Incendie à Schiltigheim : un suspect avoue, le motif raciste non-établi
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Incendie à Schiltigheim : un suspect avoue, le motif raciste non-établi

L’incendie survenu le 3 septembre a provoqué la mort d’un enfant et blessé 11 personnes. L’enquête débute sans retenir de caractère raciste à l’acte.

Selon un communiqué du procureur adjoint, Alexandre Chevrier, le suspect concernant l’incendie survenu mardi 3 septembre à Schiltigheim a reconnu sa « participation active aux faits ». Survenu peu après 3h30, ce feu dans un immeuble rue Principale a entraîné la mort d’un enfant de 11 ans et 11 blessés. Il n’a cependant pas expliqué son geste.

Pas de motif raciste

En l’état de l’enquête « il n’existe aucun élément en faveur d’un acte raciste », poursuit le procureur adjoint. L’immeuble de 45 appartement appartenant au bailleur social Foyer moderne hébergeait des familles majoritairement d’origine étrangères. La proximité avec deux incendies dans des foyers de migrants, revendiqués par la suite à Saint-Nabor avec des inscriptions racistes, avaient dans un premier temps fait émerger cette hypothèse, notamment dans les premières réactions. La garde à vue du suspect a été prolongée ce mercredi 4 septembre. Il a fait l’objet d’un examen psychiatrique dont les résultats ne sont pas encore connus.

Cet individu de 22 ans était connu des services de police municipale pour de la petite délinquance et a été retrouvé plusieurs fois alcoolisé sur la voie publique, a-t-on appris par d’autres sources. Avant lui, un autre suspect avait d’abord été interpellé avant d’être mis « totalement hors de cause ».

L’incendie est survenu peu après 3h du matin le mardi 3 septembre (photo GK / Rue89 Strasbourg)

Minute de silence et autre incendie

En conférence de presse, la maire Danielle Dambach (EELV) a appelé l’État à « davantage de moyens humains pour la police nationale du secteur et à renforcer sa présence la nuit ».

Une minute de silence est programmée samedi à 11h à l’hôtel de Ville de Schiltigheim.

D’autres voitures ont été brûlées la nuit suivant rue d’Adelshoffen, sans faire de victime. Le lien entre ces événements n’est pas avéré.

L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.

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