Législatives : pari perdu pour le Parti Egalité Justice
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Législatives : pari perdu pour le Parti Egalité Justice

Les résultats du Parti Egalité Justice au premier tour des élections législatives ne permettent pas à cette formation issue de la communauté franco-turque d’accéder à un financement public.

Les près de 10 000 voix totalisées en France ne permettront pas au Parti Egalité Justice (PEJ) d’accéder à un financement national. Le pari est donc perdu pour cette formation créée par des personnes issues de la communauté franco-turque, aux accents conservateurs et dont plusieurs membres sont liés aux réseaux conservateurs turcs en France comme la Cojep.

La loi du 15 janvier 1990 permet aux partis politiques de toucher de l’argent public pendant cinq ans pour chaque voix gagnée aux élections législatives, à condition qu’ils atteignent 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions. Pour ce quinquennat, ce sera 1,42 euros par an.

Le jeune parti PEJ, créé à Strasbourg en février 2015, avait présenté ses premiers candidats aux élections cantonales de la même année dans trois cantons du Bas-Rhin, à Colmar et en Franche-Comté. Deux ans plus tard, 52 candidats étaient en lice dans des circonscriptions législatives partout en France.

A droite, Sakir Çolak, président du PEJ (capture d'écran)

A droite, Sakir Çolak, président du PEJ (capture d’écran)

Meilleurs scores en Alsace

Mais au premier tour des élections législatives, le PEJ n’a atteint le seuil des 1% d’électeurs que dans 7 des circonscriptions où il était présent. Il enregistre trois de ses meilleurs scores en Alsace : Saber Hajem rassemble 1,37% des voix dans la première circonscription du Bas-Rhin (soit bien moins que les 2,99% de Murat Yozgat lors de l’élection partielle de 2016) et Salih Caglar 1,19% des voix dans la troisième. Dans le Haut-Rhin, Erol Yucel réunit 1,16% des voix de la première circonscription. Au total, le PEJ rassemble 9 976 voix dans l’Hexagone.

Dans la nuit suivant l’annonce des résultats, le président de l’association Cojep, fondateur et président honoraire du PEJ, Ali Gedikoglu a tweeté en turc sous le hashtag #PEJ : « Nous commençons l’expédition. Allah assure la victoire », puis le slogan « Pas d’arrêt, on continue la route », usité depuis 2007 par l’actuel président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan.

Pour Ali Gedikoglu, les élections municipales de 2020 constituent désormais le prochain objectif du PEJ. Mardi, il se félicitait, toujours en turc : « aujourd’hui, nous sommes plus forts avec 10 000 personnes qui nous ont crues. »

L'AUTEUR
Claire Gandanger
Claire Gandanger
Journaliste indépendante Intérêts : société, économie de la culture, vie pratique

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