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À Aubure, scientifiques et habitants débutent une étude coopérative sur l’avenir de la forêt

Qui doit décider de l’avenir de la forêt ? Les forestiers qui l’exploitent, les chasseurs qui payent leur droit de chasse, les habitants qui la fréquentent… Des scientifiques de l’Université de Strasbourg sont venus poser cette question à Aubure et proposent de mettre en place un laboratoire citoyen.

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À Aubure, scientifiques et habitants débutent une étude coopérative sur l’avenir de la forêt
Aubure va repenser la gestion de sa forêt communale et associer les citoyens.

C’est à la salle citoyenne d’Aubure, près de Sainte-Marie-aux-Mines, que ce sont donné rendez-vous au soir du jeudi 29 janvier des bucherons, des chasseurs, des habitants, des agriculteurs et des agents de l’Office national des forêt (ONF). « On est tous là pour regarder la forêt, mais on y voit pas la même chose » lance un garde forestier d’Aubure à l’assemblée en guise d’avertissement.

Au milieu de la quarantaine de personnes présentes, quatre scientifiques venues de l’Université de Strasbourg pour lancer la première expérimentation d’un « laboratoire citoyen » de la forêt vosgienne.

Ce n’est pas la première fois que les 353 habitants d’Aubure voient débarquer ces universitaires strasbourgeoises. Elles travaillent à l’Observatoire hydro-géochimique de l’environnement (OHGE) présent à Aubure depuis 1986. Leur dizaines d’instruments de mesures sont répartis sur 80 hectares de la forêt communale qui en compte 325. Aux sources du Strenbach, c’est l’un des plus ancien observatoire au monde d’un bassin versant, qui a constaté conséquences des pluies acides dans les années 80 et produit des données pour le CNRS, l’Université de Strasbourg et l’École du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg.

Les humains font partie de la forêt

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Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.

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