Enquêtes et actualité à Strasbourg et Eurométropole

Alsace Nature dégaine 10 propositions contre le GCO

Alsace Nature dégaine 10 propositions contre le GCO
Selon Alsace Nature, le GCO ne fera qu'aggraver la circulation dans l'agglomération strasbourgeoise (doc Alsace Nature)
Selon Alsace Nature, le GCO ne fera qu’aggraver la circulation dans l’agglomération strasbourgeoise (doc Alsace Nature)

Résolument opposée à la réalisation de l’autoroute de contournement de Strasbourg, l’association Alsace Nature publie ce mardi son argumentaire : « 10 propositions pour faire sauter les bouchons ».

En septembre 2012, la Chambre de commerce et d’industrie publiait « GCO 2016 tous gagnants ». Dans ce « document de référence » détaillant la position des milieux économiques, la CCI plaidait pour la réalisation d’une autoroute à péage contournant l’agglomération de Strasbourg, assortie d’un report obligatoire du trafic de transit des poids-lourds. Cette solution selon la CCI est la seule qui permettrait d’éviter « l’implosion » du trafic routier aux abords de Strasbourg.

Deux ans plus tard, alors que le projet de Grand contournement ouest (GCO) a été remis sur les rails gouvernementaux, c’est au tour d’Alsace Nature de tirer. L’association environnementaliste publie pour le « Collectif GCO Non Merci » un livret de 24 pages (voir ci-dessous), rédigé par Marie Marty, cofondatrice et ancienne journaliste à Rue89 Strasbourg, voulant prouver que la construction du GCO ne réglera rien aux bouchons sur l’A35 et que l’Alsace risque bien de s’offrir un désastre écologique pour rien.

Le livret « 10 solutions pour faire sauter les bouchons » d’Alsace Nature

Des idées recyclées

Après une introduction donnant une large place aux oppositions, passées, de Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, au GCO, le livret d’Alsace Nature propose comme première solution de réduire « l’autosolisme » (usage seul d’une voiture) de 20% en développant les transports en commun. Cette proposition n’est pas nouvelle, elle a déjà été largement portée par… Roland Ries. En 2012, le maire de Strasbourg répondait à chaque question sur le GCO que l’autoroute était « une mauvaise réponse à un vrai problème » et que la solution résidait dans « l’intermodalité pour l’accès à Strasbourg ».

Alsace Nature ne laisse pas tomber cette piste et propose la création de parking-relais en limite de l’Eurométropole, là où seront situés les terminus des lignes de tramway étendues vers l’ouest. Alsace Nature appelle aussi à l’accélération des projets routiers du Conseil général du Bas-Rhin, le TSPO (un bus qui dispose de sa propre voie de circulation jusqu’à Wasselonne) et la VLIO (voie de liaison intercommunale), reliant l’ouest et le sud de l’agglomération. Deux projets qui semblent revenir d’outre-tombe, mais dans le dossier du GCO, on ne s’en étonne plus.

Plaidoyer pour l’Écotaxe

Alsace Nature ne croit pas que le GCO règlera le problème du trafic aux heures de pointe ce qui est bien normal puisque ces utilisateurs de l’A35 veulent précisément se rendre à Strasbourg ou quitter la ville. Mais l’association ne croit pas non plus à la réduction du trafic des poids lourds, et cite les chiffres du ministère du développement durable : -9% de camions en 2025 sur l’A35 si le GCO est construit, -11% si en plus, l’A35 est requalifiée en boulevard urbain.

Alsace Nature propose également que soit interdit le transit poids-lourds sur l’A35 aux heures de pointes, pour faire de la place à la desserte « propre » du dernier kilomètre, c’est à dire avec des camions électriques. Et l’association demande la réanimation d’un autre dossier enterré : l’Écotaxe, en proposant une expérimentation alsacienne. Une mesure déjà largement portée par Europe-Écologie Les Verts et qui a permis, outre-Rhin, d’élargir l’A5 pour y recevoir plus de camions…

La pollution, le vrai problème

En sixième position, Alsace Nature et le « Collectif GCO Non Merci » placent la nécessité écologique :

« L’A 35 et ses 150 000 à 160 000 véhicules par jour est la 2ème autoroute de France la plus chargée, en dehors de la région parisienne. La pollution aux particules fines bat ici tous les records avec des pics ré­guliers en 2013 – 86 jours d’alerte en 2013 dans le Bas-Rhin, soit un sur 4 (chiffres Aspa). Alors que la vitesse a été réduite à 90 et 70 kilomètres par heure autour de Strasbourg, les embouteillages persistent. Ils sont notamment le fait du cisaillement des flux de transit nord-sud et des flux radiaux est-ouest. »

La construction du GCO coûtera entre 400 et 700 millions d’euros, dont 200 millions d’argent public. Alsace Nature préconise que cet argent soit utilisé pour « pacifier » l’A35 et investi dans le développement d’alternatives à la voiture.

Découvrez le clip « Pour ne pas oublier Charlie » des artistes d’Alsace

Découvrez le clip « Pour ne pas oublier Charlie » des artistes d’Alsace
(capture d'écran)
Un collectif divers et varié (capture d’écran)

Rue89 Strasbourg vous en parlait dès jeudi 15 janvier, un collectif d’environ 150 artistes d’Alsace s’est réuni pour réaliser un clip musical en hommage aux victimes des attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo et préserver l’esprit des mobilisations des 7 et 11 janvier à Strasbourg.

Cette interprétation de la chanson allemande Die Gedanken sind frei (Liberté de penser – les pensées sont libres), symbole de la résistance à l’oppression et à la terreur, en français, allemand, anglais, italien, portugais, yiddish, turc et arabe a été enregistrée vendredi 16 janvier à l’auditorium de France 3 Alsace.

Le collectif organisera également un concert-dessiné le dimanche 8 février à 14h30 au Zénith-Europe.

Le clip « Pour ne pas oublier Charlie »

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Conférence(s) citoyenne(s), Strasbourg se donne un mois de réflexion

Conférence(s) citoyenne(s), Strasbourg se donne un mois de réflexion
Ouvrons-là, le slogan de la "conférence citoyenne". (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Ouvrons-là, le slogan de la « conférence citoyenne ». (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Pour une mobilisation générale, le mot d’ordre a été passé. Autour de la table, le préfet d’Alsace et du Bas-Rhin, la Région Alsace, le Département du Bas-Rhin, l’Académie, l’Université, le maire de Strasbourg et sept adjoints, ainsi que six associations et un citoyen, ces derniers étant à l’origine des rassemblements des 7 et 11 janvier. Ensemble, ils doivent réfléchir aux travaux à mener suite aux attaques terroristes en France des 7, 8 et 9 janvier.

La volonté de créer un comité de pilotage pour organiser une « Conférence citoyenne » a été annoncée dès lundi 12 janvier par le maire Roland Ries (PS), au lendemain de la large mobilisation de la veille. Après cette première heure et demi de travail collectif, les contours restent encore flous.

Actions recensées sur le site de la Ville

Aucune annonce, ni agenda précis, ne sont ressortis de cette rencontre, si ce n’est que les premières tables rondes doivent débuter dans un mois. Les thèmes abordés doivent être notamment l’Éducation, la Culture, l’Emploi ou encore les religions. La date du prochain comité de pilotage n’est pas davantage fixée.

Entre laisser la main aux associations à l’origine des mobilisations et donner un cap, le bon équilibre semble encore à affiner. Pour Roland Ries, « personne n’a la vérité, ni de solution miracle. Il s’agit d’un temps de travail long, en plusieurs étapes ». Les associations vont aussi rediscuter des actions précises à mener entre elles. Des « points réguliers » toutes les semaines doivent être effectués.

Ce mardi 20 janvier, une nouvelle page internet sera mise en place sur le site de la Ville. Sur www.ouvrons-la.strasbourg.eu, il sera possible de recenser les différentes rencontres et animations. Chacun peut y apporter sa contribution. Les services de la Ville seront chargés d’apporter une aide technique pour faciliter ces rencontres et d’en rédiger des synthèses qui seront également publiées sur cette page. Les conseils de quartiers seront aussi sollicités.

Aller plus loin

Sur strasbourg.eu : la page « Ouvrons-la » pour apporter votre contribution
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur Charlie Hebdo

Les profs doivent trouver eux-mêmes comment gérer l’après-Charlie

Les profs doivent trouver eux-mêmes comment gérer l’après-Charlie
Les témoignages illustrent des inégalités de situation importantes et aucune action future n'est coordonnée. (Photo Wikimedia Commons)
Les témoignages illustrent des inégalités de situation importantes et aucune action future n’est coordonnée. (Photo Wikimedia Commons)

Dans les lycées, les professeurs ont été les premiers interlocuteurs avec les adolescents de France suite aux attaques contre Charlie Hebdo. Non préparés à gérer ce type d’événements, ils ont été pour la plupart livrés à eux-mêmes. D’éventuelles actions futures ne sont pas davantage organisées. Certains ont pu sortir quelque chose de positif de cette séquence. Ils racontent. (suite…)

Quatre années de soirées pêchues au Mudd Club, eh oui déjà !

Quatre années de soirées pêchues au Mudd Club, eh oui déjà !
DJ Suspect
DJ Suspect jouera au Mudd Club le 23 janvier (Doc. remis)

Le Mudd Club célèbre ce vendredi 23 janvier son quatrième anniversaire, sans faste ni grand affichage, en appliquant toujours la recette de soirées dynamiques et pêchues. Dans l’esprit de ce lieu atypique des nuits strasbourgeoises. (suite…)

#dj suspect

Icônes et Projections brillent sous terre à Mittel

Icônes et Projections brillent sous terre à Mittel
une oeuvre de la série Projections - © Charlotte Aleman
Une oeuvre de la série Projections – (Photo Charlotte Aleman)

Une jeune galerie au projet ambitieux, une jeune photographe qui monte : l’exposition Icônes et Projections avait tout pour attirer ma curiosité. Les photographies de Charlotte Aleman y font pétiller l’imagination, bien à l’abri dans le solide écrin d’un bunker restauré : la galerie du Point Fort à Mittelhausbergen. Jusqu’au 15 février.  (suite…)

#Galerie Point Fort

Étudiants, voici comment économiser à Strasbourg

Étudiants, voici comment économiser à Strasbourg

Fins de mois difficiles, dépenses imprévues, petit coup de mou dans le porte-monnaie, la vie d’étudiant réserve parfois quelques désagréments pécuniers. Voici donc un petit guide pratique de la débrouille estudiantine à Strasbourg.

Quand on est étudiant et sans le sou, vivre à Strasbourg peut être compliqué. Plusieurs associations présentes sur les campus proposent des aides alimentaires et des activités gratuites ou à prix modique. Autant d’occasions pour les étudiants, aux budgets souvent contraints, de réaliser des économies.

La bibliothèque en libre-service attire les curieux. (Photo Maurane Speroni)
La bibliothèque en libre-service attire les curieux. (Photo Maurane Speroni)

Troquer ses livres grâce à la « bouquinothèque »

Plutôt que d’acheter des livres neufs, la « bouquinothèque », une bibliothèque en libre-service située dans les locaux d’Agoraé à l’Esplanade, permet aux étudiants de prendre des romans de science-fiction en majorité, mais également des polars, des BD. L’idée est de remplacer les livres emportés par d’autres, pas nécessairement le jour même. Près de 200 livres environ sont à découvrir.
1 place d’Athènes dans les locaux d’Agoraé. La bibliothèque en libre-service est accessible aux heures d’ouverture du Patio : du lundi au vendredi de 7h30 à 20h et le samedi de 7h30 à midi. 

Bricoler et jardiner pour économiser

L’association étudiante Campus Vert Strasbourg propose une fois par mois des ateliers DIY (Do it yourself) dans une cité universitaire, pour apprendre à faire soi-même ses bijoux, son savon, de la décoration d’intérieur… Ainsi à la Saint-Valentin, l’association propose de fabriquer des cadeaux pour les conjoints, à Noël des bijoux pour le réveillon, etc. Campus Vert organise aussi régulièrement des trocs de vêtements. Pour suivre tous les événements, la page Facebook est régulièrement mise à jour.
• Association Campus Vert Strasbourg, 12, rue de l’Université. Page Facebook.

Les amateurs de plein air peuvent aussi biner, semer, planter, pailler dans l’un des deux jardins partagés de l’association : sur le site de l’ESPE (école supérieure de professorat et de l’éducation) à la Meinau ou dans les pots situés dans la cour intérieure du Patio (campus de l’Esplanade). Au fil des saisons, les participants se partagent les fruits de leur travail : herbes aromatiques, courge, radis, fenouil, salade, tomates… Pour rejoindre les apprentis jardiniers, contactez l’association via campusvertstrasbourg[@]gmail.com.
• Jardin partagé Vertuchou, ESPE, 141, avenue de Colmar à Strasbourg.
• Potager du Patio, 22, rue René Descartes, bâtiment le Patio, sur le campus de l’Esplanade à Strasbourg.

Les étudiants peuvent retirer leur panier de légume sur le campus. (Photo Maurane Speroni)
Les étudiants peuvent retirer leur panier de légume sur le campus. (Photo Maurane Speroni)

Des légumes à prix réduit

L’association Campus Vert Strasbourg met aussi en place des paniers bio de légumes, d’œufs, de fruits ou de pain produits par la ferme Ried Oasis. L’abonnement commence à 4 paniers pour 10€ sur les légumes. Ouvert à tous, une réduction de 3€ s’applique sur la panier normal, de 6€ sur le gros.
• Association Campus Vert, distribution tous les jeudis de 15h à 19h au Platane, sur le campus central. 

Les jardins de la Montagne Verte (JMV) proposent des abonnements à des paniers de légumes bio. Ils reprennent le système des Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) : le consommateur s’engage à payer à l’avance le producteur. Un panier hebdomadaire pour une à deux personnes coûte 10€ pour le public dont les étudiants, mais 3€ pour les étudiants boursiers. 

L’abonnement comprend 10 ou 20 paniers pour les boursiers, 26 ou 48 paniers pour les autres. Il faut ajouter une adhésion annuelle à l’association JMV, d’un montant de 10€ quelque soit vos revenus. Plusieurs points de livraison existent en ville, dont un sur le campus principal, à l’E.N.G.E.E.S.
• Les Jardins de la Montagne Verte, Page Facebook. F
ormulaire d’inscription, à télécharger sur le site des JMV.

Apprendre à cuisiner

Après avoir fait le plein de légumes, reste à savoir comment les cuisiner. Pour cela, le Crous de Strasbourg a mis en ligne une série de « recettes petit budget » sur son site et organise des ateliers baptisés « Je cuisine et toi ? ». Au restaurant universitaires Paul Appell (23, rue du Jura), le chef apprend aux étudiants à concocter un menu complet (entrée, plat, dessert) et équilibré, à moindre coût. Le cycle comprend cinq ateliers hebdomadaires (de novembre à décembre), en petit groupe de 12 à 18 personnes et un atelier « Student Chef », une compétition entre les participants. La participation aux frais est de 5 euros pour l’ensemble du cycle.
Les horaires des séances « Je cuisine et toi ? » sur le site du Crous. Inscription auprès de la Mutualité française du Grand Est, 03 68 71 00 11 ou en écrivant à fanstotz@mfge.fr.

La distribution de colis alimentaires a lieu tous les mercredis, à partir de 18h. (Photo Maurane Speroni)
La distribution de colis alimentaires a lieu tous les mercredis, à partir de 18h. (Photo Maurane Speroni)

D’autres systèmes d’aides existent pour les étudiants les moins fortunés, ces aides sont parfois soumises à des conditions de ressources.

Distribution de colis alimentaires

Chaque mercredi soir, une file d’attente s’étend à l’extérieur du centre Bernanos, rue du Maréchal-Juin, en face du campus principal. Entre 350 et 400 personnes en moyenne patientent pour récupérer de quoi se nourrir pour une semaine. Pâtes, viande, laitages, fruits, légumes, pain, gâteaux : le colis distribué par l’Asef (association pour la solidarité étudiante en France) coûte 1,50€.

Pour éviter une attente trop longue (qui peut durer jusqu’à trois heures), il est recommandé de venir une demi-heure avant l’ouverture. Pour bénéficier de cette aide alimentaire, un certificat de scolarité ou un pass campus et une photo sont à fournir pour éditer une carte.
• Distribution de colis alimentaires, le mercredi, de 18h à 20h, au centre Bernanos, 30, rue du Maréchal-Juin à Strasbourg. Page Facebook. Pas de distribution pendant les vacances d’avril et les congés d’été.

Actuellement, 84 étudiants font leurs courses dans l'épicerie solidaire du campus. (Photo Maurane Speroni)
Les étudiants peuvent faire leurs courses au sein de l’épicerie solidaire du campus. (Photo Maurane Speroni)

Les épiceries solidaires de l’Agoraé

Créé en 2013, le minuscule magasin situé dans les locaux de l’association étudiante Agoraé, à l’Esplanade, propose des produits vendus à 10% du prix du marché. Pour pouvoir faire ses courses dans cette épicerie solidaire, un entretien avec l’assistante sociale, au local d’Agoraé, est nécessaire. Des pièces justificatives seront demandées. Selon que le reste-à-vivre journalier se situe entre 7,40€ et 1,40€, l’étudiant peut dépenser entre 5€ et 15€ par mois dans l’épicerie. Cette aide est octroyée pour trois mois, renouvelables (il faut à nouveau déclarer ses ressources). Une deuxième épicerie a ouvert place de l’Université, dans le bâtiment Gallia en janvier 2018.

• Association Agoraé, 1, place d’Athènes, au rez-de-chaussée de la faculté de droit, sur le campus de l’Esplanade à Strasbourg. Page Facebook. Ouvert du lundi et jeudi de 16h à 19h.
 Association Agoraé, 1, place de l’Université, entrée n°8 du bâtiment Gallia. Page Facebook. Ouvert les mardis et vendredis de 16h à 19h.

Voyager à moindre coût

Le site KidyGo permet aux étudiants d’être remboursés, en partie ou en totalité, de leurs billets d’avion, de train ou de leurs frais d’essence. Des parents en recherche de babysitters le temps d’un voyage dédommage les accompagnateurs. L’adhésion au service est de 49 euros chaque année, mais est rapidement remboursée en un ou deux trajets. Certaines destinations sont plus demandées que d’autres par les parents, comme Paris ou le reste du Nord-Est de la France.

S’habiller avec de l’occasion

La capitale alsacienne regorge de friperies, que Rue89 Strasbourg a répertoriées pour vous. Mais si vous les avez déjà écumées, les vide-dressing sont de plus en plus populaires. L’association Touch’Arts en organise tout au long de l’année mais d’autres événements sont régulièrement proposés sur les réseaux sociaux. En plus d’être économique, acheter des vêtements d’occasion est une bonne action pour la planète !

D’autres bons plans ? Publiez les en commentaires et ils seront intégrés à cet article lors d’une prochaine mise à jour. 

[MAJ] Le spectacle de Dieudonné de samedi soir autorisé

[MAJ] Le spectacle de Dieudonné de samedi soir autorisé
A 9h ce matin, le Zénith de Strasbourg annonçait l'annulation du spectacle de samedi. (Randalfino/FlickR/cc)
A 9h ce vendredi 16 janiver, le Zénith de Strasbourg annonçait sur son site l’annulation du spectacle du lendemain. (Randalfino/FlickR/cc)

Dieudonné se produira bel et bien au Zénith de Strasbourg ce samedi 17 janvier, après plusieurs rebondissements. Le tribunal de grande instance de Strasbourg a autorisé la représentation lors d’une audience en référé, c’est-à-dire en urgence.

Pendant la semaine, la société d’exploitation Vega, qui gère plusieurs Zénith dont celui de la capitale alsacienne, avait annulé les représentations programmées aux Arènes de Metz et à Strasbourg. Ce vendredi 16 janvier, le juge des référés de Metz avait également autorisé la tenue du spectacle dans sa ville le soir-même. Celui de Strasbourg a pris une décision similaire, les requérants étant identiques.

Condamné pour appel aux dons

Après une nouvelle provocation de l’artiste à l’issue de la marche républicaine en hommage aux 17 victimes des attentats de Paris, dimanche 11 janvier, la municipalité strasbourgeoise avait demandé l’interdiction de la représentation. Jeudi 15 janvier, l’artiste polémique était en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme ouverte dès lundi 12 janvier, après les rassemblements du week-end.

L’humoriste controversé a, en outre, été condamné vendredi 16 janvier par le tribunal correctionnel de Paris à 6 000 euros d’amende pour avoir lancé un appel aux dons pour payer de précédentes amendes sur internet, ce que la loi punit.

Brève mise à jour à samedi 17 janvier à 13h30 pour intégrer la décision finale.

À Vendenheim, on aimerait rester « Charlie » un peu plus longtemps…

À Vendenheim, on aimerait rester « Charlie » un peu plus longtemps…
Dans cette "conférence de rédaction" improvisée, l'espace culturel de Vendenheim.
À la « conférence de rédaction » improvisée, dans l’espace culturel de Vendenheim.

Une semaine après la tuerie de Charlie Hebdo et des événements qui ont suivi, l’Espace culturel de Vendenheim organisait jeudi soir une « agora » pour partager, débattre, voire s’informer et imaginer l’après-Charlie. Panser les plaies et reconstruire la société ? Nous y étions.

(suite…)

L’affaire SK1 : un thriller profondément humain sur une chasse au criminel

L’affaire SK1 : un thriller profondément humain sur une chasse au criminel
Peut-on défendre l'horreur? Qu'y a t-il à juger dans Le Mal absolu?
Peut-on défendre l’horreur ? Qu’est-il possible de juger face au Mal absolu ? (Photo SND)

Années 80, dans l’est de Paris, un serial killer sévit à plusieurs reprises de manière effroyable et tue en quelques années 7 jeunes femmes. Violées et déchiquetées, elles sont abandonnées par le monstre qui échappe à toutes les traques durant 15 ans. Dans L’affaire SK1, Frédéric Tellier met en scène une enquête qui suggère une multitude de réflexions brûlantes d’actualités. (suite…)

#Frédéric Tellier#Raphael Personnaz

Débat après les attentats, un prof suspendu à Mulhouse et des versions contradictoires

Débat après les attentats, un prof suspendu à Mulhouse et des versions contradictoires
Le collège François-Villon est classé comme zone d'éducation prioritaire (ZEP) (capture d'écran)
Le collège François-Villon est classé comme zone d’éducation prioritaire (ZEP) (capture d’écran)

Un professeur d’arts plastiques a été suspendu au collège François-Villon de Mulhouse ce lundi 12 janvier. Après avoir projeté des caricatures en classe, des tensions ont émaillé la vie de l’établissement. Les versions du syndicat et du Rectorat, qui a prononcé la sanction, divergent. (suite…)

#françois villon

Avec les Anonymous alsaciens engagés dans la cyber-guerre au nom de Charlie Hebdo

Avec les Anonymous alsaciens engagés dans la cyber-guerre au nom de Charlie Hebdo
"We are Anonymous" (capture d'écran)
« We are Anonymous » (capture d’écran)

Le groupe de hackers Anonymous a promis une « réponse d’envergure » aux attentats de la semaine dernière en France. Quelques Alsaciens sont engagés dans cette opération alors que des groupes plus ou moins proches des djihadistes ont annoncé des attaques importantes sur le web français pour ce jeudi 15 janvier.

(suite…)

Charlie Hebdo : les kiosques de Strasbourg dévalisés

Charlie Hebdo : les kiosques de Strasbourg dévalisés
La queue dans un kiosque à journaux de la Robertsau mercredi matin (Photo Igor Soltes / Twitter)
La queue dans un kiosque à journaux de la Robertsau mercredi matin (Photo Igor Soltes / Twitter)

Les kiosques de Strasbourg ont été pris d’assaut très tôt ce mercredi matin pour se procurer le premier numéro de Charlie Hebdo après l’attentat.

(suite…)

L’Université adopte finalement son budget 2015

L’Université adopte finalement son budget 2015
Après deux reports, l'Unistra peut enfin commencer l'année avec un budget prévisionnel (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Après deux reports, l’Unistra peut enfin commencer l’année avec un budget prévisionnel (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Après un premier report demandé par l’opposition, puis un second après que le nombre de participants minimal ne soit pas atteint au mois de décembre, le budget de l’Université de Strasbourg a finalement été adopté, ce mardi 13 janvier. Le conseil d’administration s’est prononcé en faveur par une courte majorité, 16 voix contre 13 et un refus de vote.

Le budget est en augmentation par rapport à 2014 (de 6,2%, soit des dépenses de 512 145 899 €), notamment grâce à la hausse des Investissements d’Excellence (Idex), mais pas assez par rapport à la hausses des besoins (glissement vieillesse technicité des agents, hausses des factures et des effectifs) pour les opposants, dont les 5 représentants des étudiants (1 UNEF et 4 AFGES). Le président de l’AFGES, Jimmy Losfeld, précise la position de l’association :

« Nous avons voté contre dans le cadre d’une logique nationale, car nous estimons que la dotation fixe aux universités, qui sont un investissement d’avenir, n’est pas un bon choix. Au niveau local, nous avons pris position contre le contingentement qui se généralise (la limite de place dans les filières), dont la sélection se décide par tirage au sort ou selon la règle du ‘premier arrivé premier servi’, ainsi que l’adhésion à Campus France, une agence qui centralise les demandes des étudiants étrangers. Nous étions fier de ne pas faire partie de ce programme controversé, car suspecté d’améliorer les rentrées d’argent aux dépens de ces mêmes étudiants. Nous prenons acte du vote et continueront à proposer des alternatives dans le fonctionnement quotidien de l’Université. »

Ce contre-temps de 13 jours n’a pas eu d’impact sur le fonctionnement, puisque les frais courants étaient assurés.

Le communiqué de l’Université de Strasbourg

 

Charlie Hebdo et hystérie médiatique, exemple à Strasbourg

Charlie Hebdo et hystérie médiatique, exemple à Strasbourg
Il est très rare d'avoir un responsable politique seul à une conférence de presse (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)
Il est très rare d’avoir un responsable politique seul à une conférence de presse (Photo JFG / Rue89 Strasbourg)

Ce mardi, des journalistes britanniques se sont rendus à la Meinau à Strasbourg avec leurs caméras pour y dégoter des réactions aux discours de Marine Le Pen prononcés le matin même. En quelques heures, ils vont piétiner le travail que des journalistes de terrain ont mis des semaines à construire. (suite…)

Ciné-Club : venez voir mardi « Pôle Emploi : ne quittez pas ! »

Ciné-Club : venez voir mardi « Pôle Emploi : ne quittez pas ! »

Rue89 Strasbourg et les cinémas Star vous proposent une soirée exceptionnelle autour du documentaire « d’utilité publique » Pôle Emploi : ne quittez pas !, une plongée dans l’univers de l’accompagnement social professionnel dans une agence en région parisienne où 40 personnes doivent répondre aux besoins de 4 000 chômeurs ! La projection sera suivie d’un débat avec des salariés strasbourgeois de Pôle Emploi et des acteurs locaux de l’emploi.