
Froufrous, corsets et paillettes : quand Strasbourg s’effeuille


Manifestation « contre l’austérité, pour la justice sociale » vendredi 1er mai


Les syndicats sont finalement parvenus à boucler un appel « unitaire » pour la traditionnelle manifestation de la fête du travail, vendredi 1er mai. La CGT, FO, Solidaires et la FSU appellent à se rassembler place de la Bourse (place du Maréchal de Tassigny) à Strasbourg à partir de 10h pour protester « contre l’austérité » et demander plus de « justice sociale » :
« Le 1er mai, journée internationale de revendications des travailleurs, nous appelons les chômeurs, les salariés du privé comme du public, et les retraités à manifester. En France, comme ailleurs en Europe, les politiques d’austérité plombent l’activité économique et conduisent à de graves régressions sociales : multiplication des licenciements et augmentation de la précarité, baisse des salaires dans le privé et le public, dégradation de la protection sociale… Les économies ainsi réalisées permettent de financer les cadeaux fiscaux faits au patronat dans le cadre du pacte de responsabilité (50 milliards jusqu’en 2017) , alors que la pauvreté augmente et que les services publics se détériorent. »
« Des augmentations pour tous ! »
Les syndicats demandent « le retrait de la loi Macron, du pacte de responsabilité et de la réforme territoriale, l’augmentation générale des salaires, retraites, pensions et prestations sociales, des investissements massifs et des créations d’emplois dans le privé et le public, une Sécurité Sociale renforcée, la retraite à 60 ans avec l’abrogation de toutes les contre-réformes depuis 1993″ et « une Europe solidaire en rupture avec les politiques austéritaires ».
Pfou, ça donne quelques idées de slogans à scander ! Le parcours de la manifestation est classique. Après la place de la Bourse, le cortège rejoindra la place Kléber par la place du Corbeau et la rue du Vieux-Marché-Aux-Poissons. En revanche, en raison des travaux de remplacement des rails du tramway rue des Francs-Bourgeois, le cortège évitera ce secteur.
De son côté, la CFDT n’appelle pas à défiler le 1er mai à Strasbourg.
Y aller
Manifestation « contre l’austérité, pour la justice sociale », départ vendredi 1er mai à 10h, place de la Bourse (place du Maréchal de Tassigny) à Strasbourg.
Avec Ariane et Barbe Bleue, une leçon d’émancipation à l’Opéra du Rhin


Ariane et Barbe-Bleue est à l’affiche de l’Opéra du Rhin jusqu’au 6 mai. Mis en scène par Olivier Py avec les Choeurs de l’Opéra du Rhin et l’Orchestre symphonique de Mulhouse, le spectacle donne en trois actes puissants une certaine vision de l’engagement et de l’émancipation. (suite…)
Shadok hors les murs (4/5) : « Hyperscope », une lunette pour stopper l’inondation


Vidéo – Avec ARTE Creative, découvrez cinq « coups de coeur » issus de la programmation « Hors les murs » du Shadok, fabrique du numérique à Strasbourg. Voici le quatrième épisode « Hyperscope », une lunette panoramique qui s’amuse du décor qui lui fait face !
Transports : Eschenlauer augmente la facture des écoles strasbourgeoises


L’attributaire du marché du transport des écoliers de Strasbourg a changé en 2015. Résultat : hausse des tarifs pour tout le monde ! (suite…)
Je suis Roland Ries, maire de Strasbourg, posez moi vos questions


En partenariat avec « Questionnez vos élus », nous vous proposons d’envoyer vos questions à Roland Ries, maire de Strasbourg, à l’occasion du premier anniversaire de sa réélection. Les meilleurs échanges seront publiés sur Rue89 Strasbourg.
(suite…)
Gagnez des places pour « Le Bal des Variétistes » à Schiltigheim


Rue89 vous propose de gagner deux invitations pour deux personnes à la soirée dansante « Le Bal des Variétistes » le 13 mai à la Salle des Fêtes de Schiltigheim.
Comment se choisit le nom des rues à Strasbourg


Les mots ont un sens, le nom des rues aussi. Connaissez-vous par exemple la Rue du Bataillon de Marche 24 ? Non, et c’est normal car elle vient d’être inaugurée ce 16 avril à Cronenbourg. Mais au fait, comment sont décidés les noms des rues à Strasbourg ?
À l’AG de la SPA, la présidence a tenu bon face aux dissidents


Durant l’après-midi du samedi 25 avril, le centre culturel du Neudorf a connu des pics de décibels. Les ex-bénévoles dissidentes de la Société protectrice des animaux de Strasbourg ont multiplié les questions à l’encontre du comité d’administration, sans jamais obtenir les réponses qu’elles souhaitaient. Uni, le comité d’administration a pu compter sur le soutien d’une franche partie de l’assemblée qui a fait entendre son agacement aux dissidents. Les animaux étaient bien loin.
Coup de stress à l’inspection du travail à Strasbourg


Mauvaise journée ? Trop de pression de sa hiérarchie ? Fin mars, un inspecteur du travail dépose sur le bureau de deux collègues un morceau de plafond contenant… de l’amiante, matière hautement cancérigène.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Un agent de l’inspection du travail introduit de l’amiante dans les bureaux
Clément Léon, maire de la nuit de Paris : « Strasbourg est idéale pour cette fonction »


« Élu » maire de la nuit par 2 200 fêtards parisiens lors d’un scrutin dans les bars en novembre 2013, Clément Léon représente bénévolement les noctambules. Très informé de la situation strasbourgeoise, il raconte son rôle et en quoi il pourrait être adapté à la capitale alsacienne. (suite…)
Sur fond de querelles, la SPA se prépare à une assemblée générale électrique


D’anciens bénévoles dissidents qui accusent la société protectrice des animaux d’euthanasies illégales. Des employés et des bénévoles qui assurent que leurs adversaires ne sont animés que par la défaite aux dernières élections. Un président qui affirme “n’avoir rien à cacher” mais qui propose de changer les statuts pour renforcer les pouvoirs du bureau. Tous ces protagonistes se retrouvent ce samedi 25 avril pour l’assemblée générale de la SPA.
Recrudescence de la rougeole : 37 cas dans le Haut-Rhin


Alors que les vacances scolaires débutent le samedi 25 avril, l’Agence régionale de santé (ARS) met en garde contre un risque de propagation du virus de la rougeole. En un mois, l’ARS a observé 37 cas dans le Haut-Rhin. (suite…)
Un agent de l’inspection du travail introduit de l’amiante dans les bureaux


Fin mars, un inspecteur du travail a ramené dans les bureaux de la Direccte à Strasbourg un morceau de plafond contenant de l’amiante, une matière hautement cancérigène. Un acte d’autant plus incompréhensible que les agents de cette administration sont justement chargés de faire respecter les infinies précautions liés à la manipulation de l’amiante.
Affaire Walter : le Dr Moog coupable d’homicide involontaire, sans interdiction d’exercer


Le délibéré de l’affaire Walter a été rendu ce jeudi matin par le tribunal correctionnel de Strasbourg : le Dr Raphaël Moog a été reconnu coupable d’homicide involontaire sur la personne du jeune Maxime Walter, 15 ans, décédé le 23 septembre 2008 aux urgences pédiatriques du centre hospitalier universitaire de Strasbourg. Le chirurgien a été condamné à 12 mois de prison avec sursis.
En revanche, le tribunal n’a pas fait droit aux réquisitions du procureur de la République, qui a demandé en outre deux ans d’interdiction d’exercer la médecine.
Maxime Walter est décédé des suites d’une série de complications (voir nos articles précédents et nos compte-rendus d’audience) après son admission aux urgences pédiatriques à la suite d’une chute à vélo le dimanche 21 septembre 2008. Blessé à la rate, le Dr Raphaël Moog a fait le choix, à distance, d’un traitement « non opératoire » qui permet de conserver l’organe. Mais l’état de Maxime s’est dégradé et le tribunal a considéré que la décision d’opérer aurait dû intervenir « entre 16h et 18h ». Dans sa défense, le Dr Moog a rappelé qu’il avait quitté son service vers 21h en étant rassuré sur l’état de son patient.
Une suite de négligences
Le tribunal considère que l’absence de déplacement du chirurgien au chevet de son patient dès le début du dimanche après-midi, que « l’obstination » en faveur d’un traitement non-opératoire au regard des risques, et des signaux d’alertes constituent une « série de manquements et de négligences » rendant le chirurgien directement responsable du décès de Maxime Walter.
À l’issue du prononcé, Thierry Walter, père de Maxime, s’est dit « déçu par cette décision » :
« Les médecins ont droit de vie et de mort sur nous… Maxime a souffert le martyr pendant deux jours, on lui a injecté 30 litres de sang alors qu’il était évident que le traitement ne fonctionnait pas. Qu’est-ce qu’il faut pour condamner un médecin ? »
Mais les parties civiles n’ont pas la possibilité de faire appel sur le volet pénal. De son côté, le Dr Raphaël Moog s’est dit « soulagé mais pas satisfait » :
« J’ai l’impression de ne pas avoir été entendu, je ne pense pas avoir été imprudent ni négligent. Je me retrouve avec une condamnation d’homicide involontaire, sur une série de décisions médicales… J’ai du mal à comprendre. »
Après l’extinction du délai d’appel, le conseil de l’ordre des médecins pourrait à son tour se saisir de cette affaire. Le Dr Moog étant un agent public, le tribunal correctionnel s’est déclaré incompétent pour se prononcer sur les indemnités demandées par les parties-civiles et les a renvoyées devant le tribunal administratif. Elles ont néanmoins reçu 1 000€ au titre des dépens.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur l’affaire Walter

