
Au conseil municipal, Stück, santé et rythmes scolaires


Sport sur ordonnance : les regards se tournent vers Strasbourg


Mangez, bougez ! Depuis 2012 on peut bouger en faisant du sport sur ordonnance médicale à Strasbourg et l’initiative va être étendue à l’échelle nationale. Comment ça marche, qui paye, et d’ailleurs comment en est-on arrivé à « ordonner » à des malades de bouger ? (suite…)
Opinions variées à la marche contre l’expérimentation animale

Environ 430 personnes étaient rassemblées pour la fermeture du centre de primatologie de Niederhausbergen samedi 16 mai. Derrière ce terme, plusieurs regards sur la condition animale.
Il y avait de quoi s’y perdre dans les slogans lors de la marche du samedi 16 mai dans les rues de Strasbourg. Fermeture totale ou manifestation « contre l’extension » du centre de primatologie de Niederhausbergen ? Un élevage ? 1 600 singes ? Le terme d’élevage est imparfait. Deux tiers des occupants arrivent d’Asie et de l’Ile Maurice et gardés quelques semaines en quarantaine. Ils sont ensuite revendus à des laboratoires. L’autre tiers se reproduit sur le site mais sert pour l’observation de leur comportement, une science appelée l’éthologie. Il existe un seul autre centre similaire d’import/export en France et deux autres d’éthologie à Rennes et Marseille.
L’autorisation d’extension date du 1er juillet 2014. Lors de notre article en février, les responsables du centre indiquaient que les bâtiments avaient été construits en 2013 et que le décret d’application avait traîné du côté de la Préfecture du Bas-Rhin. De plus, l’extension doit permettre d’avoir plus d’espace pour les singes, mais ne vise pas à en accueillir davantage. Vendredi 15 mai, le chiffre de 687 singes présents sur les site a été donné aux médias, nombreux à réaliser des demandes d’interview au Fort Foch. Mais cela ne convainc pas Cyril Ernst, membre de l’association Animalsace :
« Ce sont les chiffres qu’ils donnent. Qui est allé dans le site vérifier ? Je ne vois pas pourquoi ils s’embêteraient à réaliser des procédures aussi lourdes si cela ne changeait rien à leur fonctionnement. »
La question de la confiance dans les chercheurs est sous-jacente. Cyril Ernst reconnaît lui-même que le chiffre de 1 600 fait écho à la « ferme des 1000 vaches« . Un centre près de Strasbourg et « l’actualité » de son extension permet aussi de mobiliser au niveau local. Trente-cinq personnes sont venues grâce à un car affrêté par Pro Anima. Avec plus de 400 participants, chiffre des organisateurs comme de la police, on peut parler d’un des plus grand rassemblement en France sur ce thème, bien que 3100 personnes étaient annoncés sur Facebook ou qu’une pétition en ligne (qui s’opposait à l’extension et non l’existence du centre) a recueilli plus de 61 000 signatures.

Un débat scientifique
Dans la sphère scientifique, les débats sont toujours intenses. Dans la communauté des chercheurs certains estiment qu’on peut se passer de l’expérimentation animale, aujourd’hui obligatoire, avant de commercialiser un médicament. Ils estiment que d’autres méthodes sont plus sûres et moins coûteuses : les modèles cellulaires (in vitro), biomathématiques (in silico), cellules souches, organes bioartificiels. Et chaque clan déclare que l’autre manipule les chiffres ou est malhonnête intellectuellement. Le comité scientifique Pro Anima est à la pointe avec son programme Valitox.
Pour le grand public, difficile de trancher. Mais certains éléments interpellent les participants samedi. Des chercheurs français de l’Institut de Recherche et du développement ont par exemple plublié une étude dans une revue américaine montrant que le virus du SIDA venait des singes, qui peuvent porter le VIH sans être affecté. Au bord de la route, un passant se sent plus rassuré d’avoir des médicaments testés sur des animaux et se demandent si les manifestants souhaiteraient être cobayes. Un autre trouve ce combat décalé, à l’heure où l’on massacre des individus en Syrie ou que d’autres se noient dans le Méditerranée.
Au-delà de la fermeture du centre de singes de Niederhausbergen, les revendications sont bien plus larges. L’expérimentation animale, de toutes les espèces, sont dénoncées (les 6 000 singes utilisés en Europe ne représentent que 0,05% des sujets de laboratoire d’après les statistiques officielles). Si le centre fermait demain, d’autres feront ce travail d’import/export notamment aux Pays-Bas et en Allemagne. Les vétérinaires devraient trouver du travail ailleurs. Quant à l’activité d’éthologie, elle devrait trouver d’autres moyens de se financer.
Du côté de la colline de Niederhausbergen on se passerait bien de ce mauvais coup de pub’ explique une responsable :
« Nous avons répondu aux interrogations de la pétition et nous n’avons reçu aucune demande directe, bien que tout contact nous a été déconseillé. Il y a aussi une directive européenne entrée en vigueur le 1er janvier 2013 qui est très contraignante. Elle s’inspire de la règle des 3R (c’est-à-dire Remplacer l’expérimentation animale dès que possible, et à défaut, à Réduire le nombre d’animaux utilisés et à Raffiner les procédures, c’est-à-dire optimiser les méthodologies employées pour diminuer la douleur animale tout en garantissant un niveau de résultats scientifiques élevés). Les chiffres du nombre d’animaux utilisés sont évalués tous les trois ans donc on pourra en mesurer les premiers effets prochainement. »
Autour du centre strasbourgeois, la sécurité a été renforcée. Aux États-Unis, le LA Times raconte qu’un scientifique a reçu des lames de rasoirs dans sa boîte aux lettre. Il est aussi question de scientifiques assassinés, bien qu’il soit difficile de recouper l’information. S’ils dénoncent les violences, des participants se demandent si ce n’est pas aussi une manière d’agiter des peurs pour les décrédibiliser et dévier le débat. Dans la manifestation du samedi 16 mai, pas de slogan haineux ou d’appel à la violence.

« L’expérimentation animale est aussi utilisée dans des cosmétiques »
Xavier est pharmacien, dans son magasin, il veille à ce que des cosmétiques testés sur les animaux soient le moins possible mis en vente. La transparence accrue lui parait importante :
« Pour les cosmétiques, je fais attention à ne plus commercialiser ceux qui ont été testés, car cela n’est pas obligatoire, contrairement aux médicament et aucune raison. Les marques qui pratiquent l’expérimentation le dissimulent et les autres communiquent dessus. L’expérimentation animale un sujet légèrement abordé dans les études, mais plus du tout après. C’est important que l’on sache désormais un peu ce qui se passe dans ce centre, tout près de chez nous. Plus de personnes Ca pousse les scientifiques à être plus transparents, mais les chercheurs ont des habitudes de travail, qui pouvaient se justifier à une époque, mais moins aujourd’hui et la remise en question doit se faire dans les formations. Mais pour que ça bouge vraiment, c’est au niveau européen qu’il faut agir. Pour les médicaments, le consommateur n’a pas le choix entre ceux testés sur les animaux ou non. D’ailleurs, avant leur commercialisation, il y a aussi une expérimentation sur les hommes, à très faible dose, mais pour tester les effets secondaires (phase 3 sur 4 de la mise sur le marché, la quatrième est un suivi après la commercialisation). »
Ces expérimentations humaines sont bien payées, mais plafonnées à 4 500 euros par an par individu. Cet article de nos confrères de Rue89 raconte bien les avantages et inconvénient pour un testeur. Étant donné que ces expérimentations sont volontaires, les organisateurs ne prennent pas position dessus bien que le fait « des personnes soient en situation d’accepter pose question » pour Clément Ernst.
Boris, venu de Belfort est sensible à la sur-utilisation des médicaments :
« Un rhume dure cinq jours, avec ou sans traitement. Pourquoi commercialiser des médicaments ? Cela sert les intérêts d’industries pharmaceutiques. »
Un débat éthique
L’autre plan sur lequel se passe ce débat est éthique, moral, quasi-philosophique : « peut-on imposer cela à des animaux ? » Du côté des chercheurs on estime ces procédés comme un mal nécessaire, bien qu’à limiter le plus possible. Air France, seule grande compagnie aérienne à organiser du transport d’animaux et aussi dans le collimateur des manifestants, avance les mêmes arguments des vies sauvées.
Les deux arguments sont bien sûr liés, mais quand bien même l’efficacité de l’expérimentation animale serait acceptée de tous, des participants s’y opposeraient. Le moine bouddhiste Matthieu Ricard ou le psychiatre Boris Cyrulnik on pris position dans ce sens. Animalsace considère que les humains et les animaux ont les mêmes droits, comme nombre des manifestants. Autre activité, plus subtile, l’éthologie. Le débat se corse et les positions sont plus nuancées. Des éthologues estiment leur travail légitime, car il ne fait pas souffrir les animaux, mais s’opposent à l’expérimentation médicale. « L’étique ne dépend pas de l’objet. » estime de son côté Sandra, venue depuis Paris avec une association.
Anne, est réservée sur ces travaux scientifiques :
« On isole les animaux, ce qui atteint leur psychisme. Le cerveau se développe différemment en milieu naturel et en captivité. Ces travaux comme l’ont fait certains chercheurs, doivent se passer dans les forêts. Certaines expériences isolent les singes, ce qui est aussi une souffrance. De manière générale, il faudrait que les comités d’éthiques intègrent des scientifiques de toutes les sensibilités. On y met des représentants religieux ou des personnes qui ne connaissent rien à la scient »
Cyril Ernst d’Animalsace ne met pas sur un pied d’égalité expérimentation et éthologie en semi-liberté, mais son opposition concerne tout ce que les animaux subissent contre leur volonté à cause de l’Homme. Il pousse son raisonnement à l’enfermement dans les zoo ou le fait d’être végétarien par soucis de cohérence. Sylvia Hecker, déléguée interérgionale de Pro Anima est plus nuancée :
« Chacun doit évoluer à son rythme sur ses questions, nous n’avons pas de leçon à donner. Nous-mêmes nos positions ont changées avec les années. Mais je pense que nous serons forcés à devenir végétarien à l’avenir, car produire de la nourriture pour engraisser les animaux consomme beaucoup de ressources pour notre planète, dont la population augmente. »
Reçus par la préfecture le 21 mai
Pour Strasbourg et son agglomération, le seul moyen de se mêler du centre de Niederhausbergen est par la biais des financement à l’Université. Lors de notre entretien avec son président, Alain Beretz disait que la hauteur des financements des collectivités, leur permettait difficilement de donner des ordres. Par ailleurs, un master d’éthique et de droit des animaux sera ouvert à la rentrée, mais ses responsables n’ont pas souhaité s’exprimer sur cette manifestation. Le débat continue uniquement à travers des échanges dans la presse.
Mercredi 21 mai, des représentants des organisateurs doivent remettre la pétition en ligne à un représentant du préfet. Sylvia Hecker compte demander pourquoi la société, filiale de l’Université de Strasbourg, n’est pas déposée aux registres de commerce et des sociétés. Au Parlement européen, une « pétition » a atteint le seuil des un million de signatures pour être présentée aux institutions. Elle demande d’abroger la récente directive de réduction du nombre d’animaux, fruit d’un travail d’une dizaine d’années et stopper toute expérimentation animale. La Commission doit répondre avant le 3 juin.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Face aux attaques, l’opaque centre de primatologie entre-ouvre sa porte
Sur Le Parisien : Singes de laboratoire : «Nous sauvons des vies», répond Air France
Une visite qui fait du bruit à la Maison d’Arrêt de Strasbourg


Adeline Hazan, Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) et son équipe, ont visité la maison d’arrêt de Strasbourg, dans le quartier de l’Elsau. Les constats ont été très sévères pour l’établissement pénitentiaire : conditions de vie insalubres, encadrement défaillant…
Christiane Taubira, garde des Sceaux , conteste certains points du rapport.
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Sur Rue89 Strasbourg : Lits moisis et surveillants défaillants : accablant contrôle de la prison de Strasbourg
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur la maison d’arrêt de Strasbourg
Seun Kuti et Egypt 80, hérauts modernes de l’afrobeat, le 20 mai à Schiltigheim


La saison culturelle de Schiltigheim s’achève. Et pour marquer l’épilogue musical, la salle des fêtes propose une soirée entièrement dédiée à l’afrobeat avec Seun Kuti, héritier du grand Fela, et le mythique orchestre Egypt 80. À découvrir en live le 20 mai. (suite…)
Sur le quai des Alpes, le Shadok a préparé ses nids


Les nids du Shadok, inspirés des œuvres de Luc Schuiten, ont été installés entre les platanes du quai des Alpes. On peut y grimper jusqu’au lundi 18 mai. L’artiste, arrivé en tricyclopolitain, donne sa vision de l’installation produite par des étudiants en architecture à l’ENSAS. (suite…)
Le préfet d’Alsace condamné pour diffamation lors de son passage au ministère de l’Intérieur


Stéphane Bouillon, actuel préfet d’Alsace, avait validé un communiqué de presse qui présentait par erreur un individu comme terroriste, lorsqu’il était directeur de cabinet de Claude Guéant. En cause, une note des service de renseignements qui contenait une erreur et qui n’avait pas été vérifiée. (suite…)
Pour la deuxième fois, les Ateliers Ouverts alertent sur leur situation


L’an dernier, Accélérateur de particules, l’association organisant les Ateliers Ouverts avait alerté les pouvoirs publics sur leur situation financière critique. Bis repetita cette année. Au final, c’est l’usure d’une structure qui porte cette manifestation depuis 16 ans qui est en cause.
Antoine Tracqui, le médecin légiste qui rêve le futur de la vie sur Terre


Médecin à l’institut médico-légal de Strasbourg, Antoine Tracqui débute une seconde vie, celle d’auteur de techno-thrillers. Un genre méconnu en France, entre le polar et le roman d’anticipation, et dans lequel il excelle grâce à sa curiosité infinie et à son bagage scientifique. Après le succès de son premier livre, l’éditeur d’Antoine Tracqui lui a commandé une trilogie. Rencontre.
Ateliers Ouverts, 16ème édition : c’est parti

Tels des hirondelles au printemps, les Ateliers Ouverts réjouissent car ils marquent le début d’une nouvelle saison d’expositions, de festivals et de sorties variées. En mai, on ne sait plus où donner de la tête, mais les Ateliers Ouverts sont un must que je ne saurais manquer.
On peut y aller pour voir des œuvres d’art bien sûr, mais aussi pour rencontrer son voisin, ou explorer des lieux inattendus. On peut programmer son parcours comme un scout ou se promener aléatoirement. Et on peut même faire la fête. Comme son nom l’indique les artistes ouvrent… leur atelier.
Mais avant une petite sélection d’endroits prometteurs, laissons la parole à l’organisatrice en chef et directrice de l’association Accélérateur de Particules, Sophie Kauffenstein, dans la dernière ligne droite d’une organisation considérable :
« Ca n’en a peut-être pas l’air, mais coordonner près de 400 artistes, donner une unité à la manifestation, mettre en forme le site internet et la communication, c’est un gros travail ! Il y a aussi l’organisation de la soirée du vernissage, des circuits, la gestion des bénévoles…
Nous recevons beaucoup de candidatures d’artistes et nous procédons à une sélection, mais au final peu sont refusés. Il y a quelques conditions à remplir quand même, comme avoir un atelier, être plasticien, et avoir un minimum d’expérience. Mais l’idée première c’est la convivialité et la découverte. »
Tout nouveau ou hors des sentiers battus : deux lieux à découvrir
Ouvert pour la première fois au public, l’atelier M33 s’est créé fin 2014 dans la zone artisanale de la Plaine des Bouchers. Le quartier avec ses anciennes usines abrite déjà Colod’art et Avila Factory, voisins d’M33. Dans ce beau bâtiment de brique, on pourra voir par exemple les photographes Paola Guigou et Dom Pichard, qui pratiquent un style léché tantôt dans le portrait classique, tantôt dans des mises en scène théâtrales. Plus inclassable, le plasticien Bruno Grasser travaille actuellement sur des images-fictions faites à partir de visuels pêchés cet océan de la mémoire collective et individuelle qu’est le net.

Au vert aussi, on découvre parfois des concentrations d’artistes inédites. L’Alsace Bossue a vu s’installer plusieurs créateurs dans ses paysages verdoyants, dont François Génot (on le connaît au moins pour l’habillage « Broussailles » des bus de la CUS, mais il a déjà un solide parcours d’expositions). Après dix ans d’une pratique artistique plutôt nomade, Génot se pose à Diedendorf et y restaure une ferme. À la fois atelier, accueil pour collègues et amis et espace d’exposition, le lieu est déjà identifié après deux ans d’existence et grâce aux expositions organisées dans ses murs ou ailleurs. Cette année, Génot s’associe à Stephan Balkenhol :
« La tradition des Ateliers Ouverts est d’inviter un artiste, et Stephan Balkenhol a accepté de jouer le jeu du dialogue. C’est un artiste que j’admire beaucoup pour son travail de qualité, sa constance et son intemporalité. L’exposition Knock on Wood parle de chance. Celle qu’on a de vivre de notre art sans trop céder aux diktats des modes. C’est aussi de bois qu’il s’agit, sculpté en figures humaines immuables pour S.B. et brûlé en bâtonnets de fusain dessinant une nature sauvage et hantés par un esprit des lieux pour ma part. »

Soirées folles dans des ateliers collectifs
Dans de nombreux lieux, on vous propose en plus des images plus ou moins sages des soirées qui s’annoncent animées. On ne présente plus la mythique soirée de vernissage au Bastion, mais il y a aussi des événements moins connus.
Le studio Kawati au Port du Rhin accueille depuis deux ans des salles de répétition pour les groupes ainsi que quatre artistes résidents permanents, travaillant tous avec le son et la musique. Gaetan Gromer programme des installations sonores et visuelles, certaines interactives, pour rendre tangibles des données factuelles. Dans Still Processing, le spectateur est face à une carte du monde où les nœuds des conflits guerriers sont illustrés par des sons et des animations correspondant au nombre de morts. Une oeuvre tragique certes, mais aussi belle et poétique.
On pourra se détendre avec les illustrations de Stéphane Perger, un auteur de BD prolifique ayant notamment dessiné pour Marvel. La soirée du samedi 16 mai verra s’enchaîner les concerts – un toutes les heures, six groupes en tout -, les projections et même les grillades : ramenez vos saucisses ou profitez des petits plats sur place !

À la Semencerie, des performances auront lieu lors des deux week-end, et on ira y « clôturer » le dimanche 24 mai. Pour ma part je serai particulièrement curieuse de la performance de Marie-Pan et Joseph Kieffer, un duo dont le travail s’appuie sur la relation entre le corps en mouvement et un objet-sculpture extraordinaire. Dans Reflector, la danseuse joue avec un immense mobile métallique suspendu…

Les Ateliers Ouverts c’est aussi à Mulhouse (découvrez l’extraordinaire Motoco) et dans toute l’Alsace, alors ouvrez grand les yeux et bonne balade.
Et si vous êtes des adeptes de la manifestation, n’hésitez pas à faire un tour sur la page de sa campagne de crowdfunding… pour que les Ateliers Ouverts ne s’arrêtent pas !
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Interview participative : les réponses de Roland Ries à vos questions


Le maire de Strasbourg, Roland Ries, a répondu aux questions posées par les internautes strasbourgeois via le site « Questionnez vos élus ». Transport, urbanisme, loyers… Voici une sélection des échanges après cet exercice inédit de démocratie directe.
Des réactions contradictoires mettent en cause la gestion de la prison de Strasbourg


Les « recommandations en urgence » du contrôleur des prisons relatives à la maison d’arrêt de Strasbourg, révélées mercredi 13 mai, ont déclenché la polémique à l’échelle ministérielle. La Garde des Sceaux Christiane Taubira et le ministre de la Santé Marisol Touraine se sont contredites sur la question des caméras de surveillance dans les locaux des soins psychiatriques. Nous avons interrogé Philippe Steiner, délégué syndical UFAP et l’une des infirmières concernées. (suite…)
Affaire Walter : le parquet fait appel de la condamnation du Dr Moog


C’est une décision rare. Malgré la condamnation pour homicide involontaire de 12 mois de prison avec sursis, le parquet général de la Cour d’appel de Colmar doit estimer que la sanction envers le Dr Raphaël Moog n’est pas assez sévère. Lors du procès en avril, que Rue89 Strasbourg vous avait permis de suivre en direct, le procureur de la République avait demandé qu’une interdiction d’exercer de deux ans soit prononcée envers le chirurgien, au titre d’une peine complémentaire. Le tribunal correctionnel de Strasbourg avait estimé que le chirurgien avait commis une « faute grave caractérisée » ainsi que des « imprudences » et des « négligences » ayant entraîné la mort du jeune cycliste Maxime Walter, 15 ans.
La famille « commence à fatiguer »
Maxime Walter est décédé des suites d’une série de complications (voir nos articles précédents et nos compte-rendus d’audience) après son admission aux urgences pédiatriques à la suite d’une chute à vélo le dimanche 21 septembre 2008. Blessé à la rate, le Dr Raphaël Moog a fait le choix, à distance, d’un traitement « non opératoire » qui permet de conserver l’organe. Mais l’état de Maxime s’est dégradé et le tribunal a considéré que la décision d’opérer aurait dû intervenir « entre 16h et 18h ». Dans sa défense, le Dr Moog a rappelé qu’il avait quitté son service vers 21h en étant rassuré sur l’état de son patient. Le dernier jour du procès, il avait fait part de ses regrets à la famille Walter.
Pour la défense du Dr Moog, cet appel du parquet général n’est pas recevable, car il s’agit d’un « appel incident » qui ne peut exister qu’accompagné d’un « appel principal ». Or, il n’y a pas d’appel principal. Il n’y a qu’un appel des parties civiles, mais qui concerne le volet civil du dossier et qui donnera lieu à une audience… civile fixant notamment les indemnités pour la famille. Il n’est à ce jour pas clair s’il y aura un nouveau procès pénal à Colmar. Les juges vont donc devoir délibérer sur la recevabilité de la procédure diligentée, à la dernière minute, par le parquet général avant de poursuivre vers l’audience civile.
Quant à la famille, bien que déçue pour le jugement, leur avocat Me Bettcher a indiqué à 20 Minutes que les parents du jeune Maxime « commencent à fatiguer ».
(avec Pierre France)
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur l’affaire Walter
Manifestation contre le projet de loi de renseignement samedi


Il faudra partager la place Kléber ce samedi 16 mai. En même temps les opposants à la recherche médicale sur les animaux, le parti pirate, avec le soutien du collectif Justice et Libertés, organise un rassemblement contre la future loi de renseignement à 14h.
Le projet de loi sur le renseignement, soutenu par le PS et une grande partie de la droite, a été voté en première lecture par l’Assemblée nationale avec une large majorité. Le texte est étudié en procédure accélérée, ce qui réduit le temps de débat autour du sujet. À Strasbourg, une première réunion d’information avait été organisée le mercredi 6 mai.
La version actuelle donne notamment plus de moyens au gouvernement pour écouter ou intercepter les conversations des Français, parfois sans autorisation d’un juge, pour prévenir du terrorisme. Mais le champ d’application de la loi est plus large et recouvre d’autres domaines au nom flou comme « les intérêts économiques de la France ». Certaines professions, comme avocat, juge ou journaliste doivent cependant être exemptés. Les opposants craignent une écoute généralisée et sans discernement. Plusieurs hébergeurs ont déménagé leurs serveurs français à l’étranger.
Y aller
Manifestation contre le projet de loi de renseignement, samedi 16 mai à 14h, place Kléber, à Strasbourg.
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Sur Facebook : l’événement Manifestation contre le projet de loi de renseignement
Sur « Les Décodeurs » par le journal Le Monde : Loi renseignement : on a vérifié le « vrai/faux » du gouvernement
Sur Rue89 Strasbourg : Lettre ouverte aux députés d’ALCA : « Ne votez pas la loi sur le renseignement »
Lits moisis et surveillants défaillants : accablant contrôle de la prison de Strasbourg


Photos – Le journal officiel de la République se fait l’écho ce mercredi 13 mai des « recommandations en urgence » du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, pour la maison d’arrêt de Strasbourg. La situation est grave : atteintes à l’intégrité physique des détenus, défaillance des agents et insalubrité des locaux. Les ministres interpellées ont réagi dans la matinée… en se contredisant.
Région Alca : « état major » à Strasbourg, pôles d’excellence ailleurs



