
Théâtre au conservatoire : tchao les trentenaires !


Parlement européen à Strasbourg : la « task force » fait les gros yeux


Sans surprise, la « task force » visant à défendre le siège du Parlement européen à Strasbourg n’a guère réagi à la suite du vote en faveur de Bruxelles, adopté lundi 14 octobre par les eurodéputés en commission des affaires institutionnelles (lire notre article).
Malgré la participation aujourd’hui du ministre des Affaires européennes, Thierry Repentin, le « Comité de défense du siège du Parlement européen à Strasbourg », composé entre autres du maire Roland Ries et de Catherine Trautmann, adjointe au maire et députée européenne, a rappelé selon un communiqué du ministère des Affaires Étrangères que la démarche des eurodéputés anti-Strasbourg était « vaine » car le siège strasbourgeois du Parlement européen est inscrit dans les traités européens, à la suite d’un « compromis délicat ».
Les participants ont donc appelé les partisans de Strasbourg à se mobiliser, notamment lorsque cette question sera présentée en séance plénière. Puis ils se sont interrogés quand même sur les raisons de la désaffection persistante des eurodéputés pour Strasbourg. Ils se sont promis d’identifier les « destinations [aériennes] sur lesquelles il y aurait des efforts à déployer ou les plages horaires sur lesquelles la demande est particulièrement élevée ».
La commission prévoit aussi une « charte sur la qualité de l’accueil », incluant les tarifs dans l’hôtellerie et les transports par taxi, des fois que les Eurodéputés s’estiment mal accueillis. Et pour finir, les membres de la commission vont proposer « aux plus hautes autorités de l’État » une liste d’événements « d’envergure européenne ou internationale » qui pourraient se tenir à Strasbourg.
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Une plainte déposée contre le zoo de l’Orangerie


Dix mois après le début de son enquête discrète sur le zoo de l’Orangerie, l’association Code animal vient de déposer une plainte auprès du procureur de la République contre les Amis du zoo de l’Orangerie, structure gestionnaire des lieux pour le compte de la Ville de Strasbourg. Dans un communiqué, l’association indique :
« Cette plainte est fondée sur le non-respect de l’arrêté du 25 mars 2004, relatif à la détention des animaux dans un établissement zoologique et sur une violation des articles L.214-1, L-214-2 et L.214-3 du code rural. Il ressort des enquêtes et des expertises de l’association que les conditions de détention des espèces présentes dans ce zoo, ne permettent pas de satisfaire leurs besoins physiologiques. A titre d’exemple, les paons sont détenus dans une arrière cour, servant de remise de matériel et ce sans aucun espace de verdure, alors que les aras pour leur part ne peuvent même pas voler, faute d’espace.
Maitre Arielle Moreau, avocate de l’association rappelle par ailleurs que cette absence de soins et de conditions de détention conformes au besoins biologiques est susceptible de caractériser l’infraction de mauvais traitements telle que définie à l’article R. 654-1 du code pénal. (…) De plus, l’association rappelle que le zoo ne respecte pas l’obligation, posée par l’article 2 de l’arrêté du 25 mars 2004, de disposer d’une enceinte d’au moins 1,80 mètre de haut afin de protéger les animaux de tout trouble extérieur. A ce titre, Code animal demande la fermeture du zoo et la saisie des animaux en vue d’un replacement dans un milieu respectant leurs besoins élémentaires. »
Sur son site, le conseiller municipal écologiste Eric Schultz, rappelle avoir tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises depuis 2009 auprès de ses collègues élus, et regrette que celle-ci n’ait été ni entendue ni suivie d’effets. Il note par ailleurs :
« La plainte qui a été déposée aujourd’hui [mercredi 23 octobre] est la conséquence logique d’une situation difficilement acceptable en termes de non-respect de la condition animale et de sensibilisation des publics, notamment les plus jeunes, à cette question de société et aux enjeux de notre siècle. Elle est aussi le résultat d’une absence totale de dialogue entre les gestionnaires du zoo et les associations de défense de la condition animale. Je souhaite que cette plainte ouvre enfin le débat sur l’avenir du zoo de l’Orangerie à Strasbourg, ses missions et son financement, et que la Ville de Strasbourg, principal financeur se saisisse rapidement de cette question (…). »
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : une enquête sur le zoo de l’Orangerie pourrait aboutir à sa fermeture
Sur Rue89 Strasbourg : animaux de cirque, les militants grognent, les élus s’en cognent
Sur Rue89 Strasbourg : terrain miné de Noël, après les churros le foie gras
Lancement de l’application « Mon prochain bus »


Dans le cadre du concours « open data », lancé fin août par la Ville de Strasbourg, Yann Klis de la société Novelys vient de lancer l’application « Mon Prochain Bus« .
En s’appuyant sur les données publiées en temps réel par la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), « Mon prochain bus » affiche les départs à partir des arrêts situés à proximité de l’utilisateur. Que ce soit à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable, la position est détectée automatiquement, mais il est possible de la sélectionner manuellement.
L’objectif est de répondre à la question « quand part mon bus (ou mon tram) » et « est-ce que j’ai le temps de me prendre un petit café ou pas » ? Bon, la réponse à cette seconde question est prévue dans une version ultérieure de l’application…
D’autres applications devraient être lancées dans les prochains jours, le concours « open data » de la Ville se termine le 31 octobre.
Vous pouvez retrouver « Mon Prochain Bus » sur Rue89 Strasbourg, avec les autres applications locales comme « places de parking libres« , tout en bas du site dans la rubrique « Nos Applis ».
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : lancer l’application « Mon Prochain Bus »
Sur MonProchainBus.eu : lancer l’application
Sur Rue89 Strasbourg : Open Data, la CUS ouvre 65 jeux de données
La Cour d’appel confirme trois heures d’ouverture dominicale pour les supérettes


Malgré un arrêté strasbourgeois autorisant l’ouverture des supérettes pendant trois heures le dimanche, les sept enseignes assignées par l’Inspection du travail étaient allées en appel à la suite d’un jugement défavorable du tribunal de Strasbourg. Mais la Cour a donné raison à l’Inspection du travail. Le statut local permet bien aux collectivités de réduire la durée du travail dominical.
Rythmes scolaires : « Une réforme globale de l’éducation », selon Claude Escot


Fin décembre, la Ville décidera si les petits Strasbourgeois iront à l’école le mercredi ou le samedi matin à la rentrée 2014. Mais cette réforme des rythmes scolaires n’est pas qu’une simple réorganisation horaire, comme le pense Claude Escot, président des Francas Alsace, mouvement d’éducation populaire qui accompagne les collectivités dans la mise en œuvre de cette réforme. Interview.
Nouvelle offensive contre le Parlement européen à Strasbourg


Les eurodéputés anti-Strasbourg ne lâchent pas : ils veulent que Bruxelles devienne l’unique siège du Parlement européen. Depuis des années, ils militent pour leur droit à choisir où et quand se réunir. L’offensive s’est intensifiée lundi 14 octobre avec un vote en ce sens. Du coup, ce mercredi, le ministre des relations européennes, Thierry Repentin, doit rencontrer la « task force » strasbourgeoise… (suite…)
Festival : Jazzdor en fusion


Comme tous les ans, Strasbourg se réchauffe au contact du jazz et de ses vibrations avec le festival Jazzdor dont la 28è édition se déroulera du 8 au 22 novembre. Sans exhaustivité, Rue89 Strasbourg vous suggère quelques concerts à déguster durant cette quinzaine jazzistique. (suite…)
Conseil CUS vendredi, ZAC Deux-Rives, déchets, Port aux pétroles, etc.


Comme au conseil municipal de ce lundi, la création d’une société publique locale (SPL) pour coordonner l’aménagement du futur quartier Deux-Rives sur les anciennes friches portuaires, fera sans doute l’objet d’une discussion en conseil de communauté urbaine de Strasbourg (CUS). Son capital d’un million d’euros sera abondé à hauteur de 800 000€ par la CUS et 200 000€ par la Ville de Strasbourg. Corolaire de ce dossier, celui du tram D vers Kehl, dont la déclaration d’utilité publique pourrait être retardée par une réserve émise par le commissaire enquêteur à l’issue de l’enquête publique.
Future « carte orange » alsacienne, un jour peut-être…
La création d’une future « carte orange » alsacienne sera également évoquée, projet qui, selon Jacques Bigot, président de la CUS, « avance très très lentement » du fait de la multiplicité des autorités organisatrices de transport dans la région, parmi lesquelles la CTS (Compagnie des transports strasbourgeois), les TER (Région Alsace et Sncf), les bus interurbains départementaux, les compagnies locales à Colmar, Haguenau, Sélestat, etc. Aujourd’hui, « l’élaboration d’une charte pour un référentiel commun » est à l’étude.
Point important, selon l’exécutif, un troisième avenant au contrat qui lie la CUS au délégataire en charge de l’usine d’incinération de Strasbourg située au Rohrschollen. La mise en œuvre d’une nouvelle réglementation sur les mâchefers (résidus de l’incinération des déchets, récupérés en sortie de fours de combustion, qui servent à faire du remblai routier par exemple) aurait occasionné un surcoût de 1,9M€ HT/an « non négligeable » pour l’opérateur, les déchets ultimes (non valorisables) passant de 2% à 20% en 6 mois. Suite à cela, la collectivité a demandé au délégataire de réfléchir à une modernisation de ses équipements « pour ramener la nature du mâchefer dans les normes du nouveaux décrets ». Mission en passe d’être accomplie selon Caroline Barrière, vice-présidente de la CUS en charge des déchets.
Autres dossiers qui pourraient occasionner des discussions : le schéma directeur de cohérence écologique (PDF explicatif, commun à la Région Alsace à la Dreal Alsace), les aménagements pour personnes handicapées, ou les aides aux particuliers pour mettre leur logement en conformité avec le plan de protection des risques technologiques (PPRT) à proximité du Port aux pétroles dans le quartier de la Robertsau.
L’ordre du jour du conseil de CUS du 25 octobre 2013
Au conseil municipal, déjà les queues de comète


Trois semaines après le gros conseil municipal de rentrée, les élus strasbourgeois remettent le couvert avec 31 points à l’ordre du jour et une interpellation sur les rythmes scolaires. Au menu : une société publique locale (SPL) pour aménager le quartier des Deux-Rives, des subventions aux écoles, le conventionnement du TJP et de Pôle sud ou celui de l’association Brin de paille. A suivre sur Rue89 Strasbourg ou sur Twitter avec le mot-dièse #CMstras.
Ratés et succès d’une dizaine de rénovations de places à Strasbourg


Une dizaine de places rénovées, une sorte de performance sur un mandat ! Chacune a été repensée dans sa finalité : place d’apparat (place du Château, au centre-ville), dédiée aux enfants (place des Colombes, au Neuhof) ou encore multifonctions (place Arnold, quartier de la Marne)… Ceux qui sont dans la place, c’est-à-dire les Strasbourgeois, s’expriment volontiers sur ces usages multiples : verdure, enfants, stationnement, trafic.
Eurodéputée écolo, Sandrine Bélier veut « politiser » la biodiversité


La publication d’un livre, passage obligé des élus candidats à leur propre succession ? Celui de Sandrine Bélier, eurodéputée Europe écologie – Les Verts du Grand-Est depuis 2009, est sorti le 9 octobre. Publié chez Actes Sud et cosigné par le journaliste Gilles Luneau, il décrit de façon accessible les dangers qui planent sur la biodiversité, dont l’homme est un maillon hautement dépendant. Interview.
Concert : du sud au nord, des voix de Strasbourgeois magnifiées


Leurs ateliers ont duré exactement dix jours, juste avant l’été. Du 12 au 21 juin, les onze candidats de « Voix du Sud / Voix du Nord » ont travaillé d’arrache-pied à l’élaboration d’un concert inédit, mariant écriture, composition, jeu et interprétation. Et après deux première dates en juin, revoilà les « Voix du Nord » pour un concert gratuit le 22 octobre à l’espace Django Reinhardt. (suite…)
Rassemblement de soutien à Léonarda vendredi
Les jeunes communistes du Bas-Rhin organisent un rassemblement de soutien vendredi à la collégienne Leonarda, expulsée mercredi devant ses camarades et avec toute sa famille vers le Kosovo. La brutalité de cette expulsion a choqué une partie de la gauche, y compris au parti socialiste.
Pour les jeunes communistes, « depuis le changement de gouvernement, rien n’a changé. Les expulsions continuent. Nous exigeons le retour de Leonarda, revendiquons la fin de cette politique du chiffre et la stigmatisation des immigrés. Rappelons que l’immigration rapporte plus de 12 milliards d’euros à la France, et qu’ils se trompent de bouc émissaire ! »
Y aller
Rassemblement de soutien à Leonarda, vendredi 18 octobre à 19h, place Kléber à Strasbourg.
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Sur Rue89 : Leonarda, qui fait frétiller la mauvaise conscience de gauche
Sur Rue89 : Sandrine Mazetier (députée PS) : « C’est trop facile d’exonérer la préfecture dans l’affaire Leonarda »
Sur Rue89 : Je n’ai pas participé au blocus-divertissement de mon lycée
L’histoire sous le redécoupage des cantons à Strasbourg


