
En 2014 et 2015, huit créations à l’Opéra du Rhin


Le vernissage des Ateliers Ouverts aura bien lieu


Les Bastions, quartier général des Ateliers Ouverts, ont bien failli rester fermés cette année. L’association qui porte ces deux week-ends (17-18 et 24-25 mai) où des dizaines d’artistes exposent leurs créations, Accélérateur de Particules, ne trouvait pas les moyens financiers pour permettre l’organisation de la soirée de vernissage du vendredi soir. Les Ateliers Ouverts 2015 sont même remis en question.
Accélérateur de Particules avait alerté la Ville, qui contribue déjà à hauteur de 12 000€ au budget de l’association, mais la municipalité, occupée à se renouveler, a mis du temps à répondre. Et miracle jeudi : Alain Fontanel, tout nouvel adjoint au maire en charge de la culture, a confirmé aux organisateurs qu’ils bénéficieront d’une subvention supplémentaire de 3 500€ pour permettre au vernissage d’avoir lieu.
L’édition 2014 des Ateliers Ouverts ne sera donc pas amputée de sa sympathique soirée de lancement, qui accueille chaque année aux Bastions plus de 2 500 personnes. Pour autant, tout sera remis sur la table entre Accélérateurs de Particules et Alain Fontanel pour les prochaines éditions des Ateliers Ouverts. Le succès des week-ends 2014 servira donc d’étalon.
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La Fanfare en Pétard et Asian Dub Foundation en concert gratuit vendredi


Vendredi 9 mai, la fête de l’Europe prendra des airs de fête de la musique à Strasbourg. À cette occasion, la place Kléber accueillera deux concerts gratuits avec les Strasbourgeois de la Fanfare en Pétard et les Anglais d’Asian Dub Foundation. (suite…)
Rythmes scolaires : la Ville parvient à déminer le dossier


À la rentrée, les bambins auront une heure et demie d’activités pédagogiques une fois par semaine et termineront tous l’école à 15h45. C’est le nouveau dispositif des rythmes scolaires de la ville de Strasbourg. Et surprise, il a été plutôt bien accueilli par les enseignants et les parents d’élèves, après des mois de controverses et d’échanges tendus.
L’Europe et la Région d’accord pour protéger le Grand hamster


La Région Alsace et l’Union européenne ont enfin trouvé un terrain d’entente pour « sauver » le Grand hamster d’Alsace. Jusqu’ici, quand la France et l’Europe parlaient du Grand hamster, c’était devant les tribunaux internationaux… Il y a donc du progrès.
Dans le cadre d’un projet LIFE, un programme européen dédié à la préservation de l’environnement, la Région Alsace va coordonner 32 actions visant à préserver et améliorer l’habitat du Cricetus cricetus, ce rongeur des plaines européennes et devenu mascotte emblématique de la région. Ce programme, appelé Alister (pour Alsace Life Hamster), est doté d’une enveloppe de 3 millions d’euros sur cinq ans (2013-2018), cofinancée à 50% par l’UE, 25% par l’État et le reste en autofinancement par les partenaires.
Il faut dire qu’il y a urgence, le terrain de jeu du grand hamster, c’est la plaine d’Alsace, morcelée par l’étalement urbain, l’agriculture du maïs, les autoroutes actuelles et à venir, comme le GCO. En 1972, le rongeur aux oreilles rondes était détecté dans 329 communes alsaciennes, il n’a plus été vu que dans 14 en 2013, principalement au sud-ouest de Strasbourg. On estime entre 500 et 1 000 le nombre de mammifères vivants. L’espèce est considérée comme menacée par l’UE mais pour certains, elle est déjà éteinte (voir la tribune de Jean-Claude Genot : « il ne faut pas sauver le Grand hamster d’Alsace »).
Voir les acteurs de LIFE Alister expliquer le programme
Pour d’autres en revanche, il est important de préserver le Grand hamster car il s’agit d’une « espèce parapluie ». Autrement dit, c’est un révélateur de la bonne santé de notre biodiversité. Protéger le rongeur, c’est protéger tous les autres mammifères en somme.
LIFE Alister doit en priorité lutter contre « la dégradation de la qualité de l’habitat » du Grand hamster, lutter contre son morcellement en installant des passerelles souterraines et améliorer l’image de la bestiole, perçue comme nuisible. Les Alsaciens se souviennent d’un temps où des campagnes d’éradication du hamster étaient menées dans les champs… LIFE Alister va s’attacher à expliquer que cette époque est révolue. Bon.
Outre la Région Alsace, la chambre d’agriculture du Bas-Rhin, le Gepma, le CNRS, l’office national des forêts et un cabinet d’études, Actéon, font partie des partenaires de LIFE Alister.
Aller plus loin
Sur grand-hamster-alsace.eu : le site de LIFE Alister
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur le Grand hamster d’Alsace
Neuhof : la fin de Sacso, qui faisait se rencontrer les gens


Faute de financement, l’association Sacso, qui œuvrait dans la promotion de la santé au Neuhof, s’arrête. Ses membres et ses sympathisants marchent du local rue du Neuhof vers la préfecture ce mercredi en signe de protestation.
Au TNS, la geste de Perceval joliment rénovée


Tenter d’éloigner un enfant des affres du monde n’est pas chose aisée, qui plus est lorsque l’enfant qu’on tente de protéger porte en lui quelque chose de chevaleresque. Personnage central des récits de Chrétien de Troyes, le Théâtre National de Strasbourg, jusqu’au 23 mai, rend hommage à la splendeur d’une aventure qui traverse sereinement les siècles avec une mise en scène et une écriture fine et contemporaine. Un régal. (suite…)
[Direct] Doctor Atomic à l’Opéra du Rhin
![[Direct] Doctor Atomic à l’Opéra du Rhin](https://www.rue89strasbourg.com/wp-content/uploads/2014/05/dr_atomic_onr_photo_a_kaiser_dsc4660.jpg)

Grâce à CultureBox, suivez ce mardi à 20h l’opéra Doctor Atomic en direct et en vidéo sur Rue89 Strasbourg.
Étudiants étrangers : l’État subitement inflexible


Chaque année, la « cellule de veille » autour des étudiants étrangers, composée des syndicats de l’Université de Strasbourg, d’associations d’étudiants et d’un représentant de la présidence, a un petit rendez-vous à la préfecture du Bas-Rhin dans le but de déminer des dossiers d’étudiants en passe d’être expulsés du territoire pour de bêtes histoires de papiers mal tamponnés.
L’an dernier, cette réunion avait permis de régulariser la situation de cinq étudiants étrangers, dont le statut administratif ou les papiers ne permettaient pas leur maintien en France. Mais cette année, changement de discours : tout le monde dehors. Pascal Maillard, secrétaire académique du Snesup, un syndicat d’enseignants-chercheurs, résume la rencontre avec le secrétaire général de la préfecture :
« On a eu droit à un discours particulièrement rigide. Tout s’est déroulé comme si des consignes beaucoup plus strictes avaient été données aux préfets quant aux situations des étrangers résidents en France. On a eu l’impression qu’il n’y avait aucune marge de négociation et que les principes sur lesquels nous étions tombés d’accord avec la préfecture à la suite de longues négociations ont volés en éclats. »
Des principes acquis de haute lutte envolés
Après un bras de fer en mars 2012 entre l’Université de Strasbourg et les services de l’État, ces derniers avaient plus ou moins accepté trois principes dans la gestion des situations administratives des étudiants étrangers à Strasbourg : tenir compte du parcours scolaire, ne pas interrompre un cursus entamé et respecter le droit au redoublement. Fort de ces considérations, les représentants de la « cellule de veille » ont présenté au secrétaire général de la préfecture cinq dossiers d’étudiants scolarisés, dont les résultats sont corrects : deux jeunes d’Algérie, une de Serbie et deux de Turquie.
Trois d’entre eux font l’objet d’une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF) et les visas des deux autres expirent en septembre. Parmi ces derniers, l’un doit continuer ses études, l’autre aimerait pouvoir faire son stage de fin d’études en France. La présidence de l’Université a apporté son soutien écrit à deux étudiants. Pour Pascal Maillard, ces dossiers sont « bétons » :
« Les cas de ces cinq étudiants rentrent dans les critères de résolution dans le cadre du pouvoir discrétionnaire du Préfet. On aurait pu comprendre que la préfecture se montre inflexible sur un ou deux cas, mais là on passe de cinq dossiers acceptés en 2012, refusés en 2013 alors qu’ils sont similaires. On est de nouveau dans l’arbitraire, ce qui est inacceptable, surtout quand on connait les difficultés insurmontables auxquelles font face les étudiants étrangers dans leur pays d’origine lorsqu’ils veulent étudier en France. »
Car un « filtre » est effectué par les consulats français dans les pays d’Afrique, d’Europe de l’est et d’Asie où des visas sont nécessaires pour venir étudier en France. L’Université de Strasbourg se singularise par son refus d’adhérer à Campus France, un organisme qui sous-traite la gestion des dossiers des étudiants pour la vaste majorité des universités françaises.
Une bataille d’influence à l’international
L’UdS tient à garder la maîtrise du recrutement de ses étudiants étrangers, dont dépend son rayonnement international. Sur 43 000 étudiants à Strasbourg, 19,8% sont étrangers en 2013 (32% UE, 8% Europe hors-UE, 29% Afrique, 23% Asie) et cette proportion monte à 47% en doctorat.
Pour Sandra Boehringer, maîtresse de conférence en Histoire, on assiste là à une guerre d’influence entre l’État français et l’Université de Strasbourg :
« L’Université va recruter ses étudiants sur des critères académiques, des performances, des projets d’études… Les consulats font une autre sélection. On s’aperçoit qu’ils ont tendance à privilégier les élèves qui ont suivi les cursus des écoles françaises à l’étranger, c’est à dire les fils et filles des bonnes familles plus ou moins proches des pouvoirs locaux, et qui ont pu payer ces études à leurs enfants… Donc au final, qui décide de qui a le droit de venir étudier en France ? »
De son côté, la préfecture du Bas-Rhin a refusé de répondre à nos questions, étant entrée en période de « réserve électorale ». Elle indique cependant que les dossiers des étudiants sont « toujours en cours d’instruction ».
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur les étudiants étrangers
Sur Rue89 Strasbourg : Strasbourg aime ses étudiants étrangers, la préfecture un peu moins (mars 2012)
Européennes : posez vos questions aux candidats


En partenariat avec le site « Questionnez vos candidats », Rue89 Strasbourg vous propose de vous impliquer directement dans la campagne des élections européennes. TAFTA, PAC, ACTA… Demandez aux candidats de se positionner sur les débats qui secouent l’Europe et leurs réponses seront publiées ici.
Européennes : faites connaissance avec vos candidats

Dans l’Est de la France, les quelque 5,3 millions d’électeurs auront le choix entre… 23 listes pour les élections européennes du 25 mai, soit 414 candidats. Bon, on a fait le tri pour vous et on vous propose de découvrir les 3 premiers de chaque liste. Les cinq régions de l’Est doivent envoyer 9 eurodéputés au Parlement européen.
Européennes : comment faire campagne quand tout le monde s’en fout


Les sondages prédisent une abstention record aux élections européennes. Dans les états-majors de campagne, militants et candidats s’arrachent les cheveux pour faire exister le débat européen, une vision à 10-15 ans de l’Europe quand la France sort des élections municipales, est à moitié en vacances ou concernée par des problèmes bien plus urgents. Plongée au sein de la campagne impossible.
Six conseils pour vos premières courses de Strasbourg


Dimanche 18 mai, environ 10 000 Strasbourgeois vont avoir une soudaine envie de courir sur 5, 10 ou 21 km de macadam. Vous avez envie d’être l’un d’eux cette année ? Alors voici quelques conseils pour éviter de terminer comme invité dans la tente de la Croix Rouge. (suite…)
Sexuées et animales, les « femmes fatales » de Tomi Ungerer


Présenter Tomi Ungerer n’est pas chose facile, présenter son œuvre l’est encore moins. Un étonnant registre thématique, une variété stylistique et une dynamique de la métamorphose sont les éléments qui caractérisent l’œuvre de cet auteur-illustrateur.
Une lueur d’espoir pour Pinar Selek lors de son 8e procès en Turquie


Les juges turcs se sont penchés sur le cas de Pinar Selek une huitième fois mercredi 30 avril à Ankara. Condamnée à la prison à perpétuité pour terrorisme en janvier 2013, la sociologue en exil à Strasbourg attend la décision finale de la Cour de cassation turque le 11 juin. Plongée depuis 16 ans dans une incertitude juridique, Pinar Selek pense que pour la première fois, les juges ont écouté ses arguments.
Piéton percuté par un TGV : jusqu’à 3h de retard en gare de Strasbourg


À 7h10, ce matin, un piéton a été mortellement percuté par un train à hauteur de Puisieulx, près de la gare de Champagne-Ardenne TGV (Marne). Parti de la gare de Bar-le-Duc à 6h13, le TGV devait rejoindre la gare de Paris Est à 8h01. Le train est reparti à 10h, à vitesse réduite, avec un retard de 3h15.
La gare de Strasbourg n’a pas été épargnée par cet incident. Une dizaine de TGV avait un retard allant de 5 minutes à 3 heures. Selon Vincent Burgun, chargé de communication de la SNCF à Strasbourg : « Il pourra persister des retards résiduels jusqu’à la mi-journée ». À 10h10, tous les trains immobilisés sur les voies sont repartis, à vitesse réduite.
Aller plus loin
Infolignes, le site des incidents de la SNCF
