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« Pour la mort annoncée de l’hôpital public » : initiée à Strasbourg, la minute de silence gagne toute la France
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« Pour la mort annoncée de l’hôpital public » : initiée à Strasbourg, la minute de silence gagne toute la France

par Guillaume Krempp.
Publié le 6 janvier 2022.
Imprimé le 05 octobre 2022 à 10:14
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La première minute de silence « pour la mort annoncée de l’hôpital public » a eu lieu à Strasbourg le 10 décembre 2021. Vendredi 7 janvier 2022, l’initiative sera suivie dans des hôpitaux de toute la France.

Rennes, La Rochelle, Lorient, Pau, Marseille, Paris, Colmar, Lille… Une quinzaine d’hôpitaux de toute la France observeront ce vendredi 7 janvier à 14 heures une minute de silence « pour la mort annoncée de l’hôpital public ». L’initiative est née à Strasbourg. Le 10 décembre 2021, sur Rue89 Strasbourg, des médecins strasbourgeois appelaient à participer à cette action pour mettre en lumière les difficultés inédites de l’hôpital public, liées à une « dégradation continue, au niveau du budget, des effectifs et des lits d’hospitalisation », comme l’expliquait le médecin des urgences du Nouvel Hôpital Civil, Sébastien Harscoat.

« Dire à la population que l’hôpital public se meurt »

Cette minute de silence a d’abord fait son chemin en Alsace. Les annonces du Premier ministre pour l’hôpital strasbourgeois n’ayant pas convaincu les soignants, un nouvel appel à rendre hommage à l’hôpital public mourant est lancé pour le vendredi 17 décembre. Cette fois, infirmières, médecins et aides-soignantes des hôpitaux de Colmar, Wissembourg et Haguenau répondent présents.

Les minutes de silence se suivent, et l’objectif reste le même. Comme l’explique un médecin de l’hôpital du Scorff à Lorient : « L’hôpital doit rester un service public et pas une entreprise marchande. Pourtant, on assiste, ici comme ailleurs, à une dégradation de la qualité des soins et à l’épuisement des personnels. Vendredi, ce moment de recueillement permettra de dire à la population que l’hôpital public se meurt… »

À l’approche de l’élection présidentielle, les soignants espèrent aussi que cette action permettra d’inscrire la défense de l’hôpital dans le débat public. Le médecin urgentiste Sébastien Harscoat résume l’idée de cet hommage : « Cela fait plusieurs années que nous dénonçons le manque de moyens que nous subissons, en vain. Alors on s’est dit qu’une minute de silence pourrait peut-être permettre de mieux nous faire entendre. »

L'AUTEUR
Guillaume Krempp
Guillaume Krempp
Journaliste, en recherche d'enquêtes et d'impacts

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