Des salariés de Dumarey, à la Maison des syndicats à Strasbourg.Photo : Roni Gocer / Rue89 Strasbourg
Fragilisée économiquement par la baisse de commandes de l’équipementier ZF, l’usine Dumarey Powerglide de Strasbourg risquait une procédure de sauvegarde. Mais suite à un accord amiable, un fonds de garantie de 60 millions d’euros devrait être mis en place, alors qu’un plan social se profile.
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La famille de Vazgen et Narine risque un retour à la rue prochainement.Photo : Thibault Vetter / Rue89 Strasbourg / cc
Depuis début août, les associations d’aide aux sans-abris constatent le retour à la rue de familles logées pour certaines depuis plusieurs années. L’État leur propose de rejoindre un dispositif visant à les renvoyer vers leur pays d’origine, sans solution alternative.
« La préfecture nous a convoqués, les agents nous ont informés que nous devions quitter l’hébergement sinon la police nous ferait sortir », relate Vazgen, grâce à un traducteur sur son téléphone. Avec ses six enfants et sa femme Narine, ce père de famille arménien vit dans un appartement de trois pièces à Strasbourg depuis août 2023. Quatre enfants sont dans une chambre, l’aîné, lycéen, dort dans le salon et le cadet, qui n’a même pas un an, passe ses nuits dans le lit de ses parents. « C’est dangereux d’être dehors avec autant d’enfants, ce n’est pas humain », répète t-il. Narine, visiblement exténuée, cache sa tête dans ses mains pendant que son mari, vêtu d’un vieux maillot siglé de l’équipe de France de football, fait visiter le petit logement.
Selon nos informations, la préfecture du Bas-Rhin a lancé en août une opération visant à supprimer des places d’hébergement pour les « ménages à droits incomplets ». Il s’agit par exemple de personnes dont le renouvellement du titre de séjour pour raison de santé n’est pas assuré ou de familles ayant été déboutées de l’asile mais dont les enfants sont scolarisés… Vazgen et Narine sont dans ce cas de figure. Leur recours contre le refus de leur accorder l’asile est en cours de traitement.
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Des visages et des témoignages d’habitants et d’habitantes des campements. Des révélations sur le business de l’hébergement d’urgence, sur les expulsions de familles par l’État, sur la tension alimentaire à Strasbourg, ou sur la réalité du plan Grand froid, au-delà de la communication préfectorale. L’engagement de Rue89 Strasbourg sur le sans-abrisme, c’est de vous donner accès à toutes ces informations qui font rarement la Une des médias traditionnels.
Ces enquêtes et ces reportages ont un prix. C’est le temps de travail de Thibault Vetter et de Camille Balzinger, qui suivent de près, depuis plusieurs années, la problématique du manque d’hébergements d’urgence à Strasbourg et la précarité des personnes sans papier.
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Pour palier les départs de Soraya Ouldji et d’Hervé Polesi, Jeanne Barseghian annonce qu’elle nommera au prochain conseil municipal de Strasbourg, le 30 septembre, deux nouveaux adjoints : Salah Koussa et Marina Lafay. Leurs attributions précises restent à définir.
Dans un court communiqué envoyé mardi 10 septembre, la municipalité annonce le futur remplacement de l’adjoint à la maire en charge de l’accueil du public et de l’accessibilité Hervé Polesi, et l’adjointe chargée de la petite enfance, Soraya Ouldji.
Tous deux restent membres du conseil municipal. Si la rupture entre Soraya Ouldji et la majorité écologiste est consommée (voir notre article de juin), Hervé Polesi reste proche de l’exécutif et pourrait récupérer une délégation plus légère.
En remplacement, deux élus de la majorité écologiste connaissent une promotion. Les conseillers municipaux Salah Koussa et Marina Lafay, respectivement référents des quartiers Hautepierre et Quartier des Quinze, seront proposés comme adjoints à la maire lors du prochain conseil municipal, lundi 30 septembre.
Les rôles restent indéfinis
Salah Koussa est entré en politique en 2017, en tant que candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription de Strasbourg. S’il n’avait obtenu que 1,52% des voix sur l’ensemble de la circonscription, il avait réalisé d’importants scores dans les bureaux de votes de Hautepierre, au point d’attirer l’attention de plusieurs partis pour les élections municipales qui ont suivi.
Concernant Marina Lafay, elle est membre de Place publique, le parti lancé notamment par Raphaël Glucksmann en 2018, évoluant depuis dans l’orbite du Parti socialiste. En 2020, la sociologue est approchée par la liste des écologistes pour les élections municipales.
Le périmètre exact des délégations de ces futurs adjoints n’a pas été communiqué.
Pierre Jakubowicz lors d’une réunion publique sur le stationnement au Neudorf, en mai 2024.Photo : Pierre France / Rue89 Strasbourg / cc
Pierre Jakubowicz, conseiller municipal (Horizons) d’opposition, lance son mouvement afin de se préparer pour les élections municipales de Strasbourg en 2026. Appelé « Strasbourg on y croit ! », l’association vise à d’abord consulter les habitants, excédés selon l’élu par « la radicalité » des écologistes.
En politique comme ailleurs, on est jamais mieux servi que par soi-même. C’est pourquoi Pierre Jakubowicz n’entend pas attendre une hypothétique désignation par son parti, Horizons, pour se présenter aux élections municipales de Strasbourg en 2026. En homme politique d’expérience, il sait que les premiers partis seront toujours bien placés à l’issue du scrutin, quels que soient les développements d’ici là.
Le voilà donc avec une association de campagne, appelée « Strasbourg on y croit ! ». Annoncée dans les DNA, cette association débute par une consultation des habitants, « Parlons de Strasbourg » afin d’élaborer un « projet alternatif crédible » à « la radicalité des écologistes » mais seulement entre « ceux qui partagent une même vision, une même envie et un même amour pour leur ville ». Une démarche qui rappelle beaucoup « Dites moi tout », la consultation lancée par Fabienne Keller en 2014, bien qu’elle n’ait guère porté chance à l’actuelle députée européenne, et qu’il a déjà commencé à mettre en œuvre, notamment sur les questions du stationnement ou du tram nord.
La municipalité propose de reloger les habitantes sans solution d’hébergement qui vivaient au squat de La Pigeonne à Cronenbourg. L’association appelle à un rassemblement mardi 10 septembre devant la préfecture pour dénoncer les expulsions de squats.
Mais la veille en fin de journée, la collectivité a annoncé à Rue89 Strasbourg qu’elle a trouvé un lieu d’accueil pour ces quatre personnes dans un logement à la Montagne Verte, rue d’Ostwald. « Une visite sera organisée au courant de la semaine », indique Christelle Wieder, en charge des droits des femmes : « C’est une petite maison qui permettra de préserver l’esprit de l’association, pour que ces personnes ne perdent pas le lien qu’elles ont. »
Un loyer symbolique
Floriane Varieras, adjointe en charge des solidarités, précise que l’occupation se fera sous la contrainte d’un bail avec un « loyer symbolique ». Ce dernier n’est pas encore fixé mais il devrait être d’une centaine d’euros. Les charges seront également aux frais des occupantes. Les équipes du centre communal d’action sociale (CCAS) pourront se rendre sur place.
« Nous regrettons le malentendu avec l’association. Nous avions proposé un accompagnement social à plusieurs reprises mais il n’y avait pas eu de suites. Nous ne savions pas exactement combien de personnes devaient être relogées, poursuit Floriane Varieras. Comme elles ne sont que quatre, c’était une situation abordable pour nous. »
Une porte parole de La Pigeonne a affirmé dans la soirée de lundi à Rue89 Strasbourg que le rassemblement prévu au centre administratif avait été déplacé place de la République, devant la préfecture du Bas-Rhin, afin de protester d’une manière générale contre les expulsions de squats et dénoncer la somme de 27 000 euros, que le tribunal a ordonné aux squatteuses de payer aux propriétaires de la maison de Cronenbourg.
Au centre, la conseillère régionale et municipale Hülliya Turan (PCF).
Les différentes composantes du Nouveau Front populaire strasbourgeois se sont retrouvées à la Maison des syndicats vendredi 7 septembre. Dans une réunion aux allures de meeting de campagne, chacun anticipe un retour aux urnes et s’y prépare.
« Comme le disait un homme chauve et pas très grand de taille, que faire ? » En reprenant les mots de Lénine – repris du révolutionnaire Nikolaï Tchernychevksi – l’adjointe communiste Hülliya Turan résume l’ambition de la soirée. Face à la nomination de Michel Barnier (Les Républicains) au poste de Premier ministre, le ralliement des LR et le soutien officieux de l’extrême droite à ce dernier, que peut bien faire la gauche strasbourgeoise ?
Pour répondre à cette question brûlante, un échantillon de la gauche strasbourgeoise s’est retrouvé pour une « assemblée générale de circonscription » à la Maison des syndicats, en soirée du vendredi 7 septembre. Entre constats amers et semi solutions, se dessine la volonté de faire perdurer l’esprit d’union du Nouveau Front populaire (NFP). Au moins jusqu’au prochaines législatives qui pourraient survenir dès juin.
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Dessin issu d’un tract de La Pigeonne.Photo : La Pigeonne
Le squat La Pigeonne appelle à manifester devant le centre administratif de Strasbourg, au parc de l’Étoile, mardi 10 septembre. Ses occupantes demandent à la municipalité un relogement digne pour quatre habitantes sans-papiers menacées de dormir à la rue.
La justice a ordonné l’expulsion sous quinze jours du squat La Pigeonne vendredi 30 août. Cette maison appartenant à la famille Helfrich, propriétaire de vignobles et de marques comme les crémants Arthur Metz, abrite des femmes et des personnes queer depuis 2020.
« Face à l’indifférence des institutions et aux manquements de la mairie », les occupantes des lieux appellent à se rassembler mardi 10 septembre dès 16h30 devant le centre administratif de la Ville de Strasbourg. Selon elles, la municipalité « s’était engagée à reloger les personnes », mais elle leur propose désormais simplement « d’appeler le 115 », le numéro pour solliciter un hébergement d’urgence. Ce dispositif est notoirement saturé et n’offre aucune solution à de nombreux sans-abris malgré leurs situations de vulnérabilité.
« Traduction : allez vivre dans la rue sans solution concrète, évacuez une maison d’un multipropriétaire qui va certainement rester vide après votre départ. C’est une honte », blâment les membres de La Pigeonne. Concrètement, elles demandent le relogement de quatre habitantes sans-papiers du squat pour lesquelles « la rue est une sentence de mort » rappellent-elles dans leur annonce de mobilisation.
Contactée, la Ville de Strasbourg a répondu après la parution de cet article et a annoncé la mise à disposition d’une petite maison dans le quartier de la Montagne Verte pour les quatre habitantes de la Pigeonne (voir article dédié).
En 2021, l’Eurométropole se réjouissait de mobiliser 100 millions d’euros dans le cadre du plan vélo 2021-2026.Photo : Steeven Pellan / Rue89 Strasbourg
En 2021, l’Eurométropole de Strasbourg a lancé un ambitieux plan vélo, 100 millions d’euros pour la période de 2020 à 2026. Trois ans plus tard, il est affiché à 65 millions d’euros seulement, selon la méthode de comptage. L’association Strasbourg à vélo y voit un double affichage.
« Les pistes cyclables se multiplient et le nombre de cyclistes aussi. L’Eurométropole consacre un budget de 100 millions d’euros sur le mandat pour faciliter ce mode de transport et sécuriser les cyclistes », a déclaré Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), lors d’une conférence de presse dédiée aux mobilités, vendredi 23 août. Le plan vélo 2021-2026 de la majorité est ambitieux puisque le budget a été multiplié par quatre par rapport à l’ancienne mandature. Mais trois ans après son lancement, l’association de défense des cyclistes Strasbourg à vélo estime que les aménagements prévus dans le mandat n’atteindront pas 100 millions d’euros.
Où est passé l’argent ?
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Les composantes du NFP au départ du cortègePhoto : Pierre France / Rue89 Strasbourg / cc
Des milliers de personnes ont manifesté au centre-ville de Strasbourg samedi 7 septembre pour protester contre la nomination d’un Premier ministre de droite par le président de la République. Dans le cortège, de nombreux militants de la France insoumise et d’organisations de jeunesse ont dénoncé le « coup de force » d’Emmanuel Macron.
4 000 personnes, est-ce désormais l’étiage habituel des manifestations strasbourgeoises ? Samedi 7 septembre, la manifestation pour protester contre la nomination de Michel Barnier comme Premier ministre était très importante pour Strasbourg, 3 000 personnes selon la police, plus de 5 000 d’après les organisateurs. La ville n’a pas la réputation de facilement lever le poing.
Mais la dynamique de gauche observable depuis plusieurs années à Strasbourg et alentours a peut-être changé le périmètre des mobilisations observables puisque ce résultat débouche d’un simple appel lancé au sortir de l’été par un Nouveau front populaire amputé d’une partie de ses composantes, sans même les syndicats.
Ou bien est-ce l’ampleur de l’indignation provoquée par Emmanuel Macron, qui a choisi un Premier ministre de droite alors que le Nouveau front populaire avait fait élire le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale au soir du second tour des élections législatives anticipées ?
La manifestation a rassemblé environ 4 000 personnes.Photo : Pierre France / Rue89 Strasbourg / cc
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Le festival Vert le futur proposera de multiples événements dans des villages proches de Strasbourg.Photo : Document remis
Né de la lutte contre l’autoroute du GCO, le festival Vert le futur proposera, du 10 au 20 septembre, des spectacles, des conférences, des débats et des concerts sur le thème de la défense du vivant et des futurs possibles à Kolbsheim, Hangenbieten et Strasbourg.
C’est la cinquième édition du festival Vert le futur né en septembre 2019 de la lutte contre l’autoroute du Grand contournement ouest. Une forêt centenaire et une zone humide avaient été bétonnées pour la construire à Kolbsheim. C’est dans cette commune, où une Zone à défendre (ZAD) avait été érigée, que se tiendront la majorité des événements pendant cinq jours étalés du 10 au 20 septembre. Une partie du festival se déroulera aussi à Hangenbieten et Strasbourg.
Concrètement, une quinzaine de spectacles, de conférences, de débats, de concerts, de spectacles, de projections de films, d’expositions et d’ateliers sont prévus. Vert le futur commencera le mardi 10 septembre à 20h à l’église de Kolbsheim avec la projection d’un documentaire sur la biodiversité de la cathédrale de Strasbourg, suivie d’un échange avec des membres de la Ligue pour la protection des oiseaux et le Groupement pour la protection des mammifères.
Bande annonce de Cathedrale Sauvage
Entrées à prix libre
L’épicentre du festival est le samedi 14 septembre, avec un pique-nique nature, une conférence-atelier sur le village idéal, la réalisation d’une fresque du climat, un conte et un spectacle sur les violences policières, Entre les deux il y a Gênes.
Bande annonce d’entre les deux, il y a Gênes.
La journée du dimanche 15 septembre est également très fournie puisqu’elle commence avec une « messe militante » (voir le portrait de la pasteure de Kolbsheim), un nouveau pique-nique nature suivi d’une balade le long de la Bruche, une lecture, un atelier et deux spectacles.
La soirée de clôture est programmée vendredi 20 septembre avec une conférence sur l’action non violente et un concert de musique de chambre.
« Aujourd’hui, le bitume a coulé, mais le festival Vert le futur souhaite perpétuer la mise en commun de nos espoirs, de nos initiatives et de nos actions pour transformer le monde avec nos leviers : l’imagination, la culture, l’art, la rencontre et la réflexion », résument les organisatrices.
Cette image de loup datée du printemps 2024 est issue d’un piège photographique placé dans les Hautes Vosges.Photo : Document remis / Observatoire des carnivores sauvages
Des loups sont repérés dans les Vosges depuis 2011. Mais ils ne parviennent pas à s’établir sous forme de meute malgré de vastes forêts et de nombreuses proies. Des scientifiques soupçonnent l’existence d’un braconnage.
« Nous n’avons jamais détecté avec certitude plus de quatre loups dans les Vosges et le Jura alsacien en même temps », explique Alain Laurent, président de l’Observatoire des carnivores sauvages (OCS). Composée de 106 bénévoles, c’est l’association qui réalise le suivi le plus intense du loup en Alsace et dans le massif vosgien. « Nous ne comprenons pas pourquoi cette espèce, pourtant très adaptable et opportuniste, ne s’installe pas depuis son retour en 2011. Elle y arrive dans les autres massifs montagneux français. Le secteur présente des forêts assez vastes… C’est une énigme », reconnait le naturaliste.
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Les cinémas Star ont décidé d’annuler le festival du film israélien Shalom Europa en raison de menaces proférées contre le personnel. Le festival avait déjà été reporté et son ampleur réduite.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les cinémas Star de Strasbourg indiquent annuler « la tenue du festival Shalom Europa qui devait se dérouler au cinéma Star du 8 au 10 septembre ». Le directeur des cinémas Star, Stéphane Libs, affirme à Rue89 Strasbourg avoir pris cette décision à cause de menaces proférées contre son personnel.
Il évoque par ailleurs un contexte de « pression relayée par le Comité Palestine-Unistras, AES-Alternative Étudiante Strasbourg, Marches Palestine 67, Jeune garde Strasbourg, le collectif Palestine 67 et le Collectif Judéo-Arabe et citoyen pour la Palestine » qui demandaient tous l’annulation du festival.
Le festival Shalom Europa se tient depuis 16 ans au cinéma Star. « La décision d’annuler a été prise pour ne pas ajouter de la violence au contexte sous tension et préserver les salariés et les publics », précise Stéphane Libs :
« Nous avons essayé de discuter avec certaines personnes qui appellent au boycott, par exemple en indiquant que des films projetés par le festival sont très critiques de la politique d’Israël mais il n’y a aucun dialogue possible. Au vu de l’ampleur que les appels prennent sur les réseaux sociaux, on se doit de protéger le personnel. On a reçu des appels téléphoniques depuis plusieurs jours avec des gens qui menaçaient de s’en prendre aux employés. »
Capture d’écran d’une publication de Palestine Unistras.
« A aucun moment nous appelons à une quelconque forme de violence ou de menace », déclare Inaya, du Comité Palestine Unistras à Rue89 Strasbourg :
« Notre ligne, ça a été le recours au boycott en proposant un mail type à envoyer au cinéma. Nous sommes tout à fait d’accord de souligner l’importance de l’art dans la critique politique. Mais ce n’est pas vrai de dire que ce festival est critique d’Israël. La plupart des films qui étaient programmés cette année sont des comédies. Le label “cinéma israélien” lui donne une dimension politique en lien avec l’État d’Israël. Certains acteurs soutiennent ouvertement Benyamin Netanyahou (premier ministre israélien, NDLR) ou l’armée israélienne. »
Accusés de « cautionner un génocide », dans les commentaires sous une publication du Comité Palestine Unistras « likée » plus de 1 500 fois, Stéphane Libs s’avoue dépassé par l’ampleur de la campagne sur les réseaux sociaux :
« Le festival avait déjà été reporté et on avait décidé de proposer une petite version avec seulement trois films familiaux sur trois jours. Nous étions bien conscients du contexte international et nous ne voulions pas faire de vagues. Donc quand des gens nous menacent de boycotter le cinéma, de venir pour nous “expliquer” ce qu’il se passe à Gaza, ou nous accusent d’être complices des massacres en Israël, ça va trop loin. »
Dans le communiqué, Stéphane Libs rappelle d’ailleurs que « les cinémas Star s’opposent au « génocide qualifié » à Gaza et appellent à la libération des otages retenus par le Hamas ». Il précise que les cinémas Star ont une tradition d’accueil de publics variés, qui permet de programmer « le festival du film palestinien et le festival du film israélien ».
Dans la soirée de vendredi, Shalom Europa a publié un communiqué rappelant que « le message « Israël, on ne peut pas vous l’expliquer, on peut vous le montrer » est celui que Shalom Europa cherche à transmettre depuis toujours. À travers ses programmations et ses débats, l’initiative vise à illustrer la richesse et la complexité d’Israël, en offrant une expérience immersive par le cinéma. »
Julien Rott (en bleu) est membre de l’équipe de France de para-football adapté.Photo : FFSA Bas-Rhin / Document remis
Les bénéficiaires et athlètes du sport adapté, pour les personnes en situation de handicap mental, peinent encore à trouver leur place. Selon les acteurs du sport adapté, une médiatisation accrue des disciplines pourrait permettre d’atteindre une reconnaissance du grand public.
La route vers une reconnaissance du sport adapté, pour les personnes en situation de handicap mental, semble encore longue. La liste des athlètes français qualifiés pour les Jeux paralympiques, du 28 août au 8 septembre à Paris, est famélique : Gloria Agblemagnon, Lucas Créange, Léa Ferney, Charles-Antoine Kouakou, Assya Maurin-Espiau et Soane Meissonnier. Ils ne seront que six à représenter la France, dont deux du Grand Est, lors de cet événement sportif mondial.
« C’est un vrai problème », reconnaît Myriam Sanna-Vivier, présidente du comité départemental sport adapté du Bas-Rhin. Aucun sport collectif n’est représenté. « Nous sommes quand-même déçus. On aurait davantage fait connaître le sport adapté en passant à la télévision dans le monde entier », assure Julien Rott, joueur alsacien de para-football adapté évoluant en équipe de France.
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Ce salopard de moustique tigre transmet les maladies viralesPhoto : Pixabay
De l’insecticide va être projeté à l’Est de Koenigshoffen à Strasbourg dans la nuit de vendredi 6 à samedi 7 septembre. L’objectif est de réduire la population de moustiques, suite à la détection d’une personne porteuse de la Dengue et vivant dans ce secteur.
Dans un communiqué, l’Agence régionale de santé (ARS) annonce qu’une opération de démoustication est programmée dans la nuit de vendredi 6 à samedi 7 septembre à Strasbourg, dans un secteur entre l’allée des Comtes et la M35 à Koenigshoffen.
L’ARS précise que « les enquêtes épidémiologique et entomologique menées par les autorités sanitaires ont conduit à l’identification d’une zone fréquentée par cette personne pendant la période de virémie (durée pendant laquelle le virus étant présent dans le sang, un moustique piquant cette personne peut ensuite en contaminer d’autres). »
Sauf en cas de pluie ou de vent, des agents vont asperger de l’insecticide dans le secteur et ses environs, entre 2h et 4h du matin, dans le but de réduire la population des moustiques tigre. Récemment implantés à Strasbourg, ces insectes peuvent transmettre les maladies arbovirales (dengue, zika et chikungunya).
Périmètre bouclé
Un périmètre de sécurité sera établi pendant l’opération et la demi-heure qui suivra, afin d’éviter l’exposition au produit des personnes passant par ce secteur. Quant aux habitants, ils sont priés de rester à l’intérieur des bâtiments, de fermer les fenêtres durant l’intervention, rincer le mobilier de jardin et de rentrer les gamelles des animaux.
C’est la deuxième opération du genre à Strasbourg en moins d’un mois. Une démoustication à l’insecticide à eu lieu dans la nuit de mardi 20 au mercredi 21 août, dans le secteur de la place des Halles à Strasbourg.
La dengue est une « maladie virale dont les symptômes les plus fréquents sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des éruptions cutanées » selon l’ARS qui indique que « la plupart des malades ont des symptômes légers et se rétablissent en une à deux semaines. Certains développent une dengue sévère et sont hospitalisés. »
L’Agoraé Gallia, une épicerie sociale pour étudiants.
L’Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg estime que le coût de la rentrée a progressé de plus de 3% pour les primo-étudiants à Strasbourg.
Chaque année depuis 19 ans, l’Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg (Afges) établit le coût de la rentrée étudiante à Strasbourg, en compilant une série de données, dont le coût du logement, les frais d’inscription, d’installation, etc. Et pour 2024, un « étudiant en première année de licence, décohabitant et non boursier, devra dépenser pour son premier mois à l’université 3 156,55€ », selon l’association étudiante. Ce montant, qui inclut un dépôt de garantie pour louer un appartement, est en hausse de 3,04% par rapport à l’année précédente.
L’Afges dénonce la fin du gel des droits d’inscriptions, qui sont en 2024 de 175€ pour la licence (+5€), 250€ en master (+7€) et 391€ en doctorat (+11€). L’association demande que l’État contribue plus aux budgets de fonctionnement des universités, afin que celles-ci ne répercutent pas la hausse de leurs frais généraux sur les frais d’inscription. Même chose pour la Contribution à la vie étudiante, une somme qui passe de 90€ à 103€ à la rentrée 2024.
Un loyer moyen de 561€
Selon l’Afges, l’accès au logement est l’un des premiers postes de dépenses des étudiants, qui doivent débourser un loyer moyen de 561€ en 2024. Un montant « ni abordable ni accessible pour tous » selon l’association.
L’Afges réclame donc, une nouvelle fois, l’extension de l’offre de logements du Centre régional des œuvres universitaires (Crous) et se déclare favorable à l’encadrement du prix des loyers. L’association réclame en outre que les tarifs sociaux des restaurants universitaires soient disponibles dans tous les sites de formation.
Le squat de La Pigeonne à Cronenbourg.Photo : Google Maps
Le tribunal de proximité de Strasbourg a ordonné l’expulsion de l’association des Cousines de l’Est de la maison de Cronenbourg qu’elles occupent depuis 2020. Elles ont quinze jours pour trouver des solutions d’hébergement.