Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Des navettes électriques sans pilote sur le campus d’Illkirch

Des navettes électriques sans pilote sur le campus d’Illkirch
Le Navia à Illkirch-Graffenstaden lors de la première présentation de ce système (Photo CUS)
Le Navia à Illkirch-Graffenstaden lors de la première présentation de ce système (Photo CUS / Jérôme Dorkel)

La Communauté urbaine de Strasbourg va déployer des navettes électriques sans pilote sur le parc d’innovations d’Illkirch-Graffenstaden. Ce système de transport en commun, en partie financé par l’Europe, vise à étendre les zones desservies par le réseau de tramway. Seules quelques villes au monde disposent de cette technologie, c’est une première en France.

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Lichtculture, un site sur les données des médiathèques

Lichtculture, un site sur les données des médiathèques
(capture d'écran de Lichtculture.com)
(capture d’écran de Lichtculture.com)

Jules Lagadic vient de mettre en ligne LichtCulture.com, un site sur lequel on trouve à la fois les horaires, les fréquentations, et les ouvrages disponibles des médiathèques de la communauté urbaine de Strasbourg. LichtCulture propose des statistiques sur les usages, les emprunts, les meilleures heures pour éviter les files d’attente, etc. Par contre, LichtCulture ne permet pas (encore) d’emprunter directement un ouvrage, et se contente d’une redirection vers le site des médiathèques.

Développeur, Jules Lagadic signe ainsi sa participation au concours Open Data, organisé par la Ville à partir de ses données publiques. La semaine précédente, c’est l’application MonProchainBus qui a été lancée, également dans ce cadre. D’autres services en ligne pourraient suivre, le concours se termine jeudi 31 janvier.

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Sur Rue89 Strasbourg : lancer l’application « Mon Prochain Bus »

Sur MonProchainBus.eu : lancer l’application

Sur Rue89 Strasbourg : Open Data, la CUS ouvre 65 jeux de données

Bientôt un Free Center à Strasbourg

Bientôt un Free Center à Strasbourg

L’opérateur Free va ouvrir un magasin dédié à ses produits à Strasbourg, a-t-on appris via un tweet du fournisseur d’accès à l’Internet aujourd’hui.


Semblables aux Apple Stores, les magasins de Free visent à « faire connaître l’étendue in-croy-able des services de Free » selon leur site. Il y en a un peu partout en France, le plus proche étant à Mulhouse. Bon, d’ici à ce qu’on ait des files d’attente interminables pour se ruer sur la prochaine Freebox…

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Sur univers Freebox : La fibre de Free débarque à Strasbourg

Coop Alsace veut vendre ses magasins à Carrefour

Coop Alsace veut vendre ses magasins à Carrefour
Le magasin Coop de la rue Lauth à Strasbourg (Photo PF / Rue89 Strasbourg)
Le magasin Coop de la rue Lauth à Strasbourg (Photo PF / Rue89 Strasbourg)

Coop Alsace est entré en négociations exclusives avec le groupe Carrefour pour céder son réseau de 144 magasins de proximité. Si ces négociations aboutissent, Carrefour reprendrait l’essentiel des fonds de commerce, des murs et des salariés pour un montant non communiqué. Environ 10% des magasins ne seront pas vendus, pour lesquels « d’autres plans » sont en phase d’étude.

Les magasins les plus importants, surtout ceux en ville, changeront d’enseigne et deviendront des Carrefour City, ou Carrefour Market, avec un rappel de Coop dans le logo. Tandis que les magasins dans les villages resteront entièrement sous une enseigne Coop.

Dans les deux cas, indique le directeur général de Coop Alsace, Christophe Gros, les spécificités de Coop seront incluses dans les concepts des futurs magasins :

« Carrefour a bien compris les enjeux. Ils constitueront une entité distinctes et ils garderont l’ancrage régional de Coop, la marque et la profondeur de gamme. Et surtout, ils conserveront l’essentiel des emplois. A terme, ce sera même un moyen d’étendre l’activité de boucherie charcuterie au-delà des frontières de l’Alsace. »

Fin de l’aventure avec Casino

Coop Alsace avait débuté des négociations avec Casino pour un accord capitalistique, qui aurait permis à Coop Alsace de sortir du marasme financier. Mais cet accord n’a pas pu être étendu au-delà du simple contrat d’approvisionnement. Du coup, l’équipe dirigeante s’est tournée vers d’autres acteurs de la distribution, comme l’explique le président du conseil d’administration, Christian Duvillet :

« On n’avait aucune visibilité avec un simple contrat d’approvisionnement. Les objectifs du plan de restructuration ont toujours été de sauvegarder l’emploi, le réseau de proximité et le patrimoine fondé par Coop Alsace. Avec ces négociations, nous sommes dans notre objectif de valorisation du réseau. »

Reste que Coop Alsace a déjà cédé entièrement ses supermarchés et hypermarchés au groupe Leclerc. Avec la cession des supérettes, il ne restera plus grand chose dans ce qui était auparavant le second employeur privé d’Alsace. Christian Duvillet explique :

« Coop Alsace est toujours une coopérative et fonctionnera comme telle, avec une boucherie régionale, un centre de logistique, des cafètarias et des participations dans diverses sociétés d’HLM. Nous aurons un fonctionnement centré là dessus. »

Opéra : Cendrillon, version Rossini, interroge la condition sociale

Opéra : Cendrillon, version Rossini, interroge la condition sociale
(Photo Alain Kaiser / ONR)
(Photo Alain Kaiser / ONR)

Une Cendrillon peut en cacher une autre. Il y a les nombreuses versions populaires, la version littéraire de Perrault… et la version très réussie de Rossini, mise en scène par Sandrine Anglade: La Cenerentola, à découvrir à l’ONR jusqu’au 5 novembre prochain.

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Faute d’argent, Flavie aurait pu rater son permis avant même de l’avoir présenté

Faute d’argent, Flavie aurait pu rater son permis avant même de l’avoir présenté
Flavie (20 ans) est étudiante en histoire de l'art à Strasbourg. Coincée à mi-chemin dans sa formation à la conduite, elle aimerait passer son permis mais rencontre des difficultés financières. (Photo : Baptiste Cogitore)
Flavie (20 ans) est étudiante en histoire de l’art à Strasbourg. Coincée à mi-chemin dans sa formation à la conduite, elle aimerait passer son permis mais rencontre des difficultés financières. (Photo : Baptiste Cogitore)

La vie sans permis (1). Peu de dispositifs existent en Alsace pour aider les jeunes à passer le permis de conduire, qui coûte de plus en plus cher. Flavie est étudiante et son code ne sera bientôt plus valide. Elle s’est donc résolue à s’endetter pour finir cet autre passeport vers la vie d’adulte.

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Festival : Au rendez-vous des musiques violentes et décapantes

Festival : Au rendez-vous des musiques violentes et décapantes
Le groupe américain Negative Standards
Le groupe américain Negative Standards (Doc. remis)

Si vous aimez le son qui arrache et qui déchire, à base de décibels assourdissants, de batterie frénétique, de guitare énervée, de réverb’ et de distorsions, réservez quelques-unes de vos prochaines soirées pour Noise & Kino, « un festival de musiques violentes », du 30 octobre au 9 novembre à Strasbourg (au Molodoï et à Stimultania) et à Colmar (au Grillen). (suite…)

Strasbourg – Brest en voiture électrique ? Mais quelle idée !

Strasbourg – Brest en voiture électrique ? Mais quelle idée !
Denis Huber, motivé par l'aventure de la voiture électrique (Document remis)
Denis Huber, motivé par l’aventure de la voiture électrique (Document remis)

Le strasbourgeois Denis Huber s’est lancé un défi, celui de relier les extrêmes est et ouest de la France, soit plus de 1 000 kilomètres, en voiture électrique. Voici l’histoire de son voyage, une aventure du XXIe siècle.

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Encore une clope ?

Encore une clope ?
"Le nouvel homme moderne" (Photo Pipistrelle1974 / FlickR / cc)
« Le nouvel homme moderne » (Photo Pipistrelle1974 / FlickR / cc)

Comment lutter contre le tabagisme de ses patients quand on est médecin ? Culpabiliser, tenter de dégoûter les gens est contre-productif. Je préfère procéder par étapes, et avec l’apparition de la cigarette électronique, je dispose d’une transition supplémentaire pour ceux qui veulent décrocher.

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Deux Strasbourgeois lancent Fidzone, une appli à concours

Deux Strasbourgeois lancent Fidzone, une appli à concours
Les offres disponibles s'affichent sur une carte (Capture d'écran de Fidzone)
Les offres disponibles s’affichent sur une carte (Capture d’écran de Fidzone)

Jérémy Ielsch et Cédric Kenan lancent ces jours-ci une application mobile pour que les commerces et restaurants puissent organiser rapidement des concours. Très simple d’utilisation, les deux jeunes Strasbourgeois veulent raccourcir le lien entre les commerces et leurs clients, en utilisant les réseaux sociaux.

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Les Arts Décos signent la façade de l’usine Sati

Les Arts Décos signent la façade de l’usine Sati
La façade de l'usine Sati dévoile des carrés aux couleurs oscillant entre le noir et l'or (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
La façade de l’usine Sati dévoile des carrés aux couleurs oscillant entre le noir et l’or (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)

Le quartier du Port-du-Rhin à Strasbourg n’est pas connu pour ses attraits touristiques. Mais ça pourrait bientôt changer, si d’autres industriels suivent l’exemple des cafés Sati.

Le torréfacteur strasbourgeois a décidé de confier la décoration de la façade de son usine, située en bordure de la RN4 où passent 30 000 véhicules par jour, aux étudiants de l’école des Arts Décoratifs (qu’il convient maintenant d’appeler de l’affreux nom Haute École des Arts du Rhin).

Sati, en contrebas de la RN4 (doc Google Maps)
Sati, en contrebas de la RN4 (doc Google Maps)

Plusieurs étudiants ont concouru, et c’est finalement Margot Dien et Baudouin Lindas qui ont été retenus par un jury auquel le dirigeant, Nicolas Schulé, n’a pas participé. Les deux étudiants ont proposé un revêtement fait de multiples carrés aux dos d’or, dont un angle flotte au vent (voir ci-dessus), ce qui donne à la façade un léger mouvement permanent.

L’opération aura coûté environ 25 000€ à Sati, dont 4 000€ ont été versés aux étudiants, et 2 500€ aux projets arrivés second et troisième. Appelée « Les Talents Sati », l’entreprise espère renouveler l’expérience l’année prochaine.

Municipales : qui est leur directeur de campagne

Municipales : qui est leur directeur de campagne
François Loos, conseiller régional, ancien député et ministre, a choisi Luc Lehner (au premier plan), président du Parti radical pour le Bas-Rhin, comme directeur de campagne (Photo MM / Marie Marty)
Luc Lehner (au premier plan), président du Parti radical pour le Bas-Rhin, directeur de campagne de François Loos (à l’arrière) depuis le printemps 2013 – Ici, début août (Photo MM / Rue89 Strasbourg)

Parti le premier dans la campagne des élections municipales de mars 2014, dès janvier 2013, le candidat UDI François Loos avait rapidement désigné Luc Lehner, président du Parti radical valoisien pour le Bas-Rhin, comme directeur de campagne. A mi-parcours, son ancien attaché parlementaire quitte le navire – ou est poussé dehors ? – pour se présenter lui-même à Haguenau, face au député-maire sortant Claude Sturni, proche de l’UMP.

Si les deux intéressés ne confirment toujours pas cette information qui tourne pourtant dans le milieu politique local et sur les réseaux sociaux depuis lundi 21 octobre, elle est relayée par des proches du candidat centriste, qui évoquent le nom de François Friederich comme nouveau directeur de campagne d’ici quelques semaines. Ce dernier, ancien de l’UDF, est administrateur au Conseil de l’Europe, en charge notamment du Forum mondial de la démocratie.

Deux co-directeurs pour le maire sortant

Les autres candidats aux élections municipales restent pour la plupart encore discrets sur l’identité de leur directeur de campagne, cette « petite main » capable de réserver des salles, de maitriser les dépenses, comme de participer à la stratégie de la campagne. Si la directrice de campagne d’Alain Jund (EELV) est connue, Anne-Laure Blanc, les directeurs de campagne de Roland Ries ou Fabienne Keller ne sont pas encore sortis du bois.

Et pour cause, concernant le maire sortant, cette nomination est très politique et révèle, s’il en était encore besoin, les fragiles équilibres au sein du Parti socialiste. L’on parle en coulisses de deux co-directeurs, Alain Fontanel, futur 1er adjoint en cas de victoire, et Mathieu Cahn, 1er secrétaire fédéral du PS du Bas-Rhin et proche du député Philippe Bies. L’annonce officielle de la mise en orbite de cet étonnant binôme ne devrait plus tarder…

La candidate UMP, Fabienne Keller, n’a jusqu’à présent pas de directeur de campagne. Une désignation interviendra « en temps utile », note-t-elle, « pour booster la campagne », juge un militant dans son camp. Pour le moment, l’ancienne maire de Strasbourg dirige elle-même sa campagne, aidée par des proches de l’association A Strasbourg et une dizaine de JUMP, les jeunes de l’UMP.

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Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur François Loos

Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur les élections municipales de 2014

Concert : La pop new look de !!!

Concert : La pop new look de !!!
Chk Chk Chk
Le collectif américain !!! (Chk Chk Chk), en concert le 29 octobre à la Laiterie (Doc. remis)

Leur nom imprononçable ne freine pas le moins du monde leur carrière. Les !!!, alias Chk Chk Chk, reviennent avec un cinquième album studio baptisé en toute modestie Th!!!er, en référence au monument de Michael Jackson. En toute modestie car ce que veulent les !!!, c’est produire le meilleur son possible. Autant alors se référer à un chef d’œuvre. Les !!! jouent le 29 octobre à la Laiterie. (suite…)

Le Bruce Lee de l’Esplanade

Le Bruce Lee de l’Esplanade

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92 939 chômeurs en Alsace, à la hausse

92 939 chômeurs en Alsace, à la hausse

La courbe du chômage ne s’est pas inversée très longtemps, un mois après les bons chiffres d’août, le chômage repart à la hausse.

Fin septembre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A (chômeurs sans aucune activité) s’établit à 92 939 en région Alsace. Ce nombre augmente de 1,9% (France +1,9%) par rapport à la fin août 2013 (soit + 1 730). Sur un an, il est en hausse de 9,0 % (France +8,1%).

Sur l’ensemble des catégories A, B et C (activités partielles), le nombre de chômeurs alsaciens s’établit à 133 395, fin septembre, en augmentation de 1,2 % (France +1,1%) par rapport à la fin août, +8,1% sur un an (France +7,3%).

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Sur Libération.fr : Le chômage de retour à la hausse en septembre

Hausse des tarifs CTS : Roland Ries blâme la TVA

Hausse des tarifs CTS : Roland Ries blâme la TVA
Le tram fer ira des Poteries à Schiltigheim puis Bischheim, en "tengeantant" la gare (Photo Matthieu Mondoloni)
Le tram strasbourgeois, 1,60€ le ticket (Photo Matthieu Mondoloni)

Demain vendredi, une motion sera soumise aux votes en conseil de communauté urbaine de Strasbourg (CUS) par le maire de la ville-centre et président de la CTS (Compagnie des transports strasbourgeois) Roland Ries, cosignée par son adjoint en charge de l’urbanisme Alain Jund. Cette motion « émet le vœu » que les 90 conseillers des 28 communes de l’agglomération « interviennent auprès du gouvernement et des parlementaires » pour « que la hausse de la TVA sur les transports publics soit ramenée à 5,5% dans le cadre de la loi de finance 2014 ».

Selon Roland Ries, si, comme prévu, la TVA, déjà passée de 5,5 à 7% en 2011, s’établit à partir du 1er janvier 2014 à 10%, elle occasionnera un surcoût de 1,5 million d’euros par an pour la CTS. Surcoût qui devra être répercuté soit sur les tarifs pour les usagers, soit sur les investissements, autrement dit, les extensions de lignes à venir.

« Double discours » des parlementaires PS

Seulement voilà, ce « vœu » a peu de chance d’aboutir. Alors, à quoi sert cette motion ? Pour Jean-Emmanuel Robert, conseiller municipal UMP, elle a tout d’un « écran de fumée ». L’opposant détaille :

« Les tarifs de la CTS ont déjà pas mal augmenté tout au long du mandat, et notamment le prix du ticket unitaire, de 24% ! La Ville est gênée aux entournures avec cette histoire de TVA. La motion est une façon d’anticiper la levée de bouclier, de dire que ce n’est pas de leur faute. Or, Roland Ries (sénateur PS) et Philippe Bies (député PS) soutiennent à Paris la politique du gouvernement. Leur camp a voté cette hausse l’année dernière. Ce n’est pas une surprise, mais un double discours. De plus, je pense que cette motion n’aura strictement aucun impact… »

Le vote de cette motion interviendra en fin de conseil de CUS, aux alentours de midi demain.