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Dolorès, Albert, Carmen ou encore Michel sont manouches (originaires du nord-est) ou gitans (originaires d’Espagne). Gens du voyage sédentaires ou semi-sédentaires, ils vivent depuis les années 60 dans leurs caravanes sur un terrain vague près du Polygone, à dix minutes du centre-ville de Strasbourg. Sédentaires depuis ces années, certains ont construit des maisonnettes au confort précaire. Électricité douteuse, toilettes fréquemment bouchées… En 2000, le terrain a été déclaré insalubre la préfecture du Bas-Rhin.
Mais leur vie change. Grâce aux crédits d’État de la rénovation urbaine, une convention a été signée en 2005 et en 2007, le bailleur social Domial se voit confier l’aménagement du terrain. Depuis 2012, 50 maisons ont été construites pour intégrer définitivement les gens du voyage à la vie de la cité. Certains vivent déjà dans les premiers pavillons, d’autres sont en train d’emménager ou attendent d’être relogés. Cette vaste opération d’un coût total de 32 millions d’euros (dont 10 de l’État et 11,5 de la CUS) pour 150 maisons doit s’achever en 2017 et concerne 170 familles.
Les premières familles ont emménagé dans 50 pavillons flambant neufs en juin 2012. Une vie comme tous les Français pour lutter contre les discriminations et offrir une vie meilleure à ses enfants. Mais pour certains tsiganes, c’est un confort qui provoque une crise identitaire : les maisons représentent l’abandon de leur caravane, la fin de leur liberté, ils comparent les maisons à des prisons et angoissent de perdre leur culture tsigane.

D’autres en revanche sont pressés d’emménager dans les futurs pavillons heureux de quitter une vie avec les rats, les coupures d’électricité et les toilettes à l’extérieur. Mais ils savent qu’ils laissent derrière une certaine liberté, celle de n’avoir aucune facture à payer par exemple, et celle de se retrouver tous les soirs autour du feu. C’est la peur d’être désunis, de se retrouver seul enfermé entre quatre murs. La crainte de la fin du voyage.


Les syndicats de la CTS appellent à la grève de tous les agents à partir du vendredi 28 novembre. L’intersyndicale CGT – CFDT – UNSA et FO dénonce la sous-traitance des activités d’intervention et de contrôle, notamment par Cityveille et demande l’augmentation des effectifs dédiés à ces missions.
La CTS a procédé à une estimation des perturbations à prévoir sur son réseau et prévoit de fortes perturbations. D’abord, la CTS limite la circulation de ses trams et bus de 6h à 20h. Ensuite, elle prévoit des modifications dans la fréquence des passages et des itinéraires parfois raccourcis, selon les modalités suivantes :
La CTS prévoit néanmoins de garder un service spécial jusqu’à 21h pour les lignes de trams A, B, C, D et E afin de permettre à ses clients de quitter le centre-ville à la fin de la soirée de lancement « Strasbourg, capitale de Noël ». Les correspondances bus avec ces derniers trams seront assurées sur les lignes G (Gare centrale), 2, 4, 6, 15, 24 et 65 (terminus exceptionnel à Digue). Les Taxibus au départ de Baggersee et de Montagne Verte effectueront également un dernier départ à 21h15.
Le préavis de grève est susceptible d’être reconduit. Il a été déposé jusqu’au… 5 janvier.
Pour contacter la CTS : Sur internet : www.cts-strasbourg.eu. Par téléphone via un numéro vert (appel gratuit depuis un téléphone fixe) : 0800 73 73 15.
Sur Rue89 Strasbourg : Grève générale à la CUS et la CTS vendredi 28 novembre






Ils se revendiquent “porte-paroles des migrants”. Pour exprimer leur désaccord avec la politique migratoire de l’Union européenne, un collectif d’une quinzaine d’associations organise le mercredi 26 novembre une chaîne humaine à Strasbourg. Les participants sont invités à se prendre par la main à 15 heures, entre l’arrêt de tramway “Droits de l’Homme” et celui du Parlement européen.
Un parcours fortement symbolique réalisé dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale. Le Collectif pour une autre politique migratoire souhaite mettre l’épineuse question de l’immigration “au coeur de l’Europe” comme le précise le communiqué annonçant l’événement:
« Aidons les droits humains à rentrer au Parlement Européen et devenir l’essence de la politique migratoire. La participation de chacun d’entre vous compte! Soyez le maillon essentiel au changement de la politique migratoire européenne! Nous serons les porte-paroles des migrants ! »
L’initiative n’est pas nouvelle. Le 20 novembre 2013, ce même collectif avait déjà organisé une chaîne humaine, au même endroit, à Strasbourg pour interpeller l’opinion publique et les politiques après le drame de Lampedusa. Une catastrophe qui avait fait 366 morts le 3 octobre 2013.
Pour le collectif d’associations, les décisions européennes visant à bloquer l’immigration sont disproportionnées. Ils vont même plus loin en dénonçant “une guerre contre un ennemi que l’Europe s’invente”. Le 20 novembre, les associations de défense des migrants ont remis la liste des personnes mortes aux frontières de l’Europe à Martin Schulz, le président du Parlement européen.
Ces vingt dernières années, 17 306 migrants auraient trouvé la mort aux portes de l’Europe. Les associations demandent notamment aux États européens de ratifier la convention des Nations Unies pour la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles. La chaîne humaine, qui prendra forme le 26 novembre, sera suivi à 16 heures d’un rassemblement et de discours devant le Parlement européen.
Chaîne humaine contre la politique migratoire de l’Europe, mercredi 26 novembre à 15 heures, à l’arrêt de tramway « Droits de L’Homme » à Strasbourg.

Les associations MédiaDroit et TC Alsace, associées à Rue89 Strasbourg, ont organisé un débat sur la vie nocturne à Strasbourg lundi 24 novembre au Foyer des étudiants catholiques (FEC). Plusieurs acteurs de la vie nocturne étaient présents à ce débat, dont :
Les échanges ont montré qu’il existe une cohabitation possible entre les résidents et les établissements de nuit, à condition que des efforts soient portés aux parcours et aux dispositifs d’accueil disponibles pendant la période nocturne. Pour Luc Gwiazdzinski, Strasbourg pourrait expérimenter des « veilleurs de nuit » et étendre les horaires de certains magasins et services publics, pour éviter les débordements qui concentrent à eux seuls la vaste majorité des nuisances.
Sur Rue89 Strasbourg : tous nos articles sur la vie nocturne à Strasbourg.


La monnaie locale complémentaire (MLC) de Strasbourg, le Stück, a réussi sa levée de fonds lundi 24 novembre. Les associations porteuses du projet ont réussi à réunir 10 000 euros, somme jugée nécessaire pour l’impression des billets. Plus de 330 personnes ont participé à l’opération de crowdfunding via le site Kisskissbankbank. Plus de 200 des donateurs ont donné 20€ ou moins.
Comme toute monnaie locale complémentaire, 1 Stück vaudra 1€, c’est la loi. Mais seuls les commerces qui auront signé une charte éthique, qui contient des engagements de coopération et de solidarité locales pourront en accepter. La monnaie doit être mise en circulation au premier trimestre 2015.
Sur Rue89 Strasbourg : Le stück, un jour peut-être la monnaie locale de Strasbourg (explicateur)
Sur Rue89 Strasbourg : La monnaie locale Stück cherche de l’argent pour des billets


