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« Piégé » par le Bastion Social, le BarÔmètre a dû licencier
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« Piégé » par le Bastion Social, le BarÔmètre a dû licencier

par Jean-François Gérard.
Publié le 4 février 2018.
Imprimé le 22 mai 2022 à 00:29
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Eddie Hoarou, gérant du BarÔmètre, un bar de l’Esplanade à Strasbourg, pensait accueillir une réunion d’agents immobiliers le 9 décembre au soir. Depuis la soirée d’inauguration du Bastion Social Strasbourg dans son bar, il a dû licencier deux salariés, pour raisons économiques.

Le 9 décembre, l’association du Bastion Social Strasbourg inaugurait son local L’Arcadia. Avant de se rendre sur place, une réunion de lancement à destination des sympathisants se déroulait au BarÔmètre, à quelques encablures, rue Vauban dans le quartier de l’Esplanade à Strasbourg. Une soixantaine de personnes était présente. La réservation avait été faite par un individu qui avait annoncé au gérant une réunion professionnelle d’agents immobiliers.

Eddy Hoarau, gérant du BarÔmètre, à droite sur la photo. (Photo JFG / Rue89 Strasbourg / cc)

Associé de fait à ce mouvement identitaire, l’établissement avait vite indiqué qu’il s’était fait piéger et ne partageait pas du tout les idées identitaires du Bastion Social.

Mais deux mois plus tard, le bar accuse toujours une baisse de son chiffre d’affaires, si bien que le gérant, Eddie Hoarau, a dû licencier deux salariés, pour raisons économiques.

Eddie Hoarau raconte s’être senti « très seul » lors de l’événement et dans les jours qui ont suivi. Soupçonné de sympathie pour ce groupuscule d’extrême-droite, il a tenu à lever tout malentendu en racontant la façon dont la salle avait été louée. Le gérant explique :

« Je peux prendre quelques extras pour compenser mais plus des salariés à plein temps. Les gens, notamment les étudiants, savent que je ne suis pas un soutien [du bastion social, ndlr]. Mais certains habitants disent avoir peur qu’il se passe quelque chose vu qu’on est presque voisins. »

Une soirée de soutien au BarÔmètre était organisée ce vendredi 2 février à l’initiative du député Thierry Michels (LREM). Des élus locaux, notamment du secteur, et des habitants s’y sont rendus, soit une trentaine de personnes.

Pour louer un local à Chambéry, le Bastion Social s’est aussi présenté sous une autre identité. L’association « Les petits reblochons » a cette fois été utilisée comme couverture. Au journal Le Dauphiné Libéré, le propriétaire chambérien estime avoir été « floué ».


Aller plus loin

Sur Rue89 Strasbourg : Violences, hooliganisme et FN au coeur du Bastion Social Strasbourg

Sur Rue89 Strasbourg : Des identitaires du « bastion social » ouvrent un bar associatif à Strasbourg

Sur Rue89 Lyon: À la manière des néofascistes italiens, le GUD ouvre un squat à Lyon

Sur Vice : Mais pourquoi les mouvements d’extrême-droite ouvrent des bars ?

Article actualisé le 05/02/2018 à 12h14
L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.

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