Dans un communiqué, le maire de Strasbourg Roland Ries et sénateur (PS) du Bas-Rhin, indique être intervenu mardi en commission du développement durable au Sénat pour que l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) ne pâtisse pas des reculs du gouvernement sur l’écotaxe :
« Cette taxe devait générer une recette annuelle de 1,2 milliard d’euros, dont 760 millions d’euros pour l’AFITF et 160 millions d’euros pour les collectivités territoriales. Sa suspension, à la suite des manifestations bretonnes, a pour conséquence, non seulement un manque à gagner très important pour l’AFITF, mais aussi, probablement, des dépenses nouvelles pour l’État, puisque des pénalités sont prévues en cas de retard dans la mise en œuvre. Dès lors, une solution rapide et pérenne doit être trouvée pour l’AFITF, qui est la pierre angulaire du développement de politiques de mobilité ambitieuses et durables. »
Roland Ries s’est ensuite opposé à l’augmentation du taux réduit de TVA de 7% à 10% sur les services de transports de voyageurs à compter du 1er janvier 2014, comme prévu par la loi de finances :
« Cette nouvelle augmentation entre en totale contradiction avec l’objectif de promotion d’une véritable mobilité durable, notamment par le développement des transports collectifs. Les autorités organisatrices de transport ne pourront pas absorber cette hausse et deux conséquences sont donc à redouter : soit une augmentation des tarifs, soit une réduction de l’offre. »
Éternel passager, Pascal essaie de vivre plutôt bien avec son angoisse de l’examen (Photo BC / Rue89 Strasbourg)
La vie sans permis (3). L’examen du permis de conduire semble souvent une simple formalité. Mais pour Pascal, c’est un Everest à gravir. Portrait d’un Strasbourgeois anxieux du volant, qui a pris le parti de transformer ses échecs répétés en point de vue sur la société de consommation.
Réalisateur de films documentaires, journaliste rapporteur d’images. Éditeur à ses heures. (Cette photo a 10 ans, c’est dingue comme le temps passe vite)
La question des locaux est un point de crispation de la réforme des rythmes scolaires (Photo Petit Louis / FlickR / cc)
Thomas Risser tient à défendre la réforme des rythmes scolaires en réponse aux tracts distribués par Fabienne Keller, candidate UMP à la mairie de Strasbourg, à la sortie des écoles. Pour cet enseignant et militant socialiste, des revendications de parents et d’enseignants sont légitimes, mais l’essentiel est d’alléger les journées des enfants.
Des bureaux de vote lors de l’élection présidentielle de mai 2012 (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé lors des élections municipales de 2001 et 2008 à Strasbourg ! En cartographiant les quelque 140 bureaux de vote de la ville, on constate de nettes poches d’abstention dans les quartiers populaires, mais aussi quelques surprises.
Roland Ries glisse un bulletin dans l’urne au 2ème tour des municipales de 2008 (Photo Pascal Bastien)
Depuis les début des années 1990 et les lois sur le financement de la vie politique, les candidats aux élections doivent respecter des règles strictes en matière de gestion des comptes de campagne. A Strasbourg, les candidats aux municipales de mars 2014 pourront dépenser 262 967€ avant le 1er tour, 349 633€ s’ils passent la barre du second. Explicateur.
Les 9, 10 et 11 novembre 2013, salon De la nature du livre au Cine de Bussierre (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Deuxième édition du salon De la nature du livre, organisé au Centre d’initiation à la nature et à l’environnement (Cine) de Bussierre à la Robertsau. Depuis hier samedi et jusqu’à demain, lundi 11 novembre, ce petit salon, qui a accueilli environ 1 500 personnes en 2011, propose des dédicaces, des conférences et des ateliers pour enfants. Diaporama.
François Loos et Pascale Jurdant-Pfeiffer (UDI) – Septembre 2013 (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Le petit-déjeuner a démarré ce matin aux alentours de 9 heures, au siège de l’UMP du Bas-Rhin, dans le quartier de l’Elsau à Strasbourg. Il s’est achevé vers 11 heures, après deux heures de prise de contact entre des responsables départementaux de l’UDI et de l’UMP, en vue d’alliances de premier tour des élections municipales de mars 2014. Plusieurs villes ont été au centre des discussions, notamment Saverne et Haguenau, ainsi que Strasbourg, bien sûr.
« Trop de monde pour négocier »
Les caciques des deux partis sont présents. Dix à 15 personnes étaient annoncées. Notamment Fabienne Keller, candidate désignée par l’UMP pour aller à la bataille des municipales, d’un côté, avec André Reichardt, président de l’UMP du Bas-Rhin, sénateur et 1er vice-président du conseil régional et Bernadette Thiébaut, secrétaire départementale. Et François Loos de l’autre, candidat UDI à Strasbourg, accompagné notamment de Luc Lehner, candidat à Haguenau, Laurent Burckel (Saverne) ou Jean-Marie Kutner (Schiltigheim).
« Trop de monde pour vraiment discuter et négocier », notaient hier plusieurs élus et responsables UMP. « Il nous faut travailler sur le projet, assurait Fabienne Keller, avant de parler des personnes. » Les personnes, c’est pourtant bien là où ça coince. Depuis des mois, la sénatrice du Bas-Rhin, maire de Strasbourg de 2001 à 2008, travaille le terrain et trace son sillon… Tout comme son concurrent centriste, François Loos, ex-ministre de Jean-Pierre Raffarin. Dans ce contexte, aucun des deux n’imagine laisser l’autre mener la liste, même si les entourages reconnaissent leur proximité idéologique.
Danger au 1er tour, l’éparpillement des voix
Et puis il y a le timing. « Tout ça finira par se décanter, sans doute au mois de décembre, espère un élu UMP. Il s’agira d’une alliance de partis, un signal positif pour les électeurs. Il ne faut donc pas que ça intervienne trop tôt avant le scrutin… » Dans le parti majoritaire à droite, le son de cloche est d’ailleurs sans cesse le même, « oui à l’union de premier tour », seule planche de salut pour reprendre Strasbourg.
Le calcul est simple : pour espérer battre Roland Ries, le scénario idéal placerait une liste Keller-Loos (ou Loos-Keller) devant – ou juste derrière – la liste PS au soir du premier tour. Trois listes (UMP, UDI et FN) éparpilleraient en revanche les voix de droite et tiendraient les challengers de Roland Ries loin derrière le candidat sortant, entravant cette « dynamique de 1er tour » tant espérée pour mobiliser l’électorat au second. Dans les prochaines semaines, Fabienne Keller devrait proposer à François Loos des rendez-vous en plus petit comité.
Le groupe strasbourgeois Adam and The Madams, en concert au Molodoï le 14 novembre (Doc. remis)
Affiche entièrement strasbourgeoise jeudi au Molodoï. Adam and The Madams publie son tout premier album long format et invite trois formations amies (The Walk, Wooden Wolf, Pixxies) à venir faire la fête jusqu’au bout de la nuit. (suite…)
Stras’Home donne une note aux différents quartiers en fonction des centres d’intérêts (capture d’écran)
Et voilà, les 26 projets qui participent au concours open data de la CUS sont en ligne. Rue89 Strasbourg vous en ont déjà présentés quelques uns (Parkiz, MonProchainBus, LichtCulture, Horaires CUS, etc). Évidemment, de nombreuses applications se ressemblent, puisque les jeux de données disponibles et exploitables ne sont finalement pas si nombreux. On trouve donc beaucoup d’applications réalisées à partir des horaires de la CTS (presque la moitié des projets soumis). Les parkings et leur occupation sont aussi très représentés.
A noter parmi les applications originales, Tributum, un site web réalisé par Stéphane Becker, et qui est l’un des rares développeur à s’être intéressé aux dépenses de fonctionnement de la CUS et aux taxes prélevées.
Où sont les toilettes ? Demande à Hans !
Stras’Home a eu une bonne idée aussi : celle de rapprocher les différentes installations pour trouver un quartier proche de ses centres d’intérêts. Il reprend l’idée initiale de Bien-Situe.fr, un site web qui existe déjà depuis plus d’un an et qui participe également à ce concours.
Quelques applications ont tout mis dans une application, comme MyStrasbourgApp et Stras.io. Cette dernière est particulièrement réussie, intégrant un moteur de recherche des données présenté sous la forme de Hans, un jeune alsacien pratiquant le dialecte.
Un formulaire permet de voter sur le site de Strasbourg Europtimist jusqu’au 26 novembre, le gagnant du prix du public recevra la somme de 8 000€. N’hésitez pas à indiquer quel projet à votre préférence en commentaires et pourquoi !
Les rames Citadis, en circulation depuis 2005 sur le réseau de la CTS (Photo (jc) / FlickR / cc)
Le 2 septembre, la CTS avait décidé de retirer les rames de tramway de type « Citadis » d’Alstom de la ligne A. La CTS avait constaté des ruptures « de vis d’assemblage des bandages de roues » (une pièce de roulement entourant la roue) un peu trop fréquentes sur ce modèle et sur cette ligne. Du coup, les bonnes vieilles rames Eurotram avaient été appelées en renfort, même si elles sont légèrement moins spacieuses.
Aujourd’hui, la CTS annonce dans un communiqué :
« Il ressort que la « conception spécifique des rames Citadis pour le réseau strasbourgeois n’est pas en cause et, d’autre part, que les difficultés n’apparaissent qu’au cours des 60 000 premiers kilomètres de durée de vie des bandages. Sur la base de ces analyses, Alstom a donné à la CTS l’assurance qu’il n’y avait pas de risque à faire circuler sur la ligne A des rames dont les bandages de roues des bogies moteurs avaient passé le seuil des 70 000 km (soit une année de roulage environ). »
Autrement dit, si les rames ont tenu le coup les 60 000 premiers kilomètres, elles tiendront ! L’explication a convaincu la CTS qui a donc remis sur la ligne A les rames Citadis ayant passé ce cap fatidique. Pour les autres, les études se poursuivent pour déterminer ce qui peut bien causer une telle casse.
Projet d’abris-palettes pour offrir un toit provisoire et à moindre coût aux SDF (Photo MM / Rue89 Strasbourg)
Chiffre officiel : 400. Mais ce serait plutôt 1 500 personnes qui vivraient dans la rue, les squats, les camps ou les hôtels à Strasbourg. Le Collectif SDF Alsace, un groupe informel d’anciens de la rue, se bat pour que la société change de regard sur ces citoyens victimes d’accidents de la vie. Avec l’école d’architecture (Ensas), il travaille à la création de petits logements intermédiaires, un pas vers la sortie de la grande précarité.
Le kop toujours fidèle, ici contre Luzenac (photo : Racingstub).
Samedi dernier à la Meinau, le Racing a mal joué et n’a pas gagné (1-1 face à Carquefou). Une habitude. A la rue au classement, les Strasbourgeois risquent bien de retomber aussi sec en CFA si rien ne bouge fissa. Après onze matches de National, l’heure du premier bilan a sonné. Point de vue sans concession, à l’aube du derby face à Colmar.
Fidèle supporter du Racing depuis l’âge de 8 ans, je suis également un grand amateur de football allemand et italien. Mon regard se veut avant tout critique : Strasbourg mérite un grand club et ses fans doivent être respectés. Le lundi de 20h à 22h, je suis à l’antenne sur RBS (91.9 FM) pour le Mojito Football Club, une émission consacrée au foot étranger.
Six organisations de sages-femmes appellent à manifester ce jeudi à Paris. Elles demandent le même statut que les autres professions médicales à l’hôpital et veulent être reconnues comme « praticien de premier recours » pour le suivi des grossesses.
Les sages-femmes sont en grève illimitée depuis le 16 octobre. Vous ne l’aviez pas remarqué ? Contrairement aux paysans bretons, elles n’ont encore rien brûlé ni entravé. Mais, signe d’une exceptionnelle détermination, elles manifestent à Paris ce jeudi en provenance de toute la France pour exiger de la ministre de la Santé qu’elles soient reconnues comme faisant partie du « personnel médical hospitalier ». Et incidemment qu’elles soient mieux payées.
De Strasbourg, au moins deux bus remplis de professionnel(le)s et d’étudiant(e)s (des femmes à plus de 98%) doivent se rendre à la manifestation, dont le départ place Denfert-Rochereau à Paris est prévu vers midi. A la manœuvre en Alsace, Amandine Reeb, sage-femme de 35 ans dont 12 de pratique, actuellement au Centre médico-chirurgical obstétrique (CMCO) de Schiltigheim. Syndiquée à l’ONSSF, elle a beaucoup donné pour mobiliser ses collègues :
« Clairement, les actions revendicatives, ce n’est pas pour nous. On n’est pas très nombreuses (environ 19 000 en France), lentes à s’organiser et on est dans un univers à part, où règne plutôt la joie. Et puis on sait bien que si on ne vient pas travailler, la charge de travail retombe sur les médecins. Mais la reconnaissance de notre statut de personnel médical, c’est une revendication importante et ancienne… Alors quand on a constaté qu’on avait été carrément oubliées du projet de loi sur la santé, ça a été un élément déclencheur de cette mobilisation. On est en grève depuis le refus de la ministre de nous rencontrer. »
Amandine Reeb, 12 ans de métier, mobilise à Strasbourg (Photo PF / Rue89 Strasbourg / cc)
Cinq années d’études, 1 800€ en début de carrière
Les sages-femmes demandent que leur profession, listée parmi les professions médicales avec les médecins et les dentistes, soit payée comme telle à l’hôpital, c’est à dire en tant que « personnel médical hospitalier », au titre 2 de la fonction publique et non au titre 4 avec le personnel paramédical, comme c’est le cas actuellement, avec les infirmières ou les psychologues. Ce changement de statut leur permettrait de renégocier leur grille salariale à la hausse ; actuellement une sage-femme débutante peut prétendre à un traitement de 1 600€ à 1 800€ nets selon les primes. Mais aussi, ce statut leur ouvrirait des postes de direction d’unités et leur permettrait d’inclure plus facilement la recherche dans leur carrière.
Diplômées après quatre années d’études, accessibles sur concours à l’issue de la première année de médecine, les sages-femmes font valoir qu’elles rédigent elles-mêmes des ordonnances et engagent leur responsabilité sur trente ans. Elles réclament également qu’elles soient reconnues comme « les praticiennes de premier recours dans la périnatalité et en santé génésique des femmes ».
Les syndicats divisés
Une telle évolution ne fait pas l’unanimité dans la profession. Certaines voient d’un mauvais œil une évolution de leur statut qui les éloignerait des 35 heures hebdomadaires et les rapprocherait des horaires et des contraintes des médecins hospitaliers. Les syndicats des sages-femmes ne parlent pas d’une seule voix. Le mouvement qui manifeste ce jeudi est porté par l’ONSSF, la CFTC et d’autres organisations mais pas par la CGT, ni par l’UNSSF, l’autre syndicat professionnel ni par la CFDT, qui préfère demander une simple revalorisation salariale.
Mais après trois semaines, finalement, le mouvement a pris de l’ampleur à l’approche de la manifestation et les sages-femmes assignées sont plus nombreuses, comme l’explique Amandine Reeb :
« J’ai envoyé des quantités d’emails, on a créé un groupe sur Facebook, on a distribué des tracts, collé des affiches… On bloque les cotations des actes, qui ne sont pas transmises à l’administration. On ne va plus aux réunions de staff. Pour la manifestation, on sera toutes habillées en noir et blanc, avec des masques blancs. Je vais aller les acheter de ce pas et après on va préparer les pancartes. Pour l’instant, aucune patiente n’a eu à subir des effets de la grève, mais si la ministre continue de nous ignorer, il n’est pas exclu qu’on durcisse le mouvement. »
L’ONSSF revendique 90% de grévistes en Alsace. Nadine Knezovic, cadre sage-femme toujours au CMCO de Schiltigheim, sera également du voyage parisien :
« Honnêtement, la question du statut, praticien hospitalier ou pas, je m’en fous. La première reconnaissance d’une profession, c’est son salaire. Quand une sage-femme, après cinq ans de CDD, se retrouve à 1 600€ alors qu’elle a suivi cinq ans d’études, il y a un problème. Il s’agit de notre place dans l’hôpital. Si toutes les grossesses à l’hôpital étaient suivies par des sages-femmes, et seulement les grossesses pathologiques par les médecins, tout le monde serait bien mieux à sa place et la Sécu ferait des économies. Jeudi, j’espère qu’on sera nombreuses et que ça pèsera pour les négociations futures. Parce que je ne me vois pas durcir le mouvement, et priver un couple de ce moment magique et unique qu’est la naissance. »
Mercredi 13 novembre, les syndicats ont rendez-vous au ministère de la Santé pour entamer une concertation sur les salaires des sages-femmes.
C’est certainement l’un des carrefours clefs de la Robertsau, mais le plus dangereux pour les cyclistes : le carrefour de la rue de l’Ill, de la rue de la Papeterie et de la route de la Wantzenau.