
Au conseil municipal, unanimité pour plus d’éthique, mais lors du vote seulement


Les ambitions déçues du financement participatif alsacien


Être alsacien ne paie pas. En tout cas moins qu’espéré. Quatre mois après son lancement, Alsace Crowdfunding, plate-forme régionale de financement participatif a fait un bide. En apparence, les projets proposés au financement des internautes ont atteint leurs objectifs de dons. Mais parce que les seuils ont été abaissés. Les projets n’ont récolté que 3 500 euros en moyenne, ils en demandaient 10 à 15 000.
Au conseil municipal, un soupçon de déontologie et affaires courantes


En direct. Passés les choix budgétaires, les affaires courantes reprennent au conseil municipal. Au programme ce lundi 26 janvier, des précisions sur le rôle du déontologue. Les conseillers municipaux volontaires vont devoir lui transmettre une déclaration d’intérêts, voire la publier pour les plus transparents. (suite…)
Bientôt ici…


La troisième cabane anti-GCO a été inaugurée samedi 24 janvier. L’idée d’un contournement routier de Strasbourg date de… 1973. Mais elle est devenue concrète en 1999 avec les débats dits « Bianco ». Le projet a été enterré, puis ressuscité en 2013.
Les opposants pensent qu’il ne réglera pas les problèmes de circulation et alertent sur les conséquences sur l’environnement et les terres agricoles. Mardi 20 janvier, Alsace Nature a dégainé 10 propositions alternatives. Nos articles plus bas pour se mettre à jour.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Grand contournement : à l’ouest, on s’agite de nouveau
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur le GCO
Folk intime mercredi à la Laiterie avec Lambchop qui ressuscite « Nixon »


Lambchop revient en Alsace, un peu plus de deux ans après un concert mémorable à l’espace culturel de Vendenheim. Mercredi 28 janvier, Kurt Wagner et sa troupe diffuseront leur subtile mélancolie country-rock en rejouant entièrement leur mythique album « Nixon ». Rare, précieux et indispensable. (suite…)
Tribune : Sauvons le foyer Saint-Louis à la Robertsau


Onze personnalités de la Robertsau ont signé un texte collectif pour sauver le foyer St Louis à la Robertsau alors que le Conseil municipal du 26 janvier doit se prononcer sur sa vente au promoteur Icade. (suite…)
Inauguration de la troisième cabane anti-GCO samedi matin à Vendenheim


Le collectif « GCO non-merci », contre le projet autoroutier payant du Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO), inaugure sa troisième cabane anti-gco ce samedi 24 janvier à 10h30 à Vendenheim. L’emplacement exact est la sortie nord de Vendenheim sur la D263 (ancienne RN63) en direction de Brumath.
Une première cabane avait été inaugurée en juin et une deuxième en septembre. Les opposants à ce projet estiment que cette autoroute payante ne règlera pas les embouteillages aux abords de Strasbourg tout en détruisant des terres agricoles. Mardi 26 janvier, le collectif a publié 10 propositions contre le GCO.
Y aller
Inauguration de la troisième cabane anti-GCO, Vendenheim, sortie nord sur la D263 (ancienne RN63) en direction de Brumath, samedi 24 janvier à 10h30,
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Grand contournement : à l’ouest, on s’agite de nouveau
Sur Rue89 Strasbourg : Alsace Nature dégaine 10 propositions contre le GCO
Sur Rue89 Strasbourg : Vingt ans de grand contournement ouest de Strasbourg
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur le GCO
Après Charlie, les musulmans divisés sur le délit de blasphème


Déchirés entre le choc des attentats et leur douleur face aux caricatures du prophète Mahomet, les Français musulmans s’interrogent sur l’opportunité de punir l’insulte aux religions. La question a révélé les divisions au sein même du Conseil régional du culte musulman d’Alsace et dans les familles, la diversité des pratiques de l’islam en France.
(suite…)
Débat après les attentats : la suspension du prof de Mulhouse levée


Suspendu lundi 12 janvier suite à des tensions autour de l’établissement, le professeur d’arts plastiques du collège François-Villon à Mulhouse n’est plus menacé par une sanction administrative. L’enseignant avait projeté des caricatures et le ton était monté en particulier avec un élève. La suspension est levée et le professeur retrouvera un autre établissement, qui reste à déterminer, ce qui d’après le syndicat FSU était son choix.
Le directeur de cabinet du recteur, Guillaume Arnould, commente cette décision rapide :
« Aucun des éléments dans l’enquête prouvent une faute. Nous sommes sur deux versions différentes comme souvent dans ce type conflits, où tout n’est jamais tout blanc ou tout noir. Le recteur et le professeur ont pu s’entretenir aujourd’hui. C’est une démarche classique, même quand il n’y a pas de médiatisation. Aller ailleurs va dans une logique d’apaisement. »
Une décision qui satisfait Jean-Marie Kolber, secrétaire départemental de la FSU dans le Haut-Rhin :
« La manifestation mardi et le préavis de grève ont peut-être accéléré l’enquête. Son résultat montre que l’action syndicale était justifiée. Au début, notre collègue souhaitait réintégrer le collège (où il travaillait depuis 8 ans ndlr), mais il a évolué sur cette position, car cela aurait été une situation compliquée vis-à-vis des élèves. »
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Débat après les attentats, un prof suspendu à Mulhouse et des versions contradictoires
Sur Rue89 Strasbourg : Les profs doivent trouver eux-mêmes comment gérer l’après-Charlie
98 millions de moins pour Strasbourg l’européenne


L’annonce par le préfet du Bas-Rhin du montant du prochain contrat sur les projets européens de Strasbourg est passée assez inaperçue. Tellement, que la Ville, l’Eurométropole et même… la Préfecture indiquent que les négociations sont encore en cours. Pourtant les signaux sur une baisse des crédits de cet outil d’investissement ont été nombreux. (suite…)
Pour réfléchir et évaluer, l’Eurométropole se dote d’un « conseil de développement »


Ils seront 100. Cent experts qui devront proposer une vision du développement de l’agglomération de Strasbourg aux élus de l’Eurométropole (le nouveau nom de la CUS). Ce « conseil de développement » est rendu obligatoire par la loi MAPAM votée en janvier 2014, qui a créé les onze métropoles de France, dont celle de Strasbourg :
« Un conseil de développement réunit les représentants des milieux économiques, sociaux, culturels, éducatifs, scientifiques et associatifs de la métropole. Il s’organise librement. Il est consulté sur les principales orientations de la métropole, sur les documents de prospective et de planification et sur la conception et l’évaluation des politiques locales. Il peut donner son avis ou être consulté sur toute autre question relative à la métropole. À Strasbourg, le conseil de développement de l’Eurométropole associe les représentants des institutions et organismes européens. »
35 personnes choisies par les élus
Ce conseil sera composé de 55 personnes issues de la société civile, 35 proposées par le président de l’Eurométropole, Robert Herrmann et 15 représentants des institutions européennes et des collectivités allemandes. Éviter de doublonner avec un conseil existant, c’est l’obsession de Robert Herrmann :
« On s’arrangera pour que les personnes qui soient à ce conseil ne soient pas déjà présentes dans d’autres organismes, comme des conseils de quartiers. On veut éviter à tout prix les pros de la réunionite, qu’on voit partout et qui ne savent que répéter inlassablement le même discours. Pour les 35 membres que je peux nommer, je prendrais l’avis des différents groupes politiques avant de constituer cette liste. L’objectif n’est pas de donner une coloration politique à ce conseil, il n’y aura pas d’élus et il n’a pas vocation à se substituer à l’Eurodistrict. »
Candidatures ouvertes à tous
Tout citoyen de l’Eurométropole peut candidater, en remplissant un formulaire disponible au centre administratif (ou ici) ou en ligne. Les candidatures seront ouvertes du 16 février au 16 mars. Les membres seront choisis au courant du mois d’avril pour une séance d’installation en mai et une première séance plénière en juin. L’administration effectuera la sélection selon des critère d’âge, de genre et de lieu de résidence. La durée du « mandat » est de trois ans, renouvelables.
Pour Robert Herrmann, le conseil de développement devra s’intéresser en priorité à trois thématiques qu’il juge prioritaires :
« Nous attendons des contributions des membres de ce conseil dans les domaines de l’économie et de l’emploi, de la transition énergétique et dans le numérique. Par ailleurs, j’aimerais que ce conseil mène une mission d’évaluation des politiques publiques. Si les membres le souhaitent, ils auront accès aux ressources de l’administration et pourront même s’attacher les services de cabinets d’audit. On verra bien mais on a besoin d’un regard extérieur, dépassionné et à grande échelle. »
Le conseil de développement bénéficiera d’un budget de 50 000€, en plus des ressources de la CUS en personnel, dont une direction de projet.
La livraison de colis, aimant à nouveaux clients pour les petits commerçants


Bureaux de tabac, pressings, fleuristes, supérettes, stations-service : de plus en plus de petits commerces deviennent des points de retrait de produits commandés sur Internet. Mal payés avec des commissions dérisoires, les commerçants espèrent attirer une nouvelle clientèle grâce à ce service supplémentaire, avec parfois des risques pour leur santé.
Des coeurs et des fleurs sur les mosquées et la synagogue de Strasbourg


Vendredi, les fidèles de la Grande Mosquée de Strasbourg, de celle du quartier gare, de Koenigshoffen, de Hautepierre, mais aussi de la synagogue ont eu la surprise de découvrir des fleurs, des petits mots et des guirlandes de coeurs suspendus aux grilles et aux portes des édifices religieux.
Cette initiative est l’oeuvre de l’association interreligieuse Coexister, dont la présidente de l’antenne alsacienne, Lorène Spielewoy explique qu’elle regroupe toutes les religions, « et même les athées ». Pour elle, il s’agissait de montrer la solidarité avec deux communautés particulièrement touchées après l’attentat contre Charlie Hebdo et ses suites :
« On s’est dit : “pourquoi on montrerait notre solidarité avec une communauté, et pas avec une autre ?” On a été profondément touchés par ce qu’il s’est passé et il faut insister sur le fait que le dialogue entre les religions peut exister. »


Intitulée « #KiffTaMosquée » et « #KiffTaSyna », cette démarche s’inscrit dans une action nationale : à Clichy ou à Angers, on a aussi vu des lettres de soutiens et des cours fleurirent sur les entrées des mosquées. Au total, 17 mosquées de huit villes ont reçu le soutien de Coexister.
Le premier exemple du genre est suédois. Début janvier, la mosquée d’Uppsala, au nord de Stockholm, avait été recouverte de tags racistes. Le lendemain, des centaines de coeurs en papiers recouvraient l’entrée du bâtiment.
Une action unanimement saluée
Du côté des responsables musulmans, on applaudit l’initiative, perçue comme une « note positive » dans un climat plutôt morose. Fouad Douai, gérant de la Société civile immobilière de la Grande Mosquée, apprécie l’acte qu’il qualifie de désintéressé :
« C’est sont des gestes, petits par l’objet, mais grands par leur dimension. Ces personnes nous ont rappelé l’essentiel : effacer le « je » devant le « nous ». D’ailleurs depuis plusieurs jours, on reçoit des lettres de sympathie, des coups de fils de gens qui souhaitent rester anonymes mais qui nous témoignent de leur soutien. C’est une étincelle qui fait chaud au coeur. »
L’association Coexister a mis en ligne une vidéo expliquant son geste (voir ci-dessous).
Grand contournement : à l’ouest, on s’agite de nouveau




