Profanation du cimetière juif de Sarre-Union : prison avec sursis requis par le procureur
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Profanation du cimetière juif de Sarre-Union : prison avec sursis requis par le procureur

Le procureur de la République a requis des peines de prison avec sursis allant de 8 à 18 mois contre les cinq jeunes ayant participé aux dégradations de tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union dans le nord de l’Alsace.

Les juges, les cinq accusés, le procureur et les 48 parties civiles étaient de retour ce vendredi 15 septembre au Tribunal pour enfants de Saverne pour le deuxième jour du procès suite à la profanation de 250 tombes au cimetière juif de Sarre-Union en février 2015. L’audience se tient à huis clos car les cinq prévenus étaient mineurs au moment des faits. Ils avaient entre 15 et 17 ans et n’avaient pas d’antécédents judiciaires.

Sur le plan pénal, le procureur de la République Dennis Vannier a requis des peines de prison allant de 18 à 8 mois, assorties d’un sursis et l’obligation d’effectuer 140 heures de travail d’intérêt général. La peine requise de 18 mois concerne le présumé « meneur » du groupe. Pour trois autres jeunes, dont celui qui s’était dénoncé, elle est de 12 mois. Enfin, elle est raccourcie à 8 mois pour un cinquième adolescent, qui aurait participé seulement à la deuxième salve de destruction. Les autres étaient revenus sur les lieux après une interruption.

La majorité des tombes du cimetière juif sont dans le même état qu’en février 2015 (Photo Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons – cc-by-sa-3.0)

Un prévenu reconnait l’influence antisémite

La fin de l’audience ce vendredi 15 septembre est consacrée aux plaidoiries de la défense. Le délibéré peut-être donné ce soir ou être ajourné.

Lors du premier jour d’audience, seul le présumé « meneur » aurait reconnu être dans une mouvance néo-nazi (skinhead) au moment des faits, comme le laissaient entendre des discussions saisies sur son ordinateur. Selon nos informations, le tribunal n’aurait pas accédé à la demande de complément d’information comme l’espérait La Maison des Potes pour éclaircir le rôle d’une sixième personne, en contact étroit avec le « meneur ».

L’association estime que les réquisitions ne sont pas à la « suffisantes eu égard de la gravité des actes ». Elle espère une peine avec privation des droits civiques et ajoute que le nombre d’heures de TIG, « un mois », ne sont pas à la hauteur.

L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.

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