
C’en est fini de la concertation cauchemardesque des rythmes scolaires à Strasbourg. Le maire de Strasbourg a choisi d’enterrer le mercredi matin dès la rentrée de septembre 2019.
Dans un communiqué, la Ville de Strasbourg indique que Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, a adressé à la directrice académique des services de l’Education nationale une demande de réorganisation de la semaine scolaire, pour que ses services proposent désormais des cours en 4 journées de 6 heures, soit de 8h30-12h et 14h-16h30 les lundis, mardis, jeudis et vendredis pendant 36 semaines.
Les professeurs des écoles ne donneront donc plus de cours le mercredi matin dans les écoles de Strasbourg. Cette proposition du maire de Strasbourg doit encore être validée par la directrice académique mais il n’y a pas eu d’objection des services de l’Education nationale dans les autres communes revenues à la semaine de 4 jours.
Le communiqué précise que ce retour à la semaine de 4 jours dans les écoles de Strasbourg est une décision prise par le maire à la suite d’une concertation et d’un vote du conseil des écoles. L’histoire est un peu plus compliquée et les lecteurs de Rue89 Strasbourg s’en souviennent. La concertation de la Ville ne proposait pas les 4 jours, qui ne sont devenus une option qu’après le coup de force des syndicats d’enseignants, lesquels ont utilisé leur majorité statutaire au sein des conseils d’école pour la faire exister.

À l’école Saint-Jean, les petits vont devoir désormais rester en classe jusqu’à 16h30… (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Devant ce repli du maire de Strasbourg, des collectifs de parents ont essayé de se mettre sur pieds pour tenter de garder un étalement des cours sur cinq jours, comme le collectif « Pour des rythmes scolaires respectueux de tous nos enfants« , soutenu par la FCPE.
La coupure du mercredi ? Le bien être de certains parents.
Guy ROBILLART
Le bien être de l'enfant sera en effet plus grand s'il y a, par exemple, plus d'ATSEM en maternelle ou des effectifs moins chargés à l'élémentaire. Mais soyons réalistes, la tendance n'est pas à l'investissement !
Maintenant, lancez les vrais chantiers pour le "bien-être" des enfants et des élèves - il y a de quoi faire!
En réalité, il s'agit là plutôt du "bien être" des parents ou des enseignants.
Les enfants sont bien peu pris en compte dans ces choix, sinon il y aurait école le samedi, avec une coupure le mercredi.
La proposition de la ville avait au moins le mérite d'être créative et innovante.
Sur le samedi matin, je vous suis à 100%, comme beaucoup d'enseignants j'espère.
A noter néanmoins que le "bien être" des enfants ne dépend pas que des rythmes scolaires.
Et que la proposition de la ville était comme la loi Blanquer actuelle sur l'école : un machin mal écrit où on ne sait absolument pas ce qu'il pourrait devenir TRÈS concrètement.
Vivement des politiques sérieux(ses)!!!