
La grève des enseignants des écoles s’annonce très suivie mardi


Chauve-souris du PMC : lumière sur une triple boulette


A suivre en vidéo sur Rue89 Strasbourg à partir de 8h30 et à commenter avec le hashtag #CMstras, le conseil municipal de Strasbourg sera chargé ce lundi. Au menu : le quartier d’affaires Wacken-Europe, la ligne D du tram ou les rythmes scolaires. Mais ce sont les chauve-souris retrouvées dans un arbre abattu au PMC qui devraient le plus occuper nos élus. Explications sur cette triple boulette avant de suivre les débats.
Eurométropole : Guy-Dominique Kennel appelle les élus strasbourgeois à agir
Président du conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel se félicite de l’obtention par Strasbourg du statut d’Eurométropole. Lui fait partie des porteurs du Conseil unique d’Alsace, autre réforme institutionnelle qui vise à fusionner les trois collectivités territoriales d’Alsace. A chacun sa croix.
Dans une tribune intitulée « Strasbourg Eurométropole et Collectivité Territoriale d’Alsace : une ambition partagée », Guy-Dominique Kennel félicite Strasbourg pour ce nouveau statut mais aimerait que l’agglomération s’en serve pour accompagner le futur conseil d’Alsace plutôt que pour lui faire concurrence. Guy-Dominique Kennel a de quoi être inquiet, car si le référendum sur le conseil d’Alsace est un échec, le département se retrouverait en fâcheuse posture entre une agglomération surpuissante, totalisant près de la moitié des bas-rhinois, et la région. Or les élus de l’exécutif strasbourgeois ne montrent guère d’enthousiasme pour le futur conseil d’Alsace, quand ils ne s’apprêtent pas à faire campagne contre !
Pour le président du conseil général du Bas-Rhin, ce ne sont pas des compétences prises au Bas-Rhin qui aideront Strasbourg à rayonner :
« D’ores et déjà la Communauté Urbaine de Strasbourg exerce de très nombreuses compétences en matière économique, touristique, environnementale ou dans le domaine des transports. Même dans le secteur du social, c’est la Ville de Strasbourg qui est compétente par délégation du Conseil Général. Alors, pour demain, je me demande en quoi l’octroi de compétences jusqu’alors départementales ou régionales, telles que la gestion des collèges ou des lycées ou encore de certaines voiries, va réellement accroître l’attractivité et le rayonnement européen de l’agglomération. Tout ceci manque d’ambition et ne correspond pas à l’idée que l’on se fait d’une « Eurométropole ». Le symbole doit reposer sur une réalité. »
Selon Guy-Dominique Kennel, Strasbourg aurait plutôt besoin d’une administration déconcentrée, comme certains services ministériels, ou de grands projets nationaux, comme « la continuité autoroutière Nord-Sud ». Il continue en appelant les élus strasbourgeois à unir leurs forces à celles de son camp :
« Ce n’est pas en nous opposant que nous ferons gagner l’Alsace mais en unissant nos forces, nos convictions, notre hauteur de vue. Donnons tous ensemble, et chacun en portant son projet, une vision ambitieuse et dynamique de Strasbourg et de l’Alsace. L’heure n’est plus aux débats politiciens. Place aux visionnaires !. Place aux réformistes ! Sachons offrir à nos enfants une Eurométropole strasbourgeoise et une collectivité Territoriale d’Alsace unique. Ensemble visons l’excellence ! L’Eurométropole, si l’Etat lui en donne les moyens et si elle s’en donne l’ambition, sera la reconnaissance du statut particulier de Strasbourg, tout comme la Collectivité Territoriale d’Alsace sera la reconnaissance de l’ambition particulière et forte de l’Alsace en Europe. »
Ah oui, certes, mais la politique a ses raisons…
Sherlock Holmes et la Robertsau


Carnet d’Ecrou est le bulletin édité par les Evadés de Dartmoor, Société Strasbourgeoise d’Etudes Holmésiennes et autres.
Dans son numéro 16 qui vient de paraître, la sagacité des rédacteurs a permit de mettre à jour un lien entre Sherlock Holmes et la Robertsau. Plus précisément entre le roman « La vallée de la peur » et le château de Pourtales. (suite…)
Concerts : Hip hop premier choix avec DJ Premier et Homeboy Sandman


S’il faut bloquer deux soirées, cette semaine, pour s’abreuver de bon hip hop, autant réserver le mardi 12 pour la venue à la Laiterie de DJ Premier, parrain vieillissant mais non moins affûté du rap East Coast qu’il dominait dans les années 90 avec feu Guru dans leur excellente association Gang Starr. Et, tant qu’à faire, autant poser une autre option sur le lundi 18, pour une relève new-yorkaise déjà bien cotée issue du Queens, Homeboy Sandman. (suite…)
Le FRAC Alsace s’éclate à travers la région et nous invite au voyage


2013, c’est l’année des Frac qui fêtent leurs 30 ans d’existence donc vous risquez d’en entendre parler à plusieurs reprises dans ce blog ! En Alsace, comme dans toutes les régions en France, il y en a un et il se trouve à Sélestat. Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises là et là mais je n’ai pas pris le temps de vous en expliquer les missions : je vais donc essayer de me rattraper aujourd’hui et de vous présenter l’exposition qu’ils ont inauguré la semaine passée : « poursuite photographique ».
Où manger avec ses enfants à Strasbourg ?


Des menus adaptés, des espaces à langer, un personnel proche des enfants et des jeux pour les distraire pendant le repas… Les restaurants compatibles avec la famille sont rares, mais ils en existent quelques uns ! Voici quelques adresses où les petits seront les bienvenus.
Un SEL en construction dans le quartier Gare
Des militants de gauche lancent un think tank local
Ils l’ont baptisée ACTES 67 (la page Facebook), pour Action citoyenne pour la transformation écologique et sociale 67. Cette nouvelle association locale créée en décembre 2012 réunit une cinquantaine de militants associatifs et politiques, parmi lesquels le socialiste Jean-Michel Augé (président), promoteur de la motion 4 au PS au dernier congrès, l’écologiste Alain Drach (vice-président), l’un des animateurs alsaciens du collectif Roosevelt 2012, le socialiste Denis Kaufmann (secrétaire), également membre d’Anticor 67, association qui lutte contre la corruption, Mélanie Le Morzedec (trésorière), aussi présidente du Cadr67, le célèbre « comité d’action 2 roues », Emmanuel Jacob, ancien conseiller municipal (notre blogueur de la Robertsau) ou Nadine Soccio, ancienne candidate aux législatives pour le PS et apicultrice.
Ce think tank, association qui a pour vocation de réfléchir sur des sujets de société, veut aussi « être dans l’action ». Le champs de compétence qu’il s’est donné :
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« La promotion de solutions innovantes pour lutter contre le chômage et la précarité » (partage équitable du travail),
« la promotion de l’Europe sociale, la convention écologique du système productif et plus globalement la transition énergétique »,
« la moralisation de la vie publique »,
« la lutte contre les délits financiers sous toutes leurs formes ».
Première « action » : une journée autour de Pierre Larrouturou (signataire de la motion 4 du PS) avec notamment une rencontre à la librairie Kléber où il présentera son livre « La gauche n’a plus droit à l’erreur », co-écrit avec Michel Rocard. Les membres fondateurs d’ACTES 67 espèrent aussi peser dans leurs partis politiques respectifs, « grâce aux votes internes ». Une gageure, notamment au sein du PS pour le tandem Augé-Kaufmann, membre d’un courant minoritaire et pas représenté au secrétariat fédéral.
Contact : association.actes67@gmail.com
Le sénateur-maire de Strasbourg est l’un des dix « rois du cumul »


Le journal Le Parisien sort ce vendredi un « top 10 » des élus qui cumulent les mandats et fonctions en France. Le sénateur-maire de Strasbourg est en 9ème position de ce classement, avec trois mandats et dix fonctions. Depuis un an environ, les sénateurs sont sommés de déclarer « la liste des activités professionnelles ou d’intérêt général, même non rémunérées » exercées, ainsi que leur « participations financières » dans des entreprises de tous ordres. Comme beaucoup d’autres maires de grandes villes, Roland Ries n’a pas jugé utile de jouer la transparence.
Hausse du droit d’accise : 10 à 20 centimes de plus sur le demi de bière


Depuis le 1er janvier 2013, la hausse du droit d’accise, taxe qui cible chaque hectolitre de bière produit, est entrée en vigueur. Un prélèvement qui peut aller jusqu’à 36 centimes par litre pour les grosses brasseries. Selon le gouvernement, cette hausse devait avoir une faible incidence sur le prix final de la bièren tout au plus une augmentation de 5 centimes. Mais les commerçants ne sont pas d’accord et augmentent leurs demis de 10 à 20 centimes. Rue89 Strasbourg en a profité pour faire le tour de l’offre de pressions.
TNS : Avec « Place royale », les amants de Corneille claquent


Depuis mardi et jusqu’au 12 février, la salle Koltès résonne d’alexandrins avec La Place Royale de Pierre Corneille, mise en scène par Éric Vigner. Une joute rhétorique tout en diérèses de jeunes amants en proie aux doutes. Peut-on être libre et amoureux ?
Concerts : Colt Silvers et 1984, les fines lames de DeafRock sur la scène de la Laiterie


L’ADN de Deaf Rock Records, c’est le rock lourd et sans concession. Le label strasbourgeois n’en reste pas moins ouvert aux variantes du genre. Deux des plus vaillants poulains de cette écurie musicale sortent un nouvel album : Colt Silvers et 1984 s’affichent donc à deux, jeudi, sur la scène de la Laiterie pour une release party qui s’annonce incandescente. (suite…)
Pascal Mangin se félicite du statut d’eurométropole pour Strasbourg
Comme le président de la République l’a annoncé à l’Hôtel de Ville hier, Strasbourg fera partie des agglomérations qui auront le statut d’eurométropole, dans le cadre de la future loi de décentralisation. Le conseiller municipal UMP Pascal Mangin s’en félicite dans un communiqué :
« C’est, en principe, une bonne nouvelle pour Strasbourg car ce statut offrira à notre agglomération une structure mieux adaptée à ses responsabilités particulières. L’Eurométropole aura le statut d’Etablissement Public de Coopération Intercommunale plus intégré que ceux existants actuellement. Elle permettrait ainsi à la collectivité intercommunale de conduire des politiques plus ambitieuses et efficaces dans les domaines de l’aménagement, du développement économique, de l’écologie, de l’éducation, des politiques sociales et de la culture et ce notamment en exerçant sur son territoire des compétences normalement dévolues au département, à la région ou à l’Etat. »
Pour le conseiller municipal, qui est aussi conseiller régional (mais cette fois dans la majorité), l’eurométropole ne fera pas ombrage au futur conseil unique d’Alsace, bien au contraire :
« L’essentiel de ces transferts de compétence à l’Eurométropole reposera sur la base d’accord et de contractualisation entre les collectivités concernées. Cela s’opère déjà aujourd’hui entre la CUS et le Conseil Général du Bas-Rhin pour les politiques sociales par exemple. La Collectivité Territoriale d’Alsace aura donc un effet multiplicateur pour l’Eurométropole de Strasbourg : elle permettra un dialogue efficace et unique entre Strasbourg et la collectivité régionale unique.
Les compétences seront clairement définies et articulées. Les deux collectivités jouissant d’un statut moderne et efficace pourront ainsi se renforcer mutuellement et mener des politiques publiques à l’échelle de territoires cohérents avec une véritable puissance d’action, sans chevauchements et sans confusion, notamment pour les citoyens, les partenaires économiques, institutionnels… »
Voilà donc les deux grandes forces politiques alsaciennes lancées chacune vers leurs réformes institutionnelles : les socialistes urbains vers l’eurométropole et les centristes et élus de droite des vallées, vers le conseil unique d’Alsace. La réalité est évidemment plus complexe, d’autant que certains socialistes s’inquiètent des nouveaux transferts de compétences qui accompagneront le statut d’eurométropole. Ils craignent à raison que les crédits ne suivent pas aussi vite… On verra si ces deux nouvelles institutions se complètent aussi harmonieusement que semble le penser Pascal Mangin, mais pas tout de suite, leur naissance est prévue pour 2015 au plus tôt.



