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Claude Kamper, 64 ans à la Robertsau : « C’était un village aux portes de la ville »
Société 

Claude Kamper, 64 ans à la Robertsau : « C’était un village aux portes de la ville »

par Anne Mellier.
Publié le 25 décembre 2021.
Imprimé le 30 juin 2022 à 15:43
7 999 visites. 4 commentaires.

« Mémoires de quartier » est un podcast qui donne la parole aux habitants sur l’évolution de leur quartier. Dans ce quatrième épisode, Claude Kamper raconte la Robertsau dans laquelle il a grandi, puis repris la bijouterie de ses parents dans les années 1980. Il se souvient d’un quartier maraîcher riche en bistrots, où tout le monde se connaissait.

Ancien bijoutier-horloger à la retraite depuis un an, Claude Kamper le reconnaît volontiers en souriant: à 64 ans, il fait partie des « anciens » de la Robertsau. De celles et ceux qui ont connu le quartier à l’époque où c’était « un village », avec ses commerçants, ses ouvriers, mais surtout ses maraîchers, encore nombreux dans les années 60.

Pour ce quatrième épisode de la série de podcasts « Mémoires de quartiers », nous nous sommes promenés avec lui sur cette bande de terre située entre l’Ill et le Rhin, devenue en une trentaine d’années l’un des quartiers les plus prisés de Strasbourg. La Robertsau qu’a connu Claude Kamper dans sa jeunesse « n’était pas particulièrement un quartier aisé », mais « il y faisait bon vivre. »

A l’orée de la Robertsau, au Fuchs am buckel, Claude Kamper se souvient d’un autre lieu qui a marqué la vie des Robertsauviens: le Chalet. L’une des plus grandes boites de nuit d’Europe se situait près de l’Ill, le long d’une digue qu’empruntaient parfois les noctambules, pour éviter les contrôles de police rue de la Wantzenau, « au détriment de pas mal d’accidents jamais trop grave. Quoique…  » se remémore Claude Kamper. « Toujours est il que souvent, le dimanche matin il y avait pas mal d’épaves qui y traînaient suite aux excès du samedi soir ». La boite de nuit a fermé en 2010. Elle a ensuite été rasée et des immeubles ont été construits à son emplacement.

Dans les années 1970, des maraîchers ont vendu leur terres et les promoteurs se sont intéressés à ce quartier tranquille, à l’environnement agréable. Le développement des institutions européennes à proximité, à la même époque, a par ailleurs contribué à son embourgeoisement. Aujourd’hui, les prix de l’immobilier y sont parmi les plus élevés de Strasbourg, avec un mètre carré avoisinant parfois les 4 000 euros.

Claude Kamper, 64 ans, a toujours vécu à la Robertsau.
Anne Mellier/ Rue89 Strasbourg
L'AUTEUR
Anne Mellier
Journaliste à contretemps.

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