Trois ambiances, crèche vivante et l’Islande pour l’édition 2017 du Marché de Noël
Vie pratique 

Trois ambiances, crèche vivante et l’Islande pour l’édition 2017 du Marché de Noël

Un peu mieux rôdée avec les années aux impressionnants dispositifs sécuritaires, la Ville de Strasbourg propose quelques nouveautés pour la 447è édition du Marché de Noël.

Le concept d’une Grande-Île fortifiée où les stands du Marché de Noël sont concentrés dans le centre-ville rentre dans la norme. Pour cette 447ème édition en 2017, ce sera déjà la troisième fois que le dispositif sera en place.

Un des enjeux pour le maire de Strasbourg Roland Ries (PS mais plus trop) est justement de « faire d’une contrainte, un atout » à savoir « une ville apaisée, sans voiture et sans bruit ».

Mais ce lundi matin d’octobre, il ne fallait pas parler des mesures de sécurité, qui seront détaillées plus tard. La grande conférence de presse faisait place aux animations et festivités.

Des nocturnes plus tardives

Première annonce, l’Islande est le pays invité et présentera ses traditions place Gutenberg. Autre info pratique, les ouvertures seront plus tardives. Les 300 chalets et quelque fermeront leurs volets à 21h le jeudi et même 22h le samedi, contre 20h les autres soirs.

Comme annoncé dès cet été, quatre places (Cathédrale, du Château, du Vieux Marché aux Poissons et la terrasse du palais des Rohan) resteront ouvertes jusqu’au 30 décembre.

L'entrée du marché de Noël (Photo Pierre Doyen / Visual Hunt / cc)

L’entrée du marché de Noël (Photo Pierre Doyen / Visual Hunt / cc)

Trois ambiances pour trois zones inégales

Pour le reste, l’édition est déclinée autour de trois ambiances : un Noël « authentique, alternatif et chaleureux ».

Pour cette première atmosphère, la plus vaste en taille, il faudra se rendre du côté du grand sapin place Kléber, mais aussi sur places Broglie, Gutenberg, de la Cathédrale et à la Petite France.

Dans cet ensemble, en plus des habituels stands, on retrouvera aussi une crèche vivante dans la cour du Palais des Rohan avec cinq animaux. Un aspect qui fera peut-être réagir les défenseurs de la cause animale, assez actifs à Strasbourg.

Crèche vivante et jouets en nouveautés

Toujours au rayon des nouveautés, des jouets en bois du musée Tomi Ungerer seront disposés devant la Maison Rouge place Kléber.

Notons qu’il y aura de nouveau une arche au Christkindelmärik (marché de l’enfant Jésus), place Broglie. Son retrait pour des questions de sécurité avait suscité incompréhension, émoi et polémiques parfois moins bien intentionnées.

Cette nouvelle décoration est dessinée par l’emblématique directeur de l’association des commerçants, les Vitrines de Strasbourg, Pierre Bardet.

La nouvelle arche du Marché de Noël 2017 (doc Vitrines de Strasbourg)

Le « Off » de retour

L’aspect alternatif, plus restreint, se décline autour du deuxième marché de Noël « Off » et ses container, du côté de la place Griemeissen. Plus long de dix jours, l’événement organisé par le Chambre régionale de l’Économie sociale et solidiaire (CRESS) fera une large part au débat notamment autour de la consommation.

Il vise à promouvoir cette forme d’économie, où tous les bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise. Le village solidaire au profit d’associations garde quant à lui sa place au pied du grand sapin place Kléber.

La « chaleur » côté nord-est

Enfin, pour profiter l’ambiance « chaleureuse » pour il faudra aller du côté nord-est, un secteur qui se plaignait d’être un peu en marge des festivités, selon l’adjoint de quartier Robert Herrmann (PS). Ainsi, les chalets en bois vont désormais investir les places du marché Gayot, Mathias Merian et Saint-Étienne.

Sur cette dernière, on trouvera un calendrier de l’avent évolutif où se prendre en photo, des animations musicales, et des événements liés à des jours particuliers (Saint Nicolas, Sainte Lucie et solstice d’hiver). Les deux autres font aussi la place à des activités dédiées aux plus petits, avec par exemple un sapin à décorer. À l’instar du marché de Noël Off, ce nouvel espace vise aussi à davantage s’adresser aux habitants et pas seulement aux touristes.

Le Labo crée ses idées

Une partie de ces idées viennent des « Laboratoires de Noël » lancés dès le printemps par la municipalité avec des Strasbourgeois. Un aspect en particulier est ressorti, le besoin de « lieux de convivialité, où se retrouver entre les allées », selon Alain Fontanel (LREM), premier adjoint au maire et grand chef d’orchestre de l’opération, qui prendront la forme de « mange debout ».

Le retour de l’arche, la crèche vivante ou les animations musicales figuraient aussi dans les demandes. D’autres propositions ont été écartées car trop chères ou difficiles à mettre en place.

La nouvelle maquette accompagnant le Marché de Noël 2017 (Photo Ville de Strasbourg)

Les déplacements passés scrutés à la loupe

De manière générale, les rues seront aussi animées par des chants dans la rue et à l’Opéra. La municipalité s’est aussi appuyée sur les déplacements des visiteurs dans le détail, grâce aux relevés des positions par les opérateurs téléphoniques, en particulier Orange.

La magie de Noël va tout même tenter quelques incursions en dehors de la grande île. Une crèche en bois place d’Austerlitz et les déclinaisons du Marché Off dans le quartier gare (Refugees food festival, visites par des réfugiés, parcours street art, Paye ton Noël, etc) sont notamment prévus.

L’heure des (bons) comptes

Quant à l’édition délocalisée à l’étranger, elle prendra le chemin de Séoul en Corée du Sud. Pour Jean-Jacques Gsell, élu « En Marche » et à la tête de l’office du tourisme, l’édition à Dubaï a permis d’avoir « de plus en plus de visiteurs du Moyen-Orient à Strasbourg ».

L’ensemble de ces animations et décorations coûte un peu plus de 2,5 millions d’euros, et un peu plus de 3 millions en comptant les dépenses de sécurité prises en charge par la municipalité, en plus de la mobilisation de forces de l’ordre. Comme chaque année, cette dépense lourde est mise en perspective avec les retombées touristiques (2 millions des visiteurs revendiqués) et économiques (250 millions d’euros de chiffre d’affaire).

L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.

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