Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Au procès du traitement de la maladie de Lyme, lumières sur un déni médical

Au procès du traitement de la maladie de Lyme, lumières sur un déni médical
Viviane Schaller (à g.) est apparue combative à l'audience (Photo PF / Rue89 Strasbourg)
Viviane Schaller (à g.) est apparue combative à l’audience (Photo PF / Rue89 Strasbourg)

Les témoins en soutien de Viviane Schaller et Bernard Christophe, deux pharmaciens strasbourgeois partisans de méthodes alternatives de détection et de traitement de la maladie de Lyme, ont expliqué au tribunal mardi comment le corps médical était frappé d’immobilisme face à cette maladie. Des témoignages forts mais qui relèvent du débat de santé publique. Poursuivis pour escroquerie et exercice illégal de la pharmacie, les prévenus risquent jusqu’à un an d’emprisonnement avec sursis et 30 000€ d’amende.

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À Strasbourg, le traitement de la maladie de Lyme en procès

À Strasbourg, le traitement de la maladie de Lyme en procès
Viviane Schaller à gauche, Bernard Christophe à droite. (Photo PF / Rue89 Strasbourg)
Viviane Schaller à gauche, Bernard Christophe à droite. (Photo PF / Rue89 Strasbourg)

EN DIRECT. – À cause de ses multiples symptômes, la maladie de Lyme, transmise par les tiques particulièrement en Alsace, est très difficile à diagnostiquer et à traiter. Deux pharmaciens aux pratiques en rupture avec les canons de la médecine, Viviane Schaller et Bernard Christophe, se retrouvent ce mardi devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour escroquerie et exercice illégal de la profession de pharmacien. Les deux prévenus vont utiliser cette audience pour alerter l’opinion sur le traitement de la maladie de Lyme. Une audience à suivre en direct à partir de 8h30.

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Caddie : le tribunal suspend sa décision au paiement des salaires

Caddie : le tribunal suspend sa décision au paiement des salaires
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Caddie a été l’un des champions mondiaux du chariot de supermarché

Le tribunal de commerce de Paris a renvoyé au 13 octobre sa décision quant à la reprise ou la liquidation judiciaire de Caddie. Selon Christophe Zinck, délégué syndical CFDT et secrétaire du CE :

« L’administrateur judiciaire a dressé au tribunal un tableau très sombre de la situation de Caddie. Il a fallu convaincre le tribunal de ne pas prononcer la liquidation tout de suite ! Une nouvelle audience a été programmée lundi 29 septembre, date à laquelle le tribunal vérifiera si les salaires ont bien été versés. Faute de quoi, ce sera la liquidation judiciaire direct. Et dans le cas où les salaires ont bien été versés, il faudra à nouveau convaincre en octobre. »

Une seule offre de reprise est en lice, celle de l’ancien PDG de Caddie de 2009 à 2012, Stéphane Dedieu (voir notre article), qui prévoit de garder 104 salariés à Drusenheim et 23 à Oberhausbergen sur environ 400 actuellement. Le financement des derniers salaires de Caddie échoit normalement au fonds de soutien public BPI France.

Au conseil municipal, il sera beaucoup question d’éthique et d’impôts

Au conseil municipal, il sera beaucoup question d’éthique et d’impôts
Conseil municipal de Strasbourg (Photo Pascal Bastien)
Conseil municipal de Strasbourg (Photo Pascal Bastien)

[EN DIRECT] Le conseil municipal de Strasbourg se réunit ce lundi à partir de 15h. Les élus doivent adopter entre autres une charte d’éthique qui sera attachée au règlement intérieur et discuter d’une sombre évolution d’un taux d’abattement, qui aura pour effet d’augmenter la taxe d’habitation de 38€.

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3 cœurs au cinéma : de la femme idéale à l’âme-sœur

3 cœurs au cinéma : de la femme idéale à l’âme-sœur
Comment résister et revivre ? (Photo Wild Bunch Distribution)
Comment résister et revivre ? (Photo Wild Bunch Distribution)

3 cœurs au cinéma : mensonges, trahisons et passion déchirante entre deux sœurs et un homme de cœur. Symphonie de systoles et diastoles entre amour fantasmé et réalité.

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Pour Stéphane Dedieu, accro aux chariots, Caddie, c’est pas fini

Pour Stéphane Dedieu, accro aux chariots, Caddie, c’est pas fini
Stéphane Dedieu a dirigé Caddie de 2009 à 2012 et pour lui, c'est sûr, le chariot qualité France a un avenir (Photo PF / Rue89 Strasbourg)
Stéphane Dedieu a dirigé Caddie de 2009 à 2012 et pour lui, c’est sûr, le chariot qualité France a un avenir (Photo PF / Rue89 Strasbourg)

Stéphane Dedieu ne se résout par à lâcher Caddie. Il fut jusqu’en 2012 le PDG de cette entreprise à Drusenheim fabricant les chariots mondialement connus avant d’être poussé vers la sortie par le repreneur d’alors, le groupe Altia. Il revient aujourd’hui, par amour pour la marque dit-il, et aussi parce que ses affaires actuelles dépendent étroitement de la bonne santé de Caddie. Jugement ce lundi devant le tribunal de commerce de Paris.

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Kevin Morby et son hippie folk lumineux au Troc’Afé

Kevin Morby et son hippie folk lumineux au Troc’Afé
Kevin Morby
Kevin Morby, au Troc’Afé le 26 septembre (Photo Jessica Pratt)

Ode à la vie, ses découvertes et ses plaisirs. Kevin Morby propose une balade sans fin sur la route ensoleillée de l’existence, teintée d’une once de joyeuse mélancolie. Le folkeux américain, songwriter de génie, proposera quelques inédits de son second album à venir. À découvrir vendredi 26 septembre au Troc’Afé. (suite…)

En Lettonie, on ne plaisante pas avec la mémoire, surtout quand il s’agit des Russes

En Lettonie, on ne plaisante pas avec la mémoire, surtout quand il s’agit des Russes
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Le Bulli a traversé la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie. Les pays baltes regorgent d’un riche patrimoine : l’architecture en bois.

Le Bulli a terminé cette semaine sa traversée des pays baltes, en passant par Riga, Tallinn puis Liepaja en Lettonie. Dans ce dernier pays, membre de l’Union européenne, nous nous sommes intéressés aux rapports qu’il entretient avec son ancien occupant, l’Union soviétique devenu la Russie. Et le moins que l’on puisse dire est que les Lettons n’oublient pas…

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Céleste Boursier-Mougenot donne des yeux à l’Aubette et en met plein les oreilles

Céleste Boursier-Mougenot donne des yeux à l’Aubette et en met plein les oreilles
Videodrones, Céleste Boursier-Mougenot, 2014 © Musées de la Ville de Strasbourg Photo : K. Stöber
Videodrones, Céleste Boursier-Mougenot, 2014 (Photo K. Stöber / Ville de Strasbourg)

À l’Aubette, au beau milieu de l’agitation de la place Kléber, l’exposition Persistances invite à faire une pause dans une bulle de calme, d’où il est possible d’épier les badauds en pleine séance de shopping. Une exposition composée d’œuvres contemplatives et sonores par l’un des artistes français les plus en vue du moment, à découvrir jusqu’au 22 novembre.

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Strasbourg en relief sur Google Maps

Strasbourg en relief sur Google Maps
Strasbourg en 3D, sur Google Maps (doc Google)
Strasbourg en 3D, sur Google Maps (doc Google)

Depuis ce vendredi matin, les rues de Strasbourg sur Google Maps et Google Earth peuvent êtres affichées en 3D, avec les photos des façades reproduites sur les façades. L’effet est assez saisissant, même s’il est un peu long à charger et nécessite un ordinateur puissant. Jusqu’à présent, seule la Cathédrale était ainsi modélisée et en France, seule Paris pouvait ainsi être affichée.

Strasbourg devient ainsi l’une des agglomérations les mieux dotées en services Google Maps, avec notamment l’inclusion des horaires des tramways et bus de la CTS, les détails intérieurs des deux centres commerciaux en ville et les itinéraires cyclables avec les déclinaisons.

La grande île est entièrement modélisée mais pas seulement, on peut ainsi voir les toits plats de la plaine des Bouchers :

La plaine des Bouchers en 3D (Google Maps)
La plaine des Bouchers en 3D (Google Maps)

ou les barres du Neuhof :

La demi-lune du Neuhof (Google)
La demi-lune du Neuhof (Google)

ou encore le Zenith, même les arbres sont modélisés !

Le bâtiment du Zenith, pas évident à modéliser en 3D... (Google Maps)
Le bâtiment du Zenith, pas évident à modéliser en 3D… (Google Maps)

Ainsi que plusieurs communes de la CUS, dont Schiltigheim, Lingolsheim, Ostwald…

Aller plus loin

Sur Google Maps : voir Strasbourg et son agglomération en 3D

La préfecture du Bas-Rhin débarque sur Twitter et Facebook

La préfecture du Bas-Rhin débarque sur Twitter et Facebook

Le profil de la préfecture d'Alsace et du Bas-Rhin sur Twitter (capture d'écran)
Le profil de la préfecture d’Alsace et du Bas-Rhin sur Twitter (capture d’écran)

C’est pas la dernière de France mais presque, la préfecture d’Alsace et du Bas-Rhin a fait une discrète apparition sur Twitter jeudi, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

Le compte @prefAlsace67 et concaténé « PréfetAlsaceBas-Rhin » est tenu par l’équipe en charge de la communication du préfet d’Alsace et du Bas-Rhin, Stéphane Bouillon. L’équipe va se relayer pour diffuser aux Alsaciens connectés les messages (importants) de la préfecture et peut-être aussi, faire connaître un peu plus le stock de documents qu’elle met en ligne sur son site web.

Rappelons que le préfet du Bas-Rhin représente l’État dans la région et qu’il coordonne l’action des services déconcentrés de l’État, dont ceux de la Police (également sur Twitter) et de la Gendarmerie, de la Justice, etc. À ce titre, ces comptes pourront être utilisés pour alerter la population en cas d’alertes liées à la sécurité civile.

Un premier mini live-tweet

À l’occasion d’une action des salariés de Caddie, dont l’entreprise est à nouveau en redressement judiciaire, le compte @PrefAlsaceBas-Rhin a publié un mini live-tweet sur la rencontre avec le préfet et les représentants des salariés :


La communication de la préfecture a également mis en place une page Facebook, près de deux ans après celle de la préfecture du Haut-Rhin. Mais il est impossible d’envoyer un message à la préfecture par ce canal, même si les commentaires sous les statuts semblent pour l’instant permis.

Jeux de rôles et de plateaux : les bonnes adresses pour jouer à Strasbourg

Jeux de rôles et de plateaux : les bonnes adresses pour jouer à Strasbourg

Il n’y a pas que le Time’s up et le Monopoly pour égayer les soirées en famille ou entre amis. Une tripotée de jeux de plateaux, de cartes, d’ambiance ou de stratégie font la part belle au divertissement. Et à l’imagination. Petit tour d’horizon de quelques associations qui proposent des activités « jeux » sur Strasbourg.

Pour cet article, on peut se mettre la chanson Il faut sauver les rôlistes de Naheulband en tête : « On les trouve en groupe de cinq / Dans les caves des facultés / Ils adorent faire les malins avec leurs dés. » D’abord, direction chez ceux qui « parlent les langues des elfes et lisent des dictionnaires klingons ». Les rôlistes.

Les bars à jeux, lieux de rencontres

Nombreux sont les bars à proposer en sus des bienfaisantes boissons une pléthore de jeux afin d’égayer les soirées entre amis.

DoOz — Épisode 0

Cet escape-game temporel steampunk situé 19 des Magasins près de la gare ne recèle pas que des missions d’enquête. Son Épisode 0 est en fait une salle spacieuse pouvant accueillir jusqu’à 48 joueurs autour de 6 tables, et présentant une sélection de 170 jeux de plateau. Avec une carte de boissons et de snacks, l’endroit est accessible via mot de passe : il suffit de dire à l’accueil que « vous venez pour vendre un cerveau à l’agent EP ». Le bar propose aussi des jeux de rôle, des sessions de jeux de plateau ou des murder party. Le programme est disponible sur leur page Facebook.

• DoOz Escape, 19 rue des Magasins, ouvert du mercredi au vendredi de 14h à minuit, le samedi de 10h à minuit et le dimanche de 14h à minuit.

Bar à jeux DoOze
Photo remise par l’établissement

Les Tricheurs

Ouverts fin décembre 2018 au 7 Rue des Serruriers, Les Tricheurs mettent à disposition plus de 500 jeux de toutes sortes. Le personnel peut vous conseiller dans le type de jeux désirés (coopération, réflexion, hasard, etc.) et vous explique les règles.

Il est aussi possible de venir jouer sans consommer, en s’acquittant d’un tarif horaire de 2€. La règle du bar est simple : il est autorisé de tricher… tant qu’on ne se fait pas prendre. La carte propose un assez vaste choix de bière et de cocktails, ainsi qu’un tout petit peu de grignotage (nachos, saucissons, bonbons). Le bar organise de nombreux événements, quiz, tournois de jeux et soirées à thème.

• Les Tricheurs, 7 Rue des Serruriers, ouvert le mardi et le mercredi de 17h à minuit, le jeudi et le vendredi de 17h à 1h, le samedi de 15h à 2h et le dimanche de 15h à minuit.

Bar à jeux Les tricheurs
Photo remise par l’établissement

Schluck N’Spiel

Ouvert en avril 2019 en plein centre-ville, c’est le petit dernier des bars à jeux strasbourgeois. Il propose 456 jeux différents et une carte assez conséquente de plats alsaciens et un plat du jour à 10€. Le lieu a été fondé par trois amis forts d’une expérience des bars à jeux parisiens.

• Schluck N’Spiel, 5 Rue de la Chaîne à Strasbourg, ouvert le mardi de 17h à 1h30 et du mercredi au samedi de 12h00 à 1h30. Le dimanche de 11h à 18h avec un brunch (25€).

L’Algorythme

Bar à cocktails chatoyant, le lieu offre une vaste sélection de jeux de plateau disposés dans un filet de cordes fixé au mur. Les jeux de société ont progressivement envahi l’endroit avec l’engouement de la clientèle. L’endroit installé au 64 Rue de Zurich à la Krutenau met à l’honneur la culture geek et organise des soirées, le plus souvent le mercredi, autour de jeux comme le Loup-Garou, le Time’s up ou encore des jeux vidéos Nintendo sur des consoles Wii.

le bar à cocktails et jeux l'Algorythme
Photo remise par l’établissement

• L’Algorythme, 54 rue de Zurich, du mardi au samedi de 12h à 13h30 et le mardi de 18h à 23h 45, le mercredi de 18h à 1h30, le jeudi de 18h à 2h, le vendredi et le samedi de 18h à 3h.

En plus de ces quelques adresses, de nombreux bars offrent à leur clientèle plusieurs jeux de société pour égayer les soirées, sans que ce soit un élément particulièrement mis en avant par l’établissement.

Philibert, le temple

Direction chez Philibert, rue de la Grange à gauche de la Fnac, le temple du jeu de société. Ici, tous les vendeurs sont des passionnés. La boutique n’existe qu’à Strasbourg mais il est possible de commander toutes sortes de jeux en ligne.

Philibert organise aussi des soirées jeux. Le deuxième mercredi de chaque mois dans un bar strasbourgeois. Cet été, ce sera aux Savons d’Hélène, à partir de 17h. Jeux pour petits et grands, avec conseils et explications en fonction des attentes de chacun. Et le dernier mardi de chaque mois au café-bar l’Artichaut, Grand’Rue, cette fois plus pour les adultes.

Comme le réseau associatif est un microcosme sur Strasbourg, « les associations de jeux sont toujours les bienvenues » précise l’un des vendeurs. Les soirées sont gratuites (mis à part le petit verre qu’on prendra en jouant, bien sûr). On y trouvera, parmi d’autres, des jeux comme Dixit, Le Verger, Seven Wonder ou encore Carcassonne. Les événements sont mis en avant sur la page Facebook de l’établissement.

• Philibert, 12 rue de la Grange à Strasbourg. Ouverture le lundi de 14h à 19h, du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 13h15 à 19h et le samedi de 10h à 19h. Tél : 03 88 32 65 35.

Jeu de figurines
Les figurines sont disposées sur un plateau de jeu, représentant un champ de bataille. (Photo Stéfan / FlickR /cc)

Chez Vent Divin, cartes et figurines

La grande librairie Vent Divin, rue de la Division Leclerc sous les arcades, s’est spécialisée dans les jeux de cartes (Yu-gi-oh, Magic, Pokémon, Trône de Fer et Wakfu) et les figurines. Des tournois pour parfaire ses tactiques de jeu et de stratégie sont régulièrement organisés dans la boutique pour les joueurs confirmés, comme des jeux de guerre (wargames) avec figurines.

• Vent Divin, 16 rue de la Division Leclerc à Strasbourg. Ouverture du mardi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 13h à 19h. Tél : 09 51 42 75 87

Par des associations

Noémie, rôliste : « C’est un peu comme du théâtre d’impro, dont tu es à la fois acteur et spectateur »

Chez les Tisseurs d’étoiles, une association de « théâtre d’improvisation dans un cadre ludique », place au jeu de rôle semi-grandeur nature (semi-GN). En intérieur ou à l’extérieur, le joueur, costumé, incarne un personnage dans un contexte de jeu et un univers précis. Moyen Âge, héroïque-fantaisie, années 50, futuriste ou contemporain, le rôliste peut aussi bien jouer un SDF du XXIème siècle, qu’un mafioso italien ou un chevalier du XVème siècle.

Une fois par mois, l’association organise une partie sur la chronique de la Camarilla, un jeu d’intrigue politique fantastique tiré de l’univers de Vampire : la Mascarade, publié par la société américaine White Wolf et joué un peu partout dans le monde (voir fédération française la Camarilla).

personnages en Lego
Le pitch principal (en général) : un meurtre a été commis, à vous de découvrir qui a tué. (Photo Kaptain Kobold / FlickR /cc)

Autre type de soirées, les murders ou soirées-enquêtes (3-4 chaque année) sont jouées en huis clos. Ces parties mettent en scène des intrigues dans des univers variés et durent entre 4h et 7h. Chaque personnage a des mobiles multiples, qu’il connaît, en partie, grâce à une fiche de ses caractéristiques. Vincent, qui écrit aussi des scénarios, détaille :

« Quand on est maître de jeu, on connaît les personnages et leur histoire personnelle, mais chacun l’interprète à sa façon. L’improvisation prend une grande part dans le jeu de rôle. Il y a toujours des surprises. »

Pour découvrir l’association, le néophyte peut venir deux fois, avant, d’éventuellement, devenir membre : 5 euros de cotisation annuelle.

dés et livres de jeux de rôles
Les dés miment le hasard. Ainsi par exemple, selon la dextérité du personnage, atteindre une cible à l’arc nécessitera un score au dé plus ou moins difficile à produire. (Photo CF / Rue89 Strasbourg)

La Sauce aux Jeux, centrée sur l’imaginaire

À la Sauce aux Jeux, découverte de l’imaginaire tous azimuts. Depuis une dizaine d’années, l’association propose du jeu de rôle sur table à ses quelque 60 membres, deux dimanches par mois, de 14h à 20h. La différence avec le jeu de rôle semi-GN ? La partie se joue sur table. Pour le reste, c’est la même chose que plus haut, il y a un maître de jeu et des protagonistes qui avancent dans un univers semé d’embûches et de mystères à élucider. Les dés miment le hasard et résolvent les actions complexes.

Livres de jeux de rôles et quelques dés
« Il faut une quarantaine d’heures pour écrire le scénario d’une murder » raconte Vincent, président des Tisseurs d’étoiles (Photo CF/ Rue89 Strasbourg)

Le premier lundi du mois, l’association s’installe au Café Grognon, au Neudorf. Le troisième mardi du mois c’est à la Taverne française, entre les arrêts de tram République et Gallia. Tous ces événements sont ouverts aux non-membres qui peuvent venir y découvrir, gratuitement, les joies du jeu sous toutes ses formes.

Appétence pour l’imaginaire et approche coopérative sont les maîtres mots pour la promotion du jeu selon Didier, président de l’association. Il décrit :

« Horreur, fantastique, médiéval, préhistorique… L’association se veut un laboratoire d’idées où chacun peut donner son avis. Avec le magasin Philibert, on fait parfois des soirées à l’Artichaut, on travaille également avec des centres socioculturels et l’école privée de jeux vidéos Ludus. L’objectif, c’est d’expliquer aux élèves comment on procède pour la narration, comment créer un univers, relancer l’intérêt du joueur. »

Jeux de plateaux
Au magasin Philibert, l’amateur pourra retrouver les jeux auxquels il a été initié à la maison des jeux. (Photo CF / Rue89 Strasbourg)

À la Maison des Jeux, un outil de culture

Fondée en 2000, la Maison des Jeux de Strasbourg propose des jeux traditionnels à ses adhérents. Parmi les plus connus, dames et petits chevaux et des plus anciens, qui n’ont plus de droits d’auteurs et que les joueurs peuvent donc se réapproprier à leur guise. Martial, l’un des quatre salariés de la structure explique la démarche :

« Nous proposons des ateliers de fabrication de jeux en papier plastifié et en bois. Chacun peut créer son propre fond de jeux. Nous militons pour que le jeu soit reconnu comme un outil de culture et d’éducation. Comme les jeux de société sont assez chers en général, l’avantage de la maison est aussi de permettre aux joueurs de tester tous types de jeux, même des inédits ou des collectors qui ne sont plus en vente.»

Le but de la maison, c’est de proposer à ses quelque 150 adhérents annuels ce qui ne se fait pas ailleurs. Alors pas question de jouer aux échecs ou au mah-jong quand des associations se sont déjà spécialisées dans ces domaines (club de Go, les Amis du Sjoelbak, association de Shogi, le cercle des échecs de Strasbourg).

Sur le terrain, la maison des jeux se rend dans les écoles, les centres socioculturels, des prisons et autres associations. L’occasion d’en apprendre plus sur les origines du jeu de plateau, qu’il s’agisse de réflexion, d’adresse, comme le billard japonais ou de hasard. Et tous les mardi soirs et vendredi soirs, dès 20h30 jusqu’à minuit-1h (en fait, quand il n’y a plus de joueurs) ainsi que certains dimanches après-midi, les joueurs se donnent rendez-vous pour faire quelques parties. Les apprentis joueurs sont aussi les bienvenus, la première fois étant gratuite. La cotisation annuelle est ensuite facturée 25 euros.
• Maison des Jeux de Strasbourg, 38 route de Schirmeck à Strasbourg. Tél : 03 88 36 22 95

Tuiles de Mah-Jong
Le jeu de Mah-Jong compte 144 tuiles différentes réparties dans trois familles. (Photo Jaysk / FlickR / cc)

Énigmatique est le joueur de mah-jong

À l’association Vent d’Est, on se concentre sur la (re)découverte du mah-jong, ce jeu de société d’origine asiatique que l’on connaît davantage sur ordinateur (entre deux mails au boulot) que sur table. Le mah-jong se joue à quatre, pas plus, pas moins, avec des pièces appelés « tuiles ». Jeu de stratégie et de calcul, il peut être associé au rami. Vent d’Est est associé aux fédérations française et européenne de mah-jong et propose, à ce titre, des tournois d’envergure internationale.

Sinon, c’est tous les lundi soirs de 20h à minuit à la Maison des Jeux avec des séances de découverte, les jeudi soirs pour les adhérents confirmés (25 euros l’adhésion annuelle) en format compétition (1h45 pour une partie de 16 tours) et le samedi après-midi (le premier et le deuxième du mois à la maison des jeux, les autres dans divers lieux).

Une « Marche » pour la recherche universitaire, départ dimanche 5 octobre

Une « Marche » pour la recherche universitaire, départ dimanche 5 octobre
Une marche à vélo pour sensibiliser sur l'importance de la Recherche universitaire
Une marche à vélo pour sensibiliser sur l’importance de la Recherche universitaire.

Un collectif d’universitaires strasbourgeois se joint au mouvement « Sciences en marche », qui se déroule du 27 septembre au 17 octobre en France. Le cortège strasbourgeois s’élancera le dimanche 5 octobre à 9h sur le parvis de la Faculté de droit de l’Université de Strasbourg (UDS). Une allocution devant le Parlement européen est prévue à 10h, avant de prendre la direction de Saverne, via Truchtersheim et Hochfelden.

Alerter le public sur la situation de la recherche

 

À noter que les participants se déplaceront à vélo. L’objectif est de rallier l’Assemblée nationale à Paris le vendredi 17 octobre et d’y retrouver les délégations d’autres villes françaises. Les universitaires espèrent être reçus par des députés, voire le président de la République. La « Marche » vise à alerter la situation budgétaire de la Recherche. L’objectif de ce périple est de partir à la rencontre du grand public et le sensibiliser sur les travaux de la recherche française. Des scénettes et des expériences mobiles accompagneront les déplacements.

Le comité d’organisation strasbourgeois pointe la difficulté grandissante de rester attractif avec un budget de 5 milliards d’euros par an. Un montant qu’il compare notamment au crédit d’impôt recherche (CIR) à destination des entreprises, jugé « inefficace et permettant principalement de réaliser de l’optimisation fiscale » et estimé 7 milliards d’euros en 2013.

Le mouvement porte trois revendications :

    Un plan sur plusieurs années permettant permettant d’enrayer la baisse des recrutements et le non-remplacement des départs en retraite. Une reconnaissance du statut de docteur (Bac +8) dans le secteur privé ou la fonction publique à l’instar du PhD américain. Renforcer les crédits permanents des laboratoires et des universités.

En France, plus de 2 000 universitaires de toutes les filières ont déjà apporté leur soutien à cette manifestation « culturelle et sportive », dont 201 lauréats de prix nationaux et le Prix Nobel de médecine Jules Hoffmann, issu de l’UDS. En Alsace, 102 soutiens ont déjà été enregistrés, plus de la moitié d’entre-eux participant à tout ou partie du parcours. Une motion de soutien, soumise au conseil d’administration de l’université par son président, Alain Beretz, a été adoptée à l’unanimité mardi 16 septembre.

Journées du patrimoine à Strasbourg : 5 plans compatibles enfants

Journées du patrimoine à Strasbourg : 5 plans compatibles enfants
Strasbourg propose 105 manifestations à travers la ville pour les Journées du patrimoine les 21 et 22 septembre.
Strasbourg propose 105 manifestations à travers la ville pour les Journées du patrimoine les 21 et 22 septembre. (Photo CUS)

Les Journées européennes du patrimoine, c’est ce samedi 20 et dimanche 21 septembre. Comme chaque année, des centaines de lieux sont ouverts en Alsace. Voici notre sélection d’endroits à Strasbourg compatibles avec les enfants. Vieilles pierres et salles recluses, ça les changera des Pokemon.

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Tensions, exclusions et accusations mutuelles à la SPA de Strasbourg

Tensions, exclusions et accusations mutuelles à la SPA de Strasbourg

Page Facebook bloquée, courriers d’avocats, bénévoles renvoyés, dans un climat de mise en cause des dirigeants, l’ambiance à la Société protectrice des animaux (SPA) de Strasbourg est devenue tendue depuis le printemps. Des anciens bénévoles accusent l’équipe dirigeante d’avoir euthanasié trop rapidement des chats. 

Si vous êtes l’un des 7 500 fans de la page Facebook de la Société protectrice des animaux (SPA) de Strasbourg, ne vous étonnez pas de ne plus la retrouver. Elle a été fermée, ou plutôt suspendue provisoirement, par Fanny, bénévole depuis 3 ans et désormais seule administratrice de la page. Et pour cause, elle a reçu le 20 août une mise en demeure de la part d’un avocat de la SPA. L’association demandait, à compter de la réception du courrier, 200 euros par jour d’utilisation, 1 000€ de dommages et intérêt, une amende de 1 200€ et les frais de justice à régler. De quoi effrayer et expliquer cette disparition soudaine.

La page Facebook, enjeu de pouvoir

La SPA a envoyé cette lettre comminatoire car Fanny a retiré les droits d’administration de la page aux autres membres. En effet, elle est conflit avec le bureau de l’association depuis la dernière assemblée générale et craint de ne plus être autorisée à publier sur cette page si elle rend les clés :

« Je refuse de donner les droits d’administrateur aux membres du bureau. Ce statut au sein de la page ne change rien pour eux, puisque tout le monde a déjà le statut d’éditeur et peut alimenter la page librement. La seule différence c’est qu’ils auraient la possibilité de m’enlever mes droits de gestion de cette page qu’on on m’a transmise et qui a atteint 7 500 abonnés suite au travail accompli. En attendant face à ces menaces, je bloque la page et c’est le statuquo. Il serait dommage de tout perdre. Il est toujours possible de la réactiver. »

L'été est un période propice à l'abandon. La SPA de Strasbourg accueille jusqu'à 350 chats. (Photo JFG/ Rue89 Strasbourg)
L’été est un période propice à l’abandon. La SPA de Strasbourg accueille jusqu’à 350 chats. Photo : JFG/ Rue89 Strasbourg

La propriété de la page restant à prouver, elle a été créée par une bénévole en 2010, la SPA n’ayant aucune mention spécifique à ce sujet dans ses statuts, et le préjudice difficilement appréciable, l’issue d’un tel conflit semble difficile à prédire. Quoiqu’il en soit, cette ténébreuse affaire est entre les mains des avocats des parties.

Des exclusions deux mois après l’assemblée générale

Consultée par Rue89 Strasbourg avant sa suspension, la page Facebook de l’association n’a jamais rendu compte des tensions internes. Car cet imbroglio numérique n’est que la conséquence de tensions grandissantes qui remontent à l’Assemblée générale (AG) du 16 mai, où un vote déterminait le renouvellement des membres du conseil d’administration (CA) pour trois ans. Membre du conseil d’administration, le conseiller général (UMP) Jean-Philippe Maurer n’a pourtant pas remarqué de tensions particulières au printemps :

« C’était une élection disputée. Il y avait plus du double de candidats par rapport aux nombres de postes (19 candidatures pour 8 places, NDLR), mais tout s’est passé dans de bonnes conditions, démocratiques et sous le contrôle d’un huissier de justice. Tous les candidats avaient de bonnes volontés, ce qui est encourageant dans une association. Il est vrai que les membres élus ont su mieux exprimer leur engagement dans des discours concis et clairs. Ce n’est pas un exercice facile et certains sont plus doués que d’autres. »

En attendant le déménagement, la SPA n'a pas investi dans de nouveaux bâtiments, se contentant de préfabriqués. (Photo JFG/Rue89 Strasbourg)
En attendant le déménagement, la SPA n’a pas investi dans de nouveaux bâtiments, se contentant de préfabriqués. Photo : JFG / Rue89 Strasbourg

L’élu bas-rhinois n’a pas eu échos des tensions suite à cette soirée. Mais pour dix des onze candidats malheureux ce soir là, l’élection est bien légale, mais pas morale. Des personnes rarement vues à la SPA se sont subitement manifestées lors du dépôt de candidature et une sorte de barrage a été établi par l’équipe en place pour les empêcher ces dix personnes de renouveler leurs responsabilités ou d’y accéder.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais le 15 juillet ces quatre bénévoles sont exclus par le président de la SPA, Alfred Gebhart. « Une première » de mémoire de celui qui est à la tête de l’association depuis 12 ans. On retrouve trois des ex-candidats parmi eux : des amis de Fanny, elle aussi candidate, mais non exclue, bien que sommée de rendre les droits administratifs de Facebook. Une bénévole depuis 7 ans, ex-membre du CA et exclue en juillet raconte :

« Cette AG, c’était une manière de nous mettre de côté. L’équipe élue pensait sûrement que l’on abandonnerait l’association ensuite. La principale différence entre notre groupe et ceux qui se sont présentés étaient nos prises de position vis-à-vis de l’euthanasie des animaux récupérés. Avec d’autres membres de la SPA, nous faisions partie de ceux qui demandaient des comptes que nous n’avons jamais obtenus. C’était un vote noyauté. Par la suite, j’ai reçu beaucoup de remarques désagréables, voire d’insultes d’autres membres au refuge, alors que je me cantonnais à ma tâche de bénévole le dimanche. Cette exclusion m’a beaucoup touchée. »

On est loin de l’ambiance décrite dans cette vidéo, mise en ligne par Fanny en janvier :

« Les litiges entre personnes sont nuisibles au bon fonctionnement du refuge »

Alfred Gebhart, président de la SPA

La quatrième personne exclue a, elle, subi un contrôle inopiné le samedi 9 août à 20h30, d’une inspectrice de la SPA. Un fait rarissime pour une ancienne bénévole, qui plus est à un horaire incongru. L’examen est perçu comme une provocation. Cette ancienne bénévole a d’ailleurs porté plainte pour violation de domicile. Dans son courrier aux exclus, le président évoque des « dénigrements systématiques », des « critiques constantes » et un « état d’esprit néfaste », sans qu’un grief précis soit cependant retenu. Le président Alfred Gebhart se justifie :

« Il y avait une très mauvaise ambiance entre ces bénévoles et d’autres membres de la SPA. Les litiges entre personnes sont nuisibles au bon fonctionnement du refuge où nous avons plus de 300 chats l’été dont nous devons nous occuper. Ce que je veux, c’est qu’il y ait une ambiance détendue et que les personnes soient contentes de venir pour aider. »

Lui-même reconnait que sa décision s’appuie sur « des plaintes qui lui sont remontées », dont « on ne sait jamais totalement si c’est vrai ». Il affirme cependant que, depuis, l’ambiance s’est apaisée. Du côté des bénévoles, on parle « de tensions et d’exclusions », mais on se garde bien de commenter ou de prendre parti.

Les bénévoles renvoyés accusent la direction d'euthanasies de chats. (Photo JFG/Rue89 Strasbourg)
Les bénévoles renvoyés accusent la direction d’euthanasies de chats trop rapides. Photo : JFG/Rue89 Strasbourg

Accusation d’euthanasies

Au cœur du différent, l’euthanasie de chats, le domaine où étaient impliqués ces bénévoles éconduits. L’accusation n’est pas nouvelle et fréquente à travers les SPA de France. Le 6 juillet, Alfred Gebhart a signé une tribune dans les DNA, où, déjà, il souhaite mettre fin aux « rumeurs » sur le sujet. « Seuls les animaux malades (et non soignables), les animaux « dangereux » peuvent être endormis, toujours en accord avec les vétérinaires », précise le texte.

Des tracts virulents avaient été jetés devant le siège de l’association. Bien qu’une plainte pour diffamation ait été annoncée dans cette tribune, elle n’a finalement jamais été déposée. Alfred Gebhart commente :

« Nous avons des soupçons, mais sans preuve il n’y a pas vraiment de chance que cela aboutisse, alors c’est une perte de temps. Ceux qui portent ces accusations ne se soucient pas du bien-être des animaux ».

Selon le groupe des bénévoles en conflit avec la SPA, le relevé d’une dizaine de chats accueillis entre avril et août portent la mention PP (comprenez « parti paradis » pour euthanasié), le lendemain de leur arrivée à la fourrière, le délai minimal étant une semaine. Alfred Gebhart réfute ces accusations :

« Il s’agit d’un cas isolé, d’un chat que nous avons recueilli, très malade et que nous ne pouvions pas soigner. Je ne suis pas pour l’acharnement. »

Rencontre avec des élus de la Ville prochainement

La SPA de Strasbourg fonctionne principalement grâce à la subvention annuelle de la ville (38 100€/an), tandis que la CUS lui délègue le service public de fourrière, contre une participation financière (45 519€ en 2014). Les quelques dons, une tombola et les cotisations de sa centaine de bénévoles (20€/an) complètent les revenus de la structure qui compte une vingtaine d’employés, parfois en contrats aidés.

À savoir que la SPA nationale, (à Paris) est complètement indépendante des associations locales, à qui elle ne reverse pas de dons et s’approprie même certains biens laissés en héritage aux sections municipales, ce qui occasionne des tensions régulières. Alerté sur la situation strasbourgeoise, le conseiller municipal Abdelkarim Ramdane (Europe Écologie – Les Verts) va organiser, avec une délégation d’élus, une rencontre avec la SPA strasbourgeoise :

« Les éléments qui nous ont été présentés nous interpellent. Une rencontre doit être organisée, car on ne peut se baser sur le témoignage d’une seule partie. L’objectif sera de tirer au clair ce qui se passe et trouver une situation qui convient à la direction comme aux membres de l’association, sans que le service public ne soit impacté. Si les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes, il faudra faire remonter la situation aux élus de la majorité et en tirer les conséquences nécessaires. En espérant bien sûr ne pas en arriver là. »

Début 2015, la SPA doit prendre ses quartiers dans de nouveaux locaux, construits à Cronenbourg. Pas sûr qu’un déménagement suffise à laisser ses soucis derrière elle.

Opération escargot des salariés de Caddie mercredi matin

Opération escargot des salariés de Caddie mercredi matin

Dans un communiqué adressé à la presse, l’intersyndicale de Caddie (CFDT, CFTC, CGT, FO et CFE-CGC) annonce une « opération escargot » entre Drusenheim et le Parlement européen à Strasbourg mercredi matin.

Le cortège partira de l’usine Caddie à Drusenheim à 8h30, passera par l’échangeur de Brumath pour prendre la direction de Strasbourg, puis remontera par les quais pour se rendre place de la République vers 10h30. Là, une délégation des salariés de Caddie espère rencontrer un représentant de l’État, puis le député européen Édouard Martin, ancien syndicaliste CFDT des acieries Mittal à Florange. Dans l’après-midi, ils rendront visite à la Banque publique d’investissement (BPI) à Schiltigheim, accusée d’avoir été négligente dans la sélection du repreneur précédent de Caddie, le groupe Altia.

Caddie est à nouveau dans une procédure de sauvegarde judiciaire. Deux offres de reprise ont été déposées la semaine dernière : l’une par l’ancien directeur général de Caddie, Stéphane Dedieu, l’autre par une holding basée près de Marseille, Ambemar.

Y aller

Opération escargot des Caddie, mercredi 17 septembre de 8h30 à 10h30, entre Drusenheim et Strasbourg.