
Open Data : Strasbourg ouvre 64 jeux de données


Lilly conforte sa position à Fegersheim

La multinationale pharmaceutique américaine Lilly, installée à Fegersheim, vient d’annoncer qu’elle comptait investir 90 millions d’euros dans une nouvelle ligne de production de cartouches d’insuline sur son site de Fegersheim. L’entreprise précise sur son site internet :
« Ce nouvel équipement entraînera une nouvelle extension des bâtiments de production de près de 5000 m². Les travaux démarreront en décembre 2013 pour une mise en service fin 2016. Faisant appel à des fournisseurs locaux, français et européens, le chantier occupera l’équivalent de 50 personnes d’entreprises sous-traitantes pendant plus de 3 ans. »
Le maire de Strasbourg Roland Ries, le président de la CUS Jacques Bigot et la vice-présidente de la CUS en charge du développement économique Catherine Trautmann se félicitent de cet investissement dans un communiqué :
« Nous saluons la décision du groupe Lilly et l’opiniâtreté des dirigeants du site de Fegersheim. Il s’agit d’un investissement considérable qui va créer de l’emploi pendant les 3 années de travaux. Au-delà du montant, c’est le plus grand employeur privé de la CUS qui conforte sa présence sur le territoire. Nous nous réjouissons de cette annonce qui vient confirmer le bon niveau d’investissements étrangers et l’attractivité de la Communauté urbaine après les investissements déjà engagés par des groupes comme PunchPowerglide et Blue Paper. »
Les dirigeants de Lilly font le constat que l’alimentation des pays émergents (Chine, Brésil, Inde…) s’occidentalise, produisant plus de diabétiques. La demande d’insuline va donc connaître une force croissance pour les décennies à venir. L’usine Lilly est située en face de la future ZAC de Fegersheim, 50 hectares de terres agricoles qui devraient être dédiées à de la logistique et à du commerce dans quelques années. Une réunion publique, très attendue par les opposants au projet, est annoncée pour le 12 septembre à 20h.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : à Fegersheim, Strasbourg va sacrifier 50 ha de terres agricoles
Sur Rue89 Strasbourg : coup de frein à l’étalement urbain, 534 ha « sanctuarisés » dans la CUS
Le Front de gauche dit « non à cette sale guerre » en Syrie


Hier à 18h30 place Broglie, c’est un Front de gauche unifié qui disait non à une intervention militaire française en Syrie. Rassemblés sur l’appel du Mouvement de la Paix, les militants prônent une solution politique et espèrent un rôle premier joué par le peuple syrien.
Les Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Nouveau parti anticapitaliste, Cercle communiste d’Alsace, Egalité et mouvement des Jeunes communistes agitaient leurs drapeaux. Face au risque d’embrasement du Moyen Orient, une frappe militaire minerait selon eux l’espoir d’un règlement politique.
Ils regrettent que la France ne soit pas dans « le camp de la raison » et s’aligne sur les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans une marche à la « troisième guerre mondiale », comme le formule Erwan Le Clech du CCA.
Tirer les leçons du passé
Rappelant la guerre d’Algérie, le PCOF a pris le mégaphone pour affirmer une guerre en Syrie comme une « sale guerre » d’europartage, où le pétrole aurait, une fois de plus, plus d’importance que les peuples.
« Les puissances occidentales se sont fourvoyées en Afghanistan, en Iraq, en Lybie », rappelle Béatrice Legarre (PCF). Quand G. W. Bush avait contourné l’ONU en 2003, « la France s’était levée ». Aujourd’hui aussi, l’organisation devrait pouvoir accomplir son travail de concertation. L’autodétermination du peuple syrien, auquel les militants assurent leur solidarité, et le prolongement de l’aide internationale seraient alors les solutions à ce conflit rongeant la Syrie depuis deux ans et demi.
Entendre les Français
« Des sous pour nos crayons, pas les canons; des sous pour les salaires, pas la guerre ! », scandait le PCF. En comparant 1h d’envoi de rafales à des SMIC horaires, le porte-parole soulève la question du coût d’une intervention.
L’avis des Français sur le sujet ne devrait pas être contourné, ont souhaité les militants de gauche. Les Jeunes communistes craignent une décision d’urgence du gouvernement, sans consultation, à l’image de l’intervention en Libye. Avant toute action française, Constantin Wurmberg (MJC) suggère un référendum.
Film Super Trash : « Les décharges, symboles de notre société décadente »


Ce soir, dans le cadre des avant-premières Ciné-Cool, le film Super Trash sera diffusé à l’Odyssée en présence de son réalisateur, Martin Esposito. Après deux ans et demi passés dans une décharge de la Côte d’Azur, le jeune documentariste délivre un message politique et citoyen : il est urgent de prendre des mesures pour réduire et retraiter décemment nos déchets. Interview.
Vietnam, pays invité de la Foire européenne de Strasbourg


Après le Japon en 2012, le Vietnam sera le pays invité la 81ème édition de la Foire européenne de Strasbourg. Du 6 au 16 septembre, quelques 210 000 visiteurs (chiffres de 2012) pourraient faire le déplacement au Parc des expositions du Wacken. Plus de 1000 exposants, dont 84% de Français et 45% d’Alsaciens seront sur place. Cette année, le premier ministre Jean Marc Ayrault inaugurera, en la compagnie de l’ambassadeur du Vietnam, la Foire européenne. Le thème de son discours, alors que le débat est vif dans la région sur le fermeture prochaine de la centrale nucléaire de Fessenheim, pourrait être la transition écologique, et notamment énergétique.
Un enjeu économique important
20 millions d’euros, c’est le chiffre d’affaires de la foire européenne en 2012. Avec un panier moyen de 284€ par famille, la foire représente un enjeu considérable à la fois pour Strasbourg mais aussi pour la région. « La Foire constitue une véritable vitrine de promotion de la formation des métiers de l’artisanat », explique Jean Louis Freyd, président de la section du Bas-Rhin de la chambre des métiers d’Alsace. Un focus sur les savoir-faire des 59 exposants alsaciens sera fait lors de la journée de l’artisanat, dimanche 8 septembre à 11h30.
400 places de parking en moins
Pour cause de travaux au Palais de la musique et des congrès, il y aura 400 places de voitures en moins dans le secteur. Tram et vélo sont donc à privilégier. Des nocturnes (jusque 22h) sont organisées les samedis 7 et 14 septembre.Nouveauté 2013, un « afterwork », jeudi 12 septembre jusqu’à 20h, avec entrée gratuite à partir de 18h. Cette année, les billets à tarifs réduits sont disponibles sur le site internet de la Foire.
Y aller
Du vendredi 6 au lundi 16 septembre 2013, au Parc des expositions de Strasbourg (arrêt de tram Wacken). Tous les jours de 10h à 19h. Plein tarif : 6,50€, tarif réduit (et tarif internet) : 5€. Plus d’infos sur www.foireurop.com
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Ce qu’ils aiment et ce qu’ils détestent pas à la Foire (septembre 2012)
Tours à énergie positive: comment l’exemple de Dijon va profiter à Strasbourg


Début juillet, Strasbourg a découvert l’architecture de sa future tour de logements à énergie positive, annoncée pour 2016 dans l’écoquartier Danube. A Dijon, la société Elithis, établie depuis 2009 dans une tour elle aussi à énergie positive, conçoit le projet strasbourgeois en profitant des loupés de son expérience in situ. Son président, Thierry Bièvre, a reçu lundi 26 août des représentants d’Alsace Nature, qui pourrait s’installer dans la base de la tour Danube.
Rassemblement contre une intervention militaire en Syrie jeudi soir
Le Mouvement de la Paix appelle jeudi 29 août à des rassemblements dans toute la France, devant les préfectures, avec ce mot d’ordre :
« Non à l’intervention armée en Syrie, non à la participation de la France. Solidarité avec les forces de paix, de justice et de démocratie en Syrie. »
Le Parti Communiste Français s’est associé à l’appel.
Y aller
Rassemblement contre une intervention militaire en Syrie, jeudi 29 août à partir de 18h30, place Broglie (devant l’opéra) à Strasbourg.
Opération de déminage le 2 septembre à la Meinau


Un obus a été découvert hier rue du Kritt dans le quartier de la Meinau à Strasbourg. Suite à la trouvaille de plusieurs douilles datant de la seconde guerre mondiale, le site du chantier CUS Habitat a été inspecté et l’obus détecté par sondage.
Robert Hermann, premier adjoint au maire, a assuré vouloir « prendre toutes les mesures nécessaires » et a programmé l’opération de déminage avant la rentrée des classes, lundi 2 septembre.
Un périmètre de sécurité de 50 mètres sera mis en place autour de l’engin, incluant le square de la Corse. Les personnes résidant dans le périmètre de sécurité devront évacuer leur logement toute la journée du 2 septembre dès 8h. En tout 24 logements seront évacués.
Les résidents proches du secteur pourront rester chez eux mais devront fermer les volets et les fenêtres. Mathieu Cahn, adjoint de quartier pour la Meinau, explique que « les familles n’ayant pas de solution de repli, pourront venir au gymnase Fischart, où restauration et activités seront mis à leur disposition ».
Les bâtiments numéro 2, 4 et 5 rue du Kritt seront entièrement évacués. La circulation sera bloquée dans la rue du Kritt ainsi qu’une partie de la rue Baggersee. Dès ce soir, commence le porte à porte mené par les services de la direction de proximité de la Meinau et CUS Habitat. « Il n’y’a pas d’heure de fin programmée pour cette opération car nous ne savons pas sur quoi nous allons tomber » explique un démineur.
Les habitants de la rue du Parc se mobilisent contre la construction d’un ensemble immobilier


Décidément les dossiers d’urbanisme sont toujours chauds à la Robertsau. Les habitants de la rue du Parc manifestent actuellement leur opposition à un projet du promoteur immobilier Greenstone, au numéro 12 de la rue du Parc.
Strasbourg 2028 : le mode d’emploi


Strasbourg 2028 est une application en ligne pour proposer des idées d’aménagements urbain. Les projets apparaissent sur une carte sous forme de bulles, qui grossissent au fur et à mesure de leur popularité. Les idées peuvent être commentées, discutées et les participants peuvent voter pour ou contre. Voici le mode d’emploi de l’application.
92 121 chômeurs en Alsace, en baisse
348 c’est le nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A (en recherche active) en moins dans la région Alsace de juin à juillet 2013. Une diminution de 0,4 % par rapport à la fin juin avec un chiffre total qui s’établit à 92 121 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en Alsace . La tendance de la région contraste avec l’augmentation nationale, la France voit le nombre de demandeurs d’emplois augmenter de 0,2 % par rapport a fin juin 2013, pour atteindre 3 385 000 chômeurs.
Fabienne Keller : « L’union avec l’UDI », mais pas avant novembre


La sénatrice du Bas-Rhin et ancienne maire de Strasbourg (2001-2008) Fabienne Keller a été investie le 2 juillet par son parti, l’UMP, pour mener la liste de droite aux élections municipales de 2014. Cette rentrée, sa campagne, déjà démarrée avec les rencontres Dites-moi tout (sic), va s’accélérer. Elle devrait d’ailleurs en annoncer les grandes lignes ce vendredi lors d’un événement place de L’Homme-de-Fer.
Béton, sécurité, emploi, saleté
En parallèle de ces rencontres avec les habitants – déjà une vingtaine dans les rues de Strasbourg – la candidate, comme son challenger UDI François Loos, est invitée chez des particuliers pour des stammtischs, ses « réunions Tupperware » à elle. De ces rencontres avec des habitants d’univers différents (culture, monde de l’entreprise…), Fabienne Keller retient un certain nombre de messages, qui viendront charpenter son programme. Elle détaille :
« Les thèmes qui reviennent régulièrement, ce sont la densité et le béton, le manque d’espaces de respiration dans la ville, comme au Heyritz ou au Bruckhof, la sécurité, la mobilité et les transports, la saleté, avec cette impression que Strasbourg n’est plus entretenue, notamment dans certains quartiers où les habitants se sentent délaissés, et l’emploi, avec des personnes qui s’inquiètent pour leurs proches, leurs enfants. Certains expriment beaucoup de colère à ce propos. »
« Pas très inquiète » sur l’union UMP-UDI
En parallèle, la conseillère municipale est approchée par des personnes souhaitant figurer sur sa liste, « anciens élus et d’autres ». Pascal Mangin, qui siège également au conseil municipal, est « motivé à fond », selon la candidate, et sera un pilier de son dispositif. Jean-Emmanuel Robert, candidat malheureux à la candidature, a rencontré Fabienne Keller en juillet. « Il est encore très déçu, note-t-elle, mais il y a un temps pour la déception et un temps pour l’action. » Elle ne serait pas contre l’avoir dans ses rangs.
Robert Grossmann, lui, ne se serait pas encore positionné, même si les membres de l’ancien Tandem ont « des discussions sereines depuis environ un an », tandis que la balle est aujourd’hui dans le camp de François Loos. Fabienne Keller explique à ce propos :
« Nous avons dîné ensemble en juillet à Paris et eu un échange très positif, même s’il est plus en retrait [sur la question d’une liste d’union UMP et UDI au premier tour]. Mais l’union est attendue et je ne suis pas très inquiète. [Jean-Louis] Borloo et [Jean-François] Copé doivent se rencontrer fin septembre, mais les accords ne pourraient être conclus qu’en novembre. Je ne suis pas bloquée pour autant, j’avance, mais je veille à ce que personne [dans son camp] n’ait de parole négative pour préparer l’union la plus large possible. C’est l’une des conditions de l’alternance. »
Il n’empêche, la candidate n’aura pas de local de campagne « avant l’union » et la liste ne sera pas connue de sitôt.
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Sur Rue89 Strasbourg : nos articles sur les élections municipales de 2014
Les portraits de Dan23 illuminent les rues de Strasbourg


Vous avez peut-être croisé au détour d’une rue Aretha Franklin, Gandhi ou Coluche, leurs visages pris dans un enchevêtrement de couleurs. Ce coup de pinceau, reconnaissable entre mille, est celui de Daniel Bussière, alias Dan23. S’exposer dans la rue, un acte essentiel pour cet artiste qui s’est construit sur les scènes des festivals.
L’offre bio et locale progresse : une Biocoop ouvre jeudi à Strasbourg


Le 29 août, avec une petite journée de retard, une Biocoop ouvrira rue Sébastopol, à côté des Halles. Sur 225 mètres carrés, des fruits et légumes de saison, des produits locaux, et une sélection qui diffère de celle des magasins bio traditionnels. Elle est plus exigeante et l’enseigne est ouvertement engagée.
Strasbourg 2028 : vers la concertation 2.0



