Des poules pondeuses en cage, place Kléber samedi. Banal ? Pas tant que ça.
Animalsace, association de défense des animaux et de promotion du végétarisme en Alsace, organise un happening place Kléber samedi. Objectif : dénoncer les conditions d’élevage des poules en batterie. Pour l’occasion, des militants de l’association seront déguisés en poules pondeuses. Ils se mettront en cage sous des charriots de supermarché pendant deux heures, pour « illustrer le cauchemar des cages de batterie ainsi que la responsabilité des consommateurs ». Les militants comptent également informer les passants sur les différents types d’œufs (3 : cage, 2 : hangar, 1 : plein air, 0 : bio). Dans son long communiqué, l’association va plus loin encore :
« Nous montrerons [aussi] que même les élevages plein air et bio posent de graves problèmes éthiques : mutilations (épointage du bec), gazage ou broyage de millions de poussins mâles après la naissance, abattage très précoce des poules pondeuses (18 mois), etc. Seul un mode de vie végétalien qui consiste à se passer de tous les produits animaux garantit la non-maltraitance des animaux.
L’une des cibles privilégiées d’Animalsace : la chaîne de magasins Monoprix, dont l’antenne strasbourgeoise se trouve justement… place Kléber. L’idée :
« Obtenir de Monoprix la fin de la vente d’œufs issus des élevages en batterie. Devant les magasins, nous avons récolté près de 900 cartes signées par les consommateurs. Ces signatures ont été envoyées au siège social de Monoprix ou des négociations avec L214(ndlr : association nationale qui milite pour l’éthique dans la consommation et le bien-être animal) sont en cours. (…) Notre voisin allemand a interdit les cages pour les poules pondeuses depuis le 1er janvier 2009. En Belgique, Carrefour, Match, Champion, Aldi, Cora et bien d’autres grandes surfaces ne vendent plus d’œufs de code 3. Il n’y a donc aucune raison technique de ne pas passer au plein air, il s’agit seulement d’une question de volonté. »
Y aller
La performance se déroule samedi 12 mai à 15h30, place Kléber à Strasbourg.
A la suite de l’annonce par Général Motors de la mise en vente de l’usine de Strasbourg aujourd’hui, Philippe Richert, président UMP du Conseil régional, a réagi par un communiqué :
« Avec les différentes collectivités alsaciennes, nous avons œuvré pour obtenir le retour de cette usine dans le giron de General Motors, après une première mise en vente, en septembre 2010. A cette occasion, les salariés ont consenti des efforts importants pour garantir l’avenir du site. A ce titre, la Région Alsace a apporté depuis 2009 son soutien aux projets de formation de General Motors dans le cadre de l’aide d’urgence aux entreprises en situation de chômage partiel, à hauteur de plus de 300 000 €. Je resterai attentif aux évolutions prochaines et aux décisions que prendra la direction du groupe. »
D’habitude, les entreprises qui ont profité d’une aide publique directe pour créer ou maintenir une activité ont l’élégance d’attendre plus d’un an et demi avant de fermer boutique.
Le député UMP de la 4e circonscription du Bas-Rhin, Yves Bur, a indiqué cet après-midi qu’il ne se représenterait pas en juin. Être dans l’opposition, c’est pas son truc à Yves Bur, comme il l’explique :
« J’ai attendu de voir comment les Français et les Alsaciens allaient voter. Bon, je me suis lancé en politique pour agir, je crois que je suis le député alsacien le plus actif, j’ai porté des questions de sécurité sociale, de santé, des sujets au coeur des préoccupations des gens. Voilà, à 61 ans, après 17 ans d’Assemblée nationale, j’ai envie de passer la main à Sophie Rohfritsch, pour rajeunir et féminiser les députés du Bas-Rhin. Je vais maintenant me consacrer au bénévolat, notamment au sein de la fédération de l’hôpital public (FHF), dont je suis président de la délégation régionale, et à Lingolsheim dont je suis maire. »
Yves Bur est notamment connu pour avoir renforcer les lois contre le tabagisme. Sophie Rohfritsch, maire de Lampertheim et vice-présidente du Conseil régional d’Alsace, a été investie par l’UMP cet après-midi. Étant donné les projections de vote de la 4e circonscription, Sophie Rohfritsch a toutes les chances d’être élue, Yves Bur sera son suppléant.
Pour résumer: passionnée d’art contemporain, aimant lire, écrire et danser, plongeuse le plus souvent possible, workaholic, le tout avec la bougeotte !
Des habitants de la Krutenau ont proposé à la ville de Strasbourg de s’occuper eux-mêmes d’un mini-espace vert de 40 m² apparu lors d’une rénovation en 2011. La ville a accepté et quelques habitants se sont regroupés autour de ce projet appelé « jardin du jeu de Paume », officiellement inauguré cet après-midi à 17h.
La compétition entre les idées du voisinage et les services des espaces verts de la Ville débute.
Y aller
Inauguration du jardin du jeu de Paume, angle de la rue du Renard Prêchant et de la place de Zurich, mercredi 9 mai à 17h.
La réaction des écologistes à l’entrée en campagne deRaphaël Nisand, qui revient de fait sur l’accord d’union PS-EELV aux Législatives dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin, ne s’est pas faite attendre. Dans un communiqué cinglant, Jacques Fernique, secrétaire régional Europe écologie – Les Verts, attaque celui qui « en divisant la gauche, enclenche la machine à perdre ».
Le GCO ne devrait absorber que 10% du trafic sur l'A35, celui des véhicules de transit. (Photo Pascal Bastien)
Quelques jours avant la Présidentielle, les élus PS et EELV au Conseil régional jouaient leur dernière carte pour contrer le projet GCO, à deux doigts d’être finalisé. Trois semaines plus tard, bilan des courses : le contrat de concession n’est toujours pas signé et l’alternance politique hypothèque grandement l’avenir du projet. Pour enfoncer le clou, le collectif « GCO non merci » organise une énième action samedi et pour « maintenir la pression » sur les décideurs.
La route du Polygone, artère centrale de Neudorf (Photo PF)
La deuxième circonscription du Bas-Rhin, Strasbourg-sud, est un fief de la droite depuis 1958. Mais les socialistes se prennent à espérer « un changement » en juin, car les suffrages exprimés par les cinq cantons confondus penchent vers la gauche. Les comptes sont bons pour le candidat socialiste, Philippe Bies. Quant au député sortant, l’UMP Jean-Philippe Maurer, il mise sur son travail de terrain et sur l’attachement des habitants à son style.
Dans une vidéo postée sur sa page Facebook de campagne, le maire de Schiltigheim Raphaël Nisand réagit longuement aux résultats de l’élection présidentielle. Il revient sur les positions fleurtant avec celles de l’extrême-droite du président sortant et appelle, comme tous ses collègues, les électeurs de gauche à se mobiliser pour les élections législatives, afin d’assurer une majorité de gouvernement à François Hollande.
Les législatives, tiens, et à propos, que va-t-il se passer pour la troisième circonscription du Bas-Rhin ? A 3mn30 dans la vidéo, Raphaël Nisand répond qu’il va « se déterminer dans les jours qui viennent » :
Se déterminer ? Mais se déterminer pour quoi ? Normalement, la candidature de la gauche de cette circonscription est réservée à Andrée Buchmann, élue écologiste, dans le cadre des accords entre le PS et Europe-Ecologie. Il est vrai que Raphaël Nisand aurait bien porté les couleurs socialistes pour cette bataille et qu’il n’a jamais vraiment accepté cette décision.
Il n’est pas le seul d’ailleurs au PS du Bas-Rhin, surtout maintenant que le score écologiste, finalement faible, lors du premier tour de l’élection présidentielle atténue leur poids électoral et que la gauche semble avoir progressé dans la troisième circonscription… On attend avec impatience « les jours qui viennent ».
Dans un communiqué qui nous a été envoyé il y a quelques minutes, le conseiller municipal d’opposition Jean-Emmanuel Robert (UMP) analyse les résultats du second tour de la Présidentielle à Strasbourg et relève :
« Roland Ries tablait, au soir du premier tour, sur un résultat identique pour le Parti Socialiste à celui obtenu lors des dernières élections municipales. Je relève qu’en définitive, le PS réalise quatre points de moins qu’en 2008 signe que notre campagne de proximité et de terrain a porté ses fruits. »
S’agissant de scrutins aux enjeux bien différents, on imagine aisément ce que la gauche peut répliquer à ce tacle : on se console comme on peut. Par ailleurs, l’élu municipal se fâche :
« L’organisation du scrutin à Strasbourg m’a beaucoup interpellé et mérite à mon sens d’être améliorée avant les prochaines échéances. Beaucoup de procurations n’avaient pas été enregistrées alors que les démarches administratives avaient été faites dans les règles [conf. une mésaventure que Jean-Emmanuel Robert a raconté hier sur sa page Facebook, à propos d’un vote qu’il n’a, dans un premier temps, pas pu effectuer pour un tiers, avant d’entendre des services municipaux que sa procuration « était restée collée à d’autres »].
Certains de nos concitoyens ont été radiés des listes électorales sans qu’ils en soient informés. Ils ont ainsi été privés de leur droit de vote au minimum pour l’année 2012, année importante s’il en est. Certains bureaux de vote n’étaient pas organisés selon les règles et usages. »
Alors, on invalide et on recommence ? A la lecture de ce communiqué, on se dit que la frontière entre la dénonciation légitime de dysfonctionnements et le syndrome du mauvais perdant est pour le moins fine.
François Hollande a obtenu 54,69% des suffrages à Strasbourg, soit trois points de plus que la moyenne en France, ce qui confirme la progression de la gauche dans la ville. Les élus socialistes sont soulagés et donnent rendez-vous pour les élections législatives, où ils espèrent enlever à la droite les circonscriptions du nord et surtout celle du sud de la CUS. En Alsace par contre, Nicolas Sarkozy a réalisé son meilleur score national avec 63,40%.
Les résultats à Strasbourg, en Alsace et en France
Hier soir la Salamandre a connu sa jauge des grandes soirées : vers 19h30, on s’y entassait pour suivre en direct l’annonce du résultat sur France2 et la température intérieure est rapidement montée… C’est donc peu dire que les sympathisants socialistes présents ont accueilli dans la joie l’annonce de la victoire de François Hollande.
Le résultat définitif de François Hollande s’établit à 54,69% des suffrages exprimés à Strasbourg, un score bien plus important que les 51,67% de la moyenne nationale. L’abstention s’est établie à 23,23%, elle est de 1 à 1,5 points plus forte que la moyenne du département. En Alsace, la situation est inversée, Nicolas Sarkozy réalise son meilleur score de France avec 63,40%.
Seuls les canton du centre, de la Robertsau et du Quartier des XV n’ont pas donné la majorité des voix à François Hollande. Ces résultats ne sont pas étonnants, les dynamiques du vote des cantons strasbourgeois n’ont pas été modifiées par rapport à 2007 sauf à Neudorf, où la gauche a progressé. Le canton Strasbourg-7 (Neudorf, Meinau) avait donné sa préférence à Nicolas Sarkozy en 2007 (53,32%) et vient d’opter pour François Hollande à 54%, soit une progression d’environ 500 voix dans un canton où l’abstention, surtout, a progressé de 17,3 à 23,56%. Même chose pour Strasbourg-8 (Neudorf), où la gauche gagne plus de 700 voix malgré une abstention là aussi en progression, et Strasbourg-10 (Neuhof).
Progression de la gauche à Neudorf
Cette progression laisse apparaître une conquête possible de la deuxième circonscription du Bas-Rhin par la gauche. Actuellement détenue par l’UMP Jean-Philippe Maurer, qui se représente, les résultats d’hier montrent un différentiel de 1600 voix en faveur du candidat socialiste. Si ces votes sont reconduits les 10 et 17 juin sur le nom de Philippe Bies, l’actuel candidat du PS, ce serait une prise pour les socialistes qui en ont fait un objectif, comme l’explique Mathieu Cahn, premier secrétaire fédéral du PS :
« Nous avions un devoir de victoire, nous avons accompli ce devoir aujourd’hui. Mais dès demain [lundi] commence une autre mobilisation, celle pour les élections législatives. Car si les Français nous donnent une majorité, nous aurons toutes les clés et nous n’aurons pas le droit à l’erreur. Nous avons aujourd’hui une circonscription dans le Bas-Rhin, nous voulons doubler, voire tripler ce chiffre. »
Doubler peut-être, tripler, ce sera quand même très difficile car sur la troisième circonscription, où se représente l’UMP André Schneider face à l’écologiste Andrée Buchmann qui porte les casquettes du PS et d’Europe-Ecologie, les chiffres du vote présidentiel laissent à la droite une avance de 2500 voix.
Pour Roland Ries, maire de Strasbourg, François Hollande devrait choisir au moins un ministre alsacien, mais indique-t-il depuis La Salamandre, ce ne sera pas lui:
A l’UMP du Bas-Rhin dimanche soir, l’ambiance était nettement moins festive évidemment. Pascal Mangin, conseiller municipal d’opposition, espère une revanche aux élections législatives :
« Il faut souhaiter que François Hollande soit à la hauteur et à la mesure des responsabilités qui sont les siennes. Je crois qu’il y a eu dans cette élection d’abord une cristallisation contre la personne de Nicolas Sarkozy, son énergie a généré des déceptions, ce à quoi s’est ajouté le vote d’une part des centristes et du FN, avec des cadres qui ont inspiré le système du pire, espérant que cette défaite sera pour eux une opportunité, ils ont joué contre la France. Je suis très étonné de l’analyse sur la question de la dérive droitière… Quelle dérive droitière entre les deux tours ? Les électeurs ont passé un message, on dit un certain nombre de choses… Les gens s’inquiètent pour leur avenir, souhaitons qu’ils aient été entendus. 60% des départements sont à gauche, toutes les régions sauf l’Alsace, le Sénat à gauche, la Cour des comptes… de ce point de vue la responsabilité de de la gauche est grande… Des signaux doivent être envoyés aux Législatives »
Député du Bas-Rhin, Yves Bur attend aussi les 10 et 17 juin pour renouer avec la victoire :
« Les Français ont été trop sévères avec Nicolas Sarkozy, je suis déçu. Mais les résultats sont encourageants dans notre région, l’Alsace est restée fidèle à ses valeurs, on aborde les législatives avec une confiance raisonnable, nous allons défendre la nécessité de réformes auxquelles les Français n’échapperont pas. »
Effectivement, en Alsace, l’analyse des votes montre une nette préférence pour Nicolas Sarkozy. Si l’on excepte les zones urbaines, seuls Saâles et Natzwiller ont voté à majorité pour François Hollande.
En bleu, le vote majoritaire pour Sarkozy (doc Google)Cliquer pour agrandir Cliquer pour agrandir
Selon toute vraisemblance, François Hollande devra aller chercher ailleurs qu’en Alsace sa majorité.
François Hollande a été élu président de la République française avec environ 52% des voix. A Strasbourg, François Hollande obtient plus de 54% des voix tandis que Nicolas Sarkozy dépasse les 63% en Alsace. Retrouvez notre compte-rendu en direct de la soirée électorale à Strasbourg.
La rédaction de Rue89 Strasbourg est composée de journalistes toutes et tous prêts à écouter les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois pour parler des sujets qui les intéressent. Notre existence et notre moral dépendent du nombre d’abonnements pris pour nous soutenir. 🙏⤵