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Alors que le préavis de grève de plus de six semaines à partir du vendredi 28 novembre a été confirmé par les syndicats, la CTS a annoncé ce vendredi 21 novembre l’habillage de 15 bus qui circuleront sur son réseau à partir de 2015.
Le design proposé par Vincent Godeau qui a été plébiscité par les internautes (49,9% des clics).
Bravo à Vincent Godeau grand gagnant du concours @CTS_Strasbourg ! pic.twitter.com/JtvTZ4gN1b
— CTS Strasbourg (@CTS_Strasbourg) November 21, 2014
Le choix a été déterminé par un vote sur Facebook et le site de la CTS entre le 6 et le 16 novembre. La même méthode de consultation avait été utilisée pour déterminer le nez des futurs trams à la fin du mois d’octobre.
L’opération a eu un peu moins de succès, puisque 7 622 personnes (ou plutôt comptes) ont participé contre 9 023 pour les tramways.
Pour rappel, voici les quatre propositions :




La CTS passera en outre une commande d’une œuvre à Vincent Godeau pour égayer ses locaux.
Sur Rue89 Strasbourg : après un nez de tram, pourrait-on voter pour les projets importants ? (tribune)


Je l’avoue, mes visites annuelles à St’art avaient fini par me lasser un peu. L’hégémonie de la peinture de format moyen, de la sculpture pas trop grosse, le figuratif décoratif… Tout ça me paraissait trop convenu. Mais une foire n’est pas un musée, et apparemment celle de Strasbourg se porte bien : comme nous en informe le catalogue, c’est la deuxième foire française après Paris – tout du moins en terme d’ancienneté – et elle accueille « un large public averti » de collectionneurs. J’y ai fait un petit tour – quelques heures, quand même – et je vous propose un aperçu de ce que j’en ai retenu.

L’œil frais, le cerveau disponible, j’accorde une pleine attention aux premières galeries. Collection si Particulière, basée à Épinal, propose des œuvres de graffeurs reconvertis : ça me parle. Rubbish est entré dans le monde du marché de l’art grâce à ses pochoirs, ou plutôt à leurs matrices. Sa technique s’est affinée jusqu’à ces papercuts sophistiqués, de véritables dentelles nécessitant des centaines d’heures de travail. À ses côtés, les assemblages de Gilbert 1 tiennent à la fois du graff, du nouveau réalisme, du futurisme… Bah oui, c’est du « graffuturism », m’apprend le galeriste.

Devant une autre cellule blanche, une affichette m’interpelle : « Les œuvres ne sont pas à vendre ». Tiens ? La peintre coréenne Hwang Eun Sung en habit d’apparat m’explique, secondée par son fils :
« Les œuvres appartiennent à une fondation, qui nous a fait venir ici. Je souhaite juste me faire connaître et partager mes émotions. Je suis chrétienne, très pratiquante, et peindre est comme prier pour moi. Vous voyez cette ligne verticale dans la peinture ? Cela traduit le moment où la foi me touche. »
Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé, mais la rencontre est charmante.

Je continue mon chemin jusqu’à une rupture dans l’espace d’exposition : un immense écriteau indique les « Galeries Italiennes », regroupées sur un îlot éclatant de moquette orange. Je rencontre fort à propos Mme Paola Forni, qui m’éclaire sur cette mise en valeur particulière :
« Je fais partie du comité de sélection depuis quinze ans, et cette année j’ai fait venir plus de galeries italiennes. C’est le deuxième pays le plus représenté après la France, cela méritait un espace spécial. »
Néanmoins je ne m’attarde pas trop… Je ne sais pas si ces galeries offrent un panorama représentatif de l’art italien, mais à mon goût il y a trop de dorures, de portraits de belles filles et d’architectures.
Dans ce dédale de cases presque identiques, quelques pièces me font sourire : un tourniquet de portraits de Kim Jong-un (le jeu semble consister à lui coller une fléchette à ventouse dans la figure), un tapis de matière bizarre sur lequel le visiteur est invité à marcher pieds nus, ou encore un appareil à, littéralement, briser les testicules. Mais dans tout cela, rien qui suscite vraiment mon enthousiasme. Jusqu’à arriver au fond de la salle.

Vers le fond, des stands qui ne sont pas des galeries mettent à l’honneur de jeunes artistes. Dans Carte Blanche à la Ville de Strasbourg, quatorze sortants de la HEAR présentent des Objets Hybrides. Estelle Henriot a imprimé en longues bandes des forums de discussion sur le thème « qu’est-ce que l’art ? »… mais n’a pas trouvé de réponse ferme. Laetitia Oser a réalisé de délicieux petits assemblages en papier multicolore, à la fois bijoux, insectes et jouets. La scénographie du stand a été confiée à Pétrole Editions : Marianne Mispelaëre, l’une des quatre membres, explique la démarche :
« Nous avons réfléchi en fonction des autres galeries, et nous avons réalisé un espace plus adapté à la réalité des jeunes artistes, qui sont obligés de se débrouiller avec ce qu’ils ont. Nous avons laissé le sol brut, les cloisons sont en aggloméré, et incitent à une circulation fluide. »
Résultat : un espace chaleureux, sans angle droit, où auront également lieu des performances. On peut emporter une édition gratuite où chaque artiste a laissé des images qui l’inspirent.

Dans un coin, un vacarme reconnaissable m’attire : ce sont les artistes du Port du Rhin qui s’affairent à une installation géante, bruyante et foutraque ! On y verra un immense retable païen, des containers superposés avec des mini auto-tamponneuses interactives, un morceau de l’horloge qui sera installée à la cathédrale en 2015. Daniel Depoutot et Valentin Malartre racontent comment ils en sont venus à participer à St’art :
C’est grâce à Alto, l’architecte installé au Port du Rhin, et qui a proposé un projet pour la réhabilitation de l’îlot de la Coop. Être à St’art, c’est presque être reconnus comme une institution. C’est bien car on ne sait pas vraiment ce qui va nous arriver, aucun projet n’est validé pour l’instant. Ici, on présente une préfiguration d’une partie du projet d’Alto : le parcours des assembleurs. Ce serait une installation artistique permanente qui déborderait du périmètre des ateliers.
Un peu de désordre dans tout ça… c’est ce qui fait la créativité, non ?
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Les associations engagées contre la construction d’un golf public sur le secteur de la Sommerau, près de Marmoutier, appellent à une « marche citoyenne » samedi à Saverne pour montrer l’ampleur de l’opposition à ce projet.
L’Association pour la protection de l’environnement de la Sommerau (Apes) et Alsace Nature organisent depuis lundi une « veille » sur le site du futur golf pour empêcher que les travaux ne démarrent. Une tractopelle déposée mardi a été empêchée d’opérer par les opposants. Le maire de Saverne, Stéphane Leyenberger, a néanmoins promis de reprendre les travaux dès la semaine prochaine.
Dans le tract appelant à la mobilisation, ces manifestations reprochent au golf de la Sommerau un « gaspillage de terres et d’argent public, un gouffre financier, un lieu inadapté car sous une ligne à haute-tension et abritant une faune diverse, un manque d’information de la population… »
Le dossier du golf public de la Sommerau a vingt ans mais il reprend vie récemment depuis que les porteurs du projet, les communes de Marmoutier, Saverne et les collectivités territoriales, disposent des permis de construire et de la propriété des terrains. Une bataille juridique est en cours, notamment devant le conseil d’État, entre les collectivités et l’Apes avec Alsace Nature (lire notre article du 26 août).
Manifestation contre le golf public de la Sommerau, samedi 22 novembre à 14h30, place de la gare à Saverne.
Sur Rue89 Strasbourg : Golf de la Sommerau : 18 trous sans fonds (tribune)
Sur Rue89 Strasbourg : Les opposants au golf de la Sommerau se préparent à une nouvelle bataille








On vous en parlait dès janvier, la monnaie locale de Strasbourg, le Stück, progresse. Les associations porteuses de ce système d’échange local, dont Eco-Quartier et le Colibris 67, lancent une opération de financement participatif pour pouvoir imprimer les premiers billets. Elles estiment que 10 000€ sont nécessaires pour faire travailler des graphistes, des spécialistes de la sécurité et un imprimeur, qui seront tous Strasbourgeois puisque c’est l’objectif d’une monnaie locale : garder l’argent à proximité.
Les entreprises qui accepteront les Stücks à la place des euros auront signé une charte éthique, qui contient des engagements de coopération et de solidarité locales. Voilà deux ans que les porteurs de cette monnaie locale strasbourgeoise peaufine le Stück, l’impression des billets étant l’étape nécessaire avant leur diffusion et la mise en place de cette économie parallèle à l’échelle de l’ agglomération.
Les porteurs du Stück ont mis en ligne cette sympathique vidéo DIY qui résume l’objectif d’une monnaie locale complémentaire et à quoi servira l’argent récolté :
À l’heure où nous convertissons ces pixels en lettres, la campagne avait déjà atteint 75% de l’objectif et il reste encore dix jours pour réunir les 2 500€ restants.
Sur KissKiss Bank Bank : la campagne de financement participatif pour créer et imprimer les billets
Sur DailyMotion : une heure de débat sur le Stück
Sur Rue89 Strasbourg : Le stück, un jour peut-être la monnaie locale de Strasbourg (explicateur)





