Enquêtes et informations locales
Enquêtes et informations locales
Achat du bâtiment Osmose : le Parlement européen doit se prononcer d’ici le 6 juin
L'actu 

Achat du bâtiment Osmose : le Parlement européen doit se prononcer d’ici le 6 juin

par Achraf El Barhrassi.
Publié le 17 mai 2022.
Imprimé le 26 novembre 2022 à 16:15
2 082 visites. 1 commentaire.

Les négociations continuent entre la Ville de Strasbourg et le Parlement européen pour l’achat du bâtiment Osmose au Wacken. Une décision doit être prise au plus tard le 6 juin.

Le temps passe et les négociations entre la Ville de Strasbourg et le Parlement européen sur l’achat du bâtiment Osmose, faisant partie du quartier d’affaires internationales de Strasbourg “Archipel” n’ont pas encore été conclues. Selon la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian (EELV), une décision doit être prise par le Parlement européen pour le 6 juin au plus tard, après une concertation avec les différentes institutions européennes, comme le Conseil européen, la Commission européenne ou encore le conseil de l’Union Européenne. 

Osmose : un bâtiment réservé au Parlement européen

Le bâtiment Osmose fait partie du « lot E » du quartier d’affaires Archipel. Ce sont 15 000 m² de bureaux, réservés aux institutions européennes, entre les locaux d’Adidas et du Parlement européen. Un second immeuble, plus imposant, de 40 000 m² doit être construit dans un second temps. Les travaux relatifs au bâtiment Osmose ont été achevés en automne 2021 d’après Icade (promoteur et filiale de la Caisse des dépôts et consignations).

Les collectivités locales (Ville de Strasbourg, Eurométropole, Collectivité d’Alsace et Région Grand Est) ont financé ces deux bâtiments à parts égales et « à blanc », c’est-à-dire sans garantie qu’ils seront occupés par les administrations de l’Union européenne.

Si le Parlement européen ne s’est pas décidé le 6 juin ou qu’il décidait de ne pas acheter le bâtiment construit, les locaux d’Osmose seront ouverts aux entreprises qui souhaiteraient s’y installer. La procédure durera entre six et huit semaines. La Ville de Strasbourg avait annoncé une mise en concurrence dès le mois d’octobre 2021 mais la municipalité écologiste a repoussé cette échéance, en espérant que le Parlement européen investisse l’édifice.

Le Parlement européen (dont le siège strasbourgeois est à gauche) doit donner sa décision le 6 juin à propos de la possible acquisition du bâtiment Osmose (à droite). (Photo Achraf El Barhrassi / Rue89 Strasbourg / cc)

De son côté, le Parlement Européen se borne à affirmer que « des échanges sont en cours entre le Parlement et les autorités françaises en vue d’optimiser le fonctionnement du siège du Parlement européen à Strasbourg pendant et en dehors des sessions plénières. »

Un bâtiment contre un autre

Pour rappel, mi-février, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, avait annoncé qu’un accord de principe avait été trouvé pour que le Parlement européen achète le bâtiment Osmose, contre la cession du bâtiment Salvador De Madariaga (dit SDM) dans un entretien accordé aux Dernières Nouvelles d’Alsace.

Le bâtiment Salvador de Madariaga sera peut être une institution hôtelière si le deal se fait entre le Parlement Européen et la ville de Strasbourg. (Photo Achraf El Barhrassi / Rue89 Strasbourg / cc)

Le bâtiment Salvador de Madariaga, supposé devenir une résidence hôtelière pour les parlementaires et le personnel du Parlement européen, ne connaît pas encore son sort. Il s’agit d’un bâtiment d’à peu près 40 ans et d’une superficie de 20 000 m2 et qui nécessite une rénovation. Si l’achat se concrétise, ce sont les collectivités locales avec la Caisse des dépôts qui s’occuperont de l’acquisition et des travaux. D’après Jeanne Barseghian : « Il s’agit d’une hypothèse qui a été posée au sein du groupe immobilier du parlement européen, mais rien n’est acté. »

La maire écologiste réitère « sa confiance envers le Parlement européen » et trouve « indispensable que ce dossier puisse avancer. »

L'AUTEUR
Achraf El Barhrassi

En BREF

Manifestation spontanée mercredi contre une conférence anti-avortement au Parlement européen

par Maud de Carpentier. 1 014 visites. 1 commentaire.

Épuisés, les magistrats de Strasbourg exigent une réponse concrète du gouvernement

par Pierre France. 1 819 visites. 1 commentaire.

À l’IHU, « 50% des infirmières de bloc sont parties, mais on continue de faire 100% de l’activité »

par Guillaume Krempp. 1 511 visites. 3 commentaires.
×