Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Au conseil municipal, démocratie locale, le Wacken, et vie nocturne

Au conseil municipal, démocratie locale, le Wacken, et vie nocturne

conseil municipal de Strasbourg

EN DIRECT. – Au conseil municipal de ce lundi 13 octobre, il sera question de la relance de la démocratie locale participative, du parc d’affaires du Wacken et probablement de la vie nocturne à Strasbourg, à l’occasion de divers points à l’ordre du jour.

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RSA : Strasbourg contrainte d’appliquer les contrôles du conseil général

RSA : Strasbourg contrainte d’appliquer les contrôles du conseil général
Une pièce de 5 centimes (Photo Valérie Kuki / FlickR / cc)
Une pièce de 5 centimes (Photo Valérie Kuki / FlickR / cc)

Initiée en 2013, la campagne du conseil général du Bas-Rhin pour débusquer les fraudeurs au RSA a atteint l’agglomération de Strasbourg. Délégataire sur son territoire, la CUS ne peut qu’appliquer la politique mise en œuvre par le Département malgré son opposition, mais a posé ses conditions. Le conseil général espère économiser 7,5 millions d’euros avec cette opération.

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#Marie-Domique Dreyssé

Quatre questions sur la manifestation « pour l’Alsace » du 11 octobre

Quatre questions sur la manifestation « pour l’Alsace » du 11 octobre
Beaucoup de rouge et blanc à la manifestation mais aussi les drapeaux traditionnels (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Beaucoup de rouge et blanc à la manifestation mais aussi les drapeaux traditionnels (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)

VIDÉOS. – Ils sont venus de Strasbourg ou de plus loin pour manifester samedi 11 octobre contre la réforme territoriale et pour un Conseil unique d’Alsace. Tous n’avaient pas les mêmes raisons. Rue89 Strasbourg vous propose un petit tour d’horizon.

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Derrière la manif, la recomposition de la droite alsacienne a débuté

Derrière la manif, la recomposition de la droite alsacienne a débuté
Réunion des "grands élus" de la majorité alsacienne, mardi soir au Sénat (Photo blog d'Éric Straumann)
Réunion des « grands élus » de la majorité alsacienne, mardi soir au Sénat (Photo blog d’Éric Straumann)

Toute la droite appelle à manifester contre la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes ce samedi. Toute ? Oui toute, même si les raisons sont différentes. Car derrière cette unanimité de façade, des premières escarmouches pour le leadership de la droite alsacienne ont eu lieu.

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Les affiches éphémères de Charlotte Aleman se propagent à Strasbourg

Les affiches éphémères de Charlotte Aleman se propagent à Strasbourg
Charlotte Alleman, soutenue par e-sociation a pu relancer une vague de collage de ses photographies Les Éphémères (Photo e-sociation)
Charlotte Aleman, soutenue par e-sociation a pu relancer une vague de collage de ses photographies Les Éphémères (Photo Erik Juste/ e-sociation)

Vous avez peut-être aperçu quelques grandes photographies sur les panneaux d’expression libre dans les différents quartiers de Strasbourg. Contrairement à ce que l’on trouve d’habitude sur ces espaces, les affiches ne portent aucune inscription ni aucun message écrit. Ces clichés sont issus de la série de photographie Les Éphémères de l’artiste strasbourgeoise Charlotte Aleman. Après une première vague de collages au printemps, une nouvelle a été lancée mercredi 8 et jeudi 9 octobre.

La photographe décrit ainsi son projet :

« C’est une démarche, très personnelle assez différente du reste de mon travail. Cette série de photographies de végétaux, inspirées des aquarelles des botanistes, et éclairées à la façon de la photographie publicitaire, soit sur fond blanc et sans ombres, est une façon pour moi d’introduire des images purement contemplatives et gratuites, des affiches qui n’ont rien à vendre ni à annoncer. Une respiration visuelle tellement épurée qu’elle en devient dérangeante. Les affiches seront recouvertes ou se dégraderont progressivement au gré des intempéries, comme des fleurs qui fanent. »

Vous pouvez déjà admirer certaines des photographies aux panneaux d’expression libre dans les quartiers de la gare, de l’orangerie, des halles, ou de l’université ou ailleurs. Comme pour chaque collage, impossible de savoir combien de temps les photographies seront visibles avant d’être recouvertes, déchirées ou emmenées par un passant.

Ces nouvelles impressions de clichés ont été possibles grâce à la participation l’association de soutien aux artistes e-sociation.

Une vidéo de présentation réalisée par e-sociation

De nouvelles affiches devraient être visibles au mois de novembre. Les images sont différentes à chaque tournée.

Aller plus loin

Sur le site de Charlotte Aleman : quelques clichés des Éphémères à Strasbourg

Gagnez vos places pour la soirée anniversaire de DeafRock Records

Gagnez vos places pour la soirée anniversaire de DeafRock Records

5th anniversary DRR

Rue89 Strasbourg, en partenariat avec le label Deaf Rock Records vous propose de gagner 4 invitations pour deux personnes à la soirée événement du 30 octobre à partir de 20h30 au Club Laiterie.

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Qui sont les membres de « Unser Land », parti régionaliste alsacien ?

Qui sont les membres de « Unser Land », parti régionaliste alsacien ?
Des membres d'Unser Land en juin lors de la manifestation "pour l'Alsace" à Strasbourg (Photo Unser Land)
Des membres d’Unser Land en juin lors de la manifestation « pour l’Alsace » à Strasbourg (Photo Unser Land)

Depuis quelques mois, des rubans noirs se sont multipliés sur les panneaux des communes alsaciennes, en opposition à la loi sur la réforme territoriale. Ce coup d’éclat est dû à Unser Land, parti autonomiste alsacien, qui surfe sur la vague régionaliste depuis que le gouvernement prévoit de fusionner l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardennes. À la veille de la manifestation prévue à Strasbourg, plongée dans la nébuleuse d’Unser Land.

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Les 8 savoirs indispensables sur la cathédrale de Strasbourg

Les 8 savoirs indispensables sur la cathédrale de Strasbourg

En tant que Strasbourgeois, vous ne pouvez pas ignorer les fondamentaux de la Cathédrale. Alors qu’elle fête pendant quelques mois son millième anniversaire, quand même. Voici huit points essentiels qui vous permettront de briller comme guide touristique.

La cathédrale de Strasbourg a ouvert en septembre les festivités de son millième anniversaire. Rayon vert, cloches des Juifs, deuxième tour… Ces concepts vous échappent et votre famille vient en week-end ? Pas de panique, Rue89 Strasbourg vous a listé les huit points que tout Strasbourgeois doit connaître par cœur sur Notre-Dame.

La cathédrale gothique est l’une des plus haute au monde (Alexandre Dolique / FlickR /cc)

1- Un profil architectural unique

Millénaire en 2015, Notre-Dame de Strasbourg est la plus vieille cathédrale gothique au monde. Sa flèche culmine à 142 mètres, ce qui en a fait la plus haute de tour du monde chrétien jusqu’en 1874. Les rares clochers qui l’ont surpassée en Europe avant cette date ont tous fini par céder sous leur propre poids ou à cause des intempéries et surtout de la foudre. Aujourd’hui, la cathédrale de Rouen est la plus haute en France et quelques autres la dépassent aussi en Allemagne.

L’édifice repose sur des fondations de 1015, uniques au monde : la cathédrale est posée sur un socle de limon et d’argile renforcé par des pieux en bois enfoncés dans la nappe phréatique. Au début du XXe siècle, quand la régularisation du Rhin a fait baisser la nappe phréatique, le système a été renforcé par des coulées de béton.

2- La deuxième tour manquante

Au Moyen-Âge, la construction de l’actuelle cathédrale a pris près de trois siècles. À l’origine, elle était conçue sur le modèle de Notre-Dame de Paris, avec deux tours carrées. Plus tard le beffroi a comblé le vide entre les deux tours, puis on a construit le clocher et la flèche sur le tour nord. À la fin du XVe siècle, le projet de la seconde tour à flèche n’a jamais abouti.

Les historiens avancent diverses raisons pour cet abandon : manque de moyens financiers, style gothique passé de mode, sol pas assez stable… Au XIXe siècle des architectes allemands ont dessiné de nouveaux projets, sans suite. L’unique tour est restée l’image de la ville, visible à travers toute la plaine d’Alsace et jusqu’en Allemagne. Magie du XXIe siècle, les internautes peuvent aujourd’hui s’amuser à modéliser une deuxième tour virtuelle pour la cathédrale et percer les secrets de cette prouesse architecturale en visitant le webdocumentaire le Défi des bâtisseurs.

3- 150 ans de protestantisme

Comme de nombreuses églises catholiques de la ville, la cathédrale a été un lieu de culte protestant durant plus de 150 ans. Dès le début de la Réforme en 1517, Strasbourg a été l’une des premières villes à appeler au changement. Logiquement la cathédrale a été une place forte de cette révolution religieuse. Dès 1518, les thèses critiques de Luther ont été affichées sur ses portes. L’imprimerie a ensuite permis de largement les diffuser dans la région. La cathédrale a été utilisée par le culte protestant en 1529 et la ville a adhéré au luthéranisme en 1532. Ces bouleversements se sont suivis d’une véritable guerre entre les responsables protestants et les évêques  catholiques.

C’est Louis XIV qui a mis un terme à la domination protestante à Strasbourg, quand il s’est emparé de la ville après la guerre de Trente Ans. Le Roi a rendu la cathédrale aux catholiques en 1679, en même temps qu’une quarantaine d’églises de la cité.

4- Un bonnet phrygien sur la flèche

Lors de la Révolution française, la cathédrale a dû affronter les assauts des Jacobins. Ses protecteurs ont rusé pour la préserver. En 1793, la flèche a été mise en procès devant un tribunal révolutionnaire car sa hauteur faisait « injure à l’égalité ». Pour la sauver de la destruction, le maître serrurier Stultzer a finalement convaincu les républicains de coiffer le clocher d’un bonnet phrygien géant, qui « vanterait les vertus de la Révolution jusqu’en Allemagne ». La cathédrale a donc porté la coiffe révolutionnaire de tôle rouge vif pendant neuf ans. Les Alsaciens l’on surnommé le Kàffeewärmer – la chaufferette à café. L’objet insolite, conservé par la suite à la bibliothèque municipale, a été détruit par les bombardements allemands en 1870.

Des centaines de statues ont été détruites pendant la Révolution et la plupart des cloches fondues pour faire des canons. En 1793, la cathédrale a été transformée en temple du culte de la Raison. Elle a été rendue aux catholiques en 1801 et les grands travaux de restauration ont débuté en 1813.

5- L’horloge astronomique du XIXe siècle

L’horloge astronomique est la grande attraction de la cathédrale. Son jeu d’automates attire trois millions de curieux chaque année, d’après le Fondation de l’oeuvre Notre-Dame. Il est visible tous les jours à 12h30. L’horloge indique l’heure, les calendriers civil et religieux et des données astronomiques. Elle a précisément relevé une éclipse de lune le 28 mars 2006. Elle est installée dans un buffet du XVIe siècle, mais son mécanisme ne date que de 1842.

Il est l’œuvre du strasbourgeois Jean-Baptiste Schwilgué, génie autodidacte à la fois mathématicien, astronome et mécanicien. Aujourd’hui, un conseil scientifique et un horloger veillent sur l’horloge, qui est remontée tous les lundis.

L'horloge astronomique a relevé une éclipse de lune en mars 2006. (Alexandre Prévot/FlickR/cc)
L’horloge astronomique a relevé une éclipse de lune en mars 2006. (Photo Alexandre Prévot/FlickR/cc)

L’horloge actuelle est la troisième de l’histoire de la cathédrale. La première a fonctionné de 1354 jusqu’au début du XVIe siècle. La deuxième a été réalisée avec le buffet et les décorations actuels en 1571 et a cessé de fonctionner à la veille de la Révolution. Elle était le fruit du travail d’un peintre, de deux horlogers et de deux mathématiciens, dont le célèbre Conrad Dasypodius. Sa légende raconte qu’il aurait eu les yeux crevés pour ne pas reproduire ailleurs d’horloge identique à la pièce strasbourgeoise.

Quelques siècles plus tard, les ambitions horlogères de la cathédrale continuent : l’artiste strasbourgeois Daniel Depoutot finalise actuellement l’Horloge du millénaire. Le sculpteur devrait exposer son mécanisme de métal et d’automates de 10 mètres de haut en mars 2015, face à l’horloge astronomique.

6- L’énigme du rayon vert

Deux fois par an, la cathédrale est le théâtre d’un événement mystérieux : le rayon vert. À 11h38 lors de l’équinoxe de printemps, fin mars, et à 12h24 lors de l’équinoxe d’automne, fin septembre, le soleil traverse le pied de verre d’une représentation du patriarche Juda et projette une lumière verte sur la chaire, précisément au-dessus de la tête d’une statue du Christ.

Il a fallu attendre le nettoyage du vitrail en 1972 pour que l’ingénieur-géomètre Maurice Rosart découvre le phénomène. Le vitrail miraculeux avait pourtant été installé un siècle plus tôt. Aucune trace d’une intention des auteurs n’a jamais été trouvée et ce mystère a alimenté des interprétations ésotériques. Pour Maurice Rosart, le dessin de Juda, pointant du doigt son pied gauche découvert en regardant le soleil traduit avec évidence la volonté des auteurs d’attirer l’attention sur le rayon vert.

Conçue et réalisée au XIIIème siècle par l'architecte Maître Erwin, la rosace est le seul vitrail qui a été restauré.(Pascal Subtil/FlickR/cc)
Conçue et réalisée au XIIIème siècle par l’architecte Maître Erwin, la rosace est le seul vitrail qui a été restauré.(Pascal Subtil/FlickR/cc)

À deux exceptions près, les vitraux de la cathédrale sont d’origine, comme ceux de la cathédrale de Chartres. La majorité d’entre eux a été réalisée en série de l’époque gothique à la fin du Moyen-Âge. Ils suivent donc une logique d’ensemble, alors qu’ailleurs les vitraux sont souvent disparates, offerts individuellement. La rosace a été entièrement restaurée. Les bombardements américains de 1945 ont détruit les vitraux de l’abside, au fond du cœur. Pour les remplacer, le Conseil de l’Europe a offert en 1956 le vitrail de la Vierge.

7 – Un système de cloches unique en Europe

La cathédrale de Strasbourg recèle le plus riche ensemble de cloches de France. Son système de double sonnerie est unique en Europe. À côté des quatre cloches simples pour les heures, elle dispose de 16 cloches de volées, pour les offices, les angélus et les glas, réparties entre le beffroi à l’avant et la tour Klotz, octogonale, érigée à l’arrière de l’édifice en 1878.

Les cloches sonnent chacune un ton musical précis et sont accordées entre elles. Les quatre cloches les plus récentes ont été installées dans la tour Klotz en septembre 2014 pour l’ouverture du Millénaire de la cathédrale. Dans le beffroi, le grand bourdon, la cloche la plus impressionnante, est vieux de près de six siècles. À ses côtés, la Zehnerglock, la cloche de dix heures, annonce l’heure du couvre-feu depuis 1786.

8- Les stigmates de l’hostilité aux Juifs

Pour beaucoup de Strasbourgeois, la cloche de dix heures reste aujourd’hui « la cloche des Juifs » qui rappelle l’époque où les Juifs étaient chassés de la ville à la fin de la journée. Dans les faits, cette cloche aurait sonné la fermeture des portes jusqu’à la Révolution, puis annoncé à 22h le couvre-feu, le moment où les habitants devait éteindre leurs foyers pour prémunir la cité des incendies. Mais du Moyen-Âge à la Révolution, la plate-forme de la cathédrale a bien eu un usage strictement antisémite : les autorités locales y soufflaient la corne des juifs, pour intimer aux Israélites, bannis de Strasbourg, l’ordre de quitter la Ville à la fermeture des portes. À l’origine, l’instrument en question était un shofar, une corne du jubilé, dérobé dans une synagogue lors du pogrom de 1349.

Sur les façades de la cathédrale, deux statuaires témoignent des siècles d’anti-judaïsme de l’Eglise catholique. Ils reprennent le thème médiéval de l’Eglise triomphante et de la Synagogue aveugle. L’allégorie est visible juste au-dessus du portail principal. Représentées sous forme de femmes, L’Eglise et la Synagogue se tiennent de part et d’autre du Christ en croix. Un serpent encercle le visage de la figure juive et lui couvre les yeux. Sur le portail sud, place du Château – non visible en ce moment pour cause de travaux – deux autres église et synagogue se font face : la première est fière et majestueuse, la seconde est courbée et aveuglée par un bandeau. Cette symbolique médiévale exprime la théologie de la Substitution, en vigueur dans l’Eglise catholique jusqu’au Concile Vatican II au milieu des années 1960 et selon laquelle les chrétiens étaient le véritable peuple de Dieu et les Israélites accrochés au judaïsme après l’arrivée de Jésus étaient dans l’erreur.

Aucune explication n’accompagne pour le moment ces statuaires. Si cela devait se faire, il faudrait alors prévoir des pancartes pédagogiques pour de très nombreux autres détails de la cathédrale qui recèlent bien des secrets. Des visites guidées sont organisées toute l’année avec des guides de l’Office du tourisme de Strasbourg.

 

Aller plus loin

Sur le site de la cathédrale de Strasbourg : la rubrique Art et Histoire

Sur le site des musées de la ville de Strasbourg : la présentation du musée de l’oeuvre Notre-Dame

Sur le site du musée virtuel du protestantisme : le récit de l’installation de la Réforme à Strasbourg

Sur le site du judaïsme en Alsace-Lorraine : Les juifs et le judaïsme dans l’Art médiéval en Alsace

#Rayon vert

La Grande Salle de la Laiterie fermée jusqu’au 22 octobre

La Grande Salle de la Laiterie fermée jusqu’au 22 octobre
Pour les concerts dans la Grande Salle de la Laiterie, il faudra attendre le 23 octobre.(Photo Janus24 / FlickR / CC)
Pour les concerts dans la Grande Salle de la Laiterie, il faudra attendre le 23 octobre.(Photo Janus24 / FlickR / CC)

La Grande Salle de la Laiterie restera fermée jusqu’au mercredi 22 octobre inclus. La Ville de Strasbourg, propriétaire des bâtiments, a indiqué avoir constaté un « risque de stabilité des faux plafonds », c’est à dire que le toit tombe sur la tête des spectateurs. La Mairie a dès lors décidé de suspendre toute activité dans cette salle par mesure de précaution.

« Le contrôle s’est déroulé dans la matinée et la Ville nous a indiqué dans l’après-midi qu’elle décidait de fermer la salle pour deux semaines, après que la commission d’experts mandatés ait estimé qu’il s’agissait du délai nécessaire pour que tout soit réparé », a indiqué Anne-Sophie Henning, chargée de communication de la Laiterie.

D’autres travaux, plus conséquents, devraient être réalisés en janvier. En attendant, toutes les représentations programmés jusqu’au 22 octobre, à commencer par celle de Sébastien Tellier mercredi 8 octobre sont annulés. Les possesseurs de billets pour les concerts de Detroit, Triggerfinger, In Flames, Anathema, Accept et Etienne Daho peuvent se rendre auprès de leur point de vente pour un remboursement. Les billets achetés sur le site artefact.org sont remboursés automatiquement.

La liste des concerts annulés et maintenus (doc Laiterie)
La liste des concerts annulés et maintenus (doc Laiterie)

Les concerts au Club maintenus

Les concerts de Black Stone Cherry, Youngblood Brass Band, Chapelier Fou et Elephanz auront en revanche bien lieu dans la salle du Club comme prévu.

L’association d’Artefact PRL, qui gère la salle, travaille à la re-programmation, dans la mesure du possible, à des dates ultérieures d’un maximum de concerts annulés. Les billets resteraient valables dans le cadre d’une nouvelle date. Le groupe Detroit a déjà indiqué n’avoir aucune disponibilité, mais il sera possible de les voir jouer jeudi 27 novembre au Zénith de Nancy.

Toutes les informations pratiques seront publiées sur le site www.artefact.org

Stop TAFTA, l’autre manifestation du 11 octobre

Stop TAFTA, l’autre manifestation du 11 octobre
Stopt Tafta, un mouvement d'opposition aux différents traités de libre-échange impliquant l'Union européenne sur le fond, comme la forme.
Stopt Tafta, un mouvement d’opposition aux différents traités de libre-échange impliquant l’Union européenne sur le fond, comme la forme.

Le collectif Stop Tafta 67 organise une manifestation samedi 11 octobre à Strasbourg pour dénoncer les négociations en cours des différents traités de libre-échange impliquant l’Union européenne (UE), qu’il s’agisse du Tafta (Transatlantic Free Trade Area – Traité de libre-échange transatlantique aussi appelé TTIP pour Transatlantic Trade and Investment Partnership), du Ceta (entre l’UE et le Canada) ou encore du Tisa  (entre une cinquantaine d’États dont ceux de l’UE, les États-Unis, l’Australie ou le Japon).

Opposition aux négocations secrètes, comme au conséquences de ces nouveaux traités

Les organisateurs contestent aussi bien le principe de ces accords « dont l’objectif est de réduire à nouveau les marges de manœuvre démocratiques avec comme mesure phare une justice d’exception pour abattre (ou contourner) les normes sociales, financières, sanitaires, culturelles et environnementales », que l’opacité des négociations actuellement en cours. La Commission européenne et de nombreux pays, dont la France, refusent de publier le mandat de négociations de ces accords, donné par le Parlement européen à la Commission, alors qu’il est visible depuis novembre 2013 sur le site de l’Institut Jacques Delors – Notre Europe ou sur d’autres sites comme www.ttip-leak.eu (en allemand). L’existence du traité Tisa a, par exemple, été révélé par le site, spécialisé dans la fuite d’informations diplomatiques, Wikileaks au mois de juin.

Les défenseurs des ces projets assurent qu’ils veillent au bon déroulement des négociations. Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, avait par exemple exclu les produits culturels des négociations en juin 2013. Le Parlement européen comme ceux des États membres doivent aussi en ratifier la version finale. Lors de son investiture à Strasbourg comme futur président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker s’était montré plus réservé que son prédécesseur sur certaines dispositions du traité, dont il soutient le principe, « mais pas à n’importe quel prix ».

La manifestation se déroulera en présence de Danièle Favari, juriste spécialisée en droit de l’environnement et auteure du livre Europe / Etats-Unis : les enjeux de l’accord de libre-échange – les coulisses du Tafta.  Le cortège s’élancera de Parlement Européen à 16h, pour se diriger ensuite vers le centre de Strasbourg. Danièle Favari tiendra une conférence au Foyer de l’Étudiant catholique (FEC) à partir de 18h, où elle exposera « les dangers du TAFTA pour l’indépendance de la justice, la démocratie, l’environnement, la sécurité alimentaire ou encore la santé publique. »

« Si le Tafta passe, la fusion n’aura plus d’importance »

Les manifestants risquent d’avoir de la concurrence pour battre le pavé strasbourgeois puisque le même jour, une manifestation contre la réforme territoriale est programmée. Le collectif met d’ailleurs les deux événements en perspective :

« Alors que se tiendra en même temps le rassemblement des identitaires anti-fusion de l’Alsace, rappelons nous que si le Tafta passe, plus rien n’aura d’importance. Les lois pourront être annulées par un tribunal privé, et ce seront les entreprises qui gouverneront, sans que les citoyens aient leur mot à dire. Le vrai combat pour la démocratie et les libertés fondamentales n’est pas porté par une droite qui votera avec enthousiasme en faveur du Tafta et de ses clones. »
Bonne nouvelles pour les opposants du Tafta, ils devraient, eux -aussi, pouvoir bénéficier du tarif unique à 5€ pour venir manifester à Strasbourg samedi. On doute qu’un tel dispositif eut été mis en place par la Région Alsace si cette manifestation avait été la seule ce jour-là.

Y Aller

Manifestation Stop Tafta : Samedi 11 octobre à 16h. Départ du cortège depuis l’arrêt de tram Parlement Européen (ligne E) et conférence de Danièle Favari au Fec, 17 place Saint-Étienne, à 18h.

Aller plus loin

Sur LeMonde.fr : Comprendre le traité TAFTA en cinq questions (vidéo)

#collectif stop TAFTA strasbourg

Second album des Strasbourgeois Absurdity : « le metal, c’est une énergie »

Second album des Strasbourgeois Absurdity : « le metal, c’est une énergie »
Absurdity
Le groupe strasbourgeois Absurdity, bientôt à la Maison Bleue de Strasbourg et au Rock Your Brain Fest de Sélestat (Photo Charlotte Aleman)

Fi des clichés éculés sur le metal car le fan de metal est avant tout un fidèle passionné. Un amoureux. Absurdity le sait bien. Le groupe strasbourgeois publie son second album, « Undestructible », et le présentera samedi sur scène à Strasbourg et le samedi 18 octobre à Sélestat. (suite…)

« Vélorution » samedi matin à la Robertsau

« Vélorution » samedi matin à la Robertsau
Le mouvement souhaite sensibiliser sur la faiblesse des aménagements pour vélo à la Robertsau (Photo page Facebook de la page Robertsau : vite des pistes cyclables)
Le mouvement souhaite sensibiliser sur la faiblesse des aménagements pour vélo à la Robertsau (Photo Facebook de la page Robertsau : vite des pistes cyclables)

Le collectif « Vite des pistes cyclables » organise la quatrième « Vélorution » au départ de la Robertsau samedi 11 octobre à partir de 10h. Le mouvement, avec l’association de parents d’élèves des établissements scolaires de la Robertsau (FCPE), a pour objectif de sensibiliser la municipalité comme les habitants au manque d’aménagements pour cyclistes dans le quartier de la Robertsau.

Pas de piste cyclable sur 72% des quatre grandes rues

Les quatre artères principales, la rue Boecklin, la route de la Wantzenau, la rue de l’Ill et rue Mélanie, sont particulièrement visées. Sur les 5 980m que représentent ces quatre voix, 72% ne sont pas adaptés aux bicyclettes. La mobilisation  fait suite à la fin de non recevoir de l’adjointe du Maire à la Robertsau, Mme Dreyer lors d’un entretien à la municipalité le 15 septembre. Le collectif indique :

« Il en ressort un déni total de la situation au regard de la sécurité des usagers des voiries tant des cyclistes que des piétons, aucune envie d’écouter et de prendre en compte des observations et doléances depuis des années lancées par des habitants et des groupes ou associations. »

Des zones 30 et des ralentisseurs à ajouter

Les cyclistes se donnent deux points de rendez-vous à 10h : l’un à la station Robertsau Boecklin et l’autre à la piscine de la Robertsau. Les deux cortèges doivent retrouver les marcheurs qui se joignent au mouvement devant l’église protestante rue Boecklin.

Les propositions des participants sont les suivantes :

    Aménager de 4880 m de pistes cyclables au total sur les quatre axes majeurs de circulation Installer une « zone 30 » et des ralentisseurs couplés à une zone bleue rue Boecklin et route de la Wantzenau, ainsi qu’aux abords de l’école Adler et du collège de la Robertsau Réaménagement de la rue Boecklin en transformant une colonne de stationnement voiture en piste cyclable à double sens et en mettant l’autre colonne stationnement en zone bleu
Le parcours pour les marcheurs et cyclistes manifestants.
Le parcours pour les marcheurs et cyclistes manifestants.

Un partout ! Pétition et lettre au préfet pour défendre la vie nocturne

Un partout ! Pétition et lettre au préfet pour défendre la vie nocturne
Les terrasses ferment à minuit à Strasbourg, hop au lit tout le monde ! (Photo iFranz / FlickR / CC)
Les terrasses ferment à minuit à Strasbourg, hop au lit tout le monde ! (Photo iFranz / FlickR / CC)

Les défenseurs de la vie nocturne strasbourgeoise se mobilisent. Mardi 7 octobre, une pétition en ligne adressée au Maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), a été publiée tandis que le Groupement des restaurateurs et débitants de boisson du Bas-Rhin ont écrit au préfet du Bas-Rhin, Stéphane Bouillon.

Ces protestations font suite aux annonces du maire de Strasbourg, du préfet du Bas-Rhin et du président de la CUS, visant à réprimer plus sévèrement les débordements liés à la vie nocturne dans le centre-ville. En fin de soirée, la pétition de l’association Actions citoyennes pour une vie nocturne à Strasbourg, intitulée « Gardons Strasbourg vivant », avait déjà recueilli plus de 3 000 soutiens. Le président de l’association, Khaled Farah, indique :

« Sous le lobbying répugnant, flirtant le harcèlement de quelques riverains isolés jusque dans leur propre quartier, c’est toute la ville et la vie la nuit qui en pâtiront. […] Les habitants qui se sont installés dans les quartiers festifs du centre-ville l’ont fait en connaissance de cause. Plutôt que de déménager tous les établissements au Port du Rhin (sic !) comme le préconise Gutenberg Calme, pourquoi ne déménagent-ils pas eux dans des quartiers plus calmes ? La municipalité joue petits bras et ne se donne pas les moyens de ses ambitions concernant son rayonnement et son attractivité. […] D’ailleurs, en faisant du centre un désert humain la nuit, ceci occasionnera davantage de violences et d’accidents parfois mortels en excentrant les établissements pour contenter une poignée de riverains. »

Dans leur lettre, les restaurateurs et débitants de boissons bas-rhinois ajoutent avoir toujours participé à l’apaisement des relations en centre-ville :

« Nous avons généralisé la présence d’une personne d’une personne dédiée à la gestion de la porte et la surveillance aux abords des établissements sans qu’aucune réglementation ne nous l’exigeait, pris à notre compte le coût des premiers « chutteurs-médiateurs », demandé à nos exploitants d’interdire à leur clientèle de se rendre sur la voie publique un verre à la main, nous sommes intervenus auprès de nos exploitants à chaque fois qu’un riverain nous signalait une dérive. […] Une nouvelle fois, la profession est pointée du doigt, fautive de toutes les dérives de la vie nocturne, comme il est simple de trouver un bouc-émissaire tout désigné, alors que tout le monde sait que les incivilités constatées sur la voie publique relèvent d’un défaut d’éducation. »

« Tout le monde » n’en semble pas si convaincu à Strasbourg.

 La lettre de groupement des restaurateurs et débitants de boisson au préfet du Bas-Rhin

Aller plus loin

Sur Change.org : la pétition « Gardons Strasbourg vivant »

Sur Rue89 Strasbourg : Vie nocturne à Strasbourg : sanctionner les incivilités, pas les festivitésla tribune de Khaled Farah

Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur la vie nocturne à Strasbourg

En marche vers Paris, des universitaires inquiets pour l’avenir de la science (et le leur)

En marche vers Paris, des universitaires inquiets pour l’avenir de la science (et le leur)
Les universitaires strasbourgeois rallient Paris à vélo. (document transmis)
Les universitaires strasbourgeois rallient Paris à vélo. (document transmis)

Des enseignants-chercheurs de la France entière rallient Paris à l’occasion de « Sciences en Marche ». Ce mouvement national d’universitaires de tous les domaines vise à alerter le grand public, comme les décideurs de l’état, jugé calamiteux, de la recherche publique. Le cortège strasbourgeois s’est élancé dimanche 5 octobre avec son lot d’incertitudes. (suite…)

Avec Samba, Olivier Nakache et Éric Toledano initient une nouvelle formule à succès

Avec Samba, Olivier Nakache et Éric Toledano initient une nouvelle formule à succès
Nakache et Tolédano : Les incontournables du cinéma français
Nakache et Tolédano : Les incontournables du cinéma français. (photo Gaumont Distribution )

Il est un sans-papier depuis 10 ans, se cache des autorités comme il peut en cumulant les petits jobs… Son histoire dans le film Samba va être l’après Intouchables pour le duo de réalisateurs Olivier Nakache et Éric Toledano qui sont désormais les incontournables du cinéma français. Rencontre, ainsi qu’avec Tahar Rahim.

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Les agents du périscolaire de la CUS en grève lundi 13 octobre

Les agents du périscolaire de la CUS en grève lundi 13 octobre
Haut les chaises ! (Photo JaHoVil / FlickR / cc)
Haut les chaises ! (Photo JaHoVil / FlickR / cc)

Selon un communiqué de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT et SUD) des agents de la CUS, le conflit dans le service de l’Enfance et Éducation se durcit et les syndicats appellent à une nouvelle grève lundi 13 octobre de 15h30 à 16h30, soit en plein pendant l’heure d’accueil périscolaire du soir.

Les syndicats s’opposent à un projet de réorganisation du service Enfance et Éducation et dénoncent de très mauvaises conditions de travail depuis la rentrée, à cause, notamment du manque de personnel. À l’issue d’une première grève le 4 septembre, puis d’une réunion le 29 septembre, les syndicats estiment ne pas avoir été entendus par les élus et ont décidé de reconduire leur mouvement. Selon les syndicats, le taux de participation à la grève du 4 septembre était de 75% des agents.

Laurence Siry, secrétaire générale adjointe de la CFDT à la CUS précise :

« L’accueil périscolaire du matin ainsi que les cantines fonctionneront normalement. Nous avons choisi cet horaire car c’est l’heure où les parents viennent chercher leurs enfants et nous pourrons donc échanger avec eux sur ce qui se passe. Ce ne sont pas eux les cibles de notre mouvement, ils sont dans la même barque que nous. »