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Après trois semaines d’occupation du collège Lezay-Marnésia pour loger les familles d’enfants à la rue, la Collectivité européenne d’Alsace a fini par installer de jeunes majeurs isolés dans ses appartements de fonction vides. Entre temps, le collectif a réussi à faire de l’occupation de ces logements un sujet politique de premier plan.
Ils peuvent prier le Christ, la Vierge ou Frédéric Bierry, les portes de l’Hôtel du département resteront closes. Venus assister à une conférence sur le droit local, deux quinquagénaires se retrouvent perdus au milieu d’un rassemblement pour le droit au logement, mardi 26 novembre. Sur le parvis du bâtiment de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA), la foule d’une centaine de personnes s’amuse du désarroi des passants et entonne ses slogans de plus belle. Une grande banderole jaune de l’association Droit au logement 67 les résume tous : « UN TOIT = UN DROIT ».
En criant, en chantant, de manière douce ou au mégaphone, les associations et les collectifs ne savent plus quoi faire pour être entendus par la CeA. « Ce soir, on a deux familles qui retournent sous tente. On alerte depuis le 25 septembre et rien n’est proposé ! » Au micro, Céline Balasse est professeure au collège Lezay-Marnésia, un établissement au centre de la mobilisation. Depuis le 12 novembre, une vingtaine d’enseignants et de personnels éducatifs se relaient dans le CDI pour y loger plusieurs familles dormant à la rue.
Leur mobilisation s’articule autour d’une équation simple, tenant sur une petite affiche : « 2 appartements de fonction vides, 8 élèves qui vivent sous une tente ». C’est la CeA qui est propriétaire de ces logements. Près de trois semaines après le début de leur mobilisation, le département refuse toujours catégoriquement.
Avant d’en arriver à l’occupation, le collectif aura épuisé toutes les voies de dialogue institutionnel possibles. Une première motion a été adoptée par le conseil d’administration du collège, le 6 février 2024, pour alerter la CeA sur la situation des familles. Le 20 juin, une « interpellation citoyenne » réunissant 496 signatures a été lancée sur la plateforme web de la CeA. Puis le 3 juillet, un premier rassemblement a été organisé devant l’Hôtel du département à Strasbourg.
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Dans un communiqué, la ville de Strasbourg annonce qu’en raison d’un préavis de grève, aucune de ses cantines ne sera ouverte le 5 décembre 2024.
Il n’y aura pas de cantine le 5 décembre à Strasbourg. Par communiqué de presse, la municipalité annonce qu’en raison d’un « préavis de grève impactant l’ensemble des personnels éducatifs », aucun accueil en cantine ne sera possible de 12h à 14h ce jour-là. Aucune démarche n’est à effectuer car les repas ne seront pas facturés, explique-t-elle.
« Les enfants devront impérativement être recherchés par un parent ou un·e représentant·e désigné·e sur le formulaire d’inscription au plus tard à midi et/ou 16h30 », précise l’institution.
Six école proposeront un service minimum d’accueil pour les écoliers scolarisés dans des établissements au ou moins 25% des enseignants seront grévistes. Les informations sont à chercher auprès de la direction de l’établissement scolaire :

Un rapport préconise l’ouverture de nouvelles salles de consommation à moindre risque. Il s’appuie notamment sur la réussite du dispositif installé depuis 2016 à Strasbourg.
« Les salles de shoot créent plus de problèmes qu’elles n’en règlent. » À entendre cette déclaration du ministre de l’Intérieur le 6 novembre, il est clair que Bruno Retailleau (LR) n’a pas lu le rapport commandé par les ministères de l’Intérieur et de la Santé concernant les Haltes Soins Addictions (HSA). Le dispositif a connu plusieurs appellations, comme la salle de consommation à moindre risque (SCMR), ou « salle de shoot » pour ses détracteurs. Rendue en octobre 2024, l’évaluation de cette expérimentation est positive. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection Générale de l’Administration (IGA) préconisent d’offrir un cadre légal stable aux deux HSA existantes à Strasbourg et à Paris, pour permettre l’ouverture d’autres centres en France.
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Le 4 décembre, les services publics de Schiltigheim seront à l’arrêt pour protester contre la baisse des financements de l’État aux collectivités. La décision a été prise par la quasi-totalité du conseil municipal, mardi 26 novembre.
Parés d’écharpes noires, les élus du conseil municipal de Schiltigheim ont voté une délibération visant à fermer tous les services publics de la commune pour une journée, mercredi 4 décembre. Votée lors du conseil municipal du 26 novembre, cette « grève » de la collectivité a été décidée pour protester contre « la pression budgétaire croissante exercée sur les collectivités locales », alors que dans le projet de loi de finances 2025, l’Assemblée nationale impose des économies conséquentes aux collectivités.
Les accueils jeunes et seniors, les services d’état-civil, ou encore les installations sportives resteront donc fermées. Pour la maire de Schiltigheim Danielle Dambach, l’objectif de la mesure est d’alerter sur les conséquences d’une « asphyxie budgétaire » voulue par le premier ministre Michel Barnier, estimant que « d’ici à 2025, 650 000€ pourraient disparaître » du budget de la Ville.

L’Université de Strasbourg avait interdit la tenue d’une conférence avec l’eurodéputée Rima Hassan prévue par le Comité Palestine Unistras jeudi 28 novembre. Cette décision a été suspendue par le tribunal administratif ce mardi 26 novembre. L’université va faire appel devant le Conseil d’État.
La salle est comble au rez-de-chaussée du tribunal administratif de Strasbourg, mardi 26 novembre à 10h. Devant trois magistrats administratifs saisis en référé, l’Université de Strasbourg (Unistra) a dû justifier son refus d’autoriser la venue de l’eurodéputée Rima Hassan (LFI), invitée par le Comité Palestine Unistras. En début de soirée, les juges auront tranché : l’Université de Strasbourg n’avait pas le droit d’interdire la conférence sans avoir auparavant discuté avec les étudiants des modalités d’organisation de celle-ci. La décision du président de l’Unistra porte atteinte, selon la justice, à la liberté d’expression.
Quelques minutes plus tôt, des manifestants ont accueilli l’eurodéputée, connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, avec de grands drapeaux israéliens. Consciente de la tension présente dans la salle, la présidente du tribunal administratif Anne Dulmet, estime que « cette audience n’a aucune vocation politique » et que le fond de la conférence ne sera pas abordé. La liberté d’expression à l’université étant garantie par le code de l’éducation, seule « une menace réelle pour l’ordre public, reposant sur des circonstances particulières », peut justifier sa limitation. Elle annonce d’emblée qu’elle n’hésitera pas à suspendre la séance en cas de manifestations :
« Ce matin, nous avons à juger si le comportement de l’université constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. »
Le 20 novembre 2024 , l’Université de Strasbourg, présidée par le prêtre et théologien catholique Michel Deneken, avait refusé par courriel la demande de réservation d’une de ses salles pour que le collectif Palestine Unistras puisse inviter Rima Hassan pour une intervention sur les droits de l’Homme au Moyen-Orient. Effectuée le 7 novembre par les étudiants et étudiantes, la demande sera qualifiée de trop imprécise par l’avocat de l’Université, Me Olivier Maetz. Officiellement, l’université a invoqué des risques de troubles à l’ordre public pour ne pas autoriser la conférence.
Mais les prises de parole de Rima Hassan sont régulièrement sujettes à des interdictions universitaires. Le 22 novembre, le tribunal administratif de Paris a ainsi autorisé sa conférence à Sciences Po que l’institution voulait lui refuser. En mai, c’est le Conseil d’État qui a approuvé la venue de Rima Hassan à Paris Dauphine.
Dans ces décisions, les magistrats administratifs ont systématiquement considéré que les risques de troubles à l’ordre public étaient peu circonstanciés. « Ce sont les idées, les opinions de Rima Hassan qui posent problème à l’université, estime Me Florence Dole, avocate du Collectif Palestine Unistras, alors que ses propos ont toute leur place dans ce cadre, ils intéressent le débat interne à l’université. » Elle rappelle le mandat de Rima Hassan au Parlement européen, ainsi que sa formation de juriste, sa spécialité en droits fondamentaux, en migrations internationales, et son expertise de la situation palestinienne.
La demande faite à l’université, pour la conférence du 28 novembre concerne un colloque sur le thème de l’Union européenne et les relations internationales. D’un côté, l’institution s’estime flouée : « On n’avait ni le contenu précis de la conférence, ni la salle précise, ni le nombre de participants… », précise Me Olivier Maetz. Le conseil de l’université considère que l’organisation du collectif a fait preuve d’amateurisme.
De l’autre côté, le collectif dit ne pas comprendre le refus sec, sans discussion, de l’Unistra. « On a fait la demande le 7, relancé le 18 et essuyé un refus le 20 », retrace Pauline, membre du collectif. « L’université a manqué à son devoir de permettre la diversité d’opinion », assène Me Florence Dole.
Pour justifier le refus sec, Me Olivier Maetz rappelle qu’en mars 2024, le collectif avait refusé de répondre aux conditions posées par l’université pour tenir la conférence de deux médecins revenus de Gaza. « On voulait avoir la liste des personnes inscrites et des précisions sur la sécurisation de l’évènement », explique-t-il. Iman, du Comité Palestine Unistras, rappelle que l’université leur avait surtout demandé une compensation financière pour le service de sécurité, trop élevée pour les moyens de l’organisation. « Habituellement, nous avons entre 15 et 20 étudiants qui font le service d’ordre et tout se passe très bien », soulève-t-elle.
Après ces échanges, la présidente du tribunal veut en savoir plus sur le contenu prévu de la conférence. Elle tente de déterminer si le collectif a menti sur le libellé, ou s’il a simplement fait une demande générale avant de fixer précisément l’angle choisi pour le débat.
Sur ses questions, Rima Hassan insiste :
« Je suis fréquemment invitée pour parler de droit international et de migrations. C’est à travers ces prismes que j’interviens pour aborder la question palestinienne. Au niveau de l’Union européenne, je fais partie de commissions et de groupes de travail spécialisés. Il s’agit de censure, ça ne me fait pas plaisir de venir devant les tribunaux pour avoir le droit de participer à des débats avec des étudiants. »
Sur ses réseaux sociaux, l’eurodéputée a annoncé qu’à chaque interdiction de ses prises de paroles, elle déposera un recours auprès du tribunal compétent. « Ce qui se passe devant vous se passe dans d’autres villes, d’autres pays, j’aimerais que l’Université de Strasbourg fasse preuve de courage », assène-t-elle avant de devoir retourner au Parlement européen.
Après plus d’une heure d’audience, les débats commencent à s’essouffler. Pour le Comité Palestine Unistras, Iman tient à expliquer que leur mission est de donner de l’information à la communauté étudiante, et que plusieurs de leurs évènements, en mars et en février, se sont très bien déroulés. « Nous voulons participer à mettre l’université au cœur de la cité, en y organisant des débats ouverts au plus grand nombre », conclut-elle.
Suivant une logique similaire à celles du tribunal administratif de Paris et du Conseil d’État, le tribunal administratif de Strasbourg a décidé, en fin d’après-midi du mardi 26 novembre, de suspendre le refus de l’Université de Strasbourg. « Il s’agit d’une victoire particulièrement importante, le juge des référés a joué son rôle de protecteur des libertés. Ces interdictions répétées doivent cesser pour permettre un débat d’intérêt général sur la situation d’une extrême gravité à Gaza », soulève Me Vincent Brengarth, avocat de Rima Hassan.
Selon France 3 Grand Est, l’Université de Strasbourg a communiqué qu’elle ferait appel de cette décision devant le Conseil d’État, soutenant que « l’ordonnance du jugement ne vaut pas injonction d’autoriser la tenue de la conférence ». Parallèlement, dans un post Instagram, le Comité Palestine Unistras a donné « rendez-vous jeudi à 18h sur le campus » pour la conférence.

Pendant un mois, la préfecture du Bas-Rhin met en place les traditionnelles mesures de sécurisation autour du marché de Noël, entre barrages filtrants, fouilles des voitures et drones. Et avec elles, des restrictions de circulation, certains rues seront à sens unique pour les piétons.
Nouveau préfet, même dispositif. Pour assurer la sécurité de l’édition 2024 du Marché de Noël, le nouveau préfet du Bas-Rhin, Jacques Witkowski, a indiqué mardi 26 novembre lors d’une présentation à la presse qu’il avait repris les mêmes principes que ceux utilisés lors des éditions précédentes, d’autant que ces principes ont été approuvés, certifiés, tamponnés par un audit de l’Inspection générale de la police nationale.
C’est donc reparti pour un mois de barrages filtrants sur 21 points d’accès à la Grande Île de Strasbourg, des fouilles des véhicules aux points de passage, des drones en permanence dans le ciel et des policiers partout. En cas d’incident, les forces de l’ordre devraient pouvoir réagir dans la minute mais, assure Jacques Witkowski, l’objectif de ce dispositif de sécurité est bien de « se mettre au service d’une manifestation festive ».


Une manifestation d’audience mondiale qui devrait, selon les pronostics des professionnels du tourisme, atteindre les niveaux de fréquentation de l’édition précédente. En 2023, le record a été établi à plus de 3,3 millions de visiteurs. La grande question sécuritaire, c’est la gestion des flux : tout faire pour éviter que trop de gens ne s’agglutinent au même endroit, afin de prévenir des mouvements de foules qui peuvent être dramatiques.
Pour améliorer ces flux de circulation piétonne, la préfecture et la Ville de Strasbourg ont choisi d’instaurer des sens de circulation dans certaines rues. Les plus étroites, comme la rue des Orfèvres ou la rue de l’Outre entre la place Kléber et la place du Temple-Neuf et les plus fréquentées comme la rue Mercière, la rue du Maroquin entre la Cathédrale et le Palais Rohan… Ces sens de circulation ne devraient être activés que lors des périodes habituellement les plus intenses, c’est à dire les week-ends, voire les mercredis.
Quant à la Cathédrale elle-même, elle ne sera plus accessible que par sa façade sud, via la place du Château. Et si la situation l’exige, la station de tram Homme-de-Fer pourrait être également fermée temporairement.
« Nous procéderons à une gestion des flux par clapets », a précisé Jacques Witkowski, qui a cité plusieurs fois son expérience dans la sécurisation des Jeux olympiques lorsqu’il était préfet de la Seine-Saint-Denis :
« C’est-à-dire que si les policiers constatent visuellement ou par les drones qu’une zone est trop dense en visiteurs, nous en fermerons l’accès temporairement, le temps de la résorption. Nous serons vigilants à faire en sorte que ces fermetures temporaires n’embolisent pas les zones à proximité. »
Jeanne Barseghian, maire (Les écologistes) de Strasbourg, a insisté sur l’importance des parkings-relais dans l’amélioration de l’accès au centre-ville :
« Les automobilistes ne seront plus orientés vers le centre-ville lorsqu’ils chercheront le Marché de Noël mais vers des parkings-relais, afin qu’ils se rendent en tramway au centre-ville. Quant aux bus, ils devront désormais disposer de créneaux de dépose et de reprise de leurs voyageurs, ce qui évitera l’engorgement de certains point d’accès. »
Deux parkings supplémentaires ont été aménagés : au Zénith, doté d’une navette faisant la liaison avec le centre-ville et devant la clinique Rhéna.
Pour son édition 2024, le Marché de Noël reprend la thématique du livre, un brin obligatoire puisque la ville est Capitale mondiale du livre 2024, en faisant une large place aux contes, aux histoires, à la famille et au monde de l’enfance.

La Ville de Strasbourg a installé un chalet dédié à la rencontre des éditeurs alsaciens, place Saint-Thomas, occupé chaque jour par un éditeur différent tandis que rue Brûlée, la cour de l’Hôtel de ville accueille une « chambre de lecture », un décor « entouré de sapins majestueux qui invite à la rêverie, à la convivialité et au partage en famille ».

L’Observatoire de la nappe d’Alsace a repéré un polluant éternel dans 97,5% de ses 200 points de mesure. Ce composé est issu, notamment, d’un herbicide classé comme perturbateur endocrinien.
Il a discrètement contaminé l’Alsace. Son nom : le TFA. Derrière ces trois lettres se cache l’acide trifluoroacétique (TFA), polluant éternel appartenant à la famille des PFAS (alkyls perfluorés et polyfluorés). Ce composé « extrêmement persistant dans l’environnement » a été identifié partout, ou presque, dans la nappe phréatique alsacienne.
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Engagée contre les atteintes à l’environnement, la rédaction suit de près les enjeux écologiques et travaille sur les alertes qui lui sont transmises. Sans Rue89 Strasbourg, la pollution de l’eau potable par les pesticides et des projets comme un stade de biathlon dans les Vosges, ou une route sur la colline de Lorentzen seraient bien moins connus des Alsaciens.

Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.
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Pour ses 30 ans, du mardi 26 au samedi 30 novembre, Ithaque propose un programme mêlant projections, journée porte ouverte et soirée de soutien, afin de faire connaître l’accompagnement et la prévention des addictions.
En décembre 1994, rue de Bischwiller, Ithaque ouvrait un premier stand pour accueillir les usagers de drogues. À rebours de la rhétorique sécuritaire et moralisatrice entourant les addictions, l’association n’exige pas l’abstinence comme condition préalable à l’accueil et aux soins. 30 ans plus tard, Ithaque n’a pas quitté le quartier Gare et reste un soutien solide, pour les usagers de drogues.
L’association est notamment célèbre pour sa salle de consommation à moindre risque située dans l’enceinte de l’Hôpital civil de Strasbourg. Les usagers de drogues y trouvent un espace où consommer dans des conditions sécurisées. C’est aussi un lieu où un accompagnement peut-être mis en place avec des infirmiers, des travailleurs sociaux, des médecins, des psychiatres ou encore des psychologues.
Les enjeux du soutien aux personnes présentant des addictions sont souvent mal compris. Pour son anniversaire, l’association propose donc un programme visant à faire mieux connaître ses réalisations et sa manière d’accompagner.
La semaine s’ouvre mardi 26 novembre à 20h, avec la projection de deux films au cinéma Star : d’abord le court-métrage Ulysse et nous, suivi d’un débat en présence de la réalisatrice Julia Laurenceau. Puis le film My Beautiful Boy de Felix Van Groeningen, qui raconte l’histoire d’un père tentant d’aider son fils face à une addiction à l’héroïne.
Le jeudi 28 novembre, un colloque se tiendra au Centre administratif de la Ville de Strasbourg, abordant le contexte de la création d’Ithaque, et donnant la parole à ses usagers. L’après-midi, des conférences portant sur la légalisation du cannabis en Allemagne, la géopolitique des drogues ou la place des usagers dans les dispositifs de santé suivront.
Une soirée festive organisée au Molodoï se tiendra le vendredi 29 novembre ; elle commencera par la conférence gesticulée du clown Michel Machin, proposant « une approche décalée du sujet tout en gardant l’objectif d’informer, de questionner, de favoriser les échanges » sur ce sujet tabou et pourtant « omniprésent dans la société ». Enfin, le samedi 30 novembre, une journée porte ouverte se tiendra dans les locaux de l’association, au 12 rue Kuhn à Strasbourg.

Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) du Bas-Rhin lance une campagne de financement afin de trouver les fonds pour pouvoir payer sa trentaine de salariées, qui ont été augmentés par l’État sans compensation.
Il manque plus de 100 000€ au Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) du Bas-Rhin pour payer les salaires de sa trentaine d’employées. Son budget habituel, composé essentiellement de subventions publiques, ne permet pas de couvrir les augmentations des salaires dues à l’extension de la « Prime Ségur » au secteur social, soit 248€ bruts par mois pour chaque salarié, rétroactive à partir de janvier 2024.
Cette prime a été accordée par arrêté en août par le gouvernement sortant, sans que sa compensation par les finances publiques pour les associations n’ait été discutée ni proposée. Résultat : tous les CIDFF de France sont en difficulté et la fédération nationale a lancé un fonds d’urgence pour soutenir ses associations. Le CIDFF du Bas-Rhin a mis en ligne sa propre collecte afin de faire face à cette soudaine dépense obligatoire.
Dans un communiqué, Léa Toledano, présidente du CIDFF 67, alerte :
« Bien sûr c’est une bonne chose pour nos salariées qui méritent d’être gratifiées pour un travail qui est difficile et exigeant mais sans le financement de la part des pouvoirs publics, nous nous retrouvons pour la première fois face à une situation extrêmement menaçante pour notre association. »
Le CIDFF du Bas-Rhin agit depuis 50 ans pour soutenir les femmes victimes de violences en leur apportant une écoute, des conseils et un accompagnement. L’association intervient également dans l’insertion professionnelle des femmes, leur formation et leur accès à l’emploi et participe à la sensibilisation et à l’information contre les stéréotypes sexistes et pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes. L’association tient des permanences à Strasbourg, mais aussi dans la plupart des villes du Bas-Rhin.

Lundi 25 novembre, un millier de personnes ont défilé dans les rues de Strasbourg contre les violences patriarcales. Des dominations quotidiennes au travail jusqu’aux législations afghanes réduisant les femmes au silence, les manifestantes ont réclamé la libération de toutes les femmes.
« Y’en a marre. » Capucine a 16 ans. Place Dauphine, dans la soirée du lundi 25 novembre, elle porte une pancarte sans fioriture : « Aux femmes assassinées, la patrie indifférente. » S’il est important pour elle de marcher en cette journée internationale contre les violences faites aux femmes, c’est surtout à cause de « tout de qui se passe dans le monde » :
« Il y a le procès Pélicot qui juge une cinquantaine d’hommes qui ont violé une femme, les jeunes filles qui sont obligées de se marier en Afghanistan, la réélection de Trump, un homme ouvertement misogyne, aux États-Unis, les femmes qui meurent à Gaza… »
Si elle se considère « protégée » des violences patriarcales dans sa bulle lycéenne et militante, Capucine est fière d’être « étiquetée » comme féministe par son entourage. « Ça veut dire qu’on peut venir me parler, que je suis un safe space », sourit-elle. « Car si tous les hommes ne sont pas des agresseurs, presque toutes les femmes ont connu des violences par des hommes », assène la lycéenne.


Selon une série d’études et de statistiques, 97% des mis en cause par la police ou la gendarmerie, dans des affaires élucidées de violences sexistes et sexuelles (VSS) en 2023 sont des hommes. Tous les mis en cause depuis septembre pour avoir violé Gisèle Pelicot, endormie par son mari, sont des hommes. Tous les trois jours en moyenne, un homme tue sa compagne ou son ex-compagne.
Dans la foule qui attend le début des prises de paroles, Carolane, 33 ans, se tient un peu en retrait. L’enseignante chercheuse est triste et en colère. « Trop de femmes vivent des violences et l’intérêt de ce genre de manifestations, c’est de se faire entendre dans l’espace public, qu’on soit beaucoup dans la rue », résume-t-elle.
Au mégaphone, un poème pour les femmes iraniennes est déclamé. La nuit est tombée sur la place et quelques flambeaux éclairent les manifestantes. « D’ici nous saluons Gisèle, nous sommes l’espoir et aucune femme ne marche jamais seule », poursuit une militante féministe. Elle évoque le retrait de la Turquie en juillet 2021 de la convention d’Istanbul, un accord international de 2011 visant à éradiquer les violences faites aux femmes. Mais elle vise aussi la France :
« Car si la Turquie ne traite pas bien les femmes, la France ne respecte pas non plus ce texte. Elle n’intègre pas la notion de consentement pour définir le viol dans le code pénal alors que la Convention le mentionne, ça doit changer ! »
Une idée qui, en renversant la charge de la preuve, divise parmi les juristes et les féministes. Puis une représentante du mouvement de libération des femmes kurdes prend la parole. « La violence contre les femmes, la destruction de nos droits qui continue dans plusieurs pays, ça va au-delà des frontières », souligne-t-elle. Elle évoque le Soudan, où plusieurs femmes se sont suicidées après avoir été violées, le viol étant utilisé par les hommes comme une technique de guerre. « Lutter pour nos droits, pour une vie libre, nécessite une résistance collective », conclut-elle, acclamée par la foule.
Une fois le cortège en marche, quelques fumigènes sont allumés et les slogans fusent. Madeleine, également lycéenne, craint la montée des idées d’extrême droite. « Grandir en tant que femme me fait peur, mais au moins on est ensemble », sourit-elle. La violence, elle la perçoit dans la rue, où elle est parfois harcelée.
Ece, 36 ans, pousse son vélo au milieu de la foule. « La libération est possible, il faut juste démanteler le patriarcat », sourit-elle. Originaire de Turquie, elle trouve que son pays natal banalise les violences mais que la France n’est pas en reste. « Toutes les femmes ont déjà été harcelées dans la rue, même les très jeunes, ça peut commencer quand on a 10, 11 ans », estime-t-elle. Quant à la solidarité entre les femmes de différents pays, elle la chérit :
« Ça fait une dizaine d’années que les combats des unes font les victoires des autres, sur le droit de vote, celui de disposer de son corps, d’être autre chose qu’un objet dont les hommes sont propriétaires. On se bat chacune dans nos pays, on s’entend, on s’écoute. Même si chaque pays a des problèmes différents, qu’en France on a plus de droits qu’en Afghanistan, qu’on est mieux loties ici qu’à Gaza… C’est en luttant collectivement qu’on va gagner. »
Un peu plus loin, Clémentine, 31 ans, donne des exemples quotidiens de l’oppression qu’elle et ses amies subissent quotidiennement. « Les hommes qui prennent la parole à notre place, qui font des monologues, qui nous coupent, qui font des blagues lourdes… » Dans un contexte de travail, ou même sur les pistes cyclables :
« À vélo, ça arrive que des hommes s’emportent et ça me fait toujours peur. Je me demande quelle est l’étape d’après si c’est si facile pour eux de hausser le ton. »

Face à ces évènements, Clémentine se sent mal et a envie de se révolter. « Donc je manifeste », conclut-elle en partant saluer une amie. Le cortège arrive place d’Austerlitz, alors que la pluie commence à tomber. Inès a un bonnet vissé sur la tête et un accent d’ailleurs. Tout juste arrivée de Toulouse, elle identifie les violences patriarcales surtout au sein de son couple. « Ce n’est pas que j’en fais plus que lui, car si je lui demande de participer aux tâches, il le fait. C’est surtout que je pense plus à ce qu’il faut faire », explique-t-elle, décrivant sa charge mentale :
« Ça peut évoluer si on en parle, mais la plupart de mes amies n’en parlent pas. Si tout le monde se tait c’est comme tout, ça ne change pas. C’est pour ça qu’il faut manifester collectivement. »
Beaucoup de femmes durant la manifestation ont estimé ne pas être « la mieux placée » pour parler des violences patriarcales. D’autres encore se sentent privilégiées d’être en France et pas en Afghanistan, tout en craignant que l’extrême droite ne vienne remettre en cause les droits des femmes, le droit à l’avortement surtout.

Portant fièrement sa pancarte, Romane clame haut et fort vouloir la fin du patriarcat comme cadeau de Noël. « C’est un truc que je demande en sachant que je ne l’aurai pas », précise-t-elle en riant. Mécanicienne cycliste, elle constate être oppressée dans sa vie de tous les jours. « Je ne me sens pas respectée, je dois constamment parler plus fort que les hommes pour qu’on m’entende au même niveau qu’eux », estime-t-elle :
« Dans la sphère familiale, je sens que mes frères sont plus écoutés que moi. Ils ont plus de poids et plus de choix, de faire ou non des études, d’avoir ou non de l’ambition. Ça me met en colère et je me sens impuissante. »
Place du Corbeau, Morgane et Marie ferment la marche. Les inégalités, elles les observent elles aussi dans leur travail. « Je suis professeur des écoles et je vois bien que les femmes vont plutôt être en maternelle, avec les petits, comme si c’était leur place », explique Morgane. « Et évoluer dans un emploi, progresser, ça a l’air plus compliqué quand tu es une femme », appuie Marie.

Le résultat de ces oppressions, réelles ou perçues par les deux amies ? « Ça suscite de la peur de l’angoisse et finalement on a encore moins confiance en nous », explique Morgane, chez qui le procès Pélicot a fait naître un manque de confiance envers les hommes de son entourage. « On se demande si on les connaît vraiment, car au procès ce sont des hommes qui ont l’air ordinaires qui sont accusés », soulève-t-elle.
Toutes deux considèrent que la solution passe par l’éducation, au consentement par exemple et au respect, dès le plus jeune âge chez les petits garçons et les petites filles. « Avec les femmes du monde entier, nos combats sont similaires, ils sont juste à différentes échelles », conclut Marie : « Comme si on savait très bien ce qu’on vivait les unes les autres, c’est la sororité. »

Un médecin du travail a rédigé une alerte à l’attention de la direction d’Horizon Amitié concernant la souffrance morale exprimée par des salariés. Ces derniers décrivent un management très anxiogène au sein de l’association.
« J’ai constaté les éléments cliniques suivants : pleurs, tremblements, difficultés d’élocution du fait du vécu émotionnel de la situation… » Les observations d’un médecin du travail lors de sa « trentaine de consultations réalisées à la demande des salariés » d’Horizon Amitié sont alarmantes.
Le 16 juillet, le docteur Boris Duquesnel de l’Association de conseil en santé au travail (ACST) a décidé de rédiger une alerte sur les risques psychosociaux, à destination de la direction. Rue89 Strasbourg a pu la consulter. Cette importante association strasbourgeoise compte 250 employés et accompagne 2 000 personnes dans des centres de réinsertion, d’accueil de réfugiés ou de sans-abris.
« Je vous informe que j’ai constaté la présence d’un risque pour la santé des travailleurs, avec une souffrance morale exprimée par au moins une quinzaine de salariés », écrit le médecin du travail. Il liste des éléments « mentionnés régulièrement » lors des rendez-vous :
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Lors d’une table-ronde à Offenbourg, police et acteurs de la prévention des addictions ont félicité l’intention de la légalisation du cannabis tout en déplorant plusieurs angles morts.
Une loi écrite dans la précipitation et une application forcément bancale. Pour Héctor Sala, délégué aux addictions du district de l’Ortenau, la légalisation partielle du cannabis en Allemagne souffre de nombreux angles morts. Ce jeudi 21 novembre, l’ancien travailleur social faisait partie des invités d’une table-ronde à Offenbourg. L’événement dédié à cette loi votée début 2024 était organisé par l’association de soutien des centres de prévention des addictions de Kehl et Offenbourg. Très vite, les échanges ont convergé vers les difficultés qui émergent dans l’application de la loi.
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Pour pallier l’absence de services publics et de commerces dans certains quartiers, le conseiller Pierre Jakubowicz (Horizons) propose l’ouverture de kiosques municipaux multifonctions. L’élu d’opposition s’inspire d’une start-up défendant le recours aux autoentrepreneurs.
Depuis des toiles suspendues aux murs, des portraits de travailleurs du XIXe siècle toisent la pièce. Ce sont sans doute les seuls prolétaires présents dans le chic restaurant Drunky stork social club. Quel meilleur décor pour parler des quartiers populaires ? Dans une salle à l’étage de la brasserie se tenait lundi 18 novembre la conférence de presse du mouvement Strasbourg j’y crois, créé par le conseiller d’opposition Pierre Jakubowicz (Horizons). Après avoir présenté sa contre-proposition sur le tracé du tram nord, l’élu se lance sur le sujet de l’équité territoriale. Pour les quartiers populaires manquant de services publics, de commerces et d’équipements, Pierre Jakubowicz propose de s’affranchir du seul cadre fourni par l’administration municipale en s’inspirant de la start-up Lulu dans ma rue.
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Habitant un logement social dans le quartier de l’Elsau, Antoine, en fauteuil roulant, ne peut plus compter sur l’ascenseur de son immeuble, qui tombe en panne régulièrement. Il doit parfois demander à ses voisins de le porter.
« La semaine dernière, ce sont des ouvriers qui m’ont porté jusqu’à mon appartement. » Dans son logement social de la route de l’Unterelsau, au deuxième étage, Antoine Mannarelli désespère. Depuis 2020, ce retraité en fauteuil roulant occupe un logement social « adapté aux personnes à mobilité réduite », mais depuis avril, il ne peut plus compter sur l’ascenseur pour lui permettre de sortir et de rentrer chez lui.


Vendredi 15 novembre vers 11h, une étiquette collée à la porte coulissante explique que l’ascenseur est « momentanément indisponible ». Selon le sexagénaire, il s’agit d’un dysfonctionnement récurrent :
« Il marche parfois quelques heures puis il est de nouveau en panne pendant des jours. Par exemple mercredi, j’ai pu sortir de chez moi mais lorsque je suis rentré, il ne fonctionnait plus, j’étais bloqué hors de chez moi. J’ai dû appeler mon voisin, qui a appelé un ami et ils m’ont porté ensemble jusqu’à chez moi. Mais ce n’est pas à eux de faire ça. »
Lorsque l’ascenseur est indisponible, Antoine reste cloitré chez lui, un crève-cœur alors que le retraité aime sortir tous les jours, pour faire des courses ou simplement aller boire un café. « Ça me rend fou de rester ici », soupire-t-il.
Lorsqu’il constate que l’ascenseur ne fonctionne pas, Antoine appelle lui-même le technicien de l’entreprise Otis. « Ils le réparent, ça marche quelques heures, puis rebelote », soupire-t-il. Il appelle aussi son bailleur social, Ophéa. « Mais ils me disent d’appeler Otis », explique-t-il, exaspéré. « Et parfois, l’ascenseur fonctionne mais il s’arrête trop haut d’une quinzaine de centimètres, donc je ne peux pas rentrer dedans », explique-t-il.
Depuis novembre, le retraité avoue ne plus appeler le technicien systématiquement, las de devoir se battre pour pouvoir simplement aller et venir dans son appartement. « Cette situation me dégoute », lâche-t-il. « Quand je sais que je vais sortir, j’appelle mes voisins la veille pour leur demander s’ils sont là », poursuit-il avant de jeter un coup d’œil vers la maison d’arrêt de l’Elsau, à quelques mètres de sa fenêtre :
« Parfois je me sens tellement dépendant des autres que j’ai l’impression d’être en cellule moi aussi, ça me rend dingue. J’ai même appelé les pompiers pour qu’ils m’aident à monter une fois, mais ils m’ont dit que ce n’était pas leur travail. Et je pense que je ne peux pas appeler la police pour ça, car ça n’est pas leur travail non plus. »
En revanche, « pour les rendez-vous médicaux ça va, car les ambulanciers me portent, c’est leur métier », explique-t-il.
Au dernier étage de l’immeuble, Sevik, 40 ans, est un voisin habitué des appels d’Antoine. Manutentionnaire et père de deux enfants, il est arrivé dans l’immeuble en 2023. « Si je suis là, j’appelle un ami et on le porte à deux », explique-t-il mais cette situation l’agace :
« Je ne peux pas le laisser comme ça, donc je l’aide mais je ne suis pas formé à porter quelqu’un dans des escaliers. En plus, il y a beaucoup de vieilles personnes dans l’immeuble, personne d’autre ne peut aider Antoine. »
Peu avant midi, vendredi 15 novembre, l’autocollant indiquant la panne a été enlevé de la porte coulissante de l’ascenseur. Au même moment, un jeune rentre dans l’immeuble. Trottinette électrique à la main, il rigole à l’évocation de l’ascenseur pour monter chez lui. « Ça ne sert à rien, ça ne marche jamais », explique-t-il.

Contactée, la communication du bailleur social Ophéa explique avoir dépensé plus de 13 000 euros pour les réparations de cet ascenseur lors de l’été 2024. Le 15 novembre, elle indique que l’appareil « fonctionne et présente un taux normal de disponibilité ces dernières semaines ». En plus des pannes de l’été, elle a connaissance de deux pannes depuis octobre 2024, « liées à l’usage ». Selon Ophéa, son prestataire Otis intervient immédiatement après chaque signalement des locataires.

Le combat se poursuit devant le conseil des prud’hommes pour les anciens ouvriers de Clestra. Trois d’entre eux racontent l’éprouvante recherche d’emploi, un an après la liquidation de leur entreprise.
« Nounours ! Toi t’es cinquantième ! », crie Aziz à Jean-Philippe devant la porte d’entrée du conseil de prud’hommes, bravant la neige de ce vendredi 22 novembre. Ils sont une dizaine autour, à scruter une liste de 58 anciens salariés de Clestra. Tous demandent à être indemnisés pour licenciement sans cause réelle et sérieuse après la liquidation judiciaire de l’usine productrice de cloisons pour bureaux. Ils sont plus d’une trentaine à être venus pour la première audience d’une procédure qui durera au moins un an. Les anciens collègues, aujourd’hui camarades de lutte, repassent vite aux nouvelles plus immédiates. « Je viens de passer un entretien chez BMW. Le problème c’est que je n’ai pas de réponse avant janvier… S’ils me disaient oui, oh punaise ! », s’exclame un ex-salarié de Clestra.

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