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Artefact PRL informe que le concert de MrScruff – Keep it unreal – initialement prévu le samedi 8 décembre 2012 a été annulé. La Laiterie informe qu’ils essaieront de faire revenir l’artiste en 2013. En attendant, le remboursement des billets a lieu dans les points de ventes initiaux.
Et si vous vous dites que MrScuff, vous ne connaissez pas, cliquez « lecture » dans la vidéo ci-dessous… Eh oui, ce sont eux.






Le député PS Philippe Bies entame la guerilla contre le projet de conseil unique d’Alsace. Il vient d’écrire à la ministre de la Réforme de l’Etat et de la décentralisation, Marylise Lebranchu, pour lui dire tout le mal qu’il pense du conseil territorial d’Alsace, ce projet de fusion des trois collectivités alsaciennes : les deux conseils généraux et le conseil régional.
Selon le député socialiste de Strasbourg, si la démarche initiée par Philippe Richert est innovante, elle n’est pas exemplaire :
« Ce qui devait aboutir à une simplification du mille-feuilles institutionnel est devenu chaque jour plus complexe et plus opaque. L’assemblée unique n’est plus qu’un lointain souvenir. En lieu et place, il est proposé la création de deux assemblées, auxquelles se rajouteront deux conférences départementales (…) et de nombreux conseils de territoires qui au mieux se superposeront aux intercommunalités. »
Le député préférerait que la création du conseil unique d’Alsace ait lieu dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation, qui sera mené par le gouvernement l’année prochaine. Il conclut :
« Le projet actuel de conseil territorial unique n’est pas satisfaisant et ne pourra être accepté en l’état par de nombreux élus et citoyens dont je me fais ici le porte-parole. »
Ouch. Jusqu’à présent, la majorité des socialistes alsaciens s’étaient contentés de faire valoir leurs oppositions à certaines dispositions, dont la délocalisation du siège exécutif à Colmar, mais n’avaient pas remis en cause l’ensemble du projet. Philippe Bies démarre donc la campagne pour le « non » au référendum, prévu le 7 avril.
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur le conseil d’Alsace




Six mois après avoir remporté l’appel à projets pour la reprise de la Maison de quartier du Ziegelwasser (Neuhof ouest), l’Ares (association des résidents de l’Esplanade) a jeté l’éponge. Dans un communiqué commun daté de la fin de la semaine dernière, la ville de Strasbourg, la CAF et le conseil général du Bas-Rhin déplorent :
« Le comité de pilotage inter-financeurs des centres socioculturels a du se résoudre fin 2011 à prendre acte de la défaillance de l’association gestionnaire de la Maison de Quartier du Ziegelwasser. L’impossibilité de délivrer un agrément Centre Socioculturel s’est traduite par l’arrêt de l’ensemble des financements publics.
(…) L’enjeu pour les institutions était de maintenir des activités destinées aux habitants du quartier. La méthode proposée par l’ARES, qui avait la particularité de permettre le maintien d’une dynamique associative spécifique sur Neuhof ouest, a été retenue à l’unanimité mi-mai 2012.
L’équipe recrutée spécifiquement pour ce projet s’est rapidement mobilisée, elle a su développer une offre d’animation de qualité et organiser des temps d’échanges avec des habitants destinés à définir les objectifs d’une nouvelle association et du projet social qu’elle devait porter.Malgré un travail remarquable des habitants impliqués et de l’équipe d’animation, attesté par de nombreux témoignages de parents et de partenaires associatifs, des intrusions violentes, des dégradations et des agressions ont contraint les animateurs à stopper leurs interventions, leur sécurité et celle des usagers n’étant plus garantie.
Les membres du Comité de pilotage condamnent ces actes intolérables et estiment que les conditions ne sont aujourd’hui pas réunies pour permettre la réouverture prochaine de la Maison de Quartier. L’ARES a par ailleurs annoncé ce jour qu’elle se retirait définitivement de ce projet.
Souhaitant ne pas pénaliser les familles, une réflexion est menée pour permettre à très court terme de répondre aux besoins d’accueil des enfants les soirs après la classe, les mercredis et pendant les vacances scolaires. Ayant pris ces dispositions, le comité de pilotage envisagera prochainement les modalités d’élaboration et de mise en œuvre du futur projet d’animation de la vie sociale du quartier du Ziegelwasser. »




Au rayon jouets, sur la mezzanine de l’entrepôt d’Emmaüs Mundolsheim, au nord de l’agglomération de Strasbourg, il reste encore quelques jolies pièces. Un château en bois à 10€, des chevaux Barbie à quelques euros (cheveux emmêlés certes), des poupées pour filles et garçons nues ou habillées à 2,50€, des lots reconstitués et augmentés de Playmobil à 8 ou 10€, des puzzle pour bébé – complets – à 1,50€…
Juste à côté, des livres pour enfants sont rangés serrés sur des étagères bondées : 0,50€ le poche, 1€ la bande dessinée qui fait fureur en 2015, 2€ le livre de contes cartonné, jusqu’à 10€ les beaux livres pour adultes. On y trouve des éditions récentes ou plus anciennes. Attention nostalgie : bibliothèques verte et rose, petits cartonnés rouge et or, il y en a pour toutes les générations. Avec en prime, sur la deuxième de couverture, des « Ce livre appartient à Patricia » ou « À Béatrice de la part de mamie »…
Tout est d’occasion bien sûr, et rares sont les objets encore dans leur conditionnement d’origine. Récupérés chez des particuliers tout au long de l’année ou déposés là par des familles, ces jeux de société en pagaille et jouets pour tous les âges sont achetés ici par des brocanteurs et antiquaires d’abord, par des parents ou grands-parents sans trop de moyens ensuite, ou par des personnes « qui ont le souci du développement durable et assument l’achat militant », assure le directeur de la structure Thierry Kuhn :
« Il y en a pour tout le monde. C’est un peu l’endroit où on peut acheter ce que l’on ne pourrait pas trouver ailleurs. Le grand plaisir c’est de faire découvrir à ses enfants ou petits-enfants les jouets de notre enfance. Il y a aussi les petits prix, et, pour ceux qui ont un peu plus de moyens, il y a des jouets de collection. On arrive à peu près à 1 200 tonnes de jouets récoltés par an. Nous connaissons une augmentation depuis quelques temps, même si la qualité commence à baisser. »

À quelques heures de Noël, le stock de jouets d’Emmaüs Mundo a bien fondu. Pendant tout le mois de décembre des ventes spéciales ont été organisées. Mecano, Lego ou châteaux Playmobil ont été raflés. Et ça continue puisqu’une vente spéciale « vêtements de fêtes, bijoux et ustensiles de pâtisserie » a commencé au début du mois et se poursuit encore. De même pour celle « idées cadeaux » qui souffle quelques imaginations aux plus indécis jusqu’à la fin du mois. D’après Thierry Kuhn, il ne reste plus que quelques pièces.
Il n’empêche, les sachets reconditionnés par les bénévoles et les salariés du chantier d’insertion sont encore alléchants pour les plus jeunes. Pour 1 ou 2€, des dizaines de dinosaures, petits personnages, monstres en tout genres, sont rassemblés. Un peu comme une pochette (super)surprise.
Pour les adultes, il faut un peu plus ouvrir l’œil. Là, un joli plat en faïence, ici un ensemble de verres à pied vintage… Dans le petit coin mercerie, il est aussi possible de trouver de bonnes affaires pour ceux et celles qui en auront l’usage : de la laine, des boutons anciens, des coupons de tissus. Pour les « modeuses », possible de trouver un porte-feuille ou un sac eighties, une paire de chaussures rétro, une veste en fourrure immettable, une vieille valisette en cuir. L’idée étant bien sûr de ne pas partir avec des idées trop précises ni le dégoût des objets qui ont eu une première vie ailleurs.

Les objets que l’on trouve en salle de vente ont été orientés là lors d’un premier tri. À part les petits jeux rassemblés, les pelotes de laine mises en sachets, rien n’est lavé, ni réparé. Tout ce qui est endommagé (cassé, déchiré) part dans d’autres circuits, toujours dans l’économie sociale et solidaire.
Thierry Kuhn explique :
« Au fil des années, le réseau Emmaüs a créé des structures spécialisées, comme Envie pour l’électroménager, qui a pris son indépendance et créé son propre réseau, ou le Relais pour le textile. Aujourd’hui, tout l’électronique que nous recevons, à part de temps en temps des petites télés ou autres qu’on teste sur place, part chez Envie où il est soit retapé, soit désossé avant recyclage de certaines pièces.
Concernant le textile et le mobilier, on a de plus en plus de quantité, mais la qualité, elle, baisse. En plus du Relais, on a créé des plateformes textiles, dont une à Forbach en Lorraine, vers laquelle on envoie 70 à 75% de ce qu’on reçoit qui est tâché ou déchiré, etc. Là-bas, un nouveau tri est fait et les textiles sont soit envoyés en Afrique, soit aiguillés vers une filière d’effilochage pour devenir des chiffons, ou alors ils sont réutilisés sous forme d’isolant thermique chez Metisse dans le Nord-Pas-de-Calais. »
Par ailleurs, pour ceux qui n’ont pas de voiture, un point de vente a été créé à Cronenbourg, la boutique Méli Mélo. Pour acheter ses cadeaux récup’, il y a aussi toute une offre sur internet, avec des sites comme Le Bon coin ou Ebay (ventes entre particuliers). Une habitude qui s’est installée désormais dans les foyers et que redoute Emmaüs Mundo. Thierry Kuhn explique :
« Il y a de plus en plus de revente sur internet. Pour essayer d’y palier, nous avons mis en place une nouvelle initiative, en allant directement vers les gens. Nous participons à des brocantes de village, une dizaine en 2015. Ainsi, on récupère ce qui n’a pas été vendu, à la fin de la journée de marché. Les gens peuvent ainsi, par solidarité, se débarrasser gratuitement de leurs affaires en les donnant à Emmaüs. »
L’organisation nationale réfléchit également à une plateforme de vente en ligne d’objets, qui devrait être opérationnelle au deuxième semestre 2016. Une manière de toucher un maximum d’acheteurs potentiels pour la bonne cause. L’association Emmaüs Mundo n’a pas encore décidé si elle participerait au projet. Mais pour Thierry Kuhn, c’est le signe que « l’économie sociale et solidaire est proche de trouver sa place sur internet ».
Marie Marty
Audrey Fisné
Mis à jour mardi 22 décembre 2015
Emmaüs Mundolsheim, ZA des Maréchaux, 4 rue du Général-Rapp à Mundolsheim. Contact : 03 88 18 15 61 ou mundolsheim@emmaus-alsace.com Horaires d’ouverture : mardi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h30, samedi de 10h à midi et de 13h30 à 17h30, ventes spéciales le dernier dimanche de chaque mois de 14h à 17h30.
Emmaüs Montagne Verte, 5 chemin de la Holtzmatt à Strasbourg. Contact : 03 88 30 48 05 ou strasbourg@emmaus-alsace.com Horaires : lundi et jeudi de 14h à 17h30, mercredi de 9h à midi et de 14h à 17h30, samedi de 9h à midi et de 14h à 17h.
Boutique Méli Mélo (Emmaüs Mundo), 4 place de Haldenbourg à Strasbourg-Cronenbourg. Contact : 03 88 12 41 58 ou meli-melo.emmaus@hotmail.fr Horaires : mercredi et vendredi de 9h à 18h, samedi de 9h à 17h.
Boutique Carijou, 45 rue du Faubourg-National à Strasbourg (quartier gare). Contact : 03 88 32 83 69. Horaires : lundi de 14h à 18h30 et du mardi au samedi de 10h à 18h30. Carijou est une autre structure d’insertion qui récupère et revend des jouets d’occasion. Selon son responsable, le mois décembre est « le plus faste de l’année » et de très nombreux jouets sont en vente en ce moment.
Sur Rue89 Strasbourg : Où s’habiller d’occasion et pas cher à Strasbourg





Le bureau politique de l’UMP du Bas-Rhin s’est réuni samedi et a adopté une « motion d’Unité ». L’objectif est d’envoyer un message aux instances nationales, en train de se déchirer entre partisans de Jean-François Copé et de François Fillon, tous les deux prétendant à la présidence de l’UMP après des élections contestées et ayant révélé de nombreux fraudes. Mercredi, on a appris que six députés UMP alsaciens avaient rejoint le groupe parlementaire sécessionniste de François Fillon (R-UMP).
Les réunions des militants risquaient de se transformer en règlements de comptes, avec des militants fillonistes conspuant et invectivant les militants copéistes… Mais non, puisque le bureau politique appelle à l’unité, il n’en sera rien. Le bureau bas-rhinois recommande même :
« … aux instances nationales de s’inspirer de la sagesse alsacienne et mettent en oeuvre une démarche de sortie de crise sans tarder. Nous rappelons que les élections internes dans le Bas-Rhin se sont déroulées sereinement, sans contestation et sans aucune suspicion. Nous réaffirmons avec force cette unité parce que en Alsace comme ailleurs la situation économique l’exige et que notre région doit être rassemblée autour d’un projet fédérateur : la Collectivité territoriale d’Alsace, avec l’échéance du référendum du 7 avril 2013. »

