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Plus d’amendes sur le pare-brise, mais un « suivi informatisé » de l’automobiliste qui pourra, désormais, difficilement passer à travers les mailles du filet. Selon le sénateur-maire Roland Ries, « seuls 35% des automobilistes paient spontanément leurs droits de stationnement et le taux de recouvrement des amendes atteint à peine 50%. » Le nouveau système, voté par le Sénat en juin, serait lui imparable. Si le temps payé est dépassé, l’automobiliste recevra un »forfait post-stationnement » du percepteur. Roland Ries affirme dans une tribune, publiée sur le site des Échos, que « tout le monde peut y gagner », de l’État, à la collectivité, en passant par le citoyen.
Pour François Loos, candidat UDI aux prochaines élections municipales, c’est de la « poudre aux yeux », mais aussi un moyen d’avoir les automobilistes à l’oeil :
« Pour obtenir 100% d’efficacité dans le stationnement et… dans le recouvrement des amendes, chaque véhicule devra être obligatoirement suivi par un système informatique généralisé qui pourra à tout instant contrôler où se trouve la voiture et si le conducteur a ou non payé son stationnement. L’automobiliste sera ainsi mis sous surveillance 24h sur 24. Bonjour Big Brother ! »
François Loos accuse dans un communiqué le maire de Strasbourg de faire « fausse route ». Supprimer les places de parking en ville n’est pas, selon lui, la solution pour pousser les automobilistes à se tourner vers les transports publics. La rotation des véhicules ne sera pas améliorée par cette mesure, puisque ce sont les voitures des Strasbourgeois sans autre solution qui végètent sur les emplacements.
Enfin, les tarifs des amendes fixés par les collectivités risquent d’exploser. Un scénario possible, vu que d’après Roland Ries, être amené à payer l’équivalent d’une journée de stationnement en cas d’infraction – soit 8 à 10 fois le prix de base à payer – n’est pas excessif, mais au contraire souhaitable, comme il l’a déclaré sur RTL lundi.
Sur Rue89 Strasbourg : Dépénalisation du stationnement, pour Roland Ries « tout le monde peut y gagner »




Un mouvement de grève a été engagé depuis le 13 juillet à 3h30 du matin à l’Euroairport de Bâle-Mulhouse par le personnel de sécurité, chargé de contrôler les passagers avant leur embarquement.
Des négociations mardi soir, après le quatrième jour de grève, entre les syndicats et les dirigeants de l’entreprise de sécurité Samsic, auprès de laquelle l’Euroairport a concédé le contrôle à l’embarquement. Les grévistes, qui seraient une centaine selon un représentant syndical, réclament des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail.
Selon la direction de l’Euroairport, ce mouvement de grève n’a aucune incidence sur le trafic des vols, ni sur le temps d’accès aux avions. L’aéroport franco-suisse a obtenu le renfort de personnels en provenance d’autres aéroports. La direction de l’Euroairport ne participe pas aux négociations, mais indique espérer un dénouement rapide.
Il est tout de même recommandé aux passagers de se présenter au minimum deux heures avant l’heure de départ de leur vol et de rapidement se présenter aux contrôles de sécurité, afin de perdre le moins de temps possible. Surtout en période estivale, où l’affluence est assez grande au vu des nombreux départs en vacances.









Un nouveau modèle local de l’énergie, fondé sur la « sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables et la transparence des marges et des coûts ». Ce sont les objectifs de la création d’un pôle de l’énergie publique à Strasbourg, sur lequel a planché la municipalité depuis deux ans. Une innovation en France, puisque que la démarche n’a été faite dans aucune autre ville du territoire.
Selon le maire, Roland Ries, elle devrait permettre aux citoyens « de se ré-approprier le sujet de l’énergie ». Le Réseau Gaz Distribution Services (GDS), sur lequel va s’appuyer ce pôle, est une société d’économie mixte spécialisée dans le gaz naturel, dont la Ville est actionnaire à 50%. Elle devra donc rendre des comptes aux élus strasbourgeois.
Il aura, dans ce pôle, trois piliers spécifiques, qui rejoignent les objectifs de la transition énergétique.
Une première filiale, Réseau de chaleur urbains de Strasbourg, va être créée en partenariat avec la société suisse EBM Thermique, spécialisée dans les énergies renouvelables et qui détiendra 49% des parts, contre 51% pour Réseau GDS. L’ investissement initial est de 4 millions d’euros, avec comme ambition de mobiliser toutes les sources d’énergies renouvelables disponibles (géothermie profonde, chaleur de récupération d’usine d’incinération d’ordures ménagères, chaleur fatale d’installations industrielles ou de systèmes de cogénération, etc.).
Pour Olivier Bitz, adjoint au maire chargé du projet, il y aura des garanties pour l’intérêt public :
« Un conseil de surveillance qui réunira bailleurs sociaux et associations d’habitants sera présent à l’intérieur de la filiale Réseau de chaleur urbains de Strasbourg. La question énergétique ne peut pas être une boîte noire. Les Strasbourgeois ont besoin de transparence, l’enjeu premier étant leur pouvoir d’achat. Avec ce pôle, les entreprises créées n’auront pas d’objectifs de rentabilité qui se ressentent sur la facture. »
Le second pilier du projet mise sur une activité à forte croissance : la rénovation thermique de bâtiments. Le Réseau GDS, associé à la Société d’aménagement et d’équipement de la région de Strasbourg (SERS ; détenue à 40% par la Ville et la CUS) proposera aux communes, aux collectivités locales et aux bailleurs des « contrats de performance et d’optimisation énergétique ». La filiale prodiguera ses conseils et soutiendra les dits projets de rénovation. Son capital initial atteint 2 millions d’euros.
Enfin, « Biogénère », la troisième filiale du pôle, verra le jour à l’automne 2013. Elle développera les énergies renouvelables via un partenariat – très local – avec la station d’épuration de Strasbourg. Cette dernière devra, d’ici 2015, produire du biométhane, une version renouvelable d’origine biologique du gaz naturel, qui sera injectée ensuite dans les réseaux de gaz habituels. La Commission européenne finance ce projet à hauteur de 2 millions d’euros, en raison des économies d’énergie qui seront réalisées. Strasbourg sera un site pilote en France.
Sur La Gazette des Communes : A Strasbourg, le gaz rejoint l’électricité pour créer un puissant pôle énergétique régional


Un incendie s’est déclaré ce vendredi vers 15h dans un établissement de restauration rapide situé dans le passage couvert entre la place Kléber et la place des étudiants à Strasbourg. Selon les témoignages, ce serait une friteuse du döner kebab « Le Sultan » qui aurait pris feu. La galerie a été évacuée par les pompiers, ainsi que le supermarché Monoprix, situé à proximité.
Aucun blessé n’est à déplorer.
Dans une lettre ouverte envoyée à Roland Ries, les sept responsables des supérettes condamnées en mai à rester fermées le dimanche, constitués en une association appelée « les assignées », félicitent le maire d’avoir abrogé l’arrêté de 1936 sur lequel s’appuyait la décision du tribunal. Ils invitent aussi Roland Ries à étendre l’autorisation d’ouverture de trois à cinq heures et à ne pas limiter cette autorisation d’ouverture à une surface maximale.
« En s’alignant sur les statuts départementaux du Bas-Rhin, Strasbourg sort, grâce à vous, d’une léthargie profonde datant de 1917 et de 1936. Période trop longue pendant laquelle la réalité des changements de mœurs, la réalité de nos nouveaux mode de vie et la réalité économique du 21ème siècle ont rattrapé des textes presque centenaires.
(…)
Dans la suite logique de l’alignement sur les statuts départementaux, vous souhaitez d’ailleurs étendre l’ouverture des commerces à 5 heures voir plus. Ce qui pour nous fait l’unanimité. Mais pour ce qui concerne toute décision de limitation de taille, nous pensons qu’il est important d’attendre afin de ne pas immédiatement sanctuariser une nouvelle fois la Ville de Strasbourg à ses dépens et afin de ne pas créer une nouvelle et énième norme stigmatisante dans la jungle des textes existants. »
A la rentrée 2012, l’Inspection du travail avait mené une campagne auprès des supérettes ouvertes le dimanche. Elles avaient rappelé que le Code du travail ainsi que deux arrêtés municipaux de 1917 et 1936 proscrivaient l’emploi de salariés et même l’ouverture dominicale des commerces.
Devant le refus d’obtempérer des supérettes, l’Inspection du travail a assigné les sept enseignes devant le tribunal des référés civils de Strasbourg, où elles ont été condamnées en mai à rester fermées. Mais fin juin, le maire a retiré l’arrêté de 1936, interdisant l’ouverture dominicale sur le territoire de Strasbourg, pour aligner la ville sur un arrêté départemental en vigueur depuis 1938, autorisant lui l’ouverture pendant trois heures.
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur l’ouverture des supérettes le dimanche


Alors que la Ville de Strasbourg vient de créer une « Task Force », lobby politique de défense la présence du Parlement européen à Strasbourg, un lobby, citoyen quant à lui, prospère sur Facebook. La page « Vers un siège unique du Parlement européen à Strasbourg » a été lancée il y a quelque mois, en réaction à la création d’un autre groupe de pression animé par Edward Mc Millan Scott, eurodéputé anti-Strasbourg, qui tente de réduire petit à petit la durée des sessions du Parlement de Strasbourg.
Les créateurs de la page, qui comptabilise aujourd’hui plus de 10 100 fans, précisent :
« Le groupe de pression [de l’eurodéputé britannique], intitulé « Single seat », fait miroiter aux eurodéputés, et surtout à leurs staff d’assistants parlementaires, un arrêt des navettes mensuelles, en visant une centralisation d’à peu près tout à Bruxelles, y compris les institutions localisées à Luxembourg – où se trouve l’administration du Parlement et où se déroulent aussi des réunions des ministres européens. »
Leur lobby citoyen, une page « lancée par quelques internautes s’étant contactés par Facebook, sans couleur politique, aucune intention associative, juste des internautes choqués par l’idée de centralisation à l’échelle européenne, dont nous souffrons déjà assez à l’échelle nationale » réfléchit à un argumentaire pro-Strasbourg et diffuse des informations sur la bataille du siège.
Les idées défendues par ce groupe de pression informel :
« 1. Strasbourg est la capitale parlementaire de l’Europe depuis 1949 pour des raisons historiques bien connues et les symboles historiques sont indispensables à l’existence d’une union politique.
2. L’Union Européenne ne peut pas exister si elle prétend se bâtir sur un modèle centralisé à la façon des Etats, avec une capitale unique, écrasante et politiquement impopulaire comme Washington, Londres ou Paris. Aujourd’hui, l’Europe a 3 voire 4 « capitales » identifiées selon les fonctions assez précises et c’est le meilleur équilibre qui soit. L’UE a part ailleurs, volontairement, installé des « agences » et autres institutions importantes dans tout un tas de pays de l’UE, sachant bien que l’idée d’une « capitale » centralisant tout serait totalement inenvisageable par les gouvernements comme par les peuples.
3. Le PE est la SEULE institution importante de l’UE ayant son siège en France. Son siège a été fixé définitivement (en principe…) à Strasbourg en 1992, en parallèle de la désignation de Francfort comme siège de la Banque centrale européenne.
4. Pour finir, l’argument porté par les « anti-Strasbourg » de la nécessité pratique et économique d’avoir « un seul lieu de travail » pour le seul Parlement Européen (actuellement divisé entre Strasbourg et Bruxelles) est, par contre, une évidence tellement flagrante qu’il parait vain de vouloir contrer leurs arguments en ne revendiquant pas, en face, la « concentration » des activités parlementaires à Strasbourg. »
Sur Facebook : « Vers un siège unique du Parlement européen à Strasbourg »
Sur Rue89 Strasbourg : bataille du siège, Strasbourg crée un lobby pour défendre le Parlement




Pour les membres du collectif pour un tram fer à Kœnigshoffen, le maire de Strasbourg Roland Ries « n’a pas perdu la bataille du tram sur pneu » à Kœnigshoffen, mais « il l’a gagné au contraire, comme toute l’agglomération avec ce choix de mode ».
Réuni devant le centre administratif ce matin, à l’occasion du vote de la délibération sur le tram ouest et nord par le conseil de communauté urbaine de Strasbourg (CUS) aujourd’hui, le collectif ouvre un nouveau front, celui du tracé retenu pour Kœnigshoffen. Pierre Ozenne, son porte-parole, explique :
« Le débat s’est polarisé pendant deux ans sur le mode, la technologie fer ou pneu. Maintenant, il faut prendre deux à trois mois pour parler du tracé. Qu’est-ce qu’un trimestre pour une infrastructure qui va durer 50 ans ?
Le tracé retenu dans la délibération présentée aujourd’hui était celui adapté au pneu. Nous, nous voulons un tram qui passe allée des Comtes, avec des stations Herrade et Hohberg, qui rejoigne ensuite la rue Virgile [et pas le tracé par la rue de l’Engelbreit]. Nous voulons aussi un nouveau pont sur la voie ferrée et du site propre intégral, comme partout ailleurs sur le réseau. »

L’opposition municipale interviendra en conseil de CUS ce matin sur ce sujet, par la voix d’Anne Schumann notamment.
Sur Rue89 Strasbourg : deux lignes de tram fer relieront Kœnigshoffen et Schiltigheim au centre