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Le régime local dit non au statu quo sur la complémentaire santé
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Le régime local dit non au statu quo sur la complémentaire santé

par Nina Moreno.
Publié le 15 janvier 2016.
Imprimé le 14 mai 2021 à 18:56
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Pour sécuriser son avenir, le régime local a saisi l'Etat au plus haut (Capture d'écran)

Pour sécuriser son avenir, le régime local a saisi l’Etat au plus haut (Capture d’écran)

Le 12 janvier, Daniel Lorthiois, président du Régime local d’assurance maladie d’Alsace Moselle, a adressé un courrier au Président de la République, François Hollande, pour défendre « le système solidaire du régime local en vigueur en Alsace-Moselle ». En cause, le statu quo préconisé au cours du mois de décembre 2015 par la mission parlementaire chargée de statuer sur l’articulation du Régime local avec la Loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013, qui rend obligatoire une mutuelle pour tous les salariés.

À ce jour, le régime local d’assurance maladie couvre 72 % des prestations minimales prévues par la complémentaire santé obligatoire, financées par les salariés uniquement. Maintenir un statu quo reviendrait, pour Daniel Lorthiois, à ce que ces mêmes salariés financent 14 % supplémentaires. Dans le reste de la France, en revanche, la cotisation des employés sera plafonnée à 50 % maximum.

« Certitude de la régression »

Afin de co-exister et de maintenir l’égalité, le conseil d’administration du régime local s’est prononcé en faveur d’une étendue des prestations « au niveau du panier de soins minimum, pour ses 2,1 millions de bénéficiaires, avec un financement pour moitié de la cotisation permettant ces prestations, pour les seuls salariés, par leur employeur. »

Dans son courrier, pressant le gouvernement d’agir en faveur d’un régime dont bénéficient retraités, invalides et ayant-droits, Daniel Lorthios rappelle à François Hollande des mots prononcés lors du 41e congrès de la Mutualité française : « La réforme est la condition du progrès et le statu quo, la certitude de la régression. »

Cet avis détonne dans la mesure où les parlementaires alsaciens avaient obtenu ce fameux « statu quo » pour… préserver le régime local.

Article actualisé le 15/01/2016 à 20h27
L'AUTEUR
Nina Moreno
Nina Moreno
Journaliste en formation, de passage chez Rue89 Strasbourg pour se faire les griffes. Intéressée par la politique, la culture et les sujets de société.

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