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Face aux pollutions de Cyclamen, l’État sommé d’agir

Malgré des mises en demeures de l’État à l’encontre de la société de recyclage Cyclamen depuis 2023, les pollutions ont continué. Lundi 16 mars, le tribunal administratif de Strasbourg demande au préfet de la Moselle de réexaminer la possibilité d’infliger des sanctions à cette usine.

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Face aux pollutions de Cyclamen, l’État sommé d’agir

Des mises en demeure, un courrier du maire et puis, plus rien. Depuis l’été 2025, des riverains de Cyclamen, une usine de recyclage de métaux implantée dans le petit village d’Éguelshardt, dans le parc naturel régional des Vosges du nord, ont dénoncé les pollutions de l’usine. Sans effet. La même société avait déjà reçu une mise en demeure en 2023.

Des poussières blanches et grises continuent de se répandre dans l’environnement aux environs du site. Elles sont issues du processus industriel de Cyclamen et peuvent contenir du mercure, du plomb, du cadmium ou de l’arsenic, un composé particulièrement cancérogène. « Nous allons déménager. Nos enfants sont malades, on ne peut pas prendre le risque d’attendre que ça aille mieux », confiait, en octobre 2025, une mère de famille à Rue89 Strasbourg.

Une vue des poussières observées par les riverains de l’usine Cyclamen.

Une décision sur le fond attendue

L’affaire a finalement été portée devant la justice administrative. Comme le dévoilait Rue89 Strasbourg le 2 mars, une riveraine avait demandé au préfet de la Moselle de prendre des sanctions administratives contre la société. Deux semaines plus tard, lundi 16 mars, la décision tombe. « Le juge a estimé, au vu des non-conformités constatées, que le préfet devait réexaminer, dans un délai de deux mois, la possibilité d’infliger des sanctions administratives à la société », indique le tribunal administratif de Strasbourg dans un communiqué. 

S’agissant d’un recours en référé, cette décision du tribunal administratif sera revue au fond après l’instruction du dossier, fait savoir le tribunal administratif, qui indique un délais prévisible « au cours des prochains mois ». La préfecture mosellane a de son côté quinze jours pour faire appel de la décision de référé devant le Conseil d’État.


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