
Comment et où voir l’éclipse vendredi à Strasbourg


Fusion des régions : Metz veut le conseil régional


Dans un communiqué diffusé hier, le conseil du Sillon Lorrain, une réunion des agglomérations de Metz, Nancy, Thionville et Épinal, demandent que l’hôtel de la future grande région ALCA (Alsace Lorraine Champagne-Ardennes) soit installé à Metz. En outre, les élus lorrains réclament :
« à Épinal, le siège de la Chambre régionale des comptes (qui couvre déjà l’ensemble de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne), à Metz, le siège de la Zone de Défense et de Sécurité Est (regroupant déjà ALCA, Bourgogne et Franche- Comté), à Nancy, le siège de l’Agence régionale de santé, de la Chambre régionale du commerce et de l’industrie et du Rectorat. »
Les élus lorrains souhaitent que leurs revendications soient bien claires et bien entendues dans le cadre de la vaste réorganisation administrative qui doit intervenir à l’occasion de la fusion des régions. Ils ont encore en travers de la gorge l’initiative du député (PS) de Strasbourg, Philippe Bies, qui en novembre est parvenu à inscrire dans la loi que Strasbourg serait le « chef-lieu » de l’ALCA. Cette disposition garantit à Strasbourg le siège de la future préfecture de région.
Cette initiative montre que Metz et Nancy, agglomérations historiquement rivales, ont su s’allier pour se positionner dans ALCA et faire barrage aux revendications strasbourgeoises au titre de capitale de la grande région. Les postures alsaco-centrées et les caricatures visant les Lorrains ont également aidé nos voisins à trouver un terrain d’entente…
Un préfet préfigurateur sera nommé en avril 2015, ainsi qu’un directeur de projet désigné par le Premier ministre pour deux ans. Ils seront chargés de penser la nouvelle organisation des pouvoirs publics en ALCA et de rétablir un subtil équilibre…
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Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur la réforme territoriale
MasterChef : des candidats strasbourgeois dénoncent un bidonnage

Plusieurs Strasbourgeois amateurs de cuisine se sont rendus à Marseille, pour participer à la Grande Cuisine, une épreuve du jeu télévisé MasterChef, diffusé sur TF1. Mais sélectionnés ou non, tous en sont revenus amers, persuadés qu’il n’y a jamais eu de compétition.
(suite…)Les curieuses nouvelles règles contre la pollution se font attendre


Le gouvernement a pris en 2014 des mesures plus exigeantes pour la protection de l’air. Un arrêté prévoit le déclenchement automatique de mesures contre la pollution lorsque niveau « d’information » est atteint plus de trois jours de suite. Sauf que tous les endroits les plus polluées ne sont plus pris en compte. La traduction de cet arrêté se fait attendre alors que Strasbourg frôle la limite. (suite…)
Tribune : 10 propositions pour diminuer la pollution à Strasbourg


Le Dr Thomas Bourdrel, radiologue et président du collectif « Strasbourg respire », aimerait que la capitale alsacienne s’inspire du plan de lutte de protection contre l’air de Paris. Il formule dix propositions (et même un peu plus) pour améliorer la qualité atmosphérique de Strasbourg. (suite…)
[Explicateur] Où en est la qualité de l’air à Strasbourg ?
![[Explicateur] Où en est la qualité de l’air à Strasbourg ?](https://www.rue89strasbourg.com/wp-content/uploads/2015/01/qualité-de-lair-Une.jpg)

Plusieurs pics d’information de pollution ont émaillé ce début d’année 2015, dont un treize jours de suite en février. Malgré ces alertes répétitives, la pollution recule. Mais plusieurs axes de Strasbourg sont régulièrement au-dessus des seuils limites. (suite…)
Sans-abris : des chaises pour passer la nuit

Cette année est réapparu un phénomène que l’on pensait enterré : la mise à l’abri durant la nuit avec des « places assises », c’est-à-dire sur une chaise.
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Sur Rue89 Strasbourg : Pourquoi des SDF passent toujours l’hiver dehors à Strasbourg
Sur 20 minutes : SDF: 9 000 personnes sans hébergement d’urgence
Bad Juice et Johnny Depp en têtes d’affiche au Star St-Ex


Soirée rock vintage et décapante en perspective. Jeudi 19 mars, le Star St-Ex accueille le tandem strasbourgeois Bad Juice à l’ADN blues-rock bien garage et abrasif pour marquer la sortie de ses deux 45 tours. Promesse de concert endiablé dans le cadre feutré d’un cinéma avant la projection du mythique Cry Baby avec Johnny Depp et Iggy Pop en stars du grand écran. (suite…)
Le parti turc AKP ouvre son premier bureau français à Strasbourg


Le Parti pour la justice et le développement (Adalet ve Kalkınma Partisi, AKP), parti nationaliste et religieux au pouvoir en Turquie depuis 2002, a ouvert ce vendredi 13 mars un bureau à Strasbourg. Il se situe à la Meinau, rue La Fayette tout près de la mosquée Eyyub Sultan. C’est la première permanence ouverte par le parti turc en France.
Le bureau, qui se situe dans l’enceinte d’une entreprise de pièces détachées pour voitures, doit servir à la promotion de l’AKP auprès de la communauté turque de Strasbourg, dont les quelques 15 à 20 000 représentants sont autorisés à voter aux élections turques depuis deux ans. Des élections législatives doivent avoir lieu en Turquie le 7 juin. Le consulat turc de Strasbourg attend entre le 8 et le 31 mai près de 73 000 franco-turcs inscrits sur sa liste électorale, sur 140 000 personnes recensées dans l’Est de la France.
Sept bénévoles occuperont ce bureau, mis à disposition par l’entreprise voisine, dont l’objectif est d’augmenter la participation de cette diaspora aux élections nationales. L’an dernier, les Turcs vivant à l’étranger et les binationaux ont pu voter pour la première fois à l’élection présidentielle (qui avait vu la victoire de Recep Tayyip Erdogan de l’AKP) mais seulement 11 à 12% d’entre eux avaient participé.
Un autre parti, le Parti de la Félicité (Saadet Partisi) a également ouvert un bureau depuis plusieurs semaines, toujours rue La Fayette. Pour l’instant, le Parti républicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi, CHP), la gauche kémaliste, n’a pas encore ouvert de bureau à Strasbourg.
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Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur la communauté turque à Strasbourg
« Alsassinée » : une chanson contre la fusion des régions

Un collectif d’Alsaciens persuadés que l’Alsace va mourir à la suite de la fusion de la région administrative avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne vient de mettre en ligne une chanson au titre évocateur : « Alsassinée ». Sur un rythme enlevé, la chanson se propose d’être l’hymne des opposants à la fusion des régions :
Et ça commence fort :
« J’étais une province
entre Vosges et Forêt Noire
Maisons à colombages
et gens sans histoires
Mais qu’en reste-t-il aujourd’hui
une fois ce beau rêve détruit »
Eh oui, la réforme territoriale va détruire les maisons à colombages… Sans parler de la mention des « gens sans histoires » dont on ne sait ce qu’il faut en comprendre, est-ce que les Lorrains et les Champenois vont nous faire des histoires ?
Selon les DNA, les paroles de cette chanson ont été écrites par Thierry Brenner, Alsacien « exilé » en Poitou-Charentes (sic), qui ne pouvait pas « laisser les vagues de manifestations rester lettre morte. » Certes, mais la région assassinée, vraiment ? Les paroles (visibles sous le clip sur YouTube) mentionnent pourtant l’Alsace éternelle, ses châteaux et sa gastronomie… Autant de traits qui existaient avant le conseil régional d’Alsace et qui existeront après.
Un vingtaine de chanteurs ont participé à l’élaboration de ce clip façon « Les Enfoirés ». La musique est signée Éric Kaeufling et la réalisation a été menée par Steve Maire.
Marchés publics : ce que la CUS a dépensé en 2014

Rue89 Strasbourg s’est plongé dans les marchés publics que la CUS a attribués pour l’année 2014. Premier volet : qu’est-ce que la collectivité achète, avec infographie interactive à l’appui.
L’incroyable histoire de la pièce de théâtre écrite dans un camp de concentration par un enfant

En 1943, Hanuš Hachenburg a treize ans. Interné dans un camp de concentration en Tchéquie, il écrit clandestinement une pièce de théâtre. L’intrigue évoque un dictateur qui crée un fantôme à partir des ossements de son peuple, pour que les gens pensent comme lui. Ce texte à l’humour glaçant avait presque disparu. Il a été exhumé et édité pour la première fois par Claire Audhuy, une Strasbourgeoise spécialisée dans les théâtres de l’extrême.
(suite…)46 troupes au carnaval et à la grande cavalcade dimanche

« Le Malade imaginaire » au TNS : distinguer les vrais problèmes des fausses croyances


Les dix jours de représentation du Malade imaginaire viennent de commencer au TNS. Cet archi-classique prend ici une forme très actuelle, portée par une armada de comédiens chevronnés. Michel Didim, metteur en scène, nous convie, avec Molière, à distinguer les vrais problèmes des fausses croyances par le rire. (suite…)
La Ville rachète la Coop, qui doit devenir la future Laiterie


La Ville de Strasbourg rachète l’ancien siège social de la Coop, au Port du Rhin, malgré une offre inférieure aux espérances de l’entreprise. Un lieu de vie culturel doit s’y implanter dès 2016 et remplacer la Laiterie à l’horizon 2019.
L’aménagement des bords du Rhin se poursuit. Parmi les projets en cours, le rachat du site Coop par la municipalité est acté. Le conseil d’administration de la société a accepté la proposition de la Ville par le biais de la société publique locale (SPL) Deux-Rives, qui gère l’urbanisation des bords du Rhin. La SPL a formulé une offre à 4,75 millions d’euros, ce qui est en deçà des espoirs de Coop Alsace, qui tablait sur au moins 6 millions d’euros.
Mais le site de la Coop ne pouvant pas recevoir d’habitations, et l’Eurométrople (ex-CUS) étant la seule intéressée, l’entreprise alsacienne n’avait guère d’autre choix et son conseil d’administration a donc émis un avis favorable. L’entreprise étant toujours en redressement judiciaire, cette cession d’actifs doit encore être avalisée par un juge-commissaire.
Un lieu ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7
De son côté, la municipalité compte avoir les clés dès l’été. Alain Fontanel, premier adjoint (PS) au maire et en charge de la Culture, décrit l’avenir du site :
« La Coop doit être un pôle de vie culturelle, économique et citoyenne. Le cahier des charges prévoit un lieu ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour se divertir ou travailler. Ce lieu sera amené à remplacer la Laiterie en 2019 où les salles deviennent trop petites. Dans le parc actuel, 40 000m² seront réhabilités mais garderont leur aspect historique. »
Depuis 2012, les entrepôts de la Coop accueillent le festival Ososphère au mois de septembre. Une assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) travaillera dès à présent sur le projet pour qu’il soit activé dès 2016. En 2019, une coopérative musicale « Coop Musique » s’y substituera à l’actuelle Laiterie. Des salles de concert plus grandes, et à la jauge variable, sont prévues. L’avenir des locaux actuels de la Laiterie, rue du Howald n’est pas encore tranché.
Alain Fontanel : « Faire de la Coop un lieu création, de diffusion et de production artistique »
Un lieu intégré à l’urbanisation des bords du Rhin
Cette acquisition s’intègre dans la Zone d’aménagement concerté (ZAC) des Deux Rives, qui suit le tracé de l’extension du tramway vers Kehl. La mise en service jusqu’à la gare allemande est prévue pour avril 2017, à moins que des retards côté allemands ne repoussent la construction du pont. Dans un premier temps, le tram D ne s’arrêtera pas aux arrêts Starlette et Citadelle (voir carte plus bas) dont les environs seront encore en construction. La ligne F sera aussi prolongée vers l’arrêt Starlette.
En 10 ans, la ZAC des Deux-Rives doit accueillir 4 500 logements et 9 000 habitants. Elle s’inscrit dans l’ensemble des récents aménagements qui s’étalent du parc du Heyritz à Kehl. Au total, ce sont 9 000 logements pour 20 000 habitants et 8500 emplois qui sont espérés sur cette zone longue de 5 kilomètres.
La Zac des Deux Rives en vidéo
Les projets futurs sont visibles dans une vidéo réalisée par Drone Alsace. La société avait participé au clip assez remarquée des vœux de la Région Alsace 2015. Une production d’un autre accabit que « Strasbourg-The Europtimist », qui après avoir été la risée du web et de la télévision à l’automne, a été dépubliée. Elle mettait notamment en scène un entrepreneur qui répétait « pourquoi irais-je m’enterrer à Paris ? » et un livreur à l’accent marseillais caricatural.
Carte interactive des aménagements futurs
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Sur Rue89 Strasbourg : L’urbanisation du port-du-Rhin se précise (carte interactive)
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