Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Les derniers salariés d’Iconoval laissés dans le noir

Les derniers salariés d’Iconoval laissés dans le noir

Les salariés d’Iconoval, association de développement économique en cours de fermeture, ont écrit aux membres de leur conseil d’administration pour leur faire part de leur désarroi. En effet, selon cet email, les comptes de l’association sont dans le rouge et les salaires des quatre employés restant ne sont plus payés. Ils attendent le paiement du reste de leur subvention de fonctionnement par le Conseil régional d’Alsace de 460 000€. Les tranches de 115 000€ du 1er avril et du 1er juillet, n’ont pas été versées.

La structure devant fermer au cours de cet été, les cinq employés ont l’impression d’être abandonnés. Ils n’ont déjà plus de directeur depuis le 2 juillet et les agents de la Région Alsace « refusent de répondre à nos questions », écrivent-ils dans l’email à leurs administrateurs :

« La situation financière d’Iconoval est critique. La situation personnelle de chacun d’entre nous l’est tout autant. Nous avons tous des loyers, des remboursements d’emprunt,des frais de scolarité, de centre de vacances, des mensualités d’impôts, des frais de bouches et autres dépenses mensuelles à assurer à chaque fin de mois. Juillet ne déroge pas à la règle, ni les mois qui suivent. Cette situation est inadmissible et relève d’une irrégularité au regard du droit du travail. »

François Bouchard, directeur général des services du Conseil régional, veut rassurer :

« Tout va être réglé dans les jours qui viennent. Le président Philippe Richert a envoyé ce vendredi une lettre à ces employés pour les assurer du paiement de la subvention et de leurs indemnités de licenciement. »

Que le dernier qui part n’oublie pas d’éteindre la lumière.

(Article mis à jour le 18 juillet à 15h, correction de nombre de salariés)

#François Bouchard

Un portail « open data » régional en avril 2013

Un portail « open data » régional en avril 2013
Le logo "officiel" du gouvernement (CC)

La Région Alsace va mettre en ligne un portail « open data », à la manière du site data.gouv.fr en France. Le principe a été voté lors de la commission permanente du Conseil régional vendredi matin, une enveloppe de 264 000€ a été allouée lancer l’opération.

L’open data est un système de partage et d’échanges des données brutes, qui peuvent aller d’horaires de train aux allocations budgétaires. L’idée est de proposer ces données dans un format exploitable, afin que des projets puissent s’en servir pour les croiser avec d’autres données et produire ainsi des applications. Par exemple, en croisant les horaires de la CTS et de la SNCF, une application pourrait permettre d’optimiser les correspondances entre ces réseaux différents. C’est un peu ce que propose le site Vialsace d’ailleurs.

La Région va d’abord mettre en ligne ses propres données, sur la formation professionnelle (pour une cartographie des formations par exemple), les transports, les lycées (aura-t-on tous les emplois du temps, les absences des élèves ?), l’apprentissage, l’aide économique (pour un suivi des subventions par exemple), le budget… Le site sera accessible à l’adresse opendata.alsace.eu dès avril 2013.

La Région promet que les données publiées seront « utilisables » et « vivantes », c’est à dire mises à jour par les services administratifs eux-mêmes. L’open data est certes une belle idée, mais il y a plusieurs niveaux de mises en oeuvre concrète, qui vont de la simple publication d’un document à la mise en ligne de bases de données actualisées. Il semble que le Conseil régional ait opté pour une plate-forme ambitieuse, le Conseil régional voudrait que l’Alsace soit une région pilote sur ce sujet.

Après le lancement initial, la Région devrait permettre l’intégration d’autres données à ce portail, fournies par d’autres collectivités locales ou d’autres producteurs de données.

Une pétition veut dédier l’Ancienne Douane à l’art

Un collectif mené entre autres par Bertrand Gillig, galeriste strasbourgeois, lance une pétition en ligne contre le projet de la municipalité d’installer dans l’Ancienne Douane un marché couvert. Le collectif préfèrerait à la place une galerie d’art contemporain, l’Ancienne Douane ayant un temps hébergé un musée d’art contemporain.

Le texte de la pétition invite en ses termes :

« N’a-t-on rien d’autre à offrir que des carottes et des choux face à nos voisins que sont Metz et son Pompidou, Baden-Baden et sa fondation Burda à la riche programmation, Bâle et la fondation Beyeler avec des expositions de classe internationales sans compter Art Basel, etc ?

L’Art plastique, et l’Art Contemporain en particulier ont toujours été les parents pauvres de la ville et il ne faut pas s’étonner que le MAMCS arrive en 16ème position dans le classement des musées du Journal des Arts ( N° 372 du 22 juin 2012) coincé entre Fontaineblau et Angers ! De plus, il peine à drainer plus de 10 000 visiteurs par mois (toujours d’après le JDA).

Il est plus que nécessaire et urgent de faire comprendre à nos édiles qu’ils se trompent dans l’affectation du bâtiment (à quand un bar à vin chaud sur la plateforme de la cathédrale ?) et qu’il y a là une opportunité unique pour insuffler un nouvel élan et un dynamisme à la ville. »

Le collectif invite à une manifestation qui sera organisée le 15 septembre à 11h devant l’Ancienne Douane. En attendant, un groupe a été créé sur Facebook.

Pour aller plus loin

Sur les DNA : Fans de l’Ancienne Douane

Sur Rue89 Strasbourg : L’Ancienne Douane, mini-marché couvert fin 2013

Signer la pétition

Le groupe sur Facebook.

Le thermomètre grimpe, le nombre d’expulsions aussi

Le thermomètre grimpe, le nombre d’expulsions aussi
Le thermomètre grimpe, le nombre d'expulsions locatives aussi
A Strasbourg, les expulsions locatives ont repris depuis le mois d'avril (Photo François Schnell / FlickR / cc )

Beaucoup ont attendu l’arrivée de l’été avec impatience. Les personnes menacées d’expulsion beaucoup moins. Car avec la fin de la trêve hivernale, les expulsions locatives reprennent, au moment où ferment des centres d’hébergement d’urgence. (suite…)

Soirées Bollywood à l’Odyssée

Ambiance Bollywood à l’Odyssée. Le cinéma d’art et d’essai strasbourgeois diffusera The Dirty Picture sur la toile de sa grande salle à partir de mercredi et jusqu’au mardi suivant. Ce film, réalisé en 2011 par Milan Luthria, a été récompensé par de nombreux prix. Un fleuron de la Nouvelle vague. Le pitch : dans les coulisses du cinéma indien des années 1980, le film s’attache à raconter l’histoire vraie d’une de ses plus célèbres actrices de l’époque, Silk, la « Marylin tamoul ». Pendant 2h20, le spectateur est  plongé dans les méandres de l’univers cinématographique bollywoodien, hors des décors de tournage mais au cœur des rivalités entre stars locales. Loin des clichés du genre rose bonbon sur fond musical et pellicule bariolée, The Dirty Picturese fait plus noir et plus cru que les productions traditionnelles de Bollywood.

Bande-annonce du film

 

Y aller

The Dirty Picture, De mercredi à mardi à 20h, sauf samedi 18h et dimanche 13h, 17h15, 22h, grande salle de L’Odyssée, 3 rue des Francs Bourgeois à Strasbourg.

Strasbourg : l’ex-culturiste dealait des médicaments interdits

Strasbourg : l’ex-culturiste dealait des médicaments interdits

A LIRE SUR

LE PAYS.FR

(suite…)

WAS Magazine : lancement du 3e numéro vendredi soir au Mudd Club

C’est déjà le numéro 3, huit mois après le lancement de Was Magazine, bimestriel gratuit sur la vie locale et culturelle à Strasbourg. Le magazine organise une soirée pour cette sortie, vendredi soir au Mudd Club à Strasbourg.

Au programme du numéro : un apparté à la bonne franquette avec Plus Guest, l’un des groupes phare de la scène musicale strasbourgeoise, des bonnes trouvailles vestimentaires, des interviews, etc.

Le magazine est gratuit et distribué un peu partout en ville, dans les bars et quelques lieux de sorties strasbourgeois.

WAS Magazine #3
WAS Magazine lance son numéro #3 (Illustration Laura Riedinger)

Vous pourrez découvrir certains articles de Was Magazine, déjà publiés ou à venir, sur Rue89 Strasbourg, un jeudi sur deux. Le premier est un reportage sur la Semencerie, un atelier d’artistes à Strasbourg, à lire ici.

Y aller

Soirée de lancement vendredi 13 juillet à partir de 22h au Mudd Club, 7 rue de l’arc-en-ciel à Strasbourg

La Chambre de commerce lance une pétition pour sauver le GCO

La Chambre de commerce lance une pétition pour sauver le GCO
Le GCO ne devrait désengorger que 10% du trafic sur l'A35, celui des véhicules de transit. (Photo Pascal Bastien)

Un mois après l’abandon du projet de Grand contournement ouest de Strasbourg, le monde économique refuse de lâcher prise. La Chambre de commerce et d’industrie du Bas-Rhin lance une pétition pour relancer le GCO et appelle tout son réseau d’entrepreneurs à la signer en ligne pendant tout l’été. Objectif : faire pression sur le ministère des Transports. (suite…)

14 juillet : modifications de la circulation autour de la place de l’Etoile

Dans le cadre des célébrations de la fête nationale du 14 juillet, la Ville de Strasbourg organise un spectacle pyrotechnique et un bal populaire. Cette année encore, le feu d’artifice sera tiré à 22h30 depuis le parc de l’Etoile. Le bal populaire se tiendra à partir de 20 h sur la place du Maréchal de Lattre de Tassigny.

Pour des raisons de sécurité, la Ville a décidé de procéder à des modifications de la circulation. Le stationnement et la circulation des véhicules seront interdits du 14 juillet à 1h au 15 juillet à 12h, sur la place du Maréchal de Lattre de Tassigny ainsi que sur la route de Vienne. La municipalité a également décidé d’interdir le stationnement du 14 juillet à 10h au 15 juillet à 1h, dans le quartier de la Bourse (de la rue de Lausanne jusqu’à la rue de la Première Armée) et dans l’ouest de Neudorf (rue du Marksgarten, avenue de Colmar et avenue Jean Jaurès).

Les préparatifs du spectacle pyrotechnique nécessiteront une interruption du trafic à tous véhicules, piétons et cyclistes du 14 juillet à 5h au 15 juillet à 12h, en fonction des impératifs de sécurité. Sont ainsi concernés la bretelle de sortie de la route du Rhin sur la route de Vienne (sens Allemagne-France), le quai du Général Koenig, la route de Vienne, la promenade et la place Dauphine (Rivétoile), le parc de l’Etoile et le rond-point Pierre Mendès-France.

Un périmètre de sécurité sera mis en place avant et pendant le feu d’artifice, le 14 juillet à partir de 18h, jusqu’à la fin du feu d’artifice. Il sera alors interdit de circuler aux piétons, cyclistes et à tous véhicules sur la totalité du parc de l’Etoile, rue de la Thumenau ainsi que sur les ponts de la Bourse et d’Austerlitz. La circulation sera également interdite le 14 juillet à partir de 18h, dans le quartier de la Bourse, au sud de l’Esplanade ainsi qu’au nord et à l’ouest de Neudorf. A partir de 20h, c’est la route du Rhin qui sera interdite à la circulation, depuis le port jusqu’à la Montagne Verte.

La circulation des tramways sera également perturbée. Le 14 juillet, de 19h à 21h, les tramways ne desserviront plus la station Etoile Bourse. Les stations situées au sud et au nord de celle-ci ne subiront aucune perturbation. A partir de 21h, les tramways ne circuleront plus entre les stations Langstross et Stuthfeld. Les tramways des lignes A et D, à destination d’Illkirch et Aristide Briand partiront depuis la station Etoile-Polygone.

Y aller

Bal populaire, place du Maréchal de Lattre de Tassigny (place de la Bourse), à partir de 20h.
Feu d’artifice, place de l’Etoile, à partir de 22h30.

Au conseil de CUS, le parc des expositions et le tram en débats

Au conseil de CUS, le parc des expositions et le tram en débats

La température stagne en ville, mais elle a grimpé jeudi au conseil de la communauté urbaine de Strasbourg car les les sujets à l’ordre du jour ont produit des débats houleux : extensions du tram A, nouvelle ligne Wolfisheim – Vendenheim, et le parc des expositions notamment. Retrouvez le compte-rendu du conseil de CUS ci-dessous.

(suite…)

1,6 million d’euros de subventions au Racing Club de Strasbourg

1,6 million d’euros de subventions au Racing Club de Strasbourg

A LIRE SUR

OBSERVATOIRE DES SUBVENTIONS

(suite…)

Le Vél’Hop défend son bilan

Le Vél’Hop défend son bilan

A LIRE SUR

20 MINUTES.FR

(suite…)

La filière musique supprimée des lycées du Bas-Rhin à la rentrée 2012

La filière musique supprimée des lycées du Bas-Rhin à la rentrée 2012
L'orchestre universitaire de Strasbourg (Photo Jean-Marie Adam / FlickR / CC)

A la rentrée 2012, il ne sera plus possible aux élèves de seconde de s’engager dans la filière musicale dans le Bas-Rhin. Le seul établissement qui proposait cette option au baccalauréat dans le département, le lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg, a jeté l’éponge devant le faible nombre d’inscrits et la baisse de sa dotation de fonctionnement.

(suite…)

La SemenceRIE, pépinière d’artistes éphémère

La SemenceRIE, pépinière d’artistes éphémère
La SemenceRIE, pépinière d'artistes éphémère
Annie Sibert, présidente de la SemenceRIE (Photo Vincent Muller)

Nichée entre deux voies de chemins de fer dans le quartier Gare de Strasbourg, La Semencerie ne paye pas de mine. Pourtant, derrière ces murs ocres à la peinture écaillée se cache un vrai trésor : un espace de création artistique occupé par 25 artistes à l’imagination fertile.

(suite…)

L’hebdomadaire « 7 à Neudorf » cesse de paraître

Le sommaire du numéro 3 de 7 à Neudorf

L’hebdomadaire de quartier « 7 à Neudorf » livre son dernier numéro jeudi 12 juillet. La direction des DNA a décidé d’interrompre la parution de ce journal lancé en septembre 2010 et dont la vocation était de rassembler l’information et la publicité hyperlocale des quartiers de Neudorf, Neuhof et Meinau à Strasbourg. La stratégie de Christian Bach, journaliste aux DNA et initiateur de l’hebdomadaire, était de proposer une autre information, plus lente, plus pratique et moins dense, à ces quartiers où les chiffres de diffusion des DNA sont au plus bas.

Edité initialement à 50 000 exemplaires, et diffusé dans les kiosques et certains magasins de proximité des quartiers visés au prix de 50 centimes, l’hebdomadaire n’a jamais vu ses ventes décoller. Les chiffres de diffusion restent un secret jalousement gardé mais des sources internes aux DNA évoquent des chiffres autour 2 000 exemplaires vendus chaque semaine. Cette faible diffusion a empêché l’hebdomadaire d’attirer suffisamment d’annonceurs pour permettre à la petite équipe, constituée d’une journaliste, Julie Reux, assistée d’une dizaine de pigistes et de deux commerciaux, d’être financée.

Au printemps, les DNA avaient décidé d’ajouter gratuitement l’hebdomadaire à leur édition du jeudi pour les abonnés du quotidien. Mais la mesure est arrivée trop tard et la direction des DNA a finalement décidé d’arrêter les frais avant la rentrée 2012. Engagé dans un vaste plan de réduction des coûts après son rachat par le Crédit Mutuel, le quotidien régional pourrait dès lors se poser la question du maintien de son agence neudorfoise.

Pour aller plus loin

Chez Erwann Gaucher : Lancement d’un nouveau journal à Strasbourg (avec une interview de Christian Bach au moment du lancement)

Des salariés de GM bloquent la route devant l’usine

Des salariés de GM bloquent la route devant l’usine

A VOIR SUR

STRASTV.COM

(suite…)