La France condamnée pour son refus de rapatrier deux femmes de djihadistes détenues en Syrie avec leurs enfants
Après trois ans de combat judiciaire, les familles de deux françaises détenues dans les camps du nord-est de la Syrie ont obtenu gain de cause. La Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) de Strasbourg a condamné la France, ce mercredi 14 septembre, à réexaminer ces demandes de rapatriement, de façon individuelle et par un organe indépendant. Une victoire longtemps attendue par ces familles et leurs avocats.
Elles se sont longuement serrées dans les bras, à peine sorties de la Grande Chambre de la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) de Strasbourg. D’un côté, Marie Dosé, l’avocate devenue emblématique de ce dossier des Françaises détenues en Syrie avec leurs enfants, et de l’autre, Juliette (le prénom a été modifié), l’une des grand-mère du collectif des familles Unies.
Toutes les deux ont le sourire, mais Juliette, elle, pleure aussi. « Je suis très émue, glisse-t-elle. On est tellement soulagés. Maintenant, il faut que ça se fasse, et vite. Ils ne peuvent pas passer un autre hiver là-bas. »
Me Marie Dosé explique aux familles du collectif Familles Unies l’arrêt rendu ce mercredi 14 septembre par la CEDH Photo : MdC / Rue89 Strasbourg / cc
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Diplômée à Lille en 2012. Après Paris et Marseille, je me suis installée à Strasbourg en 2020. Je suis aujourd’hui indépendante en radio et web, pour Rue89 Strasbourg, Mediapart, Louie Media et France Culture. J’aime les reportages et les enquêtes au long cours, sur les sujets de société et sur notamment sur les violences sexistes et sexuelles.
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