Le municipal-o-drome de mai : spécial européennes
Politique 

Le municipal-o-drome de mai : spécial européennes

Qui sera le nouveau maire de Strasbourg en mars 2020 ? Avec le municipal-o-drome, Rue89 Strasbourg vous propose de retrouver chaque mois le positionnement de chacune des listes et des candidats potentiels. Les élections européennes ont permis de conforter La République en Marche comme favori (du premier tour), et complexifié une partie de la course à droite et à gauche. Le mois de juin sera celui des rapprochements, ou des opportunités manquées.

 

Le municipal-o-drome est un outil imaginé par Rue89 Strasbourg qui vise à sortir de l’instantanéité des déclarations des prétendants. L’autre objectif est d’avoir l’ensemble du panorama électoral en un coup d’œil pour remettre chaque mouvement dans ce contexte plus global. Passer la ligne d’arrivée revient à être le candidat investi par sa formation.

Depuis janvier 2019, le positionnement de chaque candidat est décidé par les journalistes de la rédaction selon leur appréciation de la situation. Il dépend aussi de critères objectifs comme une déclaration publique ou non de candidature qui permet d’apparaître sur la pelouse, la concurrence au sein de son « écurie » ou la capacité des différentes équipes à mener une liste. S’être déclaré en premier confère aussi un avantage (provisoire) au sein de sa famille politique. L’ordre de placement de haut en bas ne répond pas à une logique particulière.

Le thermomètre des européennes

En mai, les élections européennes ont permis de donner la cote de sympathie des différentes « étiquettes » en lice et parfois disputées par plusieurs prétendants. Ce ne sont pas des scores que l’on retrouvera automatiquement un an plus tard, mais tout de même des indications du potentiel de chacun.

La principale leçon est le glissement de l’électorat de droite vers « La République En Marche » qui confirme ses bons scores de 2017, cette fois-ci dans une coalition avec le jeune mouvement de centre-droit Agir. Et comme l’ancienne maire et opposante Fabienne Keller, devenue eurodéputée, est l’une des fondatrices, cela va pousser à de nouvelles discussions, surtout qu’il existe des clivages sur comment gérer Strasbourg.

À gauche, l’enseignement est que le parti de tête change à chaque élection.
En 2014 le PS l’emportait à Strasbourg avec 10 point de plus que son score national (24% contre 14% ailleurs). En 2017, La France insoumise talonnait En Marche à la présidentielle (24,3% contre 27,75%), puis ratait de peu la qualification au second tour lors des législatives. En 2019 donc, c’est EELV qui s’impose comme la première force de gauche à Strasbourg, avec plus de 20%. Dans cette équation devrait s’ajouter Génération.s et les membres du Labo citoyen. Enfin on note l’abandon du projet de liste citoyenne Strasbourg Go, qui avait aussi placé les questions environnementales en tête de ses préoccupations.

Ainsi peu de mouvement ce mois-ci dû à la campagne. Les prochains mois devraient permettre aux petits chevaux de s’ajuster en fonction de ces scores, voire de décider de quelques investitures avant les vacances d’été.

Pour zoomer, il suffit de continuer à faire défiler son écran vers le bas.

Des pistes d’améliorations ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaires. Nous tenterons d’en tenir compte pour les prochaines éditions.

Jean-François Gérard, Geoffrey Brossard et Nina Courtois
Un outil créé à trois, dans l’ordre : un journaliste, un développeur web et une graphiste