Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Dans toute la ville, Central Vapeur chauffe l’illustration

Dans toute la ville, Central Vapeur chauffe l’illustration
Central Vapeur en 2012, le rendez-vous d'artistes rares et d'éditions discrètes (Photo Mathieu Boisadan / Central Vapeur)
Central Vapeur en 2012, le rendez-vous d’artistes rares et d’éditions discrètes (Photo Mathieu Boisadan / Central Vapeur)

Le festival d’illustration Central Vapeur se déroule du 5 au 15 décembre dans une dizaine de lieux à travers Strasbourg. Plusieurs expositions bien sûr, mais aussi des « batailles de dessins » au cinéma, des rencontres et même des concerts. Dans ce festival en ébullition, pas question de rangées d’auteurs en séance dédicace et c’est tant mieux.

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Jean-Luc Schaffhauser, bien dans la ligne Bleu Marine

Jean-Luc Schaffhauser, bien dans la ligne Bleu Marine
Jean-Luc Schaffhauser, entouré par ses colistiers Julia Abraham (FN) et Patrick Beaufrère (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Jean-Luc Schaffhauser, entouré par ses colistiers Julia Abraham (FN) et Patrick Beaufrère (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

Jean-Luc Schaffhauser a présenté les orientations de la liste Rassemblement Bleu Marine, soutenue par le Front National, ce mercredi matin. Bien plus recentré qu’André Kornmann, Jean-Luc Schaffhauser veut baisser les impôts locaux de 10% tout en protégeant les personnes vulnérables, en privilégiant bien sûr celles qui « sont en France depuis longtemps ».

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Vendredi à la Laiterie, Anna Calvi, ce diamant brut

Vendredi à la Laiterie, Anna Calvi, ce diamant brut
Anna Calvi (Man Alive / FlickR / cc)
Anna Calvi (Man Alive / FlickR / cc)

Dans la lignée de Patti Smith, PJ Harvey et autre Cat Power, Anna Calvi s’impose doucement mais sûrement comme une des meilleures rockeuses de sa génération. La Britannique sera en concert vendredi 6 décembre à La Laiterie. (suite…)

Le club de la Concorde, victime du nouveau Parc des expositions

Le club de la Concorde, victime du nouveau Parc des expositions
Le centre de La Concorde à la Robertsau (Photo EJ)
Le centre de La Concorde à la Robertsau (Photo EJ)

L’extension de La Concorde, un club de gymnastique à la Robertsau, est compromise à cause… du Parc des expositions. Par un effet de dominos, les terrains disponibles ont été réservés pour agrandir l’Ill Tennis Club afin d’accueillir le SUC et une base technique du service des sports.

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Le Bioscope deviendra le Parc du Petit Prince

Le Bioscope deviendra le Parc du Petit Prince

A LIRE SUR

PARK WORLD ONLINE

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#bioscope

Mon Prochain Job, un service web pour postuler au bon moment

Mon Prochain Job, un service web pour postuler au bon moment
Le tableau de bord regroupe la liste des démarches effectuée par le candidat (capture d'écran)
Le tableau de bord regroupe la liste des démarches effectuée par le candidat (capture d’écran)

Grégory Massa, entrepreneur installé à La Plage Digitale, à côté des locaux de Rue89 Strasbourg, lance aujourd’hui MonProchainJob.com. Il s’agit d’un service d’accompagnement pour trouver un emploi. Mais attention, terminées les petites annonces. Sur MonProchainJob, l’internaute est actif, et c’est quasiment à lui de créer son emploi. Tout l’art consiste à arriver au bon moment, à se proposer avec les bonnes compétences lorsqu’une entreprise va avoir besoin d’embaucher.

Et c’est là que MonProchainJob apporte le service idoine : le site web permet de cibler des entreprises, et de se tenir au courant de leur actualité économique (nouvel investissement, nouveaux marchés, extensions, etc). Tout est rassemblé dans une « timeline » comme sur Facebook, ce qui permet à l’internaute de se positionner de manière bien plus efficace, selon Grégory Massa, qu’envoyer un énième CV à la suite de la publication d’une annonce.

MonProchainJob est en version « beta ». Le service, encore gratuit pour quelques semaines, se déploie d’abord sur l’Alsace, puis la rive droite du Rhin et les régions voisines. L’accès aux fonctionnalités de repérage des entreprises et de gestion des démarches restera gratuit. Pour accéder aux informations, il faudra s’acquitter d’un abonnement de 15,90€ pour 15 jours ou de 24,90€ pour un mois.

Aller plus loin

Mon Prochain Job sur le web, sur Twitter et sur Facebook.

Des groupes de musique alsaciens se rassemblent pour dépasser les Vosges

Des groupes de musique alsaciens se rassemblent pour dépasser les Vosges
Mony and the Hatmen
Le groupe strasbourgeois Mony and the Hatmen (Doc. remis)

La Fédération Hiéro Colmar, Artenréel #1 et Hiéro Strasbourg mettent leurs moyens en commun pour créer Satori, une nouvelle organisation pour vendre les groupes de musique alsaciens au-delà de leur aire d’influence locale. Six formations alsaciennes prennent part à ce projet ambitieux mais nécessaire. De leur côté, les labels alsaciens se regroupent au sein d’une fédération. (suite…)

#artenréel#fédélab

Hollister : l’envers du décor californien

Hollister : l’envers du décor californien
Sur les affiches, des abdos bronzés et des cheveux gorgés de soleil... (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Sur les affiches, des abdos bronzés et des cheveux gorgés de soleil… Photo : PF / Rue89 Strasbourg / cc

Musique à fond, strict dress code, management omniprésent, atteintes aux libertés personnelles… Derrière les sourires des accortes vendeurs d’Hollister, la réalité des conditions de travail est bien moins flatteuse.

« Welcome to the pier ! » Cette phrase, Céline* la répète des centaines de fois pendant son « shift ». Comme Céline est jolie, elle a été recrutée comme « model » et placée à l’entrée du magasin, situé au centre commercial Rivétoile à Strasbourg. Inconvénient, elle doit dire et redire cette « tagline » à chaque fois qu’un client entre dans le magasin.

« Bienvenue au ponton » en français, car Hollister c’est la marque « cool » du groupe américain Abercrombie & Fitch, qui s’inspire de la mode décontractée en vogue dans le sud de la Californie. Entrer dans le magasin, c’est un peu mettre un pied dans le Pacifique, avant de mouiller sa planche de surf. Du coup, le groupe ne recule devant rien pour tenter de rapprocher Strasbourg de la Californie : grands écrans inondés de vagues et de jeunes gens dénudés, parfums censés rappeler la plage, spots intenses pour évoquer les rayons de soleil, etc.

Mais ces efforts ne concernent pas que le décor. Le personnel est prié de s’y plier aussi. Des « directives relatives aux looks des employés » sont annexées au règlement intérieur (voir ci-dessous) et elles sont extrêmement restrictives, à tel point qu’elles ont interpellé les services de l’inspection du travail partout en France, dont Strasbourg. Des enquêtes sont en cours et pourraient conduire à plusieurs procès devant les juridictions prud’homales.

Tout le monde en tongs

Ainsi, pour les hommes, « les pattes doivent être rasées de façon à ne pas dépasser le milieu de l’oreille » et aucune pilosité faciale n’est autorisée, pas de bouc, barbe ni même une moustache. Pour les filles, seules les couleurs naturelles sont autorisées pour le maquillage et elles doivent travailler en tongs. Et évidemment, tout le monde doit porter les vêtements de la marque, vêtements que les employés doivent s’acheter avec leur salaire, en profitant tout de même d’une réduction de 50%.

Au total, pas moins de 24 exigences qui vont de la coiffure aux ongles des pieds et qui outrepasseraient, selon des rapports d’enquêtes de l’inspection du travail et de la médecine du travail que Rue89 Strasbourg s’est procurés, les règles admissibles dans les commerces de vêtements.

Des risques pour la santé des employés

Mais il y a plus grave. L’ensemble du décorum utilisé dans les magasins Hollister pourrait nuire à la santé des employés. D’abord, une musique assourdissante, dépassant les 80 décibels, est diffusée en permanence. A ce niveau sonore, susceptible d’altérer l’audition, l’entreprise est tenue de fournir des bouchons d’oreille à ses employés. Ce qu’elle fait, mais ces appendices ne sont pas vraiment listés dans le dress code. Quant à l’ambiance lumineuse dans le magasin, elle repose sur des spots très puissants, mais très concentrés, contraignant les employés à faire de constants ajustements entre des zones très éclairées et des zones trop sombres.

Autre risque pointé par les inspecteurs du travail, l’utilisation de parfums dont certaines composantes peuvent être allergisantes (coumarine et limonène). Et la médecine du travail parisienne note en outre que l’obligation de porter des tongs, associée à la station debout en permanence, « provoque de manière récurrente des maux de dos ».

L'éclairage fait partie des points négatifs relevés par l'inspection du travail et la médecine du travail (Photo ThinkRetail / FlickR / cc)
L’éclairage fait partie des points négatifs relevés par l’inspection du travail et la médecine du travail Photo : ThinkRetail / FlickR / cc

Interrogés, des employés confirment ces problèmes. Mais la plupart font avec, car ce sont en majorité des étudiants qui ne travaillent à Hollister que quelques heures par semaine. Le magasin de Strasbourg, ouvert depuis le 1er décembre 2011, emploie 120 salariés, pour 40 équivalents temps-plein. Ils sont divisés en deux catégories : les « impact » et les « models ». En gros, tout le monde effectue le même travail, a le même salaire et est beau. Mais il semblerait que les impacts le soient moins : ils travaillent parfois dans le stock alors que les models, eux, sont toujours visibles du public, en magasin ou en caisse.

Pierre*, model de 22 ans, rencontré en février 2012, saturait déjà :

« On a que huit chansons dans la playlist, ça rend fou! Parfois, j’ai des acouphènes à la fin de la journée. Alors quand en plus, je me retrouve bloqué à l’entrée dans une zone d’environ 4m², à m’affairer autour d’une pauvre table et d’une étagère, à sortir la « tagline » toutes les 30 secondes, avec le diffuseur de parfum juste au-dessus de ma tête… On est tout le temps surveillés. On a même un « floor supervisor »: un manager qui marche et surveille l’état des rayons toute la journée. Je peux vous dire que même si c’est que pendant cinq heures, c’est super long ! »

* Tous les prénoms ont été changés, pour préserver l’anonymat des salariés qui ont accepté de témoigner.

Avec Mélina Facchin

Des sons, et pourquoi pas ? Philippe Lepeut investit la place du Marché de Neudorf

Des sons, et pourquoi pas ? Philippe Lepeut investit la place du Marché de Neudorf

Vue de la place du marché de Neudorf avec l'installation de "Syneson", novembre 2013. Photo: document remis/ Philippe Lepeut.
Vue de la place du marché de Neudorf avec l’installation de « Syneson », novembre 2013. (Photo Philippe Lepeut)

Des oiseaux qui chantent, à quoi bon ? Une installation artistique sur une place, à quoi ça sert ? Le réaménagement de la place du Marché à Neudorf a fait couler beaucoup d’encre. La place et l’œuvre sont inaugurées samedi 30 novembre. En amuse-bouche, rencontre avec Philippe Lepeut, l’artiste qui a été sélectionné pour la réalisation de cette l’œuvre sonore, Syneson.

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Au Kafteur, l’humour de Yann VDB réchauffe l’âme

Au Kafteur, l’humour de Yann VDB réchauffe l’âme

L'humoriste Yann VDB intenable dans le nouvel opus de son spectacle "Truc de fou" . (Photo "Le Kafteur" / Dossier de presse / CC)
L’humoriste Yann VDB intenable dans le nouvel opus de son spectacle « Truc de fou » . (Photo « Le Kafteur »)

 

L’humoriste Yann VDB rempile pour une nouvelle saison de « Truc de fou », au théâtre du Kafteur à Strasbourg. Un spectacle déjanté où fourmillent des parodies de récits célèbres aussi bien que des digressions intimes. L’énergie dépensée sur la scène fait plaisir à voir.

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L’Alsace trappe une interview concernant le Crédit Mutuel

L’Alsace trappe une interview concernant le Crédit Mutuel

A LIRE SUR

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Pourquoi Antoinette Pflimlin décore le grand sapin depuis 20 ans

Pourquoi Antoinette Pflimlin décore le grand sapin depuis 20 ans

Le grand sapin de la place Kléber vu de l'Aubette - Noël 2011 (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Le grand sapin de la place Kléber vu de l’Aubette – Noël 2011 (Photo MM / Rue89 Strasbourg)

Info signalée par un internauteIl sera illuminé ce vendredi soir vers 19 heures, à l’occasion de la fête inaugurale du Marché de Noël de Strasbourg. Le grand sapin, haut d’une trentaine de mètres, qui a été coulé dans le béton place Kléber pour la 20ème année consécutive, est encore cette année décoré par Antoinette Pflimlin, fille de l’ancien maire de Strasbourg Pierre Pflimlin (1959-1983).

Pourquoi toujours par elle, nous a-t-on demandé via Twitter ? « Parce que ça nous arrange », glisse Jean-Jacques Gsell, adjoint au maire de Strasbourg en charge du tourisme et initiateur du Marché de Noël sous la mandature de Catherine Trautmann en 1991. Il développe :

« A l’origine, le grand sapin était une idée du Kiwanis club. L’opération « Strasbourg, capitale de Noël » existait depuis 1991 et en 1994, on a décidé de mettre en place le sapin. Le président du Kiwanis de l’époque connaissait Antoinette Pflimlin, qui était décoratrice et revenait de plusieurs années passées à New-York. Elle a été sollicitée pour ses compétences dans le cadre d’un marché de gré à gré, que nous avons reconduit chaque année. Il n’y a pas eu d’appel d’offres, mais à ma connaissance, jamais personne n’est venu proposer un autre projet. Depuis, elle a prouvé sa disponibilité et sa capacité à innover… »

200 000€ pour l’abattage, le transport et la décoration

Selon l’élu, alors que la décoratrice a annoncé que le sapin 2013 serait son dernier, « sa décision, à [sa] connaissance, n’est pas définitive ». Il n’empêche qu’un appel à projets pourrait être lancé l’année prochaine. Le sapin coûte à la collectivité 200 000€, dont environ 10% sont consacrés à la décoration et aux honoraires d’Antoinette Pflimlin. Le reste est alloué à l’abattage et au transport de l’arbre, chaque année issu du massif vosgien. Celui de 2013 a une particularité : il penche. A droite si l’on vient par la rue de l’Outre, à gauche par la place de l’Homme-de-Fer.

Le quartier Gare en ébullition pour Strasbourg-Méditerranée

Le quartier Gare en ébullition pour Strasbourg-Méditerranée

Entre 2 Rives, Entre 2 Rêves, une expo sonore à la médiathèque du quartier gare (Photo Jean-Luc Hess)
Dans le train qui vient de la mer… Une expo sonore à la médiathèque du quartier gare (Photo Jean-Louis Hess)

Plusieurs manifestations du festival Strasbourg – Méditerranée se déroulent cette année aux alentours de la gare, quartier métissé s’il en est.

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François Loos : « Mon pronostic, c’est deux listes au premier tour »

François Loos : « Mon pronostic, c’est deux listes au premier tour »

François Loos lors de la présentation de son programme pour les jeunes (Photo Pascal Bastien)
François Loos lors de la présentation de son programme pour les jeunes (Photo Pascal Bastien)

Le 22 novembre, Fabienne Keller, candidate UMP aux élections municipales de Strasbourg, a refusé l’offre de François Loos, candidat UDI, qui proposait à l’UMP les 2ème et 3ème place sur sa liste. Le centriste pronostique aujourd’hui « deux listes au 1er tour » et reste persuadé de pouvoir rassembler « les déçus » des deux camps.

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90 949 chômeurs en Alsace en octobre, en baisse de 2,1%

Dans un communiqué, l’Insee Alsace a indiqué les chiffres du chômage en Alsace à la fin du mois d’octobre. Selon l’institut de statistiques, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établit à 90 949 en région Alsace. Ce nombre diminue de 2,1 % par rapport à la fin septembre 2013 (soit – 1 990 chômeurs). Mais sur un an, il est en hausse de 5,3 %.

A ce chiffre, il faut ajouter les chômeurs ayant partiellement travaillé (catégories B et C), soit 42 941 personnes fin octobre 2013, un nombre en augmentation de 6,1 % (+ 2 485) sur un mois et de 9,9 % sur un an. Le nombre total est alors de 133 890 personnes (+6,7% sur un an).

Il y a en plus 16 311 personnes à la recherche d’un emploi mais en formation ou créant leur entreprise (catégories D et E) en Alsace.

En France, le nombre de chômeurs inscrits a reculé de près de 20 000 personnes, DOM compris.

Le BHNS nouveau est arrivé, gratuit samedi

Le BHNS nouveau est arrivé, gratuit samedi

Le tracé du BHNS (en rose) (Groupement Arcadis-Stoa-Berest)
Le tracé du BHNS (en rose) (Groupement Arcadis-Stoa-Berest)

Tir groupé. Ce samedi 30 novembre, le réseau de transport en commun en site propre de Strasbourg s’étend un peu plus. Après deux années de chantier, les extensions de tramway des lignes A et D dans les quartiers de Hautepierre et des Poteries seront mises en service ce week-end.

La nouvelle ligne G – le BHNS, bus à haut niveau de service – qui relie désormais la gare de Strasbourg à l’Espace européen de l’entreprise en passant par Cronenbourg, fonctionnera également à partir de samedi. A l’occasion de ce lancement, la ligne G et le parking-relais de l’Espace européen de l’entreprise seront gratuits toute la journée.