Les agences économiques fusionnent et ce sera l’Adira
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Les agences économiques fusionnent et ce sera l’Adira

actualisé le 25/09/2015 à 13h42

Les agences économiques servent de relais entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques (capture d'écran Adira)

Les agences économiques servent de relais entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques (capture d’écran Adira)

Les agences économiques du Bas-Rhin et du Haut-Rhin vont être fusionnées. La fin d’un long feuilleton entamé au moment du conseil unique d’Alsace, début 2013. L’annonce doit intervenir lors de la réunion des conseils départementaux vendredi.

Après bien des tractations (racontées ici), c’est fait ! Les agences économiques du Haut-Rhin (Cahr) et du Bas-Rhin (Adira) vont être fusionnées en une seule et ce sera… l’Adira puisque l’acronyme correspond déjà à « Association de développement et d’industrialisation de la région Alsace ». Son directeur général sera Vincent Froehlicher, actuel patron de l’Adira du Bas-Rhin. Dans ces conditions, peut-on vraiment parler de fusion ?

Les apparences sont sauvées par l’établissement du siège social à Mulhouse et par l’instauration d’une présidence tournante entre des élus des conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Mais il n’est pas question de déplacer les employés, une trentaine, ce qui fait que l’agence de Strasbourg avec sa vingtaine de salariés, restera le siège administratif et le site le plus important de la future Adira.

Une vidéo de présentation à mettre à jour…

Cette fusion était rendue nécessaire par la réforme territoriale menée par le gouvernement. Les Départements ont perdu leur clause de compétence générale et ne peuvent plus financer d’agences économiques, sauf dans des cadres restreints parmi lesquels, des accords de délégation avec les régions et les métropoles. Et c’est précisément ce qui s’est passé : l’Eurométropole ne voulait pas d’une agence bas-rhinoise, mais bien d’un relais économique à l’échelle de l’Alsace.

« Une petite musique dans la tête »

L’actuel président, le sénateur (LR) Guy-Dominique Kennel était volontaire pour continuer. Mais il a trouvé sur sa route le président (PS) de l’Eurométropole, Robert Herrmann, lequel a déclaré devant le Club de la presse de Strasbourg le 10 septembre :

« M. Kennel a une petite musique dans la tête qui est celle d’un village de 200 habitants. Il faut prendre en compte le fait métropolitain, notre service de développement économique, c’est 50 personnes. »

Robert Herrmann était également opposé au déménagement du siège à Mulhouse, mais il a dû céder sur ce point. La fusion bénéficie en outre de la bienveillance de Philippe Richert, actuel président (LR) de la Région Alsace et candidat à la présidence de la future grande région ALCA. Il aurait bien aimé que « son » agence, l’agence d’attractivité de l’Alsace (AAA) absorbe le tout mais il a dû, lui aussi, lâcher du lest.

La gouvernance future de cette agence n’a pas encore été arrêtée mais il est question d’y incorporer les autres pôles urbains d’Alsace, comme Haguenau, Colmar et Saint-Louis.

L’annonce officielle de cette fusion devrait intervenir lors de la réunion conjointe des deux conseils départementaux alsaciens, vendredi 25 septembre à Colmar.

L'AUTEUR
Pierre France
Pierre France
Fondateur et directeur de la publication de Rue89 Strasbourg.

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