Strasbourg veut sensibiliser les fêtards aux nuisances nocturnes
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Strasbourg veut sensibiliser les fêtards aux nuisances nocturnes

Depuis le 16 mai, la Ville de Strasbourg a décidé de dire chut à une partie de ses habitants. Elle lance une campagne de sensibilisation aux nuisances nocturnes, en collaboration avec des associations de riverains, des membres de conseils de quartiers et des établissements de nuit. Comme pour effrayer les fêtards, des affiches à l’effigie de monstres ont été placardées dans le centre-ville.

Alors que les prochains mois sont plutôt chargés en événements festifs, la Ville de Strasbourg lance au même moment une campagne de communication pour sensibiliser les Strasbourgeois sur les nuisances nocturnes. Car oui, quand on sort boire des bières dehors aux beaux jours, ça fait du bruit. Et le bruit, ça empêche de dormir, voyez-vous. De nombreux visuels ont été élaborés pour rappeler ces faits aux Strasbourgeois de sortie, avec le renfort de monstres de l’imaginaire collectif comme Frankenstein ou Dracula.

Ces personnages sont affichés dans tout le centre-ville de Strasbourg et présents dans les bars, où plus de cent-mille sous-bocks sont distribués. L’information principale à retenir pour les fêtards, c’est un montant : 68 euros. Il s’agit du montant auquel s’élève l’amende forfaitaire appliquée pour nuisances sonores et tapage nocturne. Selon la loi, elle est applicable entre 22 heures et 7 heures du matin. Le premier objectif est donc la sensibilisation et la prévention, mais le second est bien de sanctionner.

Affiche de la campagne 2018 de sensibilisation aux nuisances nocturne à Strasbourg. (Photo : C.A / Rue89 Strasbourg)

Mathieu Cahn, adjoint au maire de Strasbourg en charge de l’animation de la « Charte de la vie nocturne », explique que les nuisances nocturnes ont largement évolué ces dernières années.

« Il y a vingt ans, les nuisances étaient principalement dues aux établissements de nuit. Depuis on a beaucoup travaillé dans ce sens et on constate qu’elles se sont transformées. Aujourd’hui, ce sont plutôt des nuisances sur l’espace public. Encore plus récemment, on a remarqué que la majorité des plaintes concernait des lieux individuels privés, donc des appartements au sein desquels des fêtes se tiennent. »

Donc silence compris ? Si vous voulez faire la fête, allez dans une autre ville.

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L'AUTEUR
Caroline Alonso et Pierre France

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