Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Tram nord : les détails de l’enquête publique en septembre et octobre

Tram nord : les détails de l’enquête publique en septembre et octobre
Le tram nord doit passer par l’avenue des Vosges.

La préfecture du Bas-Rhin a fixé les dates de l’enquête publique pour l’extension du tramway vers le nord de l’agglomération du 9 septembre au 18 octobre.

Étape administrative indispensable, l’enquête publique pour l’extension du tramway de Strasbourg vers le nord de l’agglomération aura lieu du lundi 9 septembre au vendredi 18 octobre. L’avis annonçant cette période de 40 jours indique que l’enquête publique est un préalable à l’autorisation environnementale, la déclaration d’utilité publique et la mise en conformité du Plan local d’urbanisme de l’Eurométropole (PLUi).

C’est à nouveau Jean Annaheim qui a été sollicité pour être président de la commission d’enquête, qui siègera au centre administratif de la Ville de Strasbourg. Jean Annaheim a déjà présidé les commissions d’enquête sur l’extension du tram vers Kehl et l’extension vers Koenigshoffen. La commission doit recueillir les contributions de toutes les parties intéressées, particuliers compris, par cette extension, qui doit joindre l’avenue des Vosges à l’ouest de Schiltigheim en passant par la place de Haguenau et la route de Bischwiller.

Les documents relatifs à cette extension sont disponibles sur le site Participer de l’Eurométropole, sur le site de la préfecture du Bas-Rhin, ou directement auprès de la commission d’enquête au centre administratif.

Trois réunions publiques prévues

Les contributions et les avis peuvent être envoyés à la commission d’enquête par courriel à l’adresse enquete-publique-tram-nord@registre-dematerialise.fr, par voie postale, ou directement sur les registres disponibles dans les mairies de Bischheim, Hoenheim, Schiltigheim et au centre administratif de Strasbourg. Le registre dématérialisé est accessible à cette adresse.

Trois réunions publiques sont prévues :

    jeudi 12 septembre de 19h à 21h au Palais des fêtes, 4, rue de Phalsbourg à Strasbourg – Neustadt, mardi 24 septembre de 19h à 21h à la salle des fêtes du Cheval blanc, 2, avenue de Périgueux à Bischheim, mercredi 9 octobre de 19h à 21h à la salle « Le Brassin », 38, rue de Vendenheim à Schiltigheim.

En outre, des membres de la commission d’enquête assureront des permanences pour répondre aux questions du public :

    Au centre administratif de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg le lundi 9 septembre de 9h à midi, le lundi 23 septembre de 14h30 à 17h30, le samedi 5 octobre de 9h à midi et le vendredi 18 octobre de 14h à 17h30. À la mairie de Schiltigheim le samedi 14 septembre de 9h à midi, le mardi 24 septembre de 14h à 17h, le mercredi 9 octobre de 9h à midi et le lundi 14 octobre de 17h à 20h. À la mairie de Bischheim le samedi 17 septembre de 14h à 17h, le jeudi 3 octobre de 13h30 à 16h30, le samedi 12 octobre de 9h à midi et le mercredi 16 octobre de 17h à 20h. À la mairie de Hoenheim le lundi 23 septembre de 9h à midi et le jeudi 3 octobre de 17h30 à 20h30.

À la fin de l’enquête publique, la commission rendra un avis qui peut être soit favorable, soit favorable avec réserves, soit défavorable. Cet avis aura un impact sur la solidité juridique des documents administratifs qui découlent de cette enquête publique.

Démoustication place de Haguenau dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 août

Démoustication place de Haguenau dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 août
Ce salopard de moustique tigre transmet les maladies virales

De l’insecticide va être projeté dans les environs de la place de Haguenau à Strasbourg dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 août. L’objectif est de réduire la population de moustiques, suite à la détection d’une personne porteuse de la Dengue et vivant dans ce secteur.

Dans un communiqué, l’Agence régionale de santé (ARS) annonce qu’une opération de démoustication est programmée dans la nuit de mardi 20 à mercredi 21 août, dans le secteur de la place de Haguenau à Strasbourg. Cette opération fait suite à l’identification d’un cas de dengue chez une personne ayant récemment séjourné dans un pays tropical où la maladie est présente.

L’ARS précise que « les enquêtes épidémiologique et entomologique menées par les autorités sanitaires ont conduit à l’identification d’une zone fréquentée par cette personne pendant la période de virémie (durée pendant laquelle le virus étant présent dans le sang, un moustique piquant cette personne peut ensuite en contaminer d’autres) : le secteur de la place de Haguenau à Strasbourg. »

Sauf en cas de pluie ou de vent, des agents vont asperger de l’insecticide dans le secteur et ses environs, dans le but de réduire la population des moustiques tigre. Récemment implantés à Strasbourg, ces insectes peuvent transmettre les maladies arbovirales (dengue, zika et chikungunya).

Périmètre bouclé

Un périmètre de sécurité sera établi pendant l’opération et la demi-heure qui suivra, afin d’éviter l’exposition au produit des personnes passant par ce secteur. Quant aux habitants, ils sont priés de rester à l’intérieur des bâtiments, de fermer les fenêtres durant l’intervention, rincer le mobilier de jardin et de rentrer les gamelles des animaux.

L’Agence régionale de santé indique en outre que des pièges ont été installés autour de la place de l’Abattoir à Cronenbourg, près d’Ikea, car c’est une zone fréquentée par la personne infectée. Il n’est pas possible d’y asperger de l’insecticide en raison de l’installation du cirque franco-belge sur place.

La dengue est une « maladie virale dont les symptômes les plus fréquents sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des éruptions cutanées » selon l’ARS qui indique que « la plupart des malades ont des symptômes légers et se rétablissent en une à deux semaines. Certains développent
une dengue sévère et sont hospitalisés. »

Des salariés de Caddie n’ont pas été payés un mois après la liquidation

Des salariés de Caddie n’ont pas été payés un mois après la liquidation
Plusieurs dizaines de salariés se sont rassemblés ce lundi 19 août devant les bureaux du mandataire judiciaire chargé de la liquidation de Caddie.

L’entreprise Caddie de Dettwiller a été liquidée en juillet. Tous les salariés ont été licenciés mais certains n’ont pas reçu leurs dernières paies. Ils étaient réunis pour protester lundi 19 août devant les bureaux du liquidateur à Eckbolsheim.

« Pour nous, c’est trop long », témoigne Vincent Holtzscherer, délégué syndical CFE-CGC de Caddie, à l’issue d’un rassemblement lundi 19 août à Eckbolsheim. Dès 7h30, une cinquantaine d’employés de l’entreprise de chariots métalliques de Dettwiller étaient réunis devant les bureaux du liquidateur judiciaire mandaté par le tribunal de Saverne. Le 15 août, ils ont constaté le retard de versement des salaires du mois de juillet et des versements partiels pour quelques-uns des 108 salariés. « Pour ceux qui ont été payés, ce fut le 15 août au lieu du début du mois et avec des montants inférieurs de 20 à 50% selon les cas », explique le syndicaliste.

70 000€ nécessaires

L’entreprise alsacienne, anciennement implantée à Schiltigheim, a d’abord été placée en redressement judiciaire mardi 28 mai par la chambre commerciale du tribunal de Saverne. Dès cette date, l’Assurance de garantie des salaires, AGS, s’était engagée à couvrir les salaires pendant 45 jours. Ce qu’elle a fait.

Entre temps, le placement en liquidation judiciaire de l’entreprise avec poursuite d’activité a été demandé le 27 juin. Le tribunal judiciaire de Saverne a toutefois décidé, le 16 juillet, de la fin de cette poursuite d’activité sans reprise possible.

« Dès le 15 juillet et jusqu’à la fin du mois, Caddie devait payer l’autre partie des salaires », indique Vincent Holtzscherer, délégué syndical CFE-CGC de Caddie. Selon Vincent Holtzscherer, 70 000€ seraient nécessaires afin de payer l’ensemble des salaires. « Il y avait 260 000€ de fonds disponibles en juillet mais cette somme a été utilisée pour sécuriser les produits chimiques présents sur le site industriel », précise le syndicaliste.

Me Nicolas Flesch, le mandataire judiciaire en charge du dossier ne confirme pas ces sommes mais il indique :

« L’entreprise Caddie fait face à des difficultés de trésorerie qui ne permettent pas de faire face aux dépenses. La créance n’a pu être payée intégralement et nous sommes conscients des difficultés que cela impose. Nous travaillons tous les jours pour tout ce que se passe au mieux pour tout le monde, on ne priorise personne. »

Des risques environnementaux

La trésorerie à laquelle faisait référence Vincent Holtzscherer a bien été utilisée pour régler des coûts liés à la sécurité, confirme Me Flesch qui évoque « des risques environnementaux liés à la présence de produits très dangereux sur le site industriel et que l’on doit évacuer pour le bien commun du territoire de Dettwiller ».

« Il nous faut trouver une solution au plus vite pour les salariés peu rémunérés », répond Vincent Holtzscherer :

« Avec 900€, ces employés n’arriveront pas à remplir le caddie qu’ils ont fabriqué pendant 30 ans. Comme tout le monde, ils ont des charges à payer, des loyers, des enfants à nourrir et des crédits à rembourser. »

« C’est terrible pour les salariés. Le mandataire a choisi de privilégier l’entreprise », regrette Khairan Ghanmi, délégué syndical CFDT qui prévoit de réunir à nouveau les employés « si nous n’avons pas de retour au soir du vendredi 23 août, on se réunira de nouveau ».

Nicolas Flesch indique que plusieurs solutions sont étudiées, sans vouloir préciser lesquelles. De son côté Vincent Holtzscherer, représentant CFE-CGC pense que « la seule solution à court terme est que l’AGS avance les sommes de congés payés normalement dues fin août. Mais tout cela reste assez flou niveau délai ».

L’usine se vide

La dernière décennie a été difficile pour l’entreprise créée en 1928 et devenue une icône de la grande distribution. Depuis 2012, Caddie a subi quatre redressements judiciaires et a été sauvée trois fois. Malgré des restructurations et des repositionnements, les effectifs n’ont cessé de fondre, le fabricant de chariots employait dernièrement 108 salariés.

Le site industriel à Dettwiller est en train d’être vidé, d’après les syndicats. Dès septembre, le matériel sera vendu aux enchères tout comme la marque « Caddie ». Les bâtiments connaîtront une autre destinée.

De la rue à la rue, que sont devenus les sans-abris évacués du camp Krimmeri

De la rue à la rue, que sont devenus les sans-abris évacués du camp Krimmeri
Dans le parc Eugène Imbs à la Montagne Verte, les tente apparaissent petit à petit, mercredi 14 août 2024.

Cycle infernal des démantèlements, éternel questionnement : où sont envoyées les dizaines de personnes à la rue lorsque la Ville de Strasbourg fait évacuer leurs camps ? De l’hôtel aux appartements en passant bien souvent par un retour à la rue, panorama des « solutions » proposées aux 191 personnes expulsées jeudi 1er août du square Krimmeri, à la Meinau.

Il aurait suffit de fermer les yeux une dizaine de jours pour ne rien remarquer. Démantelé le 1er août, le camp de sans abris s’est déjà reformé dans le square Krimmeri, à la Meinau. Pourtant ce jour-là, la préfecture du Bas-Rhin se targuait d’avoir proposé aux 191 personnes des orientations « adaptées à leur situation ». Selon elle, 159 personnes ont été orientées vers des « hébergements dans le Bas-Rhin », trois demandeurs d’asile et deux enfants vers des « hébergements dédiés », une vers le centre de rétention administrative, une vers l’hôpital, 18 vers le centre de préparation d’aide au retour de Bouxwiller, deux vers l’aide sociale à l’enfance et cinq « n’ont pas souhaité être prises en charge ».

Retour au square Krimmeri

Parmi eux, Lucian. Ce Roumain de 53 ans a pris le bus et suivi les forces de l’ordre jusqu’au gymnase du Heyritz, lors du démantèlement du 1er août. Ce jour-là, il a reçu un bracelet vert parce qu’il a le droit de séjourner en France, et une feuille avec l’adresse de l’Hôtel Formule 1 à Illkirch-Graffenstaden. Il a pu y rester sept jours. « Je ne sais pas ce que je suis censé faire après », regrette-t-il, joignant à son message une photo d’un insecte capturé dans sa chambre.

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Au Bistro des Hauteurs de Belmont, le retour balbutiant d’une vie de village

Au Bistro des Hauteurs de Belmont, le retour balbutiant d’une vie de village
Deux lignes de bières sont installées aux adhérents du bistro des Hauteurs, en plus d’une proposition conséquente de boissons sans alcool.

Belmont, le village le plus haut du Bas-Rhin n’a plus de lieu de rencontre depuis la fermeture d’une épicerie en 1986. Mais depuis mars 2023, des habitants ont monté un bistrot associatif pour se retrouver et se connaître à nouveau.

« Quand j’entends mon père parler du village de son enfance, avec ses commerces, ses carnavals et ses moment festifs, j’ai l’impression que ça n’est pas le même que le mien. » Pauline, 22 ans, est l’une des jeunes habitantes de Belmont. Dominant à 788 mètres la haute vallée de la Bruche, sur la route menant au Champ du Feu, la commune de 176 habitants est déserte, et compte deux fois plus de résidences secondaires que de principales.

L’épicerie de Nicole, ouverte en 1970, était le dernier lieu accueillant du public (outre la mairie, l’église et le cimetière). Devenue exploitante agricole, Nicole a fermé son commerce en 1986. À Belmont depuis, pas un bar, aucun restaurant, pas d’école ni d’endroit où faire ses courses – si ce n’est un boucher itinérant le vendredi matin, annoncé par un klaxon tonitruant.

Depuis mars 2023 cependant, chaque vendredi soir, le Bistro des Hauteurs redonne aux belmontoises et aux belmontois un lieu où se rencontrer. « J’ai retrouvé des gens que j’avais perdu de vue depuis des années, j’ai fait la connaissance de leurs enfants », explique Nicole, l’ancienne épicière de 74 ans, à Belmont « depuis toujours ».

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#Belmont

Le silence des Ultra Boys 90 pour protester contre BlueCo, l’actionnaire du Racing

Le silence des Ultra Boys 90 pour protester contre BlueCo, l’actionnaire du Racing

L’association de supporters du Racing club de Strasbourg, Ultra Boys 90 Strasbourg, annonce une « grève de l’encouragement » à chaque match, en protestation au rachat du Racing club de Strasbourg par BlueCo, un actionnaire américain.

Depuis la prise de contrôle du Racing club de Strasbourg (RCSA) par BlueCo, en juin 2023, les supporters du club de football alsacien n’ont pas caché leur hostilité. BlueCo étant déjà propriétaire de Chelsea FC, un célèbre club anglais évoluant souvent en Champions league (coupe d’Europe), les nouveaux actionnaires sont suspectés de ne voir dans le Racing qu’une équipe de test et d’entrainement. Des craintes qui n’ont guère été infirmées lors de la saison dernière, où la relégation a menacé le Racing quasiment jusqu’à la fin, provoquant le départ de Patrick Vieira.

Dans un communiqué publié samedi 17 août sur Facebook, le club de supporters Ultra Boys 90 voit dans le départ de Patrick Viera la main de BlueCo : il « réclamait des recrues d’expérience, mais au lieu de cela, un directeur technique lui a été imposé sans consultation, le poussant à partir ». Le collectif dénonce en outre :

« Nos cadres historiques sont poussés vers la sortie au profit de jeunes joueurs sans expérience du football de haut niveau. Les décisions sont-elles encore prises à Strasbourg ? Nous en doutons fortement. BlueCo est en train de démolir l’âme du Racing, un club autrefois familial, indépendant et imprégné de nos valeurs locales. Nous ne pouvons cautionner cette destruction. »

Pour mettre fin à cette politique qui provoque « le désintérêt croissant des supporters » et « les départs prématurés à la fin des matchs » selon le communiqué, les Ultra Boys 90 réclament le départ de BlueCo et lance une série d’opérations de contestation contre l’actionnaire principal du Racing, sous le mot d’ordre « BlueCo Out ».

En outre, les supporters affiliés aux Ultra Boys 90 « resterons silencieux les 15 premières minutes de chaque match, à domicile comme à l’extérieur, jusqu’au départ de BlueCo » indique le communiqué qui précise :

« C’est une décision difficile, un crève-cœur même, mais il nous semble nécessaire de marquer une opposition qui ne laissera plus de place aux doutes. Nous chanterons ensuite pour l’institution Racing club de Strasbourg. »

Les Ultra Boys 90, qui concluent leur communiqué « pour un Racing indépendant, populaire et différent », appellent les autres « supporters, les partenaires, les sponsors et les collectivités locales à se joindre à [eux] pour dénoncer cette situation ».

Pour aller à La Wantzenau en train cet été, mieux vaut être une marchandise qu’un passager

Pour aller à La Wantzenau en train cet été, mieux vaut être une marchandise qu’un passager
40 trains de fret allemands circulent par jour sur une ligne jugée vétuste par la SNCF et la Région

Les usagers de la ligne TER Strasbourg-Lauterbourg demandent depuis janvier 2023 que le nombre de trains quotidiens soit augmenté. La SNCF s’y oppose mais y fait circuler 40 trains de marchandises par jour au mois d’août.

Depuis le 9 août et jusqu’au 30 août, quarante trains de marchandises de la Deutsche Bahn (DB) IngraGo circulent chaque jour sur la ligne Strasbourg-Lauterbourg, en plus de son trafic habituel. Une augmentation jugée dangereuse par la maire de La Wantzenau, Michèle Kannengieser (divers droite), sur des rails « ayant plus de 80 ans et souffrant d’un déficit d’entretien chronique ». L’édile a déposé fin juillet une requête devant le tribunal judiciaire en charge des référés à l’encontre de SNCF Réseau, qui a accordé à l’entreprise allemande cette dérogation, le temps qu’elle réalise des travaux d’élargissement de l’axe Karlsruhe-Bâle.

Cette décision est d’autant plus difficile à comprendre par la maire et par les usagers, qui réclament depuis janvier 2023 que cinq trains de passagers supplémentaires circulent quotidiennement entre Strasbourg et Lauterbourg, mais n’ont rien obtenu. La ligne est exclue du Réseau express métropolitain européen (Reme), lancé en janvier 2023 par la Région, l’Eurométropole et la SNCF et grâce auxquels certaines gares bénéficient de leur côté de plus de vingt trains supplémentaires par jour.

Comme sur les lignes Mommenheim – Sarreguemines et Haguenau – Wissembourg, l’offre ferroviaire s’est dégradée sur la ligne Strasbourg – Lauterbourg.Photo : Camille Balzinger / Rue89 Strasbourg

Rails trop abimés ?

Raymond Ruck, du collectif d’usagers Montrainjytiens, s’interroge :

« La Région nous explique qu’elle ne peut pas mettre de trains supplémentaires sur cette ligne car les rails sont trop abîmés. Mais si une quarantaine de lourds trains de marchandises circulent en plus chaque jour, pourquoi ne pas augmenter de trois ou quatre le nombre de rames pour les voyageurs ? »

La décision de faire circuler des trains de fret a été prise par SNCF réseau, propriétaire des voies. Elle n’a pas eu à consulter la Région Grand Est, qui ne finance que des trains de voyageurs. En juillet, surpris par cette décision, Thibaud Phillipps, vice-président (Les Républicains) de la Région Grand Est, expliquait à Rue89 Strasbourg qu’il insistait auprès de la SNCF pour augmenter en contre partie les cadences sur la ligne Lauterbourg-Strasbourg. Sans succès pour le moment.

La SNCF trop frileuse ?

« La SNCF est frileuse et la Région les suit », estime François Giordani, président de la branche Grand Est de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) :

« Le Reme a mal commencé, la SNCF avait annoncé une augmentation du nombre de trains trop élevée par rapport aux capacités d’accueil de la gare de Strasbourg. Augmenter le cadencement de la ligne qui va à Lauterbourg signifierait mettre plusieurs trains sur une même voie, ce qui peut engendrer des retards en cas de problèmes techniques. Aux heures creuses cela fonctionnerait très bien car les voies sont vides, mais ils n’ont pas envie de prendre de risques. »

« C’est aussi parce que la SNCF ne sera peut-être bientôt plus propriétaire de la ligne qu’elle ne veut pas trop investir », explique Raymond Ruck, du collectif Montrainjytiens. Depuis une directive européenne adoptée en décembre 2019, les Régions (en ce qui concerne les TER) et l’État (pour les Intercités) doivent lancer des appels d’offres pour l’exploitation des lignes ferroviaires. Ainsi, comme d’autres lignes transfrontalières du Grand Est, la ligne Strasbourg-Lauterbourg pourrait bientôt être ouverte à la concurrence internationale. « Si elle la rénove et qu’elle ne lui appartient plus, elle ne bénéficiera pas des avantages de l’investissement, siffle Raymond Ruck. Mais en attendant, ce sont les usagers qui trinquent. »

17 trains quotidiens relient Strasbourg à La Wantzenau en période normalePhoto : Camille Balzinger / Rue89 Strasbourg

La mobilisation continue

Pour obtenir gain de cause, les collectifs comptent sur leur mobilisation plus que sur le tribunal judiciaire, qui a rejeté le référé de la maire de La Wantzenau, s’estimant incompétent. « On espère que le dialogue politique avec la Région va reprendre dès le mois de septembre, comme nous l’avait annoncé Thibaud Philipps », annonce Raymond Ruck :

« On veut être associés au processus de décision et pas seulement qu’ils nous expliquent des décisions qu’ils ont déjà prises en amont, comme ça se passe depuis le début. »

Strasbourg, la capitale de l’Europe envers et contre tout le monde

Strasbourg, la capitale de l’Europe envers et contre tout le monde
L’arrivée des eurodéputés à Strasbourg pour la session plénière.

Quand il s’agit de défendre le statut de capitale européenne de Strasbourg, tous les coups sont permis. Plongée dans la « bataille du siège » qui oppose les Strasbourgeois au reste des habitants de l’Union européenne.

« Strasbourg outragée ! Strasbourg brisée ! Strasbourg martyrisée ! » C’est très certainement cette célèbre maxime gaullienne qui a traversé l’esprit de Roland Ries au matin du 9 septembre 2015. À l’heure où le maire de Strasbourg écoute nonchalamment la matinale d’Europe 1, Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen, balance une bombe au micro de la radio privée. Les Verts souhaitent voir le Parlement transféré à Bruxelles et l’édifice strasbourgeois transformé en lieu d’accueil pour les migrants de Calais. Certes, l’édile avait annoncé quelques jours plus tôt qu’il invitait les Strasbourgeois à accueillir des migrants chez eux pour soulager les collectivités locales et faire preuve d’humanité mais hors de question de déménager le Parlement.

Dans la soirée, un communiqué du maire tombe. Roland Ries se dit « consterné » et repeint le député européen en victime consentante « des lobbyistes pro-bruxellois ». Le premier magistrat de Strasbourg enfonce le clou : « Daniel Cohn-Bendit n’a plus la distance critique qui avait pourtant fait ses heures de gloire dans des temps plus anciens. » Prends ça Dany oh, et l’ancien leader de Mai-68 devait se voir remettre la médaille d’honneur de la Ville de Strasbourg pour… son engagement de député européen, il pourra repasser. 

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À Koenigshoffen, comment des habitants ont perdu un peu de verdure pour un parking

À Koenigshoffen, comment des habitants ont perdu un peu de verdure pour un parking
Fin novembre, un parking remplacera le carré d’herbe de la rue Herrade.

À Strasbourg, dans le quartier de Koenigshoffen, des places de parking vont remplacer un triangle d’herbe, un espace ouvert apprécié des habitants et surtout des enfants. Dans cette opération, une concertation mise en place par le syndic n’a guère mobilisé les habitants les plus précaires.

Alors que toutes les villes se demandent comment verdir leurs espaces, à Koenigshoffen, du bitume et des pavés de béton vont remplacer de l’herbe et des arbres. Il y a quelques semaines encore, les enfants de la rue Herrade, dans le quartier prioritaire de Koenigshoffen Est à Strasbourg, s’amusaient sur le triangle d’herbe au centre des trois immeubles, qui forment la copropriété Spender. Aujourd’hui, on ne le devine même plus. Depuis le début du mois d’août, des véhicules de destruction et des barrières métalliques entourent un large amas de terre.

« C’est dans cet espace que je venais me poser, seule, avec mes amies ou mes petits-enfants », souffle Kamer. La femme âgée habite un logement social de la rue Herrade depuis quinze ans. « Tous les jours je m’installais sur mon balcon et je regardais les arbres », raconte celle qui n’aura bientôt plus qu’une vue sur un parking clôturé de 102 places, fait de pavés et d’enrobé.

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Avec 1 155 terriers en Alsace, le grand hamster reste « en danger critique » d’extinction

Avec 1 155 terriers en Alsace, le grand hamster reste « en danger critique » d’extinction
Depuis 2020, le grand hamster est reconnu « en danger critique d’extinction ».

Plus de 1 100 terriers de grand hamster ont été recensés en 2024 en Alsace. Malgré des chiffres encourageants, le rongeur reste toujours « en danger critique » d’extinction.

Mardi 30 juillet, la préfecture de la Région Grand Est a présenté les résultats du comptage de terriers de grands hamsters, en Alsace au printemps. Ces chiffres obtenus au printemps restent très en-deçà des attendus. « Nous ne sommes pas parvenus aux 1 500 hamsters que l’on devrait avoir sur une zone de 600 hectares d’un seul tenant (soit 4 500 hamsters sur trois zones en Alsace, NDLR) », observe Julien Eidenschenck, chef de l’unité agroécologie et du plan national d’actions Hamster à l’Office français de la biodiversité (OFB). Selon lui, il faudra encore du temps pour que les mesures prises par l’État, qui soutient la viabilité de l’espèce à grands coups de millions d’euros, soient visibles : « Tout cela est un travail de longue haleine. On ne se décourage pas, nous restons motivés. » Le premier plan de conservation de l’État remonte à 2000.

(suite…)

Crise de gouvernance chez Habitat de l’Ill après le licenciement du directeur pour faute lourde

Crise de gouvernance chez Habitat de l’Ill après le licenciement du directeur pour faute lourde
Siège du bailleur social Habitat de l’Ill, derrière la mairie d’Illkirch-Graffenstaden.

Directeur du bailleur social Habitat de l’Ill depuis 2010, Laurent Kohler a été licencié pour des faits de harcèlement moral en juillet. Mais plusieurs administrateurs soupçonnent une éviction devant servir les intérêts de la municipalité illkirchoise, actionnaire majoritaire.

Mardi 18 juin, le directeur du bailleur social Habitat de l’Ill voit débarquer deux huissiers dans son bureau. Laurent Kohler apprend ainsi sa mise à pied conservatoire avec effet immédiat. Il est sommé de quitter le siège du bailleur social coopératif, à quelques pas de la mairie d’Illkirch-Graffenstaden. Après 14 ans à la tête de l’organisme HLM, ses ordinateurs et dossiers sont immédiatement saisis. Convoqué pour un entretien préalable au licenciement le 10 juillet, Laurent Kohler a été licencié pour faute lourde cinq jours plus tard.

Que s’est-il passé ? Il s’agit du dernier épisode d’un contentieux remontant à plusieurs années et qui s’est brusquement accéléré en janvier.

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Un rassemblement jeudi 15 août pour se souvenir de l’Afghanistan sous les Talibans

Un rassemblement jeudi 15 août pour se souvenir de l’Afghanistan sous les Talibans
Manifestation des Afghans de Strasbourg en août 2021

L’Association culturelle des Afghans de Strasbourg appelle à un rassemblement jeudi 15 août à Strasbourg pour commémorer le troisième anniversaire de l’occupation de l’Afghanistan par les Talibans.

Qui se souvient des Afghans ? En août 2021, une centaine d’entre eux avaient été accueillis à Strasbourg après la prise de contrôle éclair du pays par les Talibans. Abandonnés par les Américains et la coalition occidentale, le sort des Afghans a rapidement été éclipsé par celui des Ukrainiens, moins d’un an plus tard.

Contre l’oubli, l’Association culturelle des Afghans de Strasbourg (Acas) appelle à un rassemblement jeudi 15 août de 17h à 19h, place Kléber à Strasbourg car depuis leur prise de contrôle, les Talibans se sont employés à effacer les vingt années d’occupation occidentale. Dans un communiqué, l’Acas dénonce :

« Des assassinats organisés, le massacre des forces de défense et de sécurité et des anciens employés du gouvernement précédent, la désidentification des groupes ethniques non pachtounes, la radiation systématique des femmes de la scène politique, le droit à l’éducation des filles bafoué, des viols, la suppression des matières scientifiques et leur remplacement par les enseignements religieux dans les établissements scolaires, etc. »

L’Acas organise donc ce rassemblement « dans le but d’appeler les humanistes, les médias, les associations et institutions de défense des droits de l’homme et de la justice et les citoyens français à unir et à être solidaires avec le peuple afghan contre les terroristes talibans ».

Le directeur du Groupe hospitalier Saint-Vincent subitement licencié, les salariés inquiets

Le directeur du Groupe hospitalier Saint-Vincent subitement licencié, les salariés inquiets

Dans une lettre au président de la Fondation Vincent de Paul, le syndicat Unsa fait part de l’incompréhension des salariés du groupe hospitalier suite au licenciement pour faute grave du directeur Frédéric Leyret.

Les salariés du Groupe hospitalier Saint-Vincent (GHSV) ont appris la mise à pied de leur directeur fin avril 2024. Cela faisait déjà deux semaines que Frédéric Leyret était injoignable. Deux semaines plus tard, les soignants et autres personnels des cliniques Saint-Anne, Sainte-Barbe et de la Toussaint à Strasbourg, ainsi que la clinique Saint-Luc à Schirmeck, ont fini par recevoir un courriel de trois lignes les informant du licenciement de leur ancien patron. Aucune raison n’est évoquée.

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À Strasbourg, des soignants organisent un relais pour aider les Palestiniens lundi 19 août

À Strasbourg, des soignants organisent un relais pour aider les Palestiniens lundi 19 août
Depuis le mois de mai, les principaux point d’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza ont été fermés.

Le collectif de soignants Blouses blanches pour Gaza organise un relais du drapeau palestinien dans plusieurs villes pour demander l’accès aux populations fuyant les combats et les bombes israéliennes. Le cortège passera par Strasbourg lundi 19 août.

Les bombes israéliennes pleuvent sur Gaza depuis plus de dix mois et l’aide humanitaire ne parvient pas à entrer sur le territoire. En représailles après l’attaque du Hamas contre des civils israéliens le 7 octobre 2023, Israël a lancé une incursion terrestre majeure à Rafah et dans le sud de Gaza, qui a entraîné des déplacements massifs, des milliers de victimes civiles et la fermeture des principaux points de passage de nourriture et d’aide médicale. « Nous demandons un cessez-le-feu immédiat et qu’on nous laisse entrer en Palestine pour sauver des vies », implore une soignante, membre de l’antenne strasbourgeoise de Blouses blanches pour Gaza (BBG).

Afin de sensibiliser la population à la situation des Palestiniens et de se faire entendre « devant les institutions européennes », le collectif de soignants, soutenu par l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) et l’Union juive française pour la paix (UJFP), organise un relais du drapeau palestinien, dans plusieurs villes de France, dont Strasbourg.

Le cortège, à vélo, partira lundi 19 août à 10h de la place de la gare et passera ensuite par la place Kleber, place de la Cathédrale, place de la République, place Brandt, puis devant le siège du Conseil de l’Europe, le Palais des droits de l’homme, devant le Parlement européen, avant de retourner à la gare par la place de l’Étoile. Les associations demandent à chaque participant de porter un t-shirt blanc uni qui sera personnalisé avec un autocollant.

« Ils ont besoin de nous »

Ce relais « n’est pas une manifestation politique mais un appel à l’aide », explique Les Blues Blanches pour Gaza de Strasbourg, en lien avec des soignants à Gaza.

« Ils ont besoin de nous, les hôpitaux ont été vidés et les gens sont soignés dans la rue, de plus en plus de maladies liées à la précarité se développent, comme la polio ou la gale. Les chirurgiens amputent des centaines de personnes plutôt que de soigner les plaies car dans ces conditions, les risques d’infections sont trop élevés. »

Aux blessés, s’ajoutent des morts dont le nombre augmente sans cesse. Le 7 août, le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, comptabilisait 40 000 morts en dix mois. Dans un article de la revue médicale The Lancet, trois chercheurs britanniques estiment que le nombre de morts, directement ou indirectement liés aux bombardements à Gaza, sera supérieur à 186 000.

Porter le drapeau palestinien

Brandir le drapeau palestinien est aussi un « acte de résistance » pour les Blouses blanches, après que plusieurs personnes aient été interpellés par les forces de l’ordre car elles avaient sorti un drapeau palestinien lors du passage de la flamme olympique dans les différentes villes de France. » Le collectif dénonce « ces Jeux olympiques de la honte où la France démontre un peu plus chaque jour, qu’elle est le partenaire privilégié d’Israël dans le massacre des Palestiniens »

Au Molodoï, 30 ans d’autogestion ne craignent que le fascisme

Au Molodoï, 30 ans d’autogestion ne craignent que le fascisme

Depuis 1994, la salle du Molodoï abrite concerts, conférences, cours de sport et projets associatifs dans le quartier de la gare. Une longévité à mettre au crédit des bénévoles de l’association et des principes d’autogestion qui la régissent.

Sur une table de bois pliable face à la salle tout de noir peinte, Fred, Nico et David s’abritent du soleil. « On est en train de faire les travaux d’été », sourit Nico en s’excusant pour les outils éparpillés sur le comptoir du bar. Tous trois sont membres du conseil d’administration du Centre autonome jeune Molodoï, qui compte en tout dix personnes. « Ça fonctionne par cooptation, on propose à quelqu’un de nous rejoindre quand on sent que cette personne veut s’impliquer », esquisse David, membre depuis 2022.

Au-dessus du parking attenant à la salle, une énorme fresque célèbre les 30 ans d’auto-gestion qui marquent l’identité du Molodoï :

« On a toujours refusé de se professionnaliser, on est tous bénévoles. L’autonomie est incompatible avec le salariat et pour que l’auto-gestion fonctionne, il faut que personne n’ait d’intérêt personnel dans le projet. »

Ce modèle, aux antipodes de ce que le capitalisme valorise, permet à l’association et à sa salle de naviguer sur la scène culturelle sans couler ni trahir ses valeurs depuis 1994. « C’est un espace social, culturel et politique, chacun d’entre nous place ces mots dans l’ordre qu’il veut, résume Nico, au Molodoï depuis 2018, un lieu d’expression qui donne leur place aux petites assos. »

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