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À Strasbourg aussi, la colère monte contre la restriction des permissions de sortie collectives

La direction interrégionale des services pénitentiaires du Grand Est demande à son personnel d’exclure les détenus étrangers et ceux impliqués dans des dossiers liés aux trafics de stupéfiants des permissions de sortie. Jugée « illégale » et « discriminatoire », cette consigne est contestée en justice.

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À Strasbourg aussi, la colère monte contre la restriction des permissions de sortie collectives
À Strasbourg comme dans toutes les prisons du Grand Est, certains détenus sont privés de permission de sortie collective.

C’est une note de service envoyée le 18 décembre – la troisième en six mois – qui a fini par déclencher la colère des conseillers et conseillères pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) chargé·es de la réinsertion des détenus dans le Grand Est. Dans ce document, consulté par Mediapart, la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) demande à ses agent·es d’exclure des permissions de sortie collectives les profils qu’elle considère comme indésirables.

À savoir : les ressortissants étrangers faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou d’une interdiction de territoire français (ITF), ainsi que « les personnes incarcérées pour des faits en lien avec le narcotrafic ».

Des détenus privés de leurs droits

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