Comment la guerre de la knack alsacienne s’est terminée sur un flop
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Comment la guerre de la knack alsacienne s’est terminée sur un flop

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LES ÉCHOS

Trop d'Alsace dans la knack d'Alsace ? (-)

Trop d’Alsace dans la knack d’Alsace ? (-)

Les Échos reviennent sur l’aventure avortée de l’indication géographique protégée « knack d’Alsace », qui aurait dû être officialisée ces jours-ci. En juillet 2014, Rue89 Strasbourg vous avait raconté les batailles de l’ombre derrière cette appellation qui apparaissait alors plus que nécessaire. Mais patatra, l’administration a rappelé à tout le petit monde de la charcuterie que si une « knack d’Alsace » existait, ça aurait voulu dire que toutes les autres saucisses ne pouvaient pas s’appeler d’Alsace, sauf à devenir des contrefaçons !

100 000 tonnes de charcuterie alsacienne par an

Comme le rappelle Les Échos, il n’y a que « 6 000 tonnes de knacks d’Alsace par an – sur un total de 100 000 tonnes de charcuterie produites industriellement dans la région ». Du coup, les industriels ont fait marche arrière, alors que leur dossier était bouclé, y compris au niveau des instances européennes :

« La profession avait évalué le préjudice à plusieurs millions d’euros, sachant qu’il serait nécessaire de modifier toutes les stratégies de marketing et de packaging. De plus, il aurait fallu renégocier les référencements avec la grande distribution ».

Les industriels regrettent que l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) considère que toute charcuterie d’Alsace aurait fait de l’ombre à la knack. En attendant, les industriels alsaciens peuvent apposer sur leurs produits le label « Savourez l’Alsace » de l’Association régionale des industries agroalimentaires (Aria) d’Alsace. Et tant pis pour la définition exacte du « knackant »…

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L'AUTEUR
Pierre France
Pierre France
Fondateur et directeur de la publication de Rue89 Strasbourg.

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