Iller, Virgin, Coop… La carte des plans sociaux en Alsace

GCO, la non-réponse de Batho à Alsace Nature

Dans un courrier daté du 30 mai 2013, le président d’Alsace Nature Maurice Wintz s’est adressé à la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie Delphine Batho pour s’émouvoir du « monolithisme disciplinaire » des commissaires choisis pour « expertiser les déplacements dans la périphérie de l’agglomération strasbourgeoise ». Tous deux sont issus du corps des Ponts et n’auraient, selon le président d’Alsace Nature, pas de compétence en matière d’écologie et de biodiversité. Il écrit :
« Sauf à croire que l’orientation finale du rapport soit déjà contenue dans son objet, relancer un GCO « toiletté » (et les interventions du ministre des transports semblent aller dans ce sens), nous ne comprenons pas le choix d’un tel monolithisme disciplinaire dans la composition de la mission d’expertise. »
La lettre d’Alsace Nature à la ministre de l’écologie
Dans une réponse laconique (une lettre type ?), les services du ministère ont fait savoir à Alsace Nature que le dossier était transmis au vice-président du conseil général de l’environnement et du développement durable, auquel appartiennent les deux commissaires nommés pour mener à bien cette mission d’expertise.
La réponse du ministère à Alsace Nature
Par ailleurs, la prise de position de Roland Ries, maire de Strasbourg, samedi dans la Voix est libre sur France3 Alsace, ne peut qu’inquiéter les anti-GCO. Le candidat PS à sa propre succession a rappelé que le projet avait été momentanément abandonné l’année dernière pour des raisons de closing financier chez Vinci, concessionnaire pressenti. « La déclaration d’utilité publique court toujours », avait-il ajouté.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : face aux pro-GCO, Roland Ries s’est senti « un peu seul »
Abandonnés depuis 10 mois, les salariés de Roche assistent à la vente du mobilier


Depuis juin 2012, une trentaine de salariés de l’institut Roche à Strasbourg attend la conclusion du plan social devant aboutir à la fermeture du site. Et aujourd’hui, ils ont assisté, médusés, à la vente aux enchères du mobilier de l’entreprise, alors qu’ils sont encore dans les locaux.
2 minutes chrono : Rue89 Strasbourg et vous


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La CTS intègre Badgéo dans les téléphones


La CTS lance ce mardi U’GO, une application mobile pour acheter et valider les titres de transport sur le réseau de l’agglomération strasbourgeoise. En résumé, il s’agit d’avoir une carte Badgéo dans son téléphone portable, et de pouvoir la recharger sans borne.
C’est assez génial mais pour en profiter, il faut passer plusieurs filtres :
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D’abord, cette application s’appuie sur la technologie NFC, dont sont dotés les smartphones récents mais pas les iPhones d’Apple, même pas le iPhone 5,
L’application n’est pour l’instant disponible que sur les téléphones Android. Une version pour les Windows phones est en préparation pour fin 2013,
Et en plus, il faut que le téléphone soit labellisé « Cytizi« , c’est à dire validé par les opérateurs pour les services Cytizi, ce qui exclut les téléphones sans « surcouche opérateur », tels que les téléphones directement achetés auprès des fabricants,
Ensuite, la facturation des recharges des abonnements ou des titres passe par l’opérateur téléphonique au-delà de 15€, il faut donc disposer d’un abonnement avec un opérateur partenaire de la CTS, soit Orange, SFR, Bouygues Télécom ou NRJ Mobile (avec leurs marques low-costs Sosh, B&You, etc).
Strasbourg a été labellisé « territoire leader du mobile sans contact » par l’Etat en janvier 2011, et bénéficie ainsi de crédits d’encouragements pour soutenir ce genre d’initiatives. On peut regretter que cette labellisation n’impose pas aux acteurs d’utiliser des technologies plus ouvertes… On risque bien, si tout ce petit monde continue ainsi, à voir les applications NFC prendre le même chemin que le porte-monnaie électronique : une belle idée, une belle technologie, mais un bel échec.

Aller plus loin
Sur Strasbourg.eu : les possibilités du NFC à Strasbourg
Sur le site de Cityzi : télécharger les applications disponibles, dont U’GO de la CTS
Sur Rue89 Strasbourg : comment utiliser la technologie NFC à Strasbourg
Festival : Les 20 ans débridés de Décibulles


Décibulles, c’est une histoire qui dure ! En deux décennies, ce festival de Neuve-Eglise dans la vallée de Villé, porté par l’association du même nom et son armée de bénévoles, est parvenu à inscrire son nom sur la route des événements musicaux de l’été, en Alsace et même au-delà. Grâce à un esprit résolument simple et festif et une programmation séduisante capable de drainer un public très large. Au programme, entre autres, cette année : Alpha Blondy, Ska-P et les Cowboys Fringants. (suite…)
Consensus sur le travail dominical au conseil municipal


La question de l’ouverture des supérettes les dimanches à Strasbourg a naturellement fait l’objet d’un long débat lundi soir lors du conseil municipal. Les élus ont voté un alignement du statut de Strasbourg sur celui du département, à savoir une ouverture en matinée limitée à trois heures.
Tram vers Vendenheim : fer ou pneu, décision début juillet

Le président de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) Jacques Bigot a confirmé ce lundi matin que la technologie – fer ou pneu – du tram vers Vendenheim via Schiltigheim serait choisie dans les prochains jours. Ce choix sera entériné par une délibération votée en conseil de CUS le 12 juillet 2013, dans un peu plus de 15 jours, donc.
Le maire de Strasbourg et vice-président de la CUS en charge des transports Roland Ries avait annoncé samedi que la ligne Vendenheim-Wolfisheim serait vraisemblablement coupée en deux, et réalisée sur fer à l’ouest vers Kœnigshoffen, et peut-être sur pneu vers le nord.
Une chose est sûre, a affirmé Jacques Bigot ce matin, « le tram-train et le tunnel sous la gare ne se feront jamais ». Le seul creusement de ce tunnel était estimé à 94 millions d’euros. Par ailleurs, le tracé du tram vers Kœnigshoffen empruntera comme prévu la route de Brumath.
La question qui reste en suspens : où les deux bouts de lignes vont-ils « être raboutés » (reliés, dans le jargon du directeur de la mobilité Bruno Jansem). Derrière les Halles ? L’option sera envisagée si le fer est choisi pour aller au nord. Il s’agira alors sans doute d’une ligne unique. Devant les Halles, plus proche du carrefour de l’Homme-de-Fer ? Possible, si c’est le pneu qui l’emporte. « La réponse à cette question est prématurée », juge-t-on à la CUS. Elle pourrait néanmoins s’inviter dans les débats dès les conseils municipal et communautaire de cette semaine.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : de la Porte blanche aux Halles, une autoroute à bus et trams en 2018
Coup d’arrêt pour la LGV Rhin-Rhône, Strasbourg s’émeut


[En direct à partir de 15h] Cet après-midi, le conseil municipal de Strasbourg pourrait adopter une motion enjoignant l’Etat à terminer rapidement les travaux de la Ligne à grande vitesse Rhin-Rhône. Inauguré en 2011, un premier tronçon permet aujourd’hui de relier Strasbourg à Lyon en 3h15. La seconde phase, à 850 millions d’euros, ferait gagner 20 minutes.
La Rue Re-mue secoue Wasselonne


La Rue-Remue ou l’art de rue à Wasselonne. La quatrième édition de ce festival se déroulera les 28 et 29 juin. Au programme, une quinzaine de compagnies et de la musique dont La Fanfare en Pétard. Deux journées gratuites sous le signe du spectacle,de la déambulation et de la fête.
Concert : Le rock métissé et mouvant de The Walk


The Walk, c’est un groupe strasbourgeois qui déroule la bande-son de son quotidien de conquêtes permanentes et d’exploration des grands espaces. Ce quatuor proposera son rock à la fois primal et très subtilement travaillé sur plusieurs scènes alsaciennes dans les semaines à venir, à commencer par le Mudd Club jeudi 27 juin. (suite…)
Travail le dimanche : les syndicats quittent la réunion
Les cinq organisations syndicales invitées à participer à la première réunion de concertation sur le travail dominical à Strasbourg ont quitté la salle peu après le début.
La réunion était prévue à 18h30 pour voir s’il y avait un consensus entre le patronat et les syndicats sur le périmètre des autorisations que Strasbourg pouvait accorder aux supérettes : nombre d’heures maximales travaillées le dimanche, surface maximale de vente, rémunérations et compensations pour les salariés, etc.
Mais à 19h, le maire Roland Ries a indiqué qu’il devait quitter la réunion, pour se rendre à une autre, au cours de laquelle il doit annoncer aux élus de son groupe municipal qu’il se présente à sa propre succession en mars 2014. Devant la perspective de voir Jean-Jacques Gsell, adjoint au maire en charge du commerce, présider la réunion, les organisations syndicales ont vivement réagi.
Evelyne Isinger, secrétaire départementale de la CFTC, détaille :
« Nous n’acceptons pas que la réunion soit présidée par M. Gsell, dont nous condamnons les propos outranciers sur la question du travail dominical, notamment vis à vis des inspecteurs du travail. Cette question est importante et mérite mieux qu’un débat tranché d’avance et expédié en urgence. Roland Ries ayant décidé de maintenir son départ de la réunion, nous avons quitté la salle avec lui. »
Le maire doit présenter lundi devant le conseil municipal un projet d’arrêté communal qui devrait permettre aux supérettes d’ouvrir à nouveau dès dimanche 28 juin.
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Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur le travail le dimanche
Municipales : Roland Ries veut rempiler, les socialistes priés de s’aligner


Ira, ira pas. Cela fait des mois que le sénateur-maire PS de Strasbourg, Roland Ries, fait durer un suspense des plus artificiels. Après l’avoir annoncé aux socialistes du conseil municipal vendredi soir, il confirmera ce samedi matin, dans l’émission de France 3 Alsace La Voix est libre, sa volonté de se présenter aux élections municipales de mars 2014. Dans le camp du sortant, on prévient pourtant : cette annonce ne suffira pas à apaiser les tensions.
Fin de l’édition locale « Deux Rives » de France3 Alsace


La direction de France3 Alsace a décidé de supprimer son édition locale strasbourgeoise, appelée « Deux Rives » et qui débutait après le journal régional vers 19h15. Le dernier numéro sera diffusé vendredi 28 juin, l’édition ne reprendra pas après la pause estivale.
Cette édition couvrait l’actualité de Strasbourg et de la CUS, mais pas le reste du Bas-Rhin où elle était pourtant reçue. Or, selon Michel Barthen, délégué régional de France3 Alsace, la chaîne veut désormais faire concorder « zone de couverture » et « zone de diffusion » :
« C’est un changement de ligne éditoriale. L’édition « Deux Rives », dont on ne sait pas trop à quoi ce titre faisait référence, laisse sa place à une page bas-rhinoise, qui pourra être un grand reportage ou un sujet magazine dans le département. Il n’y a pas de suppression de postes, les effectifs resteront les mêmes cependant, les équipes seront affectées au journal régional, en charge pour cette édition de produire un sujet bas-rhinois par jour. »
Et il faudra un sujet de 7 mn car dans le Haut-Rhin, l’édition Haute-Alsace n’est pas supprimée, sa ligne éditoriale étant départementale. Le créneau de diffusion restant identique, il faudra bien produire quelque chose pour les Bas-Rhinois…
Sept équipes disponibles par jour
Pour Jean-François Dolisi, le rédacteur-en-chef de l’édition « Deux Rives », ce choix est dicté par les restrictions de moyens au sein de la chaîne :
« Il faut trois équipes par jour pour produire Deux-Rives. On nous a proposé de faire la même chose avec deux équipes. J’ai indiqué à la direction que dans ces conditions, l’édition ne pouvait être maintenue car le rythme qui aurait été imposé n’est pas tenable. J’espère que la direction reviendra sur ce choix, car il ne me parait quand même pas très opportun, pour une chaîne comme France3, de supprimer l’édition dédiée à l’actualité de l’agglomération régionale. »
Lorsque « Deux Rives » a été lancé en 2001, sa production reposait sur deux équipes. Une grève au bout de six mois avait alors convaincu la direction qu’il fallait une équipe supplémentaire. Mais du côté du journal régional, on grince des dents comme l’explique un de ses journaliste :
« Deux Rives produisait 7 mn avec trois équipes. Le journal régional produit 19 mn avec quatre équipes… Alors bon, oui, il serait temps de rediscuter d’une nouvelle répartition des moyens parce qu’actuellement, c’est à l’édition régionale que ce n’est pas tenable ! »
Les restrictions budgétaires en cours à France3, sans diminution du temps d’antenne, provoquent des tensions au sein des équipes. L’intersyndicale des journalistes avait provoqué une grève le 7 avril, jour du référendum sur le conseil unique d’Alsace. Dans un communiqué, l’intersyndicale fait d’ailleurs remarquer que « l’an passé les 10 plus gros salaires du pôle nord-est de France3 ont augmenté de 6% et la direction continue d’embaucher des cadres à l’utilité plus que discutable alors que la maison n’en manque pourtant pas. »
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Sur Facebook : page de soutien à l’édition locale Deux-Rives



