Des monstres dans une ville vosgienne : Elizabeth Holleville nous emmène dans sa future BD
Culture 

Des monstres dans une ville vosgienne : Elizabeth Holleville nous emmène dans sa future BD

actualisé le 18/11/2020 à 17h14

Pour le deuxième podcast de notre série « Sortez-nous de l’Art ! », nous avons tendu le micro à Elizabeth Holleville, une jeune illustratrice de 32 ans. Elle aime les monstres, avoir peur, et surtout, (se) raconter des histoires. Évasion assurée pour ce nouveau week-end confiné.

La jeune femme d’origine nantaise a posé ses valises à Strasbourg après des études d’illustration à Paris et Angoulême. C’est ici qu’elle a commencé à créer des fanzines, des BD écrites et dessinées avec des amis, passionnés et professionnels, auto-éditées.

À l’origine, Elizabeth voulait faire de l’illustration jeunesse, mais les idées qu’elle avaient « étaient trop glauques pour les enfants ». Elle s’est alors tournée vers la BD, assez naturellement : « J’ai alors pu mettre en scène tout mon petit cinéma des horreurs, en toute liberté. « 

Films d’horreur et cauchemars pour faire le plein d’adrénaline

La passion d’Elizabeth ? Avoir peur. Et tout est bon pour se sentir vivante, se questionner sur la mort, sur la vie éternelle ou encore sur les fantômes. Des livres de la collection Chair de Poule, à la trilogie du samedi soir sur M6 avec X-Files, les inspirations de la jeune femme sont directement tirées de son enfance dans les années 90. Sur son bureau, un Gremlins noir trône – « un cadeau d’anniversaire que j’adore » -, ultime symbole de l’univers de l’illustratrice.

Un monde fantastique, mêlant avec subtilité le réel et l’iréel, qui séduit la maison d’édition Glénat, chez qui Elizabeth Holleville publie sa première BD en 2015. L’Été fantôme raconte une histoire d’amitié entre une jeune pré-ado et un fantôme, dans le décor d’une maison de vacances effrayante et mystérieuse, dans le sud de la France.

Un premier confinement anxiogène, un deuxième plus créatif

Si le confinement du printemps a laissé un souvenir amer à Elizabeth Holleville, ce deuxième est plus doux : « Je crois que maintenant que j’ai compris ce que c’était, je m’y suis habituée, j’ai moins peur que lors du premier. » La peur de l’avenir et l’incertitude face au futur de notre planète, c’est justement le thème de sa prochaine BD, prévue pour septembre 2021, toujours chez Glénat. Une histoire d’ados dans une petite ville des Vosges, qui découvrent des hommes et des animaux, étranges et monstrueux, tout ça à proximité d’une ancienne usine de minerais radioactifs…

Quelques planches de la future bande-dessinée d’Elizabeth Holleville, qui racontera une histoire d’ados confrontés à des monstres post-industriels, venus détruire leur petite ville des Vosges.

À l’origine de cette BD, il y a le mouvement pour le climat en 2018 : « Je trouvais ça fascinant, ces jeunes qui n’ont même pas le droit de vote et que les politiques méprisent, alors que leur planète et leur avenir sont menacés. »

L’actualité comme seconde source d’inspiration donc, et la crise actuelle ne manque pas de fournir de nouvelles idées à la jeune femme. De l’ambiance post-apocalyptique du confinement, aux délations entre voisins qui s’observaient de leur fenêtre au printemps, le monde d’aujourd’hui est un puits sans fond pour l’illustratrice : « Ce sont dans ces moments extrêmes que l’on apprend plein de choses sur l’humain. »

Une planche de la future bande-dessinée d’Elizabeth Holleville, à paraître en septembre 2021, chez Glénat.
L'AUTEUR
Maud de Carpentier
Maud de Carpentier

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