
L’Alsace s’installe en voisin des DNA


Le rapprochement des deux titres de la presse quotidienne régionale va bientôt avoir une traduction visible à Strasbourg. Appartenant au même groupe de presse, contrôlé par le Crédit Mutuel, les DNA et L’Alsace utilisent déjà les mêmes articles pour leurs pages nationales et internationales. Le portage des journaux est également mis en commun dans certains secteurs dans la région et leurs équipes commerciales ont reçu la consigne de travailler ensemble.
Le mois dernier, les journalistes apprenaient qu’ils avaient désormais un responsable de la rédaction en commun. Et à partir de juin, l’équipe de L’Alsace à Strasbourg, quatre journalistes, deux photographes et une secrétaire, qui étaient jusque là installés rue du Vieux-Marché-Aux-Vins, iront s’installer dans un bâtiment voisin de ceux qu’occupent les DNA, au 21 rue de la Nuée Bleue. Il s’agit de trois anciens appartements qui ont été rénovés en bureaux. Leurs collègues des DNA entrent par le n°17.
Adrien Dentz, journaliste à L’Alsace à Mulhouse et délégué CFDT du personnel, estime que les apparences sont sauves :
« En s’installant rue de la Nuée Bleue, l’agence de L’Alsace à Strasbourg se rapproche des DNA mais, comme l’entrée n’est pas commune, il n’y a pas de risque d’une mise en commun des locaux. C’est un rapprochement mais pas une fusion, ce qu’on craignait à un moment… »
Une image « catastrophique »
Pour un journaliste de L’Alsace à Strasbourg en revanche, l’image renvoyée est catastrophique :
« Rue de la Nuée Bleue, tout le monde sait à Strasbourg que c’est l’adresse des DNA. On envoie un mauvais message aux gens, qui se demandent si L’Alsace ne va pas tout simplement disparaître. »
Anciennement concurrents, les deux titres sont rapprochés à marche forcée par Michel Lucas, PDG du Crédit Mutuel, qui trouve qu’il y a trop de journalistes en Alsace. Ils ont donc de quoi être inquiets… D’autant qu’en Franche-Comté, Le Pays, titre de L’Alsace pour la région de Belfort-Montbéliard, est fusionné avec l’Est Républicain, autre titre propriété du Crédit Mutuel.
Journalistes et employés des DNA et de L’Alsace tenteront d’ailleurs d’interpeller les sociétaires du Crédit Mutuel, lors de l’assemblée générale du groupe, vendredi 24 mai au Wacken.
Y aller
Manifestation devant l’AG du Crédit Mutuel, vendredi 24 mai à 8h30, place Adrien Zeller à Strasbourg pour interpeller les sociétaires et à 12h30 pour un pique-nique festif.
Espaces publics et dépollution, Fabienne Keller alerte sur Malraux-Danube


En pleine mutation, l’axe Heyritz-Kehl est régulièrement au centre des débats en conseil municipal. Lundi 27 mai, l’ancienne maire de Strasbourg Fabienne Keller profitera de cette tribune pour interpeller une nouvelle fois l’exécutif sur le devenir de la place Jeanne-Helbling, à Malraux. Elle s’inquiète également de la dépollution des terrains du futurs écoquartier Danube, contigu.
Théâtre: Gauvain et le chevalier vert, sacré Graal !


Le TNS et le Théâtre National Populaire de Villeurbannes continuent leur mise en scène des relectures des mythes chevaleresques, après Joseph d’Arimathie et Merlin. Entre onirisme et comédie, le troisième mouvement du Graal Théâtre s’invite à la table ronde du TNS du 21 mai au 7 juin.
Gaspi’ à la cantine : enfants traumatisés, parents scandalisés


Jeudi 16 mai, une employée de la cantine du Foyer Soleil à Schiltigheim, où déjeune la majorité des CP de l’école Exen, a montré des photos de petits Africains squelettiques aux enfants qui ne finissaient pas leur assiette. Cet incident est le dernier d’une longue série, dénoncée par plusieurs parents.
Manifestation contre Monsanto, 25 mai au Parlement Européen


Samedi 25 mai, une manifestation contre Monsanto est organisée partout dans le monde. A Strasbourg, le rassemblement aura lieu devant le Parlement Européen de 14h à 18h. La multinationale américaine Monsanto est depuis de nombreuses années accusée de promouvoir des produits nocifs pour la santé et l’écosystème (semences OGM, hormone de croissance bovine, agent orange…) ainsi que de falsifier des résultats d’enquêtes scientifiques. Les organisateurs de « March against Monsanto » dénoncent le manque de transparence de l’État sur les études qui sont fournies pour les demandes d’autorisation des produits Monsanto, l’absence d’étiquetage obligatoire européen sur les OGM…
Ils organisent ainsi ce 25 mai une manifestation devant le Parlement Européen dans le but d’interpeller les élus et le gouvernement afin de :
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rendre obligatoire, par devoir d’information, un étiquetage des produits issus d’OGM au niveau européen.
Débloquer des crédits de recherche pour étudier les conséquences à long terme d’une alimentation OGM sur la santé publique.
Réévaluer les molécules de synthèse employées par Monsanto. Prendre en compte toutes les études indépendantes et non les études financées par cette firme dont la crédibilité est sévèrement remise en cause.
Procéder à une mise en jour des études sur les liens entre l’exposition chronique aux produits chimiques agricoles (désherbants, fongicides, pesticides, insecticides, fertilisants…) et l’augmentation des cancers et des problèmes d’infertilité.
Ouvrir un grand débat national sur les orientations responsables et soutenables de l’agriculture de demain, pour préparer et mettre en œuvre sa nécessaire conversion écologique.
Le programme de la manifestation
– 14h00 : rassemblement devant le Parlement européen,
– 14h30 : départ du cortège en direction de la place Broglie,
– 16h00 : discours et hommage à Pierre Azelvandre,
– 18h00 : fin de la manifestation.
Municipales : le club politique de Robert Grossmann relancé


Une association politique créée par Robert Grossmann en 2008, appelée « Club des démocrates pour le progrès », a été relancée samedi avec l’élection d’un nouveau bureau. Objectif : relancer le débat d’idées à Strasbourg et alimenter les programmes des candidats de droite en projets et en arguments pour l’élection municipale.
PAC en Alsace : la grande désillusion


Fin juin, un accord devrait être adopté par les institutions européennes afin de lancer une nouvelle Politique agricole commune pour la période 2014-2020. Sur le papier, les intentions sont louables afin de mieux gérer le premier budget de l’Union européenne : harmonisation des subventions, verdissement, soutien aux jeunes agriculteurs. Tour d’horizon des champs de la région, où la plupart des exploitants restent dubitatifs et plaident pour que les primes soient remplacées par une garantie des prix.
Couvent, crèche, hôpital… Ils reçoivent aussi la PAC

Depuis 2008, l’Europe joue la carte de la transparence sur les subventions de la Politique Agricole Commune (PAC) : chaque année, le ministère de l’agriculture publie la liste des bénéficiaires, ainsi que les montants qu’ils perçoivent. Grâce à ces données, on apprend que les agriculteurs ne sont pas les seuls à percevoir ces aides. Plongée dans cette vague de chiffres.
En 2012, plus de 88 millions d’euros ont été versés à 3 210 organisations en Alsace selon des chiffres partiels publiés par le ministère de l’agriculture. A cela, il faut ajouter les subventions versées à des agriculteurs individuels, qui représentent la majorité des exploitants alsaciens, d’après la Direction Départementale des Territoires (DDT) mais qui ne sont pas publiés.
On s’aperçoit que la répartition des aides de la PAC est très inégale. La majorité des montants versés (65 %) est comprise entre 100 000 et 10 000 d’euros. En moyenne, les agriculteurs reçoivent 330€ par hectare chaque année. Les exploitants en dessous de cette somme sont en situation de régularisation vis-à-vis de la PAC, à la suite d’erreurs de déclaration ou de redressements.
De 7 à un million d’euros
Alors que certains n’ont pas reçu plus de 10 €, d’autres ont perçu plus d’un million d’euros en 2012. Les Grands Chais de France arrivent en première position en Alsace avec 1 357 000 € de subventions, suivis de près par la distillerie Romann, qui a perçu 1 045 000 €. Les cinq premiers sur la liste appartiennent au secteur viticole, sans pour autant que ces aides aillent directement à la production. Basés à Petersbach, les Grands Chais de France sont une société de mise en bouteille et de vente de vin. Les subventions que le groupe reçoit sont donc destinées à la promotion des vins hors Union Européenne. Elles couvrent 50% du budget promotion de la société.
Aides allouées au titre de la PAC à des entreprises et des collectivités en 2012
D’étonnants bénéficiaires
L’Association bas-rhinoise d’aide aux personnes âgées (Abrapa) arrive en sixième position avec 320 000 € d’aides en 2012. À priori, aucun lien avec l’agriculture. Ce type de subventions correspond en réalité à un soutien au développement rural, qui représente 20% du budget total de la PAC (ligne FEADER). À l’Abrapa, cette aide leur est allouée dans le cadre d’un projet de maintien à domicile des personnes âgées : le projet Déméter. La PAC permet de financer 22% de ce projet.

À la lecture des chiffres du ministère, on constate que plusieurs dizaines de communes perçoivent aussi ces aides dans le cadre de cette politique de développement rural. La commune de Steige a, par exemple, reçu les subventions de la PAC (52 000 €), ce qui lui a permis de créer, dès cette année, des chemins et des pistes dans une forêt privée sur le territoire de la commune.
L’hôpital de Rouffach et sa ferme
Parmi les bénéficiaires, on trouve également le Centre Hospitalier de Rouffach, qui a reçu en 2012, 44 905€. Le centre hospitalier possède bien des terres, comme l’explique Jacqueline Michel, au pôle logistique de l’hôpital :
« Nous avons une ferme de 135 ha. Deux agents s’en occupent tout au long de l’année. Nous produisons du blé, du maïs ainsi que du colza. Ces céréales sont ensuite vendues et les bénéfices permettent l’acquisition de matériel pour l’hôpital. »
Aidés par la PAC sans le savoir
Malgré tout, dans l’esprit de tous, la Politique Agricole Commune est encore réservée aux agriculteurs. Certains bénéficiaires n’ont eux-mêmes pas conscience de toucher des subventions de la PAC. Dans les collèges et lycées, cette aide est versée pour soutenir les écoles favorisant la consommation de produits laitiers référencés dans leur cantine. Pourtant, au collège Les Ménétriers à Ribeauvillé, l’intendance est persuadée de ne pas recevoir d’aide de la PAC. Ils reçoivent en fait l’argent de la part de FranceAgriMer (structure nationale dont l’une des missions est d’exécuter les mesures de la PAC), et ils ne font pas le rapprochement avec la politique agricole commune.
Et même à la Chambre d’agriculture du Bas-Rhin, l’incompréhension règne. Concernant les subventions de la PAC, le comptable est catégorique : « On ne touche pas d’aide de la PAC. On n’a pas de terre agricole donc on ne touche rien ! » Pourtant d’après les chiffres publiés, la Chambre d’agriculture du Bas-Rhin est listée en 2012 avec un montant négatif de 3 410 €.
Pauline De Deus
Lucile Jeanniard
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : PAC en Alsace : la grande désillusion
Sur Rue89 : PAC : je suis un secteur qui perd 20 000 emplois par an et qui coûte cher, qui suis-je ?
Sur FDSEA67 : La PAC en quelques mots
Agression à la Maison d’arrêt : un gardien blessé


Le syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa dénonce un matériel de sécurisation des étages défaillant à la maison d’arrêt de Strasbourg-Elsau. Selon un communiqué du syndicat, deux surveillants d’étage ont été agressés dimanche alors qu’ils avaient surpris des détenus en train de « yoyoter » un téléphone portable et son charger (Yoyoter consiste à se faire passer des objets d’une cellule à une autre à l’aide de draps déchirés, noués pour en faire une corde) :
« Les deux détenus se sont jetés sur nos collègues et les ont violemment projetés contre le mur de la coursive. Ils ont tenté d’arracher le téléphone des mains d’un agent qui a été sérieusement blessé et a du être évacué par ambulance. Les collègues ont déclenché l’alarme, mais les renforts n’ont pu intervenir en raison d’un matériel défaillant… L’ouverture de l’étage fut impossible ! »
L’ouverture de l’étage est en effet commandé par un système tactile, récent, qui n’a semble-t-il pas fonctionné correctement au moment de l’agression. Selon l’Ufap-Unsa, les défaillances de ce système ont maintes fois été rapportées à l’administration pénitentiaire, sans résultat jusqu’à présent. Le syndicat demande le retour des commandes à boutons et le placement au quartier disciplinaire, puis leur transfert, pour les détenus agresseurs. Faute de quoi, l’Ufap-Unsa promet un blocage de la maison d’arrêt.
« 10 jours sans écran » à l’école élémentaire Léonard de Vinci


Les 350 enfants de l’école élémentaire Léonard de Vinci à Strasbourg vont à leur tour relever ce défi original: essayer de passer 10 jours sans regarder la télévision, ni utiliser l’ordinateur, ni jouer aux jeux vidéos…
Menaces sur les lycées : le suspect libéré


Le vice-procureur de Strasbourg Claude Palpacuer a annoncé en début d’après-midi que le jeune homme de 17 ans interpellé hier en Haute-Saône et placé en garde à vue dans l’affaire des menaces par Internet sur les lycées a été relâché, « faute d’éléments probants ».
Les enquêteurs sont donc toujours à la recherche de l’auteur d’un post envoyé mardi sur un forum de jeuxvideo.com, évoquant son suicide vendredi et menaçant d’un carnage dans son ancien lycée (voir notre article). Alertées, les autorités avaient déployé vendredi plus de 500 policiers et gendarmes devant tous les lycées du Bas-Rhin.
L’adolescent placé hier en garde à vue avait été signalé au numéro de téléphone mis en place par les enquêteurs, car il présentait une « forte ressemblance » avec la photo du suspect (voir ci-dessus). Ce cliché provient d’une caméra de sécurité du cybercafé de Strasbourg, prise au moment où a été posté le message menaçant.
Samedi, les enquêteurs avaient également interpellé deux jeunes à Autun (Saône-et-Loire), avant de les relâcher après leur audition. Les mesures de sécurité, contrôles des accès devant tous les lycées du Bas-Rhin, seront donc reconduites mardi.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Un adolescent menace de faire une tuerie dans son ancien lycée
Concert : Rock en acoustique avec l’IURRS


Qui ose dire que le rock n’existe pas en Alsace ? The International Unplugged Rock’n’Roll Society, alias IURRS, fait mentir les critiques et promet un concert de folie jeudi 23 mai à la Laiterie. (suite…)
Menaces sur des lycées : un jeune homme de 17 ans en garde à vue


Selon l’Agence France Presse, citant une « source proche de l’enquête », un jeune homme de 17 ans originaire de Mulhouse a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir posté mardi sur Internet un message évoquant son suicide et un carnage dans un lycée (voir notre article). Repéré par les autorités, ce message avait provoqué vendredi un déploiement important de forces de l’ordre devant tous les lycées du Bas-Rhin, plus de 500 policiers et gendarmes.
Cet adolescent présente une « forte ressemblance » avec la photo du suspect, prise par une caméra de sécurité du cybercafé au moment où a été posté le message sur un forum de jeuxvideo.com. Originaire de Mulhouse, il aurait été arrêté en Haute-Saône, repéré après un appel au numéro de téléphone mis en place par les enquêteurs : quelqu’un a affirmé que le jeune homme sur la photo est le fils de l’une de ses amies, selon M6. Le vice-procureur de Strasbourg, Claude Palpacuer, a préciser qu’il s’agissait d’une « vérification de routine » n’ayant pas encore donné « d’éléments probants ».
L’adolescent a été transféré vers Strasbourg, pour y être entendu par les enquêteurs et son matériel informatique a été saisi pour les besoins de l’enquête.
Hier, les enquêteurs avaient interpellé deux jeunes à Autun (Saône-et-Loire), avant de les relâcher après leur audition.
Aller plus loin
Sur Rue89 Strasbourg : Un adolescent menace de faire une tuerie dans son ancien lycée



