Alors que les ouvriers de l’usine d’incinération du Rorschollen à Strasbourg se désespéraient hier de ne pas avoir de nouvelles de la préfecture, miracle, voici qu’elle a enfin publié un arrêté contraignant Sénerval, la société exploitante de l’usine, de réaliser des travaux de sécurité (voir ci-dessous).
Cet arrêté fait suite à la réunion du Coderst (Comité départemental sur l’environnement) du 7 mai, et qui a statué à la suite de différentes visites des services de l’État (Dreal, Inspection du travail…) dans les installations.
Dans ce texte, on comprend que l’État s’inquiète du fonctionnement des brûleurs d’appoint et de l’état des catalyseurs sur toutes les lignes de production et reconnaît que de nombreuses casses ont eu lieu en 2013, ce qui a perturbé le traitement des fumées. Et l’État ne laisse pas beaucoup de temps à Sénerval pour s’exécuter. Ainsi, le diagnostic sur les catalyseurs doit parvenir à l’administration au plus tard le 31 mai ! Pour un arrêté publié le 22, ça fait court.
« Nous lançons un appel à tous les citoyens européens pour crier notre révolte contre l’enlèvement dans leur école de 276 jeunes filles par un fou effrayant et grotesque qui « va les ramener à leur véritable fonction : servir, porter les enfants, se taire, obéir ». Il est important que ce mouvement d’indignation se tienne à Strasbourg, capitale européenne abritant le Parlement Européen, la Cour européenne des droits de l’Homme et le Conseil de l’Europe. »
Y aller
Rassemblement de soutien aux lycéennes nigérianes, vendredi 23 mai de 18h à 19h30, place Kléber à Strasbourg.
Stéphane vole, mais pas avec deux ailes, avec deux roues #goFigure (Photo JR / Rue89 Strasbourg)
VIDEO. Ce week-end, environ 25 000 jeunes plus ou moins barrés vont envahir le skatepark de la Rotonde et squatter les dancefloors à la Laiterie et ailleurs. Au programme : de la glisse, quel que soit le style, quel que soit l’engin utilisé, quelle que soit l’heure. Rencontre avec deux riders, deux cadors.
Les salariés entament leur 60e jour de grève… (Photo PF / Rue89 Strasbourg)
La CGT a extrait des données en provenance des capteurs installés dans l’usine d’incinération des déchets du Rohrschollen. Et selon le syndicat, ces mesures confirment qu’il y a bien eu des pollutions atmosphériques à de nombreuses reprises et que les rapports officiels ne contiennent pas tous les incidents.
Plusieurs monuments classés sont situés en périphérie de Strasbourg, en marge des circuits traditionnels. Rue89 Strasbourg vous propose une carte et deux balades pour prendre le temps de les découvrir.
La Cathédrale vous connaissez ? Ok, c’est la plus belle du monde, mais le patrimoine de Strasbourg ne se limite pas à la grande île et à la Neustadt. Une série de bâtiments anciens subsistent en périphérie de la ville, mais s’ils sont peu connus. Fabien Romary, président de l’association Archi-Strasbourg a une explication :
« Chaque quartier de la ville est un peu comme un village avec son centre, ses commerces et son patrimoine. Ses habitants peuvent connaître les lieux notables de leur quartier mais pas forcément plus, car ils ne se déplacent pas souvent ailleurs que dans leur coin. »
Une grande boucle culturelle en deux roues
Prenons par exemple la Cité-Jardin du Stockfeld. Y aller à vélo peut représenter déjà une belle balade urbaine si vous venez du centre ou des quartiers du nord et de l’ouest ou d’un autre lieu chargé d’histoire, le château de Pourtalès. La découverte de ces maisons aux toits particuliers autour de la place des Colombes est dépaysante… On se retrouve subitement dans un autre pays.
Sur le chemin, un passage en bord de quai amène droit au parc de la Citadelle. On y trouve des vestiges de l’ancienne forteresse imaginée par Vauban, et l’endroit est notamment prisé par les étudiants de l’Esplanade. Partiellement détruite par les Allemands lors d’un siège de Strasbourg au XIXe siècle, la citadelle présente néanmoins les fameuses pointes caractéristiques de l’architecte de Louis XIV. Pas besoin d’aller jusqu’à Neuf-Brisach !
Près de la Citadelle, on peut aller voir le fameux bâtiment de la Faculté de droit, sorti de terre dans les années 1960 sur d’anciens terrains militaires. Le bâtiment a symbolisé à lui seul le campus universitaire pendant de nombreuses années, il est facilement identifiable avec sa façade colorée et sa forme courbée.
Un silo démoli car son classement est arrivé trop tard
Pour les amoureux de l’ère industrielle, un crochet s’impose. On pourra aller du côté du Port du Rhin, rue de la Minoterie, là où se trouvait jadis un silo à céréales en béton armé. Classé aux monuments historiques après que le permis de démolir ait été émis, il fut entièrement détruit en 1996. Mais d’autres ont subsisté à côté.
Puis, près du stade de la Meinau, on repère facilement un poste d’aiguillage du réseau ferroviaire d’Alsace-Lorraine, reconnaissable notamment par sa tourelle en pierre, construit au en 1905 mais en s’inspirant des architectures de la Renaissance.
L’autre témoignage industriel à voir est l’ancienne usine Junkers, située dans la Plaine des bouchers. Cet important site industriel automobile, construit au début du XXe siècle, sera utilisé dès le début de la Seconde Guerre mondiale par le constructeur aéronautique allemand pour les avions du IIIe Reich. Il reste d’imposants hangars où se déroulent désormais de mémorables soirées festives…
La villa Schranz, construite dans les années 1930 pour un particulier, est à quelques arrêts de bus de cette usine, non loin du très bucolique Rhin Tortu. Ses abords résidentiels, très calmes, donnent un peu l’impression de se trouver dans une commune péri-urbaine.
La propriété Schranz se trouve non loin du Rhin Tortu. (Photo RDS / Rue89 Strasbourg)
Une fois tous ces lieux découverts, on peut faire cap plein ouest, pour notamment voir le Musée vodou de Strasbourg, abrité dans un remarquable château d’eau du XIXe siècle. Selon Fabien Romary, il s’agit d’un bon exemple de patrimoine réhabilité :
« L’implantation d’équipements publics comme des médiathèques ou des musées, est un excellent moyen d’attirer un public large, venu d’autres quartiers. Dans le cas du Musée vodou, on peut même imaginer que cela attirera à terme des touristes. »
Le Musée vodou de Strasbourg est situé dans un château d’eau classé aux monuments historiques. (Photo RDS / Rue89 Strasbourg)
« Picorer » en transports en commun
La même balade prend bien plus de temps en transport en commun. La ligne 24 est le meilleur moyen de rallier rapidement la cité-jardin depuis le Neudorf. Cette ligne passe même devant la maison Bowe, une imposante maison aux influences anglo-saxonnes de la route du Polygone. Depuis le Stockfeld, on peut alors prendre la ligne 40 pour rejoindre la propriété Schranz ou l’usine Junkers.
Plus au nord, ce sera surtout la ligne 15 qui sera d’un grand secours pour rejoindre le château de Pourtalès, bien qu’il faille marcher un peu pour l’atteindre. De là, on peut se rendre directement à Koenigshoffen en prenant la ligne 6, puis la ligne 4.
Un vrai vivier de patrimoine classé se trouve en effet rue de la Tour. On y croise le cimetière juif de Koenigshoffen, où reposent bon nombre de grands noms strasbourgeois du XIXe siècle. Plus loin se trouvent le presbytère et l’église protestants Saint-Paul, construits en briques apparentes.
Encore un peu plus loin dans la rue, il y a enfin le « Breuscheckschlössel », nom donné à cette ancienne tour de guet du XIVe siècle, qui clôt en beauté les monuments classés de Koenigshoffen.
Parcourir la ville en bus peut s’avérer une aventure en soi… Aussi, Fabien Romary conseille plutôt de « picorer » :
« Les parcours sont effectivement une bonne entrée en matière pour découvrir un patrimoine, mais je pense que pour beaucoup de gens il vaut mieux l’aborder par quartier. De plus, il n’y a pas que les édifices classés qui font le patrimoine, et nous essayons avec le site de valoriser autant les monuments classés que ceux moins connus. »
La campagne des Jeunes Européens en Isère, voter, c’est sexy.
Seulement 30% des jeunes entre 18 et 30 ans selon un sondage d’Eurobaromètre sont certains d’aller voter dimanche ! Pas tellement par euroscepticisme, c’est juste qu’ils s’en foutent. Pourtant, les jeunes sont choyés par l’Europe, qui leur dédie une part importante de son budget dans la formation et les programmes d’accompagnement. Du coup, de nombreuses campagnes publicitaires ont été lancées pour les faire changer d’avis, avec plus ou moins de bonheur.
87% de la population en Croatie est catholique. Comme en Pologne, la religion a joué un rôle important dans l’opposition au communisme d’État en Yougoslavie. (Photo BC / Bulli Tour Europa)
On avait laissé le Bulli sur les plages italiennes, on le retrouve sous les eaux aux portes des Balkans. Et d’y découvrir les tensions ethniques encore bien présentes.
Réalisateur de films documentaires, journaliste rapporteur d’images. Éditeur à ses heures. (Cette photo a 10 ans, c’est dingue comme le temps passe vite)
La 3è édition de la Zone, du 23 au 25 mai dans l’ancien Palais de la Bière à Strasbourg (Doc. remis)
L’association strasbourgeoise Genau investit un nouveau lieu pour la troisième édition de La Zone, grand événement éphémère de création et d’échanges artistiques. En 2012 et 2013, la Tour Seegmuller avait offert son cadre industriel. Du 23 au 25 mai, La Zone s’installera dans les murs de l’ancien Palais de la Bière, place Kléber. (suite…)
Le Recteur de l’académie de Strasbourg Jacques-Pierre Gougeon (Photo Académie de Strasbourg)
Les habitudes du nouveau Recteur de l’académie de Strasbourg, Jacques-Pierre Gougeon, choquent les fonctionnaires de l’académie. Un pamphlet circule, décrivant le représentant du ministre de l’Éducation en Alsace en monarque absolu. Une première dans cet univers feutré et d’habitude loyal.
Affiche électro dansante vendredi à la Laiterie. Outre le franco-israélien ancré à Londres Son of Kick, les Strasbourgeois de Kings Love Jacks assureront la première partie avec leur usine sonore à l’efficacité redoutable. (suite…)
Hervé Béjeot, Hervé Bub et Jacques Gratecos les trois présidents d’associations avec Jean-Daniel Braun / Photo EJ Rue89 Strasbourg
Trois associations de la Robertsau, l’ADIR, les pêcheurs (CMR67) et les naturistes (ANSAB) déposent samedi des recours au tribunal administratif contre le PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) avec des motivations différentes, mais un seul but : empêcher son application.
La marche pour la liberté partira de Strasbourg le 20 mai pour rejoindre Bruxelles le 10 juin. (doc remis/ATMF/cc)
Dimanche 18 mai, 150 migrants et militants se réuniront à Strasbourg. Puis, pendant trois jours, des animations et des actions auront lieu à Strasbourg pour alerter sur le sort des migrants dans l’Union Européenne. Le groupe prendra ensuite la route du 20 mai au 10 juin pour rejoindre le parlement de Bruxelles. Voici le détail de ces manifestations.
Le collectif stop TAFTA Strasbourg se mobilise samedi 17 mai contre le marché transatlantique. (doc remis)
Samedi 17 mai, les opposants au traité transatlantique sur la planète ont décidé de le faire savoir. À Strasbourg, le collectif STOP TAFTAlocal lance un appel au rassemblement sur la place du château à 14h30. Ses membres luttent contre la mise en place du traité transatlantique, ou TAFTA, qui est en négociation entre les États-Unis et la France. L’accord commercial est prévu pour 2015.
Le collectif dénonce les possibilités qu’auront, à la suite de la signature du traité, certaines multinationales de poursuivre en justice l’État ou bien les collectivités pour concurrence déloyale. Lisa Chevallier, une des organisatrices de la manifestation précise :
« Si une multinationale estime qu’elle a un manque à gagner en France sur une de ces activités, elle pourra réaliser un procès à l’État. Donc, si Monsanto, entreprise qui produit des organismes génétiquement modifiés, estime que les lois françaises contre les OGM nuisent à son commerce, il pourra demander à notre pays une indemnité égale aux profits espérés ou bien de changer sa législation. Le traité transatlantique aura donc un impact considérable sur nos normes économique, environnementales, médicales… »
Le rassemblement sera festif, avec de la musique et des animations. La centaine de personnes prévue devrait ensuite rejoindre le siège de la Communauté Urbaine de Strasbourg. Le collectif remettra alors une lettre à son président, Robert Herrmann, lui demandant de déclarer Strasbourg zone hors TAFTA.
Y aller
Mobilisation contre le traité transatlantique à 14h30, place du Château à Strasbourg. La manifestation rejoindra ensuite la place de l’Étoile en passant par la rue des Bains aux Roses, le quai des Bateliers et la rue de la Première Armée.
La seconde marche pour la culture est organisée à Strasbourg le samedi 17 mai. (doc remis)
Les professionnels du spectacle vivant et de l’audiovisuel d’Alsace marcheront une nouvelle fois samedi 17 mai pour la culture. Ils s’étaient déjà mobilisés, comme dans d’autres villes de France, le 12 mars. C’est la troisième marche pour la culture organisée en France. Les syndicats se rassembleront place de la République à 10h30, avant de partir à 11h, place Broglie, pour défiler dans les rues de Strasbourg (voir carte ci-dessous).
Les organisations du secteur culturel ont mis en place le mouvement « Je marche pour la culture » pour revaloriser la place de la culture, de l’art et de la communication en France. Ils pointent « la baisse des budgets culturels qui mettent à mal la liberté de création ». Une pétition a été mise en place pour alerter les pouvoirs publics.
En 2014, le budget du ministère de la culture a baissé de 2,3% et de 4,3% en 2013. Différents métiers de la culture sont ainsi touchés par les mesures d’austérité prévues par le gouvernement, les intermittents du spectacle en premier lieu. À la suite des négociations sur l’assurance-chômage, ils devront attendre plus longtemps leurs allocations. Les cotisations sur leur salaire ont également été augmentées de 3%.
Les organisations du secteur culturel redoutent également le nouveau projet de loi de décentralisation culturelle. Il devrait revoir les compétences des collectivités territoriales en matière de culture, au risque de faire disparaitre les directions régionales des affaires culturelles (DRAC).
Cette journée de mobilisation se clôturera par un pique-nique place de la République.
La parcours de la marche
Y Aller
Marche pour la culture le samedi 17 mai, rassemblement à 10h30, place de la République à Strasbourg. Départ de la marche à 11h, place Broglie. Retour place de la République pour un pique-nique.