé en cas de problème.
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