À la fraîche sur le quai des Bateliers, Jeanne Barseghian et une partie de ses colistiers et colistières ont détaillé une série de propositions pour le climat et la mobilité des Strasbourgeois·es. La maire sortante (Les Écologistes) a commencé par rappeler les mesures phares mises en œuvre lors de son premier mandat, comme le réseau express métropolitain (Reme, voir nos articles), la création de nouveaux parcs au Port du Rhin et à Koenigshoffen, de nouvelles pistes cyclables sur l’avenue de Colmar et la route des Romains, etc.
Comme à chaque fois qu’elle en a l’occasion, et alors que des inondations d’ampleur ont submergé une partie des plaines de l’ouest de la France, la maire a rappelé la gravité de la situation climatique. « Ces mesures ne sont pas pour le prochain mandat, c’est un leg pour les générations futures », a-t-elle évoqué en espérant sans doute que les électeurs et les électrices investissent les thèmes d’avenir en 2026 comme en 2020.
Concilier fin du monde et fin du mois
Jeanne Barseghian promet de créer une « Maison de l’écologie populaire ». Ce serait un guichet de formations pour réduire l’empreinte carbone de son alimentation ou de son chauffage sans dépenser plus. Cette Maison serait complémentaire de l’Agence du climat. Créée en 2020, cette dernière structure a surtout été chargée d’amoindrir les coûts des changements de véhicules imposés par la « zone à faibles émissions ». Cette politique d’exclusion des véhicules diesel et anciens, bien que décidée par le gouvernement, a porté préjudice à l’exécutif écologiste qui était chargé de la mettre en place : L’Agence du climat a finalement été perçue comme le bras armé d’une écologie pensée pour les catégories aisées. Avec cette Maison de l’écologie populaire, Jeanne Barseghian espère sans doute contrebalancer cette image.
La maire sortante s’est félicitée que la marche à pied soit devenue le premier mode de déplacement dans la ville. Elle a donc décidé que les aménagements urbains seront désormais pensés « d’abord pour les piétons » et que l’une des premières mesures sera l’instauration progressive d’une vitesse limite de 30 km/h pour les véhicules en ville, en dehors des grands axes.
Mais ce qui fait peur aux piéton·nes, ce ne sont pas tellement les voitures, mais surtout les cyclistes. Jeanne Barseghian prévoit la création d’une brigade pédestre de police municipale, qui sera chargée de traquer les cyclistes dangereux et dangereuses. Comme les livreurs et livreuses de repas à vélo sont visé·es, Jeanne Barseghian promet de « lutter contre ces plateformes » (Uber Eats, Deliveroo…), sans détailler comment elle s’y emploierait.





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